Un nouveau Cross-Over avec "La Rédemption" Chapitre 18 : Premier chagrin d'amour Deux semaines étaient passées. L'Ordre avait renvoyé Rogue à Azkhaban d'où il s'était "évadé" pour rejoindre Voldemort. Au Square Grimmaurd, Harry et Drago lui avaient mené la vie dure. Il ne pouvait être seul avec Ayla, les deux jeunes hommes s'ingéniant à empêcher tout tendre tête à tête, Drago par jalousie et Harry par solidarité. Ron et Hermione, tout à leur amour, avaient bien tenté de les raisonner, en vain. Pour la première fois en sept ans, ils s'entendaient comme larrons en foire. Face à Rogue, Harry proférait les insultes et les jurons que Drago ne pouvait émettre, et Drago, d'un air mielleux, vantait les qualités des Maraudeurs et le regret qu'il avait de Dumbledore. Cette amitié s'était tellement développée que Drago essayait d'arranger le couple de Harry et Ginny. Après le départ de Rogue pour Azkhaban, Drago fut très attentionné auprès d'Ayla. Il lui amenait fleurs et friandises. En rigolant, elle défia de lui reconstituer une partie de forêt et pendant plusieurs jours, il arrêta de la couvrir de cadeaux. Un jour, il vint lui chuchoter à l'oreille. - Ayla, réveilles-toi ! Les yeux couleur saphir de la jeune femme s'ouvrirent et recontrèrent un regard plus pâle que le sien. Elle s'étira. - Drago… bonjour… - Bonjour, gente dame ! Elle lui souria, il avait prit l'habitude de l'appeler ainsi mais cela faisait toujours sourire. - Veux-tu bien te lever aujourd'hui ? - Bien sûr ! Il l'empêche de se lever trop vite pour parer à tout évanouissement. Il ne s'était pas remis du précédente. D'une part, parce qu'il avait craint pour sa santé, d'autre part, parce que c'était à Severus qu'elle s'était agrippée. Quand il l'avait vu enlacer la jeune femme, il avait serré les poings et s'était approché mais son parrain avait emporté la jeune femme dans ses bras. L'ancien professeur avait blanchi d'inquiétude. A la suite de cela, consigne avait été donnée de ne rien faire qui pourrait perturber Ayla et de l'empêcher de se lever. Drago la soutenait fortement pur descendre les escaliers, il l'emmena vers la Grande Salle alors qu'elle s'attendait à ce que soit à la cuisine pour un bon repas par exemple. En effet, il lui avait promis un dîner français. Alors qu'ils s'approchaient de la parte, des odeurs de mousses et d'humidité envahirent délicieusement ses narines. Ses yeux furent agréablement surpris par le paysage. Elle laissa ses chaussons sur le pas de la prote et posa ses pieds sur la mousse accueillante. Elle vit les jumeaux Weasley dont les visages étaient mangés par un immense sourire, ainsi que leurs frère et sœur Ron et Ginny. Remus et Nymphadora étaient là aussi, ainsi Harry et Hermione. Drago la lâcha et se tint auprès de Harry. Hermione lui adressa la parole. - Surtout ne vous transformez pas en louve vous n'êtes pas prête ! - Qui a fait cette merveille, demanda Ayla contemplative devant cette forêt qui s'étalait devant ses yeux. En effet, la salle en était devenue une forêt magnifique et giboyeuse qui plus est. Ici, un petit ruisselet sourdait à travers une pierre recouverte de mousse. Là, un chêne au gabarit étonnant qui donnait l'impression d'être centenaire. Le plafond, lui, avait l'air d'avoir disparu et la frondaison avait l'air de percer le ciel. - J'ai demandé à Fred et Georges s'ils se sentaient capables de faire une forêt, dit Drago. J'avais le souvenir du "marais" créé à Poudlard et qui avait "pourri" la vie d'Ombrage. - On n'a pas pu résister au défi de Drago, répliqua Georges - Ouaip, opina Fred Ayla se mit à les embrasser tous les deux pour les remercier. Voyant la jeune femme se défaire de son peignoir, Hermione intervint. - Ayla, Madame Pomfresh, souhaite que tu ne transformes pas ! A ces mots, la française sortit sa baguette de son peignoir. Elle transforma sa nuisette de soie pure en short et t-shirt. Elle s'enfonça dans le sous-bois goûtant avec plaisir le contact de la mousse et des tapis de feuilles sous ses pieds. Elle disparut parmi les arbres. Cela faisait de nombreuses minutes quand ils entendirent un petit cri strident. Ils se précipitèrent tous et dans un bel ensemble leur baguette à la main. Harry, Hermione et Ron ne purent s'empêcher d'admirer le travail des jumeaux Weasley. Cette forêt était immense et dépassait de très loin la taille de la salle à manger. Elle était un peu comparable aux tentes sorcières. Ils arrivèrent dans une petite clairière où des milliers de fleurs multicolores parsemaient le sol. Ils virent Ayla de dos et agenouillée. - Ayla, tu vas bien ? Demanda Drago. Ils la virent se retourner vers eux et se relever avec un bébé licorne dans les bras. Elle regardait les jumeaux Weasley interrogative et désapprobatrice. - FRED… GEORGES… que fait ce licorneau ICI ? - Ben, je ne sais pas ! Balbutia Georges - Grrr, utiliser la magie sans la maîtriser m'a toujours horripilée ! Elle s'arrêta de les sermonner quand la petite licorne se mit à hennir. Elle prit sa baguette et la fit passer sur la petite bête pour qu'elle s'endorme. - Où avez-vous "volé" cette forêt ? - On a prit un petit bout de la forêt interdite de Poudlard ! Ayla se prit le visage dans la main et secoua la tête. Remus croisa les bras et fronça les sourcils. Ayla reposa le licorneau au sol. - Maintenant, vous allez renvoyer cette portion de forêt à l'endroit qu'elle n'aurait jamais du quitter ! L'autorité naturelle de la jeune femme était telle que tout le monde sortit de la pièce-forêt. Elle tenait son autorité à des années de commandement au sein de l'Ordre mais aussi de toute sa période d'enseignement à Beaux-Bâtons. Arrivés à l'entrée, les jumeaux se retournèrent et usèrent de leur baguettes à tout de bras. Ayla remarqua l'attitude boudeuse de Drago. - Qu'y a-t-il, Drago ? - Je voulais seulement te faire plaisir ! - Je sais, Drago, c'était très gentil. Elle approcha ses lèvres de la joue du jeune serpentard et y déposa un baiser généreux. - Merci ! Il toucha sa propre joue de la main et se mit à rougir. Harry et Hermione le regardèrent avec intérêt, ils échangèrent un même regard. Ces deux derniers entraînèrent la jeune femme dans la cuisine afin qu'elle prenne son petit déjeuner. Plus tard, alors qu'elle se reposait dans sa chambre, Drago vint la rejoindre. Il s'asseya sur le bord de son lit, elle fit de même. Il lui prit une main et la regarda droit dans les yeux. - Ayla, je dois te dire une chose d'importance ! - Je t'écoute Elle pencha la tête toute souriante. Il lui prit son autre main. - Ayla, je t'aime ! Elle ouvrit des yeux ronds sur lui. - Oh, non, Drago, ce n'est pas possible. - Si, je t'aime, je crois bien que je t'aime depuis la toute première fois que je t'ai vue. Tu étais si belle et si courageuse ! - Mais, tu pourrais être mon fils ! - Je suis MAJEUR ! Je ne suis plus un GAMIN ! - Oh, Drago… Il la prit dans ses bras et se mit à l'embrasser passionnément. Il fourrageait la tendre bouche de sa langue et allongea la jeune femme. Elle essayait de le repousser mais elle se savait trop faible pour le combattre. Quand il arrêta enfin, elle se releva et s'essuya la bouche en le regardant avec rage. - Qu'est-ce qui t'a pris ? - Je t'aime ! - Non, quand on aime VRAIMENT, on donne, on ne prends pas ! - Tu m'en veux ? - Non… tu m'aurais plutôt déçue ! - Oh, Ayla ! - Je ne t'aime pas ! En tous cas, pas comme cela ! - Je n'ai aucune chance ? - Non… et ce pour plusieurs raisons, d'une part, je te trouve trop jeune… - Je suis majeur ! - J'ai l'âge d'être ta mère ! - MAIS TU NE L'ES PAS !!! - Oh Drago ! - Tu es belle et tu as l'air si jeune ! - D'accord, tu comptes m'avoir par la flatterie ? Il le regarda très surpris puis lui prit les deux mains. - Cela pourrait marcher ? - Non, je t'ai dit que j'avais plusieurs raisons, l'une d'elle est que je suis chef de guerre mais la plus importante, c'est que j'aime un homme qui me rends la pareille. J'ai dit un homme pas un jeune homme ! - Tu aimes vraiment mon parrain ! - Oui ! Crois-moi que je ne m'y attendais pas ! - Ce n'est pas possible !? - Si ! Je l'aime comme j'ai pu aimer mon fiancé ! A ces mots, Drago laissa une larme couler sur sa joue. Ses yeux étaient brouillés. Ayla le prit dans ses bras et s'excusa d'avoir pu lui laisser croire qu'il y aurait pu avoir réciprocité et qu'elle partirait dès le lendemain. Il la laissa finalement et retourna dans sa propre chambre. Le lendemain matin, il ne fut pas là lorsqu'elle quitta la maison de Harry avec Schwarz. Hermione remontait pour préparer leurs affaires et repartir à Poudlard. De longs et douloureux sanglots se faisaient entendre derrière la porte du jeune serpentard. La jeune fille y entra à pas mesurés et referma la porte derrière elle. Qu'elle ne fut pas sa surprise de la voir serrer contre lui nuisette de la française. Il était assis sur son lit, la tête couchée, ses mèches de cheveux blonds lui cachaient les yeux. Hermione s'approcha du lit, il ne leva pas la tête. Elle finit par s'asseoir et posa ses mains sur ses genoux. Puis elle décida de le prendre dans ses bras. Il se mit à gémir. - Oh Hermione, je l'aime tant mais pas elle, elle ne veut pas de moi. Elle aime Severus ! Oh, comme je l'aime ! Tu sais c'est la première femme que j'aime, je n'avais jamais avant ! Il se remit à pleurer et Hermione passa toute la nuit à le consoler. |