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Chapitre 20 : Promesses Aucun bruit ne venait troubler le silence de la grande maison, aucun. Même les oiseaux avaient l'air de ne pas oser lancer un seul trille. Pourtant la maison était pleine de monde et pleine d'enfants. Ces derniers regardaient les grands avec attention et angoisse. Certains adultes manquaient à l'appel. Les plus anciens, qui ne partaient plus, gardaient leurs petits-enfants et s'angoissaient pour leurs enfants. La Grande Bataille n'avait pas encore eu lieu, mais depuis l'annonce en Angleterre et en France de l'existence des sorciers et de la guerre contre Voldemort, ce dernier avait multiplié ses attaques dans les deux pays. Les Fontaines ainsi que de nombreux membres de l'Ordre avaient eu écho d'une attaque potentielle contre le Ministère à Versailles. Certains d'entre eux étaient revenus, entre autre les frères d'Ayla, mais ni la jeune femme ni ses cousins Benoît et Catherine n'étaient là. Les enfants de ces derniers avaient pleuré et avaient été couchés. Toujours dans l'attente, tous se tendirent à l'entente du "pop" caractéristique d'un transplanage. Dans le hall d'entrée, un Benoît essoufflé soutenait une Catherine exsangue. Les membres guérisseurs, dont Marie, se dirigèrent vers eux. Ils furent emmenés dans le salon. A part, une blessure au bras pour Catherine, ils se portaient bien. Guillaume questionna alors son fils. - Où est Ayla ? - Elle n'est pas revenue ? Répondit Benoît. - Non, on la croyait avec vous ! - Et bien... nous nous sommes retrouvés dans les caves, complètement encerclés par des loups-garous. La bataille faisait rage. Puis leur chef a crié un mot et cela a été la débandade. Comme Ayla n'était pas là, nous avons pensé qu'elle avait dû se rabattre sur le bureau du Ministre où ce dernier et ses gardes du corps se battaient vaillamment. - Fichue gamine ! Pourquoi faut-il qu'elle se mette toujours dans des situations impossibles ? - Fichue gamine ! Eh, j'ai bientôt 40 ans, mon oncle ! Ils se retournèrent tous sur une Ayla très souriante qui les regardait avec ironie. - On s'inquiétait pour moi, ma chère famille ! Sa mère se jeta dans ses bras en la palpant pour contrôler son bon état de santé. - Ton oncle a raison, ma grande, tu te mets toujours dans de sales situations ! - Oui, oui, ma chère maman, en attendant, à quelle heure on mange ? - Ayla ! Grogna sa mère. Dans une demi-heure ! - D'accord, cela me laisse largement le temps pour une bonne douche ! A tout de suite. Sur ces mots, elle laissa sa famille. La plupart se regardèrent en souriant. Cette sacrée Ayla ne changerait jamais. Elle n'avait pas voulu, et ne voulait pas, qu'ils s'inquiètent pour elle. Après sa douche, elle redescendit rapidement. Ils étaient encore dans le salon où elle les rejoignit. Son cœur se mit alors à battre la chamade. "Il" était là parmi les siens, "il" discutait avec les triplés. Son père la vit et lui sourit. Elle avançait vers "lui" avec l'impression d'être environnée dans un brouillard et de marcher sur un nuage. Elle s'approchait de plus en plus de lui et vit à peine son oncle lui tendre un verre de champagne et un biscuit à la cuillère. Elle avançait vers lui en souriant béatement, tirant un sourire heureux sur les visages des membres de sa famille. Il l'avait vue dès qu'elle était entrée car il savait qu'elle allait revenir de sa douche. Il l'avait regardée s'avancer vers lui. Il se tourna vers elle et eut l'impression de se noyer dans ce regard bleu, un bleu comme la mer atlantique, foncé, violent, sauvage. Elle posait sur lui un regard si empreint d'amour, qu'il sentit son cœur rater quelques battements. Elle s'arrêta devant lui, se fichant d'interrompre sa conversation avec les triplés. - Je me demandais quand je te reverrais ! Chuchota-elle - Je ne pouvais plus me passer de te voir ! Répondit-il. Ces quelques jours m'ont semblé durer une éternité ! - Moi aussi, Severus ! Il lui sourit. - Dis ! Demanda-t-elle. - Oui ? - Tu me prends dans tes bras Il ne fit qu'ouvrir ses bras dans lesquels elle se jeta. Ils s'enlacèrent éperdument. Puis Severus, d'un doigt, releva le menton de l'auror. Son cœur fit de la tachycardie quand il croisa à nouveau le regard aimé. Sans tergiverser, il prit les lèvres de la jeune femme qui se mit à gémir et ouvrit sa bouche. Leurs langues se touchèrent tout d'abord, puis explorèrent la bouche de l'autre, pour finir par s'enlacer langoureusement. Ayla s'était accrochée au cou de Severus qui avait posé avec possessivité ses mains sur la taille de sa compagne. Le temps s'était arrêté. Seul le goût de l'autre importait. Ils ne furent interrompus que par un "hum, hum". Ils tournèrent la tête vers Marie qui leur souriait. - Mes agneaux, cela fait une demi-heure que nous sommes à table et les enfants s'impatientent de manger. - Déjà ? Demanda une Ayla complètement partie dans les nuages. - Oui, ma grande, déjà ! Allez, venez ! Severus laissa une main de propriétaire sur la taille d'Ayla qui apprécia ce signe d'exclusivité. Tout en marchant, elle s'appuya sur son compagnon avec ostentation pour lui montrer que c'était du sérieux entre eux et pour montrer à sa famille qu'elle n'avait plus à s'inquiéter pour elle. Une fois entrés dans la Salle à Manger, elle lui prit la main à leur place déjà attitrée. Elle eut un grand sourire en voyant ses neveux dévisager Severus avec de grands yeux. Elle entendit même le petit Sigvald de cinq ans chuchoter à sa sœur Isabeau : "Il fait un peu peur le chéri de Tata Lala, non ?" La main de Severus serra la sienne et elle put voir qu'il n'avait pas été vexé par la remarque de l'enfant. Le dîner fut long et convivial. Severus, guère habitué à cette partie de la culture française, fut quelque peu surpris que les échanges soient si passionnés et aussi diversifiés autour de la tablée. Il avait bien entendu dire que les Français restaient des heures à table, mais il s'était dit qu'ils devaient être des goinfres. Il comprenait mieux maintenant. Pour les Français, un repas servait autant à nourrir son corps qu'à nourrir son esprit. C'était aussi un lieu d'échange important entre les membres de la famille et cela permettait de renforcer les liens sociaux. Severus n'arrêtait pas de dévisager sa compagne. Le bonheur se lisait sur son visage. Elle lui offrait avec profusion ses magnifiques sourires. Il lui avait fallu du temps pour admettre qu'il était amoureux d'elle. Il avait fallu qu'il combatte la jalousie qu'il éprouvait face à l'amitié qui la liait à Drago. Il avait fallu qu'il trouve la force de lui avouer son amour. Il avait fallu qu'il se pince pour la croire quand elle lui avait dit l'aimer, elle aussi. Elle était à la fois forte et fragile, courageuse et faible. Depuis, un petit quart d'heure, alors qu'il pressait sa jambe contre la sienne, elle avait posé une main, près, un peu trop près, de son entrejambe. Il avait bien senti que cette dernière s'était quelque peu "étoffée" et se sentait serré dans son pantalon. Il avait alors contre-attaqué et ses doigts qui étaient posés hauts, très hauts, sur la taille fine avaient un peu trop tendance à frôler son sein. Elle frissonnait régulièrement. La soirée tirait à sa fin et elle se pencha vers lui. - As-tu envie d'aller dormir ? Murmura-t-elle d'une voix rauque et sensuelle. - Mumh ! Plus ou moins ! Répondit Severus. - Je vais te conduire à TA chambre ! Elle se leva alors et le tira par la main. Avant de sortir, elle sourit à son oncle qui levait un sourcil. - Bonne nuit, la famille ! - Bonne nuit à toi aussi ! Elle marcha énergiquement, suivie par un Severus tout aussi pressé qu'elle. Elle s'arrêta net devant une porte et il buta contre le corps chaud d'Ayla lui faisant ainsi ressentir la force de son désir. - Oups, je ne l'ai pas fait exprès ! Dit-il. - Menteeeuuurrr ! - Tu as raison ! Je me laisse dévergonder par une petite française. Elle lui tira la langue, ouvrit la porte, entra dans la chambre à reculons, le regardant en déroulant son index pour lui indiquer de rentrer et s'arrêta quand ses mollets rencontrèrent le lit. Avec un air de pure gourmandise, elle lécha ses lèvres et détacha ses cheveux pour les laisser rouler sur ses épaules. Il entra, referma la porte derrière lui et s'y adossa. - Alors, Maître… des Potions… cette chambre vous plaît ? - Oui, elle est très belle, quoiqu'un peu trop féminine à mon goût ! - C'est normal, c'est MA chambre ! - Ah oui ? Tu ne devais pas me montrer MA chambre ? - Et bien… MA chambre c'est TA chambre, ou si tu préfères, MI CASA ES TU CASA ! - Alors c'est officiel ? - Pour moi, oui ! Pour ma famille, oui ! Pour mes amis, oui ! Et pour toi Severus, cela l'est ? Il se jeta sur elle pour lui donner un baiser avide. - Oh oui, c'est officiel ! Tu es à moi ! Alors qu'elle offrait sa gorge à la bouche vorace qui la dévorait, elle gémit des paroles qui enflammèrent Severus. - Oh oui… je suis à toi, Maître…. des Potions ! Il l'allongea sur le lit et continua à parsemer le cou délicat de ses baisers gourmands. Elle le laissait dominer car elle avait deviné qu'il était dominateur. Cela tombait bien car si elle était très indépendante et très forte dans sa vie de tous les jours, au lit, elle aimait plutôt être soumise. Pas le sens pervers et malade du terme, non, mais elle aimait quand l'homme était l'homme au lit. Pour elle, malgré son féminisme, le lit devait être le lieu par excellence où la virilité d'un homme devait donner son plein potentiel. Ayla était si concentrée sur les sensations que lui prodiguait son amour qu'elle ne s'était même pas rendue compte qu'elle était totalement nue. Ce fut quand il souffla sur la pointe de ses seins qu'elle s'en rendit compte. - Oh… Severus… s'il te plaît ! - Muummm… Quoi ? - S'il te plaît… éteins la lumière ! - Non ! Pourquoi ? - Mes… mes cicatrices… je suis laide ! - NON ! Tu es magnifique, superbe, et elles font partie de toi, de ta vie, de ton combat ! Et je te rappelle que c'est moi qui t'ai soigné ! - S'il te plaît ! - Non ! Je te veux nue et offerte sous la lumière ! Pour la première fois depuis des années, Ayla rougit comme une jeune adolescente. Severus posa alors sa main sur la joue de sa compagne et la laissa glisser vers l'oreille, puis vers la gorge blanche. Son index pointa une salière puis glissa entre les seins généreux. Ce même doigt frôla le sternum puis glissa dans le nombril. Alors qu'il s'apprêtait à continuer son chemin plus bas, sa maîtresse ouvrit les bras et il s'y blottit en mordillant le lobe de l'oreille. - Tu es belle et tu es à moi Ayla ! - Oui, Severus ! Ooohhh ! Il venait d'insinuer son index explorateur entre les cuisses de son amante. Elle les ouvrit largement pour lui laisser toute latitude ! Tandis que les doigts du Maître des Potions jouaient de ce corps comme d'un instrument, ses lèvres, elles, couvraient le visage, le cou et les épaules de milliers de baisers. Ayla était gémissante et réclamait toujours plus. Elle avait eu Ludovic comme premier amant, et un ou deux autres amants de passage mais là… ce que lui faisait Severus aucun ne l'avait fait. Elle se sentait pantelante de désir et de plaisir mélangés. Il revint à sa bouche qu'il se mit à mordiller légèrement, il parsemait son visage de baisers furtifs. Pendant ce temps-là, il se déshabillait avec l'aide fébrile d'Ayla. Elle ouvrit grand les yeux de surprise. Sous ses robes de sorcier, Severus cachait un corps sec, nerveux et terriblement bien musclé. Dans sa tête, un seul mot se forma "Parfait". Severus avait un corps parfait malgré les quelques cicatrices qui le couturait. Elle savait que les petits Gryffondors l'appelaient le "graisseux" à cause de ses cheveux, et se moquaient de son profil en bec d'aigle, mais son corps si souvent caché était un fantasme ambulant. Elle baissa alors les yeux et les écarquilla encore plus. Son pénis, en forte érection, était long, très long et très bien "proportionné". Elle eut une bête pensée : "Cela" n'entrerait jamais. Elle releva sa tête et croisa son regard où brillaient mille étoiles. Elle vit sur ses lèvres un petit sourire ironique et… orgueilleux. Il l'avait impressionné la coquine petite française et il jubilait. Il remit ses doigts dans l'antre chaud et les ressortit copieusement enduits de cyprine. Un nouveau sourire apparut sur ses lèvres, de contentement cette fois-ci, il prit son phallus et commença à pointer l'entrée humide. Ayla écarta encore plus les cuisses et Severus entra en elle, il glissa en elle avec une facilité déconcertante, pensa-t-elle, malgré la taille et la grosseur de son vit. Sous l'intrusion et la formidable sensation, elle eut un long gémissement qui fit écho à celui de son amant. Elle croisa alors les jambes sur les fesses musclées de son homme et le prit à bras le corps en gémissant derechef dans le cou tout aussi musclé. Il grogna dans le sien tant ce comportement l'avait excité et il intima de suite les premiers mouvements de reins au sein de ce corps si accueillant. Ils reculèrent leurs visages de leurs cous respectifs et se regardèrent. Leurs yeux étaient chavirés par le plaisir. Tandis qu'il la besognait avec ardeur, il lui donna un baiser dominateur. La bouche de la jeune femme s'entrouvrit et il envahit la place. Elle était pleinement soumise. Soudain, n'y tenant plus, il se mit à labourer de plus en plus ardemment le corps sous lui. La friction rapide et intense sur sa paroi vaginale lui faisait pousser de petits jappements tout doux et tout légers. Il accéléra le mouvement et, dans un grand grognement, jouit et éjacula en elle. Il s'écroula alors sur sa maîtresse qui se mit à haleter en riant légèrement. - C'était trop bon ! Cela m'avait manqué ! - Tu as aimé ? - Oh oui, j'ai aimé ! Et tu cachais bien ton jeu, prude petit anglo-saxon ! - Moi, prude ? Moi, petit ? - Oui, tu es bien comme l'eau qui dort ! Tu m'as tuée ! Je me sens pantelante ! - Attends, je me retire ! - NON ! Reste sur moi, reste en moi ! - Je suis trop lourd ! - Non ! J'aime te sentir en moi ! J'aime ton poids sur moi ! Quand je te trouverai trop lourd, je te le dirai ! - Et si je m'endors sur toi ? - Je te réveillerai ! - D'accord ! Severus la regardait dans les yeux depuis le début de leur conversation. Il lui donna un doux baiser d'amoureux. - Je sais qu'il y a la guerre, ma douce, mais comment vois-tu l'avenir ? - Je ne sais pas, mais je te fais la promesse que dès la guerre finie, je veux me marier avec toi et te donner des enfants ! - C'est ta promesse ? Interrogea-t-il. - Euh, oui ! - Il faudra t'y tenir car dès la fin de cette fichue guerre, je viens t'enlever à ta famille et te ramener dans mon pays. Tu seras ma femme et la mère de mes enfants ! Je reprendrai mon travail de professeur à Poudlard, si tu veux bien ! Et si tu veux, tu pourras demander un poste toi aussi. Et… - Dis, mon chéri, pour deux rudes guerriers, toi et moi, nous versons dans le ridiculement romantique, non ? - On ne le dira à personne ! Ricana-t-il. Elle se mit à rire doucement - Je t'aime Severus ! - Moi aussi, ma douce Ayla ! Il se retira finalement du corps de sa fiancée et l'embrassa fougueusement. Ils finirent par s'endormir dans les bras l'un de l'autre. |