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au 07 Jan 09 :
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Rêve d'éternité
Par artemis
Harry Potter  -  Fantastique
One Shot - Rating : T+ (16ans et plus)
    Chapitre 1     13 Reviews    

 Disclaimer: Durmstrang appartiens a JK Rowling, meme si j'ai légèrement détourné son perso xD

 Couple:Sergeï Durmsrtang/Sane

Dédicace: Pour ma wyn adorée, qui a été la muse de ce texte. Je suis désolé de ne rien pouvoir t'offrir de mieux à toi ma soeur d'âme, mais je te promets que j'ai tout fait pour qu'il soit à ta hauteur é__è J'espere que tu continueras longtemps à nous enchanter avec tes textes qui nous permettent de réver comme très peu savent le faire. Tu es une vraie reine pour moi ^^

Note: Le couple ici sera reconnu par ceux connaissant "SOS serpentards en détresse" et "Histoire d'une vie"(que je vous conseilel de lire en premier si vous vouelz tout comprendre ^^). Cependant, l'histoire peut tout a fait se lire sans connaître Sane ou Sergeï ;) Bonne lecture à tous

 

 

Rêve d'éternité

Sursaut.

La respiration erratique et l’esprit affolé, je sonde la chambre du regard, essayant de repérer la cause de mon réveil brutal. La pièce n’a pas changé durant ces quelques heures, et pourtant une sensation d’angoisse me paralyse. Les draps de soie rouges m’écorchent la peau et m’emprisonnent comme s’ils étaient dotés d’une vie propre. La présence endormie de ma femme et sa respiration régulière m’agressent et me sont insupportables, sonnant à mes oreilles comme une symphonie d’ongles sur des tableaux noirs. Mais même le silence  m’oppresse, m’asphyxie.
Je finis pas me lever difficilement, me débarrassant de la lourde couverture sans prêter attention au grognement désapprobateur de ma femme.

Mon trajet jusqu’à la salle de bain ressemble énormément à celui d’un homme ivre. Mal assuré sur mes jambes, une faiblesse persistante au niveau des genoux, j’avance lentement. L’une de mes mains prend appui sur le mur pour me garantir une certaine stabilité alors que l’autre reste fermement pressée sur mon crâne dans une tentative désespérée pour contenir la migraine qui bat entre mes tempes.
Je réussi enfin à atteindre la pièce, en sueur et tremblant de froid dans mon simple bas de pyjama en coton, plissant les yeux pour distinguer la silhouette neigeuse du lavabo au milieu de la pénombre. L’idée d’allumer une bougie ne me vient même pas à l’esprit, tout mon être se cabrant déjà de douleur face à la blancheur aveuglante du lavabo qui me laboure le crâne.

Je plonge ma tête sous le faible filet d’eau avec un soupir de soulagement, sentant les battements sourds s’apaiser alors mes poils s’hérissent face à l’attaque de l’air hivernal et des gouttelettes de glace liquide qui s’échappent du robinet sur ma peau nue. 

Quand le froid se fait insupportable et que ma tête s’alourdit sous l’engourdissement, j’éteins l’eau et niche mon visage gelé entre mes mains, à peine plus chaude. Plié en deux face à l’évier, je désespère de voir que, si la douleur s’est atténuée, le liquide n’a pas réussi à chasser cette sensation désagréable qui me colle à la peau comme presque chaque nuit depuis longtemps, et qui se renforce à mesure que le temps passe. Hélène elle-même l’a remarqué, car mes cauchemars se font bruyants et agités. Mais j’ai beau essayer, les images et les sons se contentaient de danser à la lisière de ma conscience, me laissant un arrière goût amer d’angoisse diffuse


Un frisson, une présence. Je n’ai pas besoin de me retourner pour savoir que c’est toi. Tu es le seul à avoir assez de pouvoirs pour pénétrer ici sans déclencher la multitude de sorts de défense. Tu es aussi le seul à posséder cette aura suffocante de puissance presque palpable.
Je relève la tête lentement, douloureusement, horrifié à l’idée que je me sois trompé et que ce ne soit pas toi, terrifié à l’idée d’avoir raison. Enfin je parviens à distinguer ta silhouette et j’oublie d’avoir peur.

Tu es là, à quelques centimètres de moi, ombre svelte et silencieuse qui me domine de sa hauteur. Tu ne me touches pas et pourtant le froid glacial de ta peau traverse tes fins vêtements pour s’écraser par vagues contre mon dos nu, me glaçant et m’enflammant à la fois.

Je te dévore du regard, papillon incapable de s’écarter de ta lumière mortelle. Tu es beau et tu le sais. Je me repais de ton corps sublime, fin mais nerveux, comme celui d’un fauve. Mais je suis parfaitement conscient que tu es infiniment plus sauvage et dangereux que cet animal. J’essaye en vain de graver cette image dans ma mémoire, de faire mien cet instant de beauté farouche. Ton port fier et arrogant. Tes longs cheveux de soie noire qui retombent librement sur tes épaules. Tes traits fins et acérés qui me brûlent les yeux et me meurtrissent le cœur. 

Mais tu ne m’appartiens pas, je le sais. Seul les ténèbres ont un quelconque droit de possession sur toi. Elles t’enveloppent et tu t’y fonds comme s’il était naturel de pouvoir entrer en communion avec elles. L’aveuglante lumière noire qui t’accompagne ne fait que renforcer leur noirceur, et je comprends que finalement même elles n’ont aucune emprise sur toi. Elles t’aiment tu sais, toi la perfection inhumaine, le fils prodige des ombres et des ténèbres.

A contrecoeur je relève mon regard vert d’eau pour croiser indirectement le tien, et comme toujours je perd pied. Tes yeux de chat sont dépourvus de la douceur et de la tendresse dont tu me gratifies le jour. Disparu les caresses duveteuses et la bienveillance amusée qui brillait toujours au fond de tes pupilles quand tu me regardais, sage millénaire observant les pauvres humains trébucher lors de leur vie éphémère. Ici ne reste que vortex d’or en fusion, langues de feu créées par une soif dévorante, un besoin impossible à réfréner. Tu n’as plus rien de ton apparence humaine à ce moment, tu n’es plus qu’un prédateur qui a repéré sa proie.

Et Dieu que tu es beau dans ta folie

Je suis piégé et tu le sais. Je le vois à l’éclat de triomphe qui traverse tes prunelles et au sourire en coin qui étire tes lèvres pâles. Il t’a suffit d’un seul regard pour dompter celui que l’on surnomme avec admiration le « plus grand sorcier du siècle », pour me faire plier et me réduire à l’état de simple marionnette désarticulée entre tes mains.

Malgré la pénombre de la pièce, j’aperçois ton sourire carnassier, calme et implacable. Mon sang se fige dans mes veines alors que la peur reprend soudain ses droits sur mon esprit. Il m’aura fallut la vision dangereuse de ton rictus animal aveuglé par la faim et celle de tes canines acérées brillant d’une lueur malsaine pour me souvenir.
Que je dois me battre, crier ou fuir. Je sais ce qu’il va se passer si je reste là. Mais il est trop tard, mon corps n’obéit déjà plus et s’est soumis à ton contrôle. Ma magie s’est faite tienne, ma voix ne se meurt avant même de naître et mes jambes tremblent sous la brûlure de ton regard. Je lutte pourtant, mais je suis incapable de m’échapper de l’étau de fer que tu as créé et je te regarde te baisser lentement, mon corps rêvant après le tien alors que mon esprit s’écoeure de me voir si faible.
Je frissonne lamentablement lorsqu’une mèche d’encre glisse le long de mon épaule en une tendre et involontaire caresse. Tes longs doigts agrippent mes hanches pour les plaquer contre les tiennes, me tirant un gémissement sourd de désir et de frustration mêlés.

Une lente torture commence quand mes yeux guettent avidement l’avancé de ton visage vers moi, de tes lèvres vers mon cou. Et quand enfin tes canines ivoire reposent sur ma peau, je me mets à hurler. Tu ne sembles pas surpris outre mesure, et te contentes de resserrer ta prise sur mon bassin et de plaquer ton corps au mien.

Et moi ? Et bien moi je hurle encore. Je hurle mon envie viscérale de te fuir, de te détester, de te haïr. Et je hurle mon incapacité à le faire. Je hurle et pourtant je sais parfaitement que personne ne m’entendra, personne ne l’a jamais fait après tout.

Tes canines finissent par déchirer la peau tendre de mon cou mettant fin au conflit qui m’habite, pour le remplacer par un désir ravageur. Cette fois c’est moi qui m’écrase contre toi, dans le vain espoir de réduire encore cet espace dérisoire entre nous, voulant me fondre en toi. Je bascule ma tête sur mon épaule gauche pour te permettre d’approfondir la morsure, pour augmenter la douleur, le plaisir. Je sens mon sang s’écouler à flot dans ta gorge, ta langue lécher doucement mon cou et tes lèvres se mouvoir contre ma peau. Tes bras me serrent à présent fermement pour m’empêcher de m’écrouler, mes jambes étant définitivement hors service. Et tes mains sont partout, alternant les caresses aériennes et les attouchements sensuels qui me font haleter.

Je suis une victime consentante, mais tu es le seul fautif. Tu m’as capturé, captivé, à notre première rencontre. Mon esprit est devenu l’esclave de ton rire alors que mon corps est devenu esclave du tien. Tu es ma drogue, toi l’ivresse suprême, le plaisir absolu, la transcendance incarnée.

Je relève mon regard flou vers la glace en face de moi et observe en spectateur nos deux corps enlacés. Je me vois moi, mes cheveux blonds plaqués par l’eau et la sueur sur mon front, mes yeux embués par le plaisir coupable que je ressens. Mes hanches se meuvent sans me demander mon avis, nous imposant à tous les deux un rythme lascif et obscène qui dans une autre situation m’aurait fait rougir, moi l’éternel pudique. Le long de mon torse serpente une traîné de sang carmin, tranchant de façon indécente sur la pâleur presque maladive de mon teint. Sur mes abdos, je vois tes doigts graciles jouer, décrirent des arabesques compliquées avec dextérité et passion, s’appropriant par leur toucher glacé chaque millimètre de mon corps. De toi je ne vois pas grand-chose d’autre, car les ténèbres t’ont absorbé. Seuls ressortent encore, au niveau de ma jugulaire martyrisée, la teinte dorée parsemée de folie de tes yeux et le rouge de tes lèvres à présent couvertes de sang.
Et alors que tu me tues à petit feu, je ne me suis jamais senti aussi vivant et en sécurité que là, entre tes bras et contre toi.

C’est à cet instant précis que mon esprit lâche prise et je te supplie. Je te supplie pour plus, je te supplie pour l’éternité.

J’essaye en vain d’attraper ton bras, où palpitent sous la peau ivoire tes veines porteuses d’un sang glacial et d’une promesse de vie éternelle à tes côtés. Tu te dérobe et je m’acharne furieusement, mes mains ses refermant sur tes poignets fins, tentant de les immobiliser. Mais tu te dégage sans mal de ma faible poigne d’humain et te recule, enfin conscient de la démence qui me gagne.

Tes crocs quittent mon corps et chaque cellule de mon être pleure ton absence, le manque de toi. Tes mains quittent ma peau et je tremble convulsivement, privé de ta douce froideur. Ton regard quitte le mien et mon esprit dérive, privé de l’ancre de feu que tu me procurais. Tu t’apaises et je panique.

Je t’implore de me faire tiens, de faire de moi ta chose, ton esclave, ta marionnette. Tu refuses calmement, de cette voix implacable que je hais tant. Alors je te supplie de me tuer, de ne plus me laisser vivre cette vie inutile puisque privée de toi. Mais tu te contentes de me répondre d’une voix à présent tendre, presque câline, et je regrette ta passion animale, ta soif aveugle : elles je pouvaient peut être les convaincre.

Alors à mon tour je me jette sur toi, sans te laisser le temps de réagir. Je m’enivre de cette impression factice de pouvoir, de domination alors qu’une partie de moi sait que je ne peux faire ça que parce que tu m’y autorises.


Mes ongles griffent chaque parcelle de peau qu’ils peuvent atteindre, mes lèvres meurtrissent les tiennent en un baiser d’une violence incontrôlée.  Mes dents rêvent de devenir crocs pour pouvoir s’enfoncer dans cette chair froide et sentir enfin sur ma langue le goût métallique de ton sang.

Mais tu finis par me repousser, avec une détermination teintée de tristesse. Tu me maîtrises sans problème alors que je me débats comme un forcené dans ton étreinte impossible à briser.

Et tu te mets à me réciter d’une voix atone toutes les raisons qui me rattachent à ma vie mortelle. Hélène et les enfants, l’école de Durmstrang, tu me rappelles le bonheur d’être humain. Tu me racontes aussi l’horreur de la vie éternelle, qui ne mérite même pas le nom de vie. Tu me racontes la mort, cette vieille amie ingrate que tu as si souvent côtoyée mais qui ne viendra jamais te chercher. Tu m’explique patiemment que mon état n’est du qu’à l’euphorie de la morsure, au poison sécrété par ton espèce qui entraîne chez leur victime cette transe bienheureuse.

Je te réponds que j’accepterais tout, de voir Hélène et les enfants vieillir puis mourir, voir mon école tomber en poussière, mon cœur s’arrêter de battre et mon sang de circuler dans mes veines si je peux être à tes côtés éternellement. Le cœur gelé et le visage inondé de larmes de dépit, je te sanglote ma requête, je te prie de réaliser mon rêve d’éternité.

Mais tu repousses mes arguments d’un geste agacé, comme devant un enfant trop capricieux. Et c’est ce que je suis face un toi. Un gamin à la vie éphémère, qui souhaite l’inaccessible avec obstination, en prenant seulement en compte son désir égoïste et aveuglé par ta drogue.


Ce que tu ignores, C’est que je le pense depuis notre rencontre, même si je n’ai jamais osé te l’avouer que lors de ces rares moments d’euphorie, quand ta soif l’emportait sur ta prévenance et ta tendresse. Celles où je trouvais enfin le courage de t’avouer toutes les blessures de mon cœur d’humain, même si je savais qu’elles ne reposaient que sur des fantasmes.

Tu ne m’as jamais proposé d’être ton élu, ne m’as jamais fait d’offre d’éternité. Peut être ne me considères tu que comme un amusant petit animal de compagnie, tout juste apte à t’occuper l’esprit. Mais tu sais, ce rôle me suffit à moi, pourvu qu’il puisse être éternel. Pouvoir te toucher, t’entendre, te voir, te parler c’est plus qu’il ne m’en faut. Mais je ne veux pas me voir vieillir alors que tu garderas ton éternelle beauté, je ne veux pas te voir te détourner de moi quand je ne serais plus capable de te distraire. Je ne veux pas rester un mortel aimant de toute son âme un immortel.


Mais déjà tu te redresses et me fixe en hésitant. Un pas, un murmure qui se perd entre les murs carrelés et tu disparaît, avec une ultime caresse aérienne sur ma joue qui s’embrase.

Le cerveau engourdit, les sensations anesthésiées par ce trop plein de sensations, je me dirige d’un pas lourd hors de la salle de bain. Une main indifférente passée sur ma gorge me prouve qu’une fois de plus, tu n’as pas laissé de trace. Pas une morsure ou une goutte de liquide carmin ne tâche ma peau.
Comme toujours tu ne me laisses même pas ça. Ou alors au contraire peut être veux tu me laisser choisir entre réalité et….

« Chéri ? Il y a un problème ? » S’inquiète ma femme du fin fond de notre lit. Je me glisse entre les draps à ses côtés et chuchote d’un ton amer qu’elle ne remarque pas.

« Non ne t’inquiètes pas, j’ai juste fais un mauvais rêve… »  

 

 

FIN

 

 

Voila voila...Encore désolée, mais l'intention y était hein!! é__è

N'oubliez pas, venez sur le chat, vous y rencontrrez des gens géniaux c'est promis ;)

Bizoox à ma Wyn adorée

 

Temis le champi -___-

 
     
     
 
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