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A++ Remerciement : Aux 2B (non pas les corses du nord) BadAngel et BlackNemesis pour leurs corrections, mon Haut Comité de Lecture (HCL pour les intimes) perso ! Mes divines petites correctrices à qui je fais un poutoux de la mort qui tue ! (ou pas) Dédicace : A Quiproquo, en espérant que tu ais le temps de lire ce chapitre entre deux révisions. Je te fais de gros bisous ma belle. Chapitre 3 : Cours particuliers Albus Dumbledore se tenait en face de la classe la moins gérable de l’établissement. La section B des Serpentards. Six élèves âgés de quinze à dix huit ans. Les serpentards comptaient dix-huit élèves en tout, répartis en trois sections selon leur âge. Ceux de la section A étaient les plus jeunes, ils étaient aussi les plus nombreux, mais la direction espérait sincèrement pouvoir intégrer au moins la moitié d’entre eux dans des classes dites normales d’ici l’année prochaine. La section C ne comptait que trois étudiants, tous âgés de plus de vingt ans. La section B était sans conteste la pire et c’était vraisemblablement dû au fait qu’ils s’entendaient un peu trop bien. L’étrange amitié qui liait ces adolescents si différents devenait un poids lorsqu’il s’agissait de les intégrer dans la société. Et Dumbledore était bien décidé à les sortir de leur réclusion volontaire. Il fallait bien dire qu’ils n’avaient rien d’étudiants modèles. Deux d’entre eux– dont un somnolait comme un bienheureux – étaient affalés sur leur bureau. La seule fille du groupe était plus préoccupée à se remaquiller qu’à montrer le moindre intérêt pour le directeur de son école. Un garçon pianotait sur son ordinateur portable. Un autre, debout au fond de la classe, regardait par la fenêtre la pluie tomber. Et le dernier, les pieds sur sa table, l’observait froidement. Il considéra cette réaction comme la plus positive du groupe. -Bonjour, commença-t-il en jetant un bref coup d’œil au garçon près de la vitre, je suis ravi de voir qu’il n’y a aucun absent. Je suis ici pour vous présenter votre nouveau projet scolaire. Comme on vous l’a dit en début d’année, cette année en plus de votre projet annuel, vous allez avoir une note d’ « activité civile ». Autant dire que si vous n’avez pas la moyenne dans cette nouvelle matière, vous serez recalés. L’élève près de la fenêtre eut une moue agacée et il remit une mèche de ses cheveux en place sans pour autant quitter la vitre des yeux. -C’est injuste qu’une note de cet acabit compte autant, fit Blaise Zabini en continuant à pianoter sur son ordinateur. -C’est possible, sourit Dumbledore, mais ce n’est pas à vous d’établir le barème. Je sais que ce n’est pas évident pour vous d’aller vers les autres mais c’est mon travail de vous y encourager. Ce n’est pas en restant enfermés dans cette salle de classe que vous allez y arriver. -C’est pourtant vous qui nous avez fait intégrer cette classe spéciale, répondit Pansy Parkinson qui avait posé son petit miroir, n’est ce pas déjà une forme d’exclusion ? Le directeur regarda la jeune fille, un peu ébranlé par cette question tandis que la plupart de ses camarades souriaient narquoisement. -C’est vrai, admit le directeur, mais tous les élèves ne sont pas capables de poursuivre un cursus « banal » et votre classe a été créée pour faire évoluer au mieux vos capacités. Je pensais que vous en étiez conscients. -Relax, sourit Pansy, je disais ça pour vous charrier. Plutôt crever que de retourner dans une de ces classes bourrées de trous du cul. -Miss Parkinson, je vous passe pour cette fois votre écart de langage mais la prochaine fois, je serai obligé de sévir. Et maintenant que Monsieur Crabbe s’est réveillé, nous allons peut être pouvoir en venir au fait. Vous allez devoir, durant le prochain trimestre, donner des cours dans votre matière fétiche à un élève de terminale en difficulté. Votre but sera d’aider votre pupille à avoir une meilleure moyenne. Ils ont leur examen à la fin de l’année. Vous tiendrez un journal de bord où seront consignés vos progrès avec l’élève. Autant vous dire que si vous arrivez à vous en faire un ami, votre note ne pourra qu’être bonne. -Amis ! s’exclama Grégory Goyle froidement. Avec quelqu’un du lycée ? C’est impossible, ils nous regardent tous comme des pestiférés et ils sont trop inintéressants ! -Dans ce cas, contentez vous de leur permettre de remonter leurs notes, soupira Dumbledore. Je vais vous donner à chacun une liste d’élèves en difficulté, à vous d’en choisir un. Voilà, les mathématiques pour toi Grégory, poursuivit Dumbledore en lui tendant une feuille, la biogénétique pour Pansy, la musique pour Vincent, l’informatique pour Blaise… -Trop d’honneur. -Mais de rien. Théo, je suis désolé mais comme aucun terminale ne fait de robotique, tu leur feras faire des mathématiques aussi. -Oui, mais vous pensez qu’ils m’écouteront sachant je n’ai mon doctorat de mathématiques que depuis l’année dernière ? demanda Théo nerveusement. -Rassure-toi, tu as largement le niveau. Et voici la liste pour la chimie, termina Dumbledore en tendant la feuille vers Draco Malfoy qui se détourna de la vitre pour le regarder d’un air absent. Il prit la feuille, y jeta un bref coup d’œil, attrapa le stylo qu’il avait dans une poche et entoura un nom avant de redonner la feuille au directeur. -Harry Potter, souffla le directeur en voyant le nom entouré en noir. Tu le connais ? -Non. Pourquoi ? Je devrais ? -Oh pas spécialement. Mais c’est un bon choix, Harry est vraiment un garçon sympathique ! Draco leva un sourcil méprisant. -Ah oui ?... Après tout, personne n’est parfait, dit-il en haussant les épaules. Dumbledore renonça à argumenter…c’était déjà un miracle que Draco Malfoy accepte aussi facilement ce nouveau changement dans son quotidien. C’était luile leader de ce groupe et avoir son appui était une aubaine. Et puis Harry Potter était vraiment un bon choix. O°O°O°O°O -Mais qu’est-ce qu’il fout, bordel !? Harry faisait les cent pas dans la salle de chimie vide. Snape lui avait dit qu’un élève devait lui donner des cours et cet élève était en retard de plus d’une heure. Il venait déjà de louper les premières dix minutes de l’entraînement de basket. Bibine allait le tuer ! Et lui il allait tuer le type qui devait lui filer des cours ! « Il vous attendra demain à dix-huit heures en salle 102 » avait dit Snape. Mais le seul qui attendait c’était lui…Il espérait que l’étudiant avait une bonne excuse que sa sœur s’était faite enlever par des extra-terrestres, qu’il avait eu deux heures pour sauver tout un bus dans lequel une bombe était rattachée au compteur de vitesse et qui ne pouvait pas ralentir sous peine d’explosion, ou encore qu’un dangereux psychopathe cannibale avait essayé de bouffer son foie avec des fèves au beurre et un excellent chianti… -Et puis merde, grogna-t-il, je ne vais pas attendre plus longtemps ! Il sortit de la salle, assez énervé, et passa devant un garçon adossé contre le mur avant de s’arrêter net. Le garçon en question le dévisageait dédaigneusement de ses yeux gris et froids Qu’est ce que Malfoy faisait là ? Cela allait faire trois semaines que Harry ne l’avait plus croisé. Depuis la scène dans les toilettes en fait…et il se serait bien passé de le croiser encore. -Une heure douze avant de perdre patience…murmura le serpentard en regardant sa montre. Je ne sais pas si c’est affligeant ou complètement stupide. -Mais de quoi parles-tu ? questionna Harry en fronçant les sourcils. -Du temps que tu as mis avant de sortir de cette salle… Harry lui lança un regard incrédule. Ce type était vraiment bizarre. Il n’avait pas de temps à perdre avec lui…Il était déjà trop en retard. Il poursuivit son chemin avant de s’arrêter net pour la seconde fois pris d’un affreux doute. Il revint sur ses pas rapidement et regarda plus attentivement Malfoy qui tenait des livres de chimie dans ses mains. -Attend, ne me dis pas que c’est toi qui doit m’aider en chimie ? s’exclama Harry. Malfoy se contenta d’hocher la tête. -Tu étais devant cette porte tout ce temps et tu m’as laissé poireauter ? siffla Harry, de plus en plus énervé. -En fait, j’étais trop timide pour entrer, répondit Draco d’un ton suave, tu es si impressionnant ! Et en plus il se foutait de sa gueule ! Il était vraiment antipathique. Pourquoi est ce qu’il devait prendre des cours avec ce type ? Peut-être que s’il en parlait à Snape… -J’ai un entraînement de basket, annonça Harry froidement, et je suis déjà en retard. - Annule-le. -Pardon ? -On a un cours, je te rappelle. -C’est une plaisanterie ? Tu ne crois tout de même pas que je vais bosser avec toi maintenant. Tu m’as déjà fait perdre un temps précieux ! -Combien ? questionna la voix froide de Malfoy. -Combien quoi ? répondit Harry hargneusement. -Combien pour te dédommager ? Harry en oublia sa colère quand il le vit sortir un portefeuille de sa poche. Il était complètement stupéfait, et le fut encore plus quand le blond sortit une liasse de billet(s) du portefeuille et les lui tendit. Il devait bien y avoir un mois de salaire de son oncle Vermont sous ses yeux. Au prix d’un immense effort il réussit à détacher son regard de l’argent pour fixer le serpentard. Il était fou de se trimballer avec une telle somme sur lui ? -Je t’ai fait perdre ton temps et le temps c’est de l’argent. Si ça ne te suffit pas, je peux te donner plus… -T’es complètement taré, murmura Harry en reculant d’un pas. A quoi tu joues ? Le serpentard sembla réfléchir et puis il rangea l’argent. Harry poussa un petit soupir de soulagement malgré lui. Voir autant d’argent le mettait mal à l’aise. C’était presque indécent d’observer le peu d’intérêt que Malfoy semblait porter à son fric. Encore un truc qui rendait le blond antipathique. -Tu le sauras bien assez tôt, murmura Draco en s’en allant. Je te conseille juste d’apprendre les règles ou la partie sera vite finie. Harry le regarda partir sans faire un geste, il était trop stupéfaitpour ça. °O°O°O°O° -Je rejette cette demande, Potter. Il a été décidé que Monsieur Malfoy vous donnerait des cours alors ce sera lui et personne d’autre -Mais il a fait exprès de me faire poireauter. Il était juste derrière la porte ! -Il essaie juste de se faire dispenser de cette matière, marmonna Snape. Il pense que si c’est l’élève qui refuse de travailler avec lui alors personne ne pourra rien dire…C’est malin mais je m’y attendais. -Et bien il a gagné, je refuse de travailler avec lui ! -C’est le meilleur, Potter, un vrai petit génie. Et je n’ai pas envie qu’il soit renvoyé de l’école parce qu’il aura eu une mauvaise note. Savez-vous combien il y a dans le monde de personnes ayant ses capacités en chimie ? Je ne vais pas risquer de perdre une telle personne parce que vous avez du mal à le comprendre. -Mais… -Ecoutez moi bien, Potter ! Si vous voulez rester dans cette école, faites en sorte qu’il obtienne une bonne note. Je me moque de votre moyenne à vous et je me moque complètement de faire preuve de partialité. S’il ne passe pas cette année, vous ne passerez pas non plus, faites moi confiance… -Vous n’avez pas le droit de faire cela ! Vous ne devez prendre en compte que mes devoirs ! -Mais je le ferai…, susurra Snape. Je serai juste très déçu d’apprendre le renvoi de Monsieur Malfoy et quand je corrige des copies et que je suis déçu, j’ai la nette tendance à faire preuve d’une extrême sévérité. -C’est du chantage ! -C’est votre parole contre la mienne. -Vous êtes vraiment un… -Tss, tsss ! Allons Potter, tenez votre langue si vous ne voulez pas écoper d’un devoir supplémentaire. Et vous verrez, avec Monsieur Malfoy vous ne pouvez que progresser…Qui sait, il fera peut être de vous quelqu’un d’un peu moins irrécupérable ? Avec vous les affreuses rumeurs qui comparent le cerveau des sportifs à celles des moineaux deviennent vraies…c’est fascinant ! Harry en avait assez entendu. Snape était vraiment une pourriture. Il était coincé. Obligé de supporter Malfoy. Qu’est ce qu’il avait de si spécial ce type pour que Snape le vénère à ce point ? Savoir mélanger deux tubes à essais ne faisait pas de lui le nouvel Alfred Nobel ! Enervé, il sortit de la salle en claquant la porte. Pourquoi fallait-il que ça tombe sur lui ? Il avait déjà un emploi du temps bien trop surchargé. Il lui avait fallu une organisation sans faille pour pouvoir jouer au basket. D’ailleurs les autres membres de l’équipe, tout comme lui, n’avaient quasiment aucun temps libre. Les entraînements finissaient tard et le week-end ils les passaient à faire leurs devoirs quand il n’y avait pas de match… Harry n’avait pas de temps à perdre avec Malfoy surtout que ce dernier ne semblait pas particulièrement prêt à l’aider. Pourquoi le ferait-il après tout ? Ils ne se connaissaient même pas. Le serpentard semblait juste avoir pour but de se foutre de sa gueule. O°O°O -Je te préviens Malfoy, siffla Harry deux jours plus tard en passant la tête dans le couloir, j’ai entraînement dans une heure et demie, alors soit tu entres dans cette salle, soit je me tire directement ! Comme la dernière fois, Malfoy était resté dans le couloir mais Harry n’avait vraiment pas envie que la même scène se reproduise alors il avait épié son arrivée. Le blond semblait déçu, il regarda sa montre en soupirant. Harry s’effaça pour le laisser entrer mais Malfoy ne bougeait pas, toujours adossé au mur. -A quoi joues-tu ? demanda Harry dépité. -Je réfléchis…mais cela semble impossible en ta présence, raisonna la voix traînante de Malfoy. Et tu toujours aussi excité où est-ce uniquement dû à ma présence ? Harry resta une demi seconde abasourdi. Malfoy n’avait même pas daigné lever les yeux sur lui. -Mais de quoi parles-tu ? s’énerva-t-il. -De ton attitude. Tu sembles branché sur du dix mille volts, ce qui est humainement impossible, donc il s’agit bien entendu d’une métaphore…mais c’est fatiguant. -Que…Tu te fous de moi là ? Cette fois Malfoy condescendit à lever les yeux sur lui. Il semblait l’analyser comme s’il était une de sesstupides réactions chimiques. -Allons travailler, dit-il simplement sans le quitter des yeux. Harry ne savait pas du tout à quoi s’attendre avec ce type. Habituellement il n’avait aucun mal à se lier d’amitié avec les gens, il était plutôt facile d’accès et attirait la sympathie. Mais Malfoy était totalement imprévisible et beaucoup trop étrange pour lui. Il ne sentait pas à l’aise en sa présence. Il prit place à une table et le blond vint s’asseoir à côté de lui sans un mot. Quand leurs bras se touchèrent accidentellement, le serpentard s’écarta vivement. -Bien, où en êtes vous ? questionna-t-il de sa voix traînante alors que Harry se demandait quelle mouche venait de le piquer. Harry sortit son classeur et ses livres. Il s’aperçut que Malfoy jetait un regard méprisant sur ses cours et il comprit que c’était parce qu’il venait de voir les nombreux dessins idiots qui ornaient son classeur. -Je vois que tu t’amuses bien en cours, siffla le serpentard. -On a commencé la conductivité d'une solution ionique, préféra éluder Harry. -D’accord et qu’elle est ta moyenne ? -Heu…l’année vient juste de commencer donc ce n’est pas forcément représentatif… -Il me semble que je t’ai posé une question claire, coupa Draco froidement. -Cinq, répondit Harry sèchement. Et épargne moi tes commentaires ! -Ne t’en fais pas. Il n’y a pas matière à commenter à ce niveau là. -Très drôle ! Malfoy se contenta de hausser les épaules avant de feuilleter ses cours en grimaçant à maintes reprises. -Tu pourrais au moins prendre tes leçons correctement ! Comment veux-tu retenir quoi que ce soit avec un torchon pareil ? Tu veux arriver à quelle moyenne ? -Dix ça serait bien, répondit Harry choisissant d’ignorer sa remarque sur son classeur. -Et bien ce n’est pas la perfection qui t’étouffe ! Remarque ce n’est pas étonnant venant d’une personne comme toi. -Où veux-tu en venir ? s’énerva Harry en lui arrachant ses cours des mains. Malfoy eut un sourire mauvais et se cala plus confortablement sur sa chaise. -Tu es un garçon pauvre dans une école de riches et les gens de ta condition réagissent de deux manières différentes. Soit ils essaient d’être les meilleurs partout quitte à y laisser leur santé, juste pour prouver qu’ils sont ici à leur place. Ou alors ils se contentent d’exceller dans la matière qui leur a permis d’entrer dans l’établissement, ce qui est moins fatiguant mais tout aussi inutile. -Je ne vois pas… -Tu penses que tu mérites d’être ici mais tu dois bien te rendre compte du regard des autres, de ceux qui ont l’argent, le pouvoir. A Poudlard il y a un fossé entre les gens comme toi et les gens comme moi que seule l’hypocrisie arrive à combler. -C’est faux ! Ce sont les types comme toi, qui se croient supérieurs sous prétexte qu’ils ont du fric, qui gâchent toujours tout ! Harry ne chercha même pas à se demander comment de sa moyenne en chimie ils en étaient arrivés à cette discussion. Il semblait que c’était ce que Malfoy cherchait depuis le début : trouver son point faible et appuyer dessus. -Pauvre crétin, ricana le blond, bien sûr que nous sommes supérieurs. Si toi tu échoues tu n’as plus rien. Moi j’ai un filet de secours en or massif sous mon ravissant postérieur. -Tu es vraiment un connard ! -Non, juste incroyablement riche… Plus l’état d’énervement d’Harry augmentait et plus le blond souriait et ce fut cette révélation qui calma immédiatement le lycéen. Il plissa les yeux, cherchant à savoir ce que Malfoy attendait de lui exactement. -Arrête ça, murmura soudainement Harry. J’ai déjà demandé à Snape de ne pas bosser avec toi et il a refusé. Apparemment Harry avait vu juste, le blond cherchait juste à le mettre hors de lui pour ne plus avoir à lui donner des cours. La preuve, il perdit son sourire immédiatement après les paroles du brun et serra les dents de déconvenue. -Il a refusé, marmonna-t-il. Et dire que je t’avais choisi exprès ! -Exprès pourquoi ? questionna Harry. Il s’attira un regard noir. -Tu me semblais assez prompt à t’énerver et pas vraiment du genre patient. J’imaginais qu’avec toi ça irait vite. Je n’ai aucune envie de donner des cours à quelqu’un. Je n’ai rien d’un bon samaritain et je ne supporte pas les types comme toi. -Oh, je suis trop pauvre pour plaire à sa majesté ? -L’ironie ne te va pas Potter. Ton anémie financière m’est d’une indifférence totale. C’est ton aspect « sauveur de l’humanité » qui me débecte. -Oh, c’est encore pour cette histoire dans le parc, sourit Harry méchamment. On n’aime pas avoir une dette, n’est ce pas Malfoy ? Le serpentard plissa les yeux mais ne répondit rien. Harry savait qu’il avait visé juste. C’était à son tour de s’amuser un peu. Il posa brusquement son classeur devant Malfoy, le faisant sursauter. -Bien, on va dire qu’il me faut douze de moyenne puisque dix ne te semble pas assez, susurra Harry. Draco se contenta de rouvrir le classeur doucement. Il n’avait pas l’air en colère. Harry pouvait au moins lui concéder ce côté bon perdant. Il regarda d’un air concentré ses derniers devoirs avant de murmurer presque timidement. -Treize…Il faut que tu ais treize… Et Harry dû se pencher sur lui pour l’entendre. O°O°O°O°O -Je t’assure, il est vraiment trop bizarre ! -Ne dis pas ça Harry ! s’énerva Hermione. Il était près de vingt deux heures et Harry se trouvait à la cafétéria presque vide avec Ron et Hermione. -Attends, tu as écouté ce que j’ai raconté ! Je n’ai jamais vu quelqu’un changer de comportement aussi rapidement. Il a commencé par m’insulter et après il semblait presque ailleurs. Je suis quasiment sûr qu’il cherchait un nouveau moyen pour échapper aux cours ! -Et il a trouvé à ton avis ? demanda Ron. -Aucune idée. Ce type n’est pas du genre à papoter avec quelqu’un comme moi. Il ne m’aime pas. -Allons, ce n’est pas parce qu’il est un peu froid qu’il ne t’aime pas…Tu oublies que les serpentards n’ont pas l’habitude de se mêler aux autres élèves. -Et crois moi tout le monde s’en porte mieux, car s’ils sont tous comme lui, ce n’est vraiment pas un cadeau. Et puis il fait une fixation sur le chiffre treize ! Tu crois que c’est un sataniste ou un truc du genre ? Hermione poussa un soupire excédé. -La dernière fois, il était masochiste et maintenant c’est un sataniste ! Je me demande ce que tu vas bien pouvoir lui trouver comme particularité demain ! Zoophile ? Transsexuel ? Lycanthrope ? -Mais pourquoi tu le défends ? s’énerva Harry. Je suis sûr que c’est à cause de sa gueule d’ange ! Il faut dire qu’à première vue ça cache assez bien son côté pourriture. -Il est si beau que ça ? questionna Ron en fronçant les sourcils. -Assez pour réussir à faire de l’ombre à quelqu’un comme Diggory ou Dubois si tu veux mon avis, répondit Harry grincheux. -Je n’y crois pas ! s’exclama Hermione. Serais-tu jaloux de son physique Harry ? Je ne te pensais pas si superficiel. -Je ne suis pas jaloux, grogna le jeune homme, c’est juste que son apparence me met mal à l’aise. Et le plus étrange c’est qu’il a l’air tantôt complètement conscient de son charme et d’autres fois, on dirait qu’il n’en a aucune idée ou plutôt qu’il s’en moque complètement. -Que veux-tu dire ? demanda Ron. -Et bien par exemple, l’autre jour je l’ai vu complimenter une personne sur ses yeux. Il avait vraiment l’air de la séduire…sa voix, sa façon de se mouvoir…et puis quelque temps après, c’est à peine s’il regarde cette même personne et il semble plutôt éviter le moindre contact avec elle. -Ils se sont peut-être disputés entre temps. Ou alors peut être que la fille ne l’intéresse plus du tout, déduisit Ron. Tu sais de qui il s’agit ? -Non, aucune idée, répondit Harry rapidement. Et puis je m’en moque mais c’est sa façon de changer si rapidement qui est déroutante. -C’est ça que tu n’aimes pas chez lui, comprit Hermione. Tu ne sais pas sur quel pied danser avec lui et ça t’agace. -C’est ce que je dis depuis le début, il est anormal. Quoi ? s’exclama-t-il sous le regard noir de son amie. Il est à serpentard, je n’invente rien ! -Il a dû vraiment t’énerver pour que tu sois aussi crétin et insultant ce soir ! Mais ça ne t’excuse pas. Tu me déçois beaucoup Harry. Hermione se leva brusquement et après un dernier regard méprisant, s’en alla la tête haute, ses talons claquants dans la cafétéria au rythme de ses pas. -Tu me l’as mise de mauvaise humeur, constata Ron en croquant dans sa pomme. -Désolé, je suis fatigué…je n’avais vraiment pas besoin de Malfoy et de ses cours en plus de tout le reste ! -Prend ça comme une chance ! Tu vas t’améliorer en chimie et avoir ton année grâce à lui. -Je n’en suis pas si sûr… -Sois positif. De toute façon, tu vas être obligé de bosser avec lui alors autant faire en sorte que l’ambiance ne soit pas trop pourrie. -Ouais, marmonna Harry pas vraiment convaincu. On verra bien… Le problème c’est qu’il n’avait rien envie de voir du tout. Il savait bien qu’il réagissait de façon disproportionnée en présence de Malfoy. Un peu comme si le blond faisait ressortir ce qu’il y avait de pire chez lui et Harry n’aimait pas ça. Certes il était antipathique mais ce que ressentait Harry allait bien au-delà. C’était un peu comme un coup de foudre déréglé. Oui, le reflet sombre et dénaturé d’un coup de foudre. Ou peut être que c’était lui qui accordait trop d’importance à ce fils à papa. Après tout, il avait un peu contribuéà l’ambiance tendue de ce premier cours. Il lui avait crié dessus dès le début et clairement montré son hostilité envers lui. Ron avait raison, il devait faire un effort…la prochaine fois, il essaierait d’être aimable. O°O°O°O Le lendemain matin Harry se leva de bonne humeur. Il s’excusa même auprès d’Hermione sur les propos ridicules qu’il avait tenus envers Malfoy. Toute cette histoire lui semblait bien immature après une bonne nuit de sommeil. Il y avait des choses plus importantes que Draco Malfoy et ses stupides cours de chimie. Un match dans trois jours par exemple contre les BlackNemesis de Fairfield ou encore la façon dont avait Cho Chang de remettre sa mèche de cheveux derrière son oreille. Il était content que ses amis se soient placés à cette table pour le petit déjeuner, il avait une vue imprenable sur sa jolie chinoise. C’était vraiment la fille la plus sublime de l’école. A la fois délicate et sensuelle, mystérieuse et abordable, intelligente et drôle…et prise. Prise. Prise. Il fallait vraiment qu’il se le mette dans la tête. Ce n’était pas bien de convoiter la petite amie d’un de ses potes. Enfin Cédric n’était pas vraiment un ami mais il l’appréciait et c’était un grand joueur de basket. Il le respectait. Pourtant…pourtant, il savait que le bon type qu’il y avait en lui se ferait balayer par le type pourri qu’il se sentait être parfois, s’il y avait la moindre occasion avec Cho. En amour comme à la guerre…c’est ce qu’on dit. Alors oui, il savait qu’il pouvait très bien lâchement poignarder Cédric dans le dos s’il y avait la moindre chance que Cho le choisisse lui. Mais pourquoi le choisirait-elle lui ? Il était plus jeune, moins mignon, pauvre…moins gentil aussi. Cédric était le parfait représentant du chevalier en armure blanche. Harry se sentait plutôt comme l’écuyer qui, parce qu’il n’est pas de noble lignée, n’a pas son nom dans l’histoire alors qu’il en fait autant sinon plus que le chevalier. Quant à Malfoy, ce serait plutôt le prince insolent, qui s’en fout de savoir qui meurt et qui vit, du moment qu’il reste sur le trône. Harry secoua la tête devant cette métaphore incongrue. Mais la conclusion restait la même, l’écuyer ne se tapait jamais la princesse. -Pourquoi cette soudaine morosité ? chuchota une voix à sa droite. Harry sursauta et se tourna vers la personne qui venait de lui parler. Il s’agissait de Draco Malfoy en personne. Impeccablement habillé, avec sa cravate verte et argent parfaitement nouée qui n’avait jamais semblée aussi voyante à Harry. C’était étrange de voir Malfoy ici. Un peu comme si il n’avait pas sa place dans ce réfectoire, si bien que Harry se demanda s’il n’était pas entrain de rêver. Puis il s’aperçut de deux choses, la première c’était que ses amis regardaient aussi Malfoy avec des yeux ronds et la seconde c’était qu’il venait juste de penser à lui. A croire qu’il l’avait entendu et s’était matérialisé à ses côtés. Harry fronça les sourcils. Etrangement il n’aimait pas le voir ici avec tout ce monde autour d’eux et il n’aimait pas non plus le fait qu’il ait pensé à lui alors qu’il n’avait rien à voir dans le triangle qu’il formait avec Cédric et Cho. Il supposa que c’était parce que ça le gênait de voir qu’il parlait avec un serpentard… « un génie du mal » comme les élèves les plus jeunes les appelaient. Les plus vieux les traitaient tout simplement de cinglés. Mais Malfoy n’avait pas l’air d’un cinglé là, même s’il n’avait pas l’air à sa place. L’image du prince lui revint de plein fouet. Oui, c’était de ça qu’il avait l’air, d’un prince venu voir le bas peuple, peut-être juste pour rire un peu de sa misérable condition. -Bonjour Malfoy, sourit Hermione, coupant ainsi l’étrange silence qui s’était installé et pendant lequel Malfoy ne l’avait pas quitté des yeux. Il sembla surpris que quelqu’un ici le connaisse et il se tourna vers la jeune fille, un peu perdu. -Hermione. Hermione Granger, se présenta-t-elle, je fais partie des délégués des élèves. Harry se demanda pourquoi Malfoy ne la reconnaissait pas, ils n’étaient pas si nombreux à être délégués et d’après Hermione il était là à chaque réunion. Le serpentard sembla réfléchir un instant puis les traits de son visage se détendirent et il parut enfin satisfait. -Exact, dit-il en souriant à Hermione, on s’est déjà vu et la dernière fois c’était il y a dix-huit jours, quinze heures et vingt-cinq minutes. Il avait dit tout cela d’une traite mais paraissait un peu inquiet. Ron haussa les sourcils en direction de Harry comme pour avoir une explication. La seule que Harry avait, il venait de se la faire, le prince de son imagination s’était vautré dans le tapis en beauté et le roi des fous avait pris sa place. -Désolé, reprit-il, je ne me souviens plus des secondes. -Ce n’est pas grave, se hâta de répondre Hermione gentiment. Elle jeta immédiatement un regard noir à Ron qui allait ouvrir la bouche et qui sur le coup trouva plus sage de se taire. -Ce sont tes amis Potter ? demanda Malfoy de ce ton traînant qu’il semblait particulièrement affectionner. Harry aurait préféré qu’il l’oublie. Il n’avait pas envie qu’il sorte un autre truc bizarre. En plus les tables autour d’eux étaient aussi silencieuses et il savait que Cho était en train de les regarder. -En effet, répondit Harry un peu sèchement. Je peux savoir ce que tu me veux ? -Juste te prévenir que j’aurai du retard ce soir. J’ai cru comprendre que tu n’aimais pas perdre ton temps alors j’ai pensé qu’il fallait que je te le dise. -Oh tu es le serpentard qui donne des cours de chimie à Harry ! s’exclama soudainement Dean en face de lui. Draco hocha la tête et plissa les yeux, semblant pour la première fois voir le reste de la table. -Je suis Dean Thomas, se présenta le jeune homme, et un serpentard doit me donner des cours de mathématiques. Le premier c’est ce soir, il s’appelle Théodore Nott, il me semble, tu le connais ? -Il est dans ma section, répondit Draco en levant la tête. Le prince était de retour… -Cool ! Comment est-t-il ? Cette question sembla perturber le serpentard qui toussa un peu pour se donner une contenance. Harry pu voir le sourire amusé de Cho Chang et une étrange bouffée de haine l’envahie. -Châtain, répondit enfin le blond le plus sérieusement du monde. Dean resta un instant incapable de rebondir sur cette description succincte et incomplète et ce fût Seamus qui mit fin au silence pesant qui venait de s’installer. -Tant qu’il est patient et courageux, ça va. Parce que Dean est vraiment une larve en maths ! -Hé ! s’exclama l’intéressé outré. -Il est patient, répondit Draco, pas vraiment courageux cependant…Donc Potter j’aurai une demie heure de retard, poursuivit-t-il semblant finalement pressé de s’en aller. -Compris, murmura Harry sans le regarder. Il avait hâte qu’il parte. -Passe une bonne journée Draco, lança Hermione avec un sourire sincère. -Merci, répondit simplement ce dernier avant de partir. Dès qu’il eut passé la porte du réfectoire, le bruit reprit ses droits et Harry sentit une migraine pointer le bout de son nez. -Un peu à la masse mais marrant, disait Seamus à sa gauche. -Moi je l’ai trouvé sympa, souriait Dean. Pas du tout le type insensible et froid que tu décrivais Harry ! Harry entendait des filles murmurer qu’il était vraiment très beau. Un peu bizarre mais vraiment sexy. Ron ne disait rien et le brun en fut soulagé. Hermione elle était énervée par son attitude distante ce à quoi Harry répliqua que ce n’était pas son ami. Il ignorait que dans les couloirs, Draco Malfoy marchait rapidement. Il avait bien vu les regards amusés des élèves et se doutait qu’il avait dû faire quelque chose d’illogique. Ça lui arrivait parfois quand il était stressé et voir autant de monde avec les yeux posés sur lui était stressant. Du coup il parlait sans vraiment prendre en compte la réponse que les autres attendaient de lui. Et Potter…Potter avait semblé gêné à en mourir. Il n’aurait pas dû aller là bas le prévenir. Il aurait dû le faire poireauter ce sale petit con. Draco chercha son paquet de cigarettes au fond de son sac et il en alluma une rapidement. Il avait les mains moites et le cœur qui battait à cent à l’heure. Potter se serait trouvé en face de lui, il l’aurait frappé encore et encore. A la place il se contenta de fumer doucement dans les couloirs du lycée, ignorant les regards perplexes que les quelques élèves qu’il croisa lui lancèrent. Draco pensait se connaître mieux que personne. C’est pour cela qu’il possédait cette faculté d’être si sûr de lui qui en agaçait plus d’un. Il pensait savoir exactement ce qu’il valait. Parfois il s’amusait à donner un prix aux gens et il s’auto estimait assez chèrement. Il pensait aussi connaître chacun de ses défauts, chacun de ses points faibles. Il pensait de ce fait savoir éviter les mauvais pièges, pas tous mais les plus grossiers. Il n’avait à l’évidence pas pu éviter Potter. Cet agaçant lycéen était entré dans sa vie par la grande porte. Il l’avait fracturée et avait disperséles morceaux en de trop nombreux endroits pour que Draco puisse tous les retrouver rapidement. Mais il les retrouverait et chasserait cet encombrant personnage de sa vie, ce n’était qu’une question de temps. Draco croyait au destin, aussi calculateur fut-il, il savait qu’il ne pouvait pas tout contrôler. Il y avait des failles dans le système. Il les appelait intérieurement « les saloperies ». Parce que c’était ce qu’elles étaient un à des niveaux plus ou moins élevés. C’était une saloperie ce qui était arrivé à sa mère. C’était une saloperie de s’être fait prendre l’année dernière par un flic en train d’acheter de l’extasie. Et c’était une fichue saloperie que son père ait été mis au courant de l’affaire… Pourtant étant ce qu’il était, une partie de Draco aimait les saloperies. Il avait aimé quand le petit ami de sa dernière copine les avait surpris au lit et avait essayé de le saigner. Il avait aimé quand Snape avait été mécontent de ses derniers résultats et il avait tout simplement adoré se battre l’été dernier lors de la fête foraine, sans aucune raison, juste parce qu’on l’avait traité de tapette. Les saloperies avaient au moins un bon côté, c’étaient les seules choses au monde qui l’empêchaientde s’ennuyer et c’était pour ça qu’il les aimait autant qu’il les détestait. Elles étaient douloureuses et complètement ingérables sur le coup mais bon dieu, il se sentait vivant quand elles surgissaient. Douloureusement vivant. Sa rencontre avec Potter dans le parc aurait normalement dû ne pas avoir de suite. Mais le destin en avait décidé autrement, il l’avait recroisé dans les toilettes et puis Dumbledore avait mis son nom sous son nez. Alors parce qu’il se doutait que le destin allait de toute façon faire en sorte qu’ils se revoient, il avait de lui-même entouré le nom du lycéen. Ce Potter ne semblait pas différent des autres types de son âge, ce qui poussait justement Draco à se demander pourquoi le destin le mettait sur son passage. C’était un banal adolescent. Moyen en cours, bien intégré dans l’école, au point même d’en être la coqueluche. D’après ce qu’il avait comprit il était doué en basket-ball mais Draco avait horreur de ce sport. Mais sa réaction face à lui ce matin l’avait incroyablement mis en rogne. Pour qui se prenait-il ? Et surtout pour qui le prenait-il ? Pour un fou ? Peut-être qu’il était temps qu’il réagisse aux regards moqueurs qu’on lui lançait. Celui de Potter n’avait pas été moqueur… Juste gêné et incrédule et c’était pire, c’était pire ! Il était beaucoup plus intelligent que ces adolescents insipides ! Il valait plus que Potter et tous les autres. Il avait bien vu comment les gens regardaient le brun ! Avec des putains d’étoiles dans les yeux ! C’était quoi ? Une sorte de star dans l’école ? Draco eut soudainement un sourire inquiétant. C’était peut être ça que le destin cherchait…Voir ce qu’il ferait en compagnie de son contraire…Parce que oui, le gentil Potter était son opposé. Est-ce qu’il laisserait cette personne intouchée ou allait-il la faire sombrer ? Allait-il lui montrer les noirceurs des âmes, la laideur de la vie ? Draco se demanda combien de temps il devrait mettre pour tuer toute trace d’innocence en ce gamin. Combien de temps pour que ses précieux amis le regardent lui aussi comme un paria ? Ils avaient le même âge mais pour lui il était évident qu’il était le plus vieux des deux… De toute façon, lui-même se trouvait vieux… Le plus vieux jeune de dix-sept ans de la terre entière ! Parfois il se disait qu’il ne serait pas étonné de se réveiller un matin avec l’apparence d’un centenaire… Est-ce qu’un centenaire s’ennuierait autant que lui ? Peut-être était-il plus vieux encore... Est-ce que Potter était juste une saloperie de plus qui devait lui permettre d’oublier un instant la monotonie de sa vie ? Il y avait si longtemps qu’il n’avait pas eu dix-sept ans… En vérité, il l’enviait ce binoclard nul en chimie. Il avait l’air d’attendre beaucoup de la vie. Quel idiot ! Draco se demanda combien de temps il allait mettre pour faire disparaître la sainte lumière des yeux verts. A suivre… |