Sinon mon bébé chat va bien, oui je sais, il est grand maintenant mais pour moi ça reste mon bébé chat !
Voilà j’espère que ce chapitre (venu siii rapidement) vous plaira, je l’aurais bien peaufiné un peu mais comme ce n’est pas mon genre de vous faire attendre…
Je vois quelque fois des gens qui font des résumés en début de chapitre. Je les admire car je suis nulle pour ce genre d’exercice et j’ai bien trop la flemme pour ça. Aussi ai-je demandé aux personnages de la fic de bien vouloir m’aider sur ce coup là et c’est Ron qui a répondu à l’appel, apparemment il n’avait rien d’autre à faire.
Ce matin là, Lavande Brown se leva avec le sourire. Elle venait de rêver que Ron Weasley –le garçon de sa classe dont elle était secrètement amoureuse- l’invitait au bal de Noël et qu’il l’embrassait devant tout le monde.
Bien sûr, la réalité n’allait pas tarder à la rattraper, quand elle serait assez réveillée pour arrêter de fantasmer ou quand elle verrait dans le couloir Hermione Granger pendue au bras de Ron comme une moule à son rocher mais pour l’instant elle ne pensait pas à tout ça, pour l’instant elle souriait et rêvait encore, toute éveillée cette fois.
Sa meilleure amie qui partageait aussi sa chambre se leva elle en ayant pris une décision. Parvati Patil était une jeune femme de caractère. Elle et sa sœur jumelle auraient été princesses en Inde si le régime était resté une monarchie. Ça n’empêchait pas leur père d’être incroyablement riche et donc incroyablement puissant. Elles étaient destinées à de grands mariages avec des hommes aussi fortunés et influents que leur père. Mais en attendant, elles étaient aux Etats-Unis et elles avaient goûté à la liberté. Parvati y avait goûté en tout cas et elle aimait ça. Elle avait dix-sept ans et elle était amoureuse. Et ce matin, elle venait de prendre une décision : elle allait demander à Harry Potter s’il voulait bien sortir avec elle.
Ce même matin, Pansy Parkinson se leva en soupirant, la fille qui partageait sa chambre, était encore accrochée à son téléphone portable et son babillage incessant –et inintéressant- l’avait réveillée. Lorsque cette dernière croisa son regard noir elle murmura un « je te rappelle plus tard » à son contact et raccrocha avant de se dépêcher de faire son sac pour sortir de la chambre. Pansy fut heureuse de se retrouver seule. Elle n’aimait pas cette fille, c’était la troisième qu’on lui refilait depuis le début de l’année. Les deux autres avaient tour à tour demandé à changer de chambre et celle là n’allait pas tarder à faire de même. Elle espérait que cette fois ci Dumbledore allait laisser tomber son idée stupide de la faire cohabiter avec quelqu’un. Elle enviait Draco pour ça, lui avait bien de la chance de pouvoir rentrer chez lui. Elle soupira encore en pensant au blond, ignorant que par ce simple fait elle ressemblait vraiment à n’importe quelle adolescente amoureuse, celles là même qu’elle méprisait sans s’en cacher.
Draco, lui, avait passé une mauvaise nuit. Il avait fait un mauvais trip, un de ceux qui vous laisse K.O pendant une heure ou deux, tremblant de froid sous une tonne de couvertures. Il avait réussi à dormir une petite heure avant que son réveil ne sonne. La drogue avait cessé de faire ses effets mais il était crevé. Vidé, serait un terme plus approprié. Il se leva pourtant et se prépara dans un ordre bien précis qu’il avait lui-même instauré. Commencer d’abord par se laver les mains, ensuite aller aux toilettes, se relaver les mains, se déshabiller, passer sous la douche, se laver toujours avec son éternel gel douche à la cannelle, se faire deux shampoings à dix minutes d’intervalles, se rincer, ne pas s’essuyer tout de suite, ceindre une serviette blanche autour de ses reins et en prendre une autre –la bleue- pour les cheveux. Après ça, il partait dans sa chambre, attrapait son uniforme lavé et repassé et c’était seulement une fois de retour dans la salle de bain avec ses vêtements à la main qu’il commençait à frictionner ses cheveux. Le reste du corps passait après –avec la serviette blanche-. Une fois parfaitement sec, il se brossait les dents, s’habillait, là aussi dans un ordre bien défini et il finissait par se coiffer. Le total de l’opération prenait d’habitude exactement quarante-sept minutes. Cette fois-ci elle lui en prit trois de plus, à cause de l’hématome que Potter lui avait laissé sur la pommette droite et qu’il examina avec dédain.
Il s’arrêta au milieu des escaliers, en entendant des voix en provenance de la cuisine. Il poursuivit son chemin plus doucement, sourcils froncés pour savoir de quoi Potter et Sirius pouvaient bien parler. Il leva les yeux au ciel en comprenant qu’ils parlaient du sport idiot qu’était le basket ball. De quoi auraient-ils pu parler d’autres de toute façon ? Du baiser de la veille ? -non, ne pas penser à ça-. Potter ne vivait que pour ce sport et Sirius était un fan lui aussi.
Il entra dans la cuisine après avoir pris une profonde inspiration.
-Ah te voilà ! s’exclama Sirius avec un grand sourire. Tu aurais dû me dire qu’on avait un invité hier soir, j’aurais annulé mon rendez-vous !
-Ce n’était pas la peine, répondit Draco sèchement en allant s’asseoir à la petite table du déjeuner.
-Quand même ! Pour une fois que tu invites quelqu’un. Et moi qui croyais que tu ne t’entendais pas avec Harry. Je suis content de voir que ce n’est pas le cas.
Il y eut un silence, Draco en profita pour se servir du jus d’orange mais sa main rencontra celle de Potter qui venait d’avoir la même idée et dans un bel ensemble les deux retirèrent leurs mains comme s’ils venaient de se brûler. Après un regard noir en direction de son invité –le premier regard qu’il lui accordait depuis qu’il était levé- Draco attrapa la bouteille de jus d’orange et s’en versa un grand verre.
-Qu’est-ce que tu as à la joue ? demanda soudainement Sirius. Tu t’es battu ?
-Je me suis cogné, expliqua Draco du bout des lèvres, contre la porte de ma salle de bain.
Il y eut un nouveau silence durant lequel le regard de Sirius passait de Draco à son camarade de classe.
-Je vois…dit-il simplement.
Harry n’en menait pas large. Il avait espéré de tout cœur que la veille Malfoy ai été trop stone pour se souvenir du baiser mais plus le temps passait et plus il avait des doutes. S’il se souvenait du coup de poing, il devait se souvenir obligatoirement du baiser aussi. Pour sa part il s’en tenait à une ligne de conduite très simple : ne pas en parler, ne même pas y penser si possible et oublier cet épisode honteux. En plus, il était sûr que le cousin de Malfoy avait comprit qu’ils s’étaient battus et ça l’ennuyait car il appréciait l’homme –même s’ils n’avaient échangé que des banalités- il ne voulait pas être vu d’un mauvais œil par Sirius. Le reste du petit déjeuner se passa sans encombres. Sirius et Harry parlant de cours et du professeur Snape et Draco restant silencieux dans son coin, refusant de se mêler à ce genre de conversations puériles. Pour ça du moins, Sirius et Potter s’étaient bien trouvés.
Sur le chemin du retour, Harry fut surpris que le chauffeur ne passe pas par la même route que la veille. Il faisait un détour exprès apparemment.
-C’est Draco, expliqua Sirius, il n’aime pas quand on prend toujours le même chemin.
Le serpentard jeta un regard noir à son cousin.
-Et bien quoi, reprit l’aîné des passagers, on perd chaque jour un quart d’heure pour ça. Si Potter revient il faudra bien qu’il le sache.
-Potter ne reviendra pas, siffla Draco.
-Je ne reviendrai plus, annonça sèchement le lycéen en même temps.
Les deux étudiants se jetèrent un regard haineux avant de se renfrogner chacun de leur côté, ce qui amusa grandement Sirius.
Ils avaient beau dire, c’étaient quand même des gamins. Ça lui faisait plaisir de voir Draco ainsi. Le blond était habituellement tellement impassible et dans son monde…le voir interagir avec ce Potter était revigorant. A son contact il avait presque l’air d’un adolescent comme les autres.
A peine arrivés à Poudlard, les deux jeunes hommes se séparèrent, allant chacun dans une direction opposée. Sirius après un instant d’hésitation, décida d’aller en salle des professeurs. Qui sait, peut être qu’il y verrait Remus. Il avait passé une soirée peu commune en sa compagnie. Et le professeur l’intriguait énormément
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Harry se posa en soufflant à côté de Ron. Il était arrivé juste à temps, Mc Gonnagall lui avait jeté un regard noir mais n’avait fait aucun commentaire car la sonnerie avait retenti au moment où il refermait la porte derrière lui.
Il sentit les yeux bleus de son meilleur ami peser sur lui et ça dura pendant une bonne partie du cours. Il savait qu’il avait promis à Ron de tout lui raconter mais c’était avant l’histoire du baiser. Il ne savait même pas comment se l'expliquer à lui-même alors en parler à son meilleur ami ! Ronald ne comprendrait pas, lui-même ne comprenait pas. Les garçons qui embrassaient d’autres garçons étaient des tapettes. Il n’avait rien contre eux mais il n’en faisait pas parti voilà tout. Il n’était pas maniéré et ne tordait pas du cul quand il marchait. Malfoy non plus cela dit mais le serpentard était à part. Il devait sortir avec des mecs juste pour s’amuser. Bordel, il était sûr que Malfoy sortirait avec un chien si ça pouvait le distraire. Ce mec était un tordu.
« Et en attendant, fit une petite voix froide dans sa tête, le tordu, tu l’as embrassé et tu as tellement aimé ça que tu t’es mis à bander… »
Harry blêmit considérablement. Il n’avait pas bandé. Plutôt crever que d’admettre une chose pareille. Peut-être qu’il devrait tout arrêter avec Malfoy… Les cours et son expérience stupide. Peut-être qu’il ne contrôlait pas tout…qu’il valait mieux quitter l’école avant que quelque chose du même genre que la veille se passe encore…Ne plus voir Malfoy…Arrêter le basket-ball.
A peine cette pensée eut-elle traversé son esprit que Harry la piétina mentalement dans un nouvel accès de rage. Il n’était pas allé si loin pour tout abandonner à cause d’un fils à papa. Ce qu’il s’était passé avec le serpentard, ne se reproduirait plus. Il était plus fort que ce genre de pulsion dégoûtante.
-Harry, chuchota Ron à ses côtés, ça ne va pas ?
Harry se retourna vers son meilleur ami. Ce dernier avait l’air inquiet.
-ça va, répondit-il. Tout va bien.
-Il s’est passé quelque chose avec Malfoy ? demanda Ron une fois sûr que Mc Gonagall regardait ailleurs.
Harry eut un instant envie de tout lui dire mais c’était idiot. Ron ne le jugerait sûrement pas pour un simple baiser mais lui s’en chargeait et il avait décidé que dire à son meilleur ami qu’on avait roulé la pelle du siècle au plus grand connard de l’école, n’était pas une chose à faire.
-Je me suis ennuyé à mourir, chez lui, expliqua Harry, il a une maison immense mais ennuyeuse et ses domestiques n’osent même pas manger en sa compagnie.
-Il a des domestiques ? souffla Ron moitié choqué moitié émerveillé.
-Oui, trois pour lui tout seul. Je me demande s’il sait lacer ses propres chaussures.
-Je croyais que seuls les princes avaient des domestiques… ou Batman à la rigueur, plaisanta Ron.
Harry pensa que Draco était loin de l'image qu'il avait des princes des contes de son enfance ou à la rigueur un prince taré et complètement démoniaque.
-Tu peux rajouter Malfoy à ta liste, dit Harry. Mais crois moi tu n’as rien loupé.
Ron hocha la tête.
-Pourquoi l’as-tu suivi ? demanda-t-il sérieusement.
Harry lui avait promis des explications et il comptait bien en avoir.
-Je lui dois du fric, lâcha son ami.
Le jeune homme brun, avait décidé de dire une partie de la vérité à Ron. Il lui raconta donc le vol des billets, l’intervention de Jedusor et celle de Malfoy. Et il finit en expliquant que depuis Malfoy lui demandait des trucs idiots en échange de son silence. Il ne parla pas du baiser. Pas de la drogue. Et pas de Fleur Delacour. Tout cela était trop malsain à son goût.
-Je pourrais demander à mon père, proposa son ami plus tard alors qu’ils étaient dans le couloir, comme ça tu pourras le rembourser.
-C’est bon, répondit Harry, de toute façon ça ne changera rien et je vais me débrouiller pour le fric.
-Et comment comptes tu faire ? Tu n’as pas le temps de te trouver un job. Il y a les cours, l’entraînement, le peu de temps que tu avais tu dois le passer avec Monsieur-j’ai-des-domestiques-à-foison !
-Qui a des domestiques à foison ? demanda quelqu’un derrière eux.
Lavande et Parvati les avaient suivi et les regardaient en souriant. Harry vit Lavande baisser les yeux quand Ron la regarda. Si cette fille n’était pas mordue de son meilleur ami alors il ne s’appelait plus Harry Potter.
-Draco Malfoy, répondit Ron finalement.
-Et bien, dit Parvati en fixant Harry. Je ne veux pas avoir l’air de jouer aux princesses, mais j’ai aussi des domestiques chez moi. En fait, je ne vois pas pourquoi vous êtes surpris, la plupart des élèves ici, ont une vie de privilégiés.
-De plus, Draco Malfoy est non seulement riche mais il fait partie de la noblesse anglaise, rajouta Lavande. Mais, il est vraiment « étrange ». Mon père m’a dit de l’éviter.
-Enfin pas besoin de nos parents pour se rendre compte que les serpentards ne sont pas nets, reprit la jeune indienne. Je te plains Harry, travailler avec lui ne doit pas être une partie de plaisir.
Les filles se turent et le regardèrent. Harry était un peu surpris qu’elles se mettent soudainement à leur parler. Ils avaient beau être dans la même classe, ils avaient dû échanger une dizaine de phrases en tout depuis cinq ans. Il n’avait jamais été totalement à l’aise avec les filles, sauf Hermione mais son amie était un être à part. Il pensa que Lavande essayait sûrement d’attirer l’attention de Ron sur elle. C’est vrai qu’elle était jolie dans son genre mais cela n’était pas suffisant pour détrôner Hermione, selon lui.
-Tu as raison, Malfoy n’est pas quelqu’un de fréquentable, annonça Harry à Parvati.
La jeune fille jeta un coup d’œil entendu à sa meilleure amie.
-Il parait qu’il a un tatouage de gang, leur apprit Lavande les yeux brillants. J’ai entendu Marcus Flint dire que Malfoy était un sadique qui aimait tuer des animaux. Avec ses amis, il vénèrerait Satan et ils feraient des orgies malsaines. Je n'en n'ai pas confirmation mais ça ne serait pas étonnant, il n'y a qu'à regarder cette serpentarde bizarre qui le suit partout. Elle me fait froid dans le dos. Malfoy ferait même du trafic d'armes et de drogue. Il faut dire que son père a abandonné son éducation depuis longtemps, le pauvre homme lui passe tout, depuis que sa mère est malade…
-Elle est malade, coupa Harry. Qu’est ce qu’elle a ?
-Je ne sais pas trop, répondit Lavande qui semblait ravie qu’on l’écoute. D’après ma mère, ça serait une maladie mentale…(la jeune fille écarquilla soudainement les yeux, comme si elle venait de comprendre un des plus grands secrets de l’univers). C’est peut-être une maladie héréditaire, souffla-t-elle, peut être que c’est pour ça qu’il est bizarre…Mon dieu, le pauvre !
Parvati avait l’air aussi désolée que Lavande et Harry se demanda si c’étaient les mêmes jeunes filles qui un instant plus tôt avaient bombardé Malfoy des milles maux de cette terre. Il ne croyait pas un seul mot de ce qu’avait dit Lavande. Malfoy ne faisait vraisemblablement parti d’aucun gang, il était trop antisocial pour ça. Et il imaginait mal le blond se faire dessiner sur la peau le moindre truc, il considérerait plutôt ça comme un crime envers sa propre personne. Quand à la maladie de sa mère, c’était évidemment, une connerie. Surtout une maladie mentale ! Même si un mystère planait autour de madame Malfoy (ça il était le premier à l’admettre), une maladie mentale héréditaire, c’était aller trop loin dans les spéculations. Il imaginait plutôt que la mère de Malfoy vivait toujours mariée mais avec une vie de débauche, loin de son fils et de son époux. Il émit un sourire cruel, si sa théorie était la bonne, alors Madame Malfoy avait effectivement refilé à son fils un virus : sauf que c’était celui de la décadence.
-Harry, reprit soudainement Parvati, le sortant de ses pensées. Je sais que c’est un peu abrupt comme question et que le bal de noël n’est que dans un mois, mais est-ce que ça te dirait d’y aller avec moi ?
Le basketteur cligna des yeux un peu stupidement. Il ne s'attendait pas à ça en effet.
-Heu…oui, répondit finalement avec hésitation.
-Parfait ! sourit la jeune fille.
Harry se rendit alors compte pour la première fois que lorsqu’elle souriait ainsi elle était vraiment belle, peut être même plus que Cho.
Elle attrapa son amie par le bras, qui fit un sourire timide à Ron et elles s’en allèrent.
-Ben ça alors ! s’exclama Ron. Tu as un rencard vieux !
-On dirait bien, sourit Harry encore sous le coup de la surprise.
Il n’avait jamais pensé avoir un rendez vous avec Patil. Mais ça ne lui déplaisait pas tant que ça. C’était même un bon moyen pour se sortir Cho (et surtout Malfoy, même s’il ne se l’avouerait jamais) de la tête. Et puis il aimait la façon dont cela avait été arrangé. Sans prise de tête. C’était ce genre de relation qu’il lui fallait.
-Elle est cool Parvati, fit Ron comme s’il lisait dans ses pensées. Mais Lavande est bizarre, tu ne trouves pas ?
-Je crois qu’elle est amoureuse de toi, répondit Harry franchement.
-De moi ? s’étonna Ron.
-Bien sûr, pas de la reine mère ! plaisanta Harry.
-Mais je…je suis avec Hermione. Et je ne suis pas t…
Ron s’arrêta subitement de parler mais heureusement son meilleur ami n’avait rien remarqué.
-Bien sûr que tu n’es pas libre ! s’amusa le brun. Mais tu as le droit d’avoir des fans ! Même Hermione est d’accord avec moi, j’en suis persuadé !
Le rouquin acquiesça, songeur. Il allait dire qu’il n’était pas comme Harry. Il avait l’habitude de voir les filles se retourner au passage de son meilleur ami, même si Harry lui ne se doutait de rien ou presque. Harry était vraiment apprécié dans l’école. Il y avait de quoi, il était sympa, incroyablement talentueux et il supposait que les filles devaient le trouver très mignon. (Il fallait dire à leur décharge qu’elles ne l’avaient jamais vu, le matin au réveil, lorsqu’il se dirigeait vers la salle de bain, avec des crottes dans les yeux, en train de bailler à s’en décrocher la mâchoire, tout en se grattant les couilles. Dans le genre sexy, on avait mieux fait.). Même si Harry n’avait pas eu beaucoup de petites copines (il lui avait dit un jour qu’il trouvait ça trop prise de tête et qu’il n’y avait que le basket qui comptait) il avait du succès. Aussi était-il étonné que Lavande puisse l’aimer lui, alors qu’il était dans le sillage du génie du ballon orange. Ron devait admettre que cela flattait son ego. Peut-être qu’il devrait essayer d’être plus gentil avec la jeune fille. Les amoures à sens unique n’étaient jamais évidentes. Le rouquin eut soudain besoin de serrer Hermione dans ses bras. Mais la jeune fille était en cours de politique avancée à cette heure là…
Parfois il avait un peu l’impression qu’elle préférait ses cours à lui.
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Le soir même, Harry était dans la salle des serpentards en train d’étudier. Il avait un examen de chimie dix jours plus tard et Malfoy regardait sa précédente note avec un air passablement énervé.
-Allons Dray, fit Blaise par-dessus leurs épaules, ce n’est pas si catastrophique…
-Je n’ai jamais eu une note pareille, siffla le blond en contemplant le huit sur vingt comme si cette dernière lui avait fait subir le dernier des outrages.
-C’est ma note, rappela Harry inutilement.
Apparemment le blond prenait ce résultat comme un affront personnel. Harry était nettement soulagé que leur cours se passe dans cette ambiance. Malfoy avait l’air d’avoir oublié le baiser. Enfin on ne pouvait pas vraiment savoir avec lui, le matin même, il avait eu l’impression que le blond se souvenait de tout mais à présent il en doutait. Malfoy était comme avant, c'est-à-dire : dédaigneux et irrité. Pas une seule allusion à la soirée, ce qui était inhabituel, en général, le serpentard ne se gênait pas pour appuyer là où ça faisait mal. De plus, il avait quitté ses lunettes noires et la marque qu’avait occasionné son coup de poing ne se voyait presque plus.
Harry se détendit un peu, écoutant Blaise plaisanter et Malfoy se braquer. On aurait dit un vieux couple avec le blond dans le rôle de la mégère et Zabini dans celui du mari taquin.
Il posa son regard sur le reste de la classe. Ils semblaient tous occupés, à présent ils ne faisaient plus attention à lui, pas comme au début où dès qu’il relevait la tête Harry voyait l’un d’eux le dévisager avec méfiance. Même Parkinson avait cessé de lui jeter des regards haineux. Elle se contentait de l’ignorer et cela convenait très bien au lycéen.
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Cette ambiance tranquille entre Malfoy et lui dura jusqu’au jour de son examen. Dix jours pendant lesquels le blond n’avait pas cherché à le voir en dehors des cours pour une de ses stupides expériences. Dix jours pendant lesquels la vigilance de Harry s’était endormie comme un chat s’endormirait au soleil, bienheureux, ne sentant pas la nuit venir…
Mais le soir était cependant tombé et avait pris Harry par surprise…
Il venait de finir l’examen de chimie et était étonné d’avoir trouvé le sujet assez facile. Il supposait que tout cela n’était qu’une vaine espérance et qu’il avait encore dû se planter en beauté.
Parvati s’était accrochée à son bras, dès qu’il avait fait un pas en dehors de la salle de classe et l’avait embrassé. Cela faisait en effet six jours, qu’il sortait avec la jeune fille. Il avait laissé les choses se faire comme pour le rendez vous du bal. Et puis ça semblait logique qu’il sorte avec elle finalement. Elle lui avait demandé avec sa franchise habituelle, sans faire de chichi et il avait accepté. Aussi simple que ça.
Lavande et elle étaient donc venues tout naturellement renforcer le trio qu’il formait avec Ron et Hermione.
Il prit vite part au baiser, poussant même la jeune fille contre le mur pour pouvoir mieux profiter de ses formes appétissantes. Ses mains avaient discrètement -du moins il l'espérait- migrées sur les fesses de Parvati et le baiser s'intensifiait lorsque la voix méprisante de Snape les fit sursauter et se détacher l'un de l'autre.
-Monsieur Potter et mademoiselle Patil, articula-t-il soigneusement, veuillez cesser votre activité buccale immédiatement ! Comme tu peux le constater Draco, certains jeunes mériteraient d’apprendre quelques règles essentielles de bonne tenue…
Harry s’était pétrifié à l’annonce du prénom du serpentard. Il tourna légèrement la tête à droite, le serpentard le toisait avec un dégoût certain.
-Je crains hélas, que pour certains ici, ce ne soit trop tard professeur, répondit le blond de sa voix traînante qui avait le don d'agacer le brun.
Il s’adressait à lui bien évidemment et ses yeux gris avaient repris ce reflet dangereux que Harry avait un peu oublié ces dix derniers jours.
Le regard semblait en effet lui promettre quelque chose de déplaisant. Mais le pire dans tout cela, c’était sûrement la sournoise et pourtant réelle culpabilité que ressentait Harry. Aussi ridicule que cela puisse paraître, il se sentait coupable d’avoir embrassé Parvati devant Malfoy. C’était idiot, bien entendu mais c’était ce qu’il ressentait.
Pour combler cette étrange et désagréable sensation –et surtout incongrue- il attrapa la main de Parvati et la serra, défiant le serpentard silencieusement.
Il ne vit pas sa copine le regarder en fronçant les sourcils mais il la sentit nettement s’appuyer contre lui. Quand il posa les yeux sur elle, elle fixait Malfoy d’un air peu amène.
-Bien Draco, entre veux tu ? s’interposa une nouvelle fois Snape.
Le serpentard acquiesça et Harry le vit disparaître dans la salle de classe.
-Ce mec me fait froid dans le dos, souffla Parvati à son oreille. Viens, on va dans le parc.
Harry la suivit sans discuter, il n'avait pas non plus envie de s'éterniser.
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-Qu'est ce que tu me veux?! attaqua Harry plusieurs heures plus tard.
Malfoy était encore venu à l'entraînement pour lui parler. Le problème c'est que cette fois ci, les pompoms girls s'entraînaient aussi et le brun n'avait pas besoin de se retourner pour savoir que tout le monde dans le gymnase avait les yeux fixés sur eux.
-T'informer que le prochain cours de chimie se déroulera dans la salle 212 du bâtiment E, répondit calmement le serpentard.
-Pourquoi pas à la salle habituelle? demanda Harry soudainement inquiet.
Un changement de salle voulait dire qu'il allait se retrouver tout seul avec Malfoy et cela ne l'enchantait pas.
-A ton avis Potty? répondit le blond presque aimablement ce qui acheva d'inquiéter Harry.
-Je ne veux plus faire tes "expériences", chuchota-t-il mal à l'aise.
Malfoy eut alors un sourire qui lui fit froid dans le dos
-Dois-je te rappeler que tu n'as pas le choix? susurra le blond. Enfin si, tu as le choix, pardonne-moi. Tu peux ne pas venir si tu veux mais si tu n'es pas là à dix-neuf heures cinq au plus tard, je serai malheureusement contraint d'aller voir Jedusor et de lui faire part de deux ou trois trucs te concernant.
Harry le dévisagea un instant. Il n'avait pas peur, il se sentait juste en colère. Il avait envie de frapper la figure parfaite devant lui. Se défouler sur Malfoy une fois pour toutes. Quitte à être viré de l'école autant qu'il s'amuse un peu.
-Je serai à l'heure, répondit-il finalement, maintenant tire-toi d'ici, tu fais tâche et personne n'aime les attardés...
Le serpentard sembla tiquer mais ne rétorqua rien. Harry comprit que ce n'était que partie remise, tout allait se jouer ce soir.
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-Reste avec moi, chuchota Parvati contre ses lèvres.
-Je veux bien, sourit Harry, mais je dois me laver là, je pue...
L'entraînement venait juste de se terminer.
-C'est vrai, admit Parvati, mais je parlais d'après ta douche...Ne vas pas à ton cours de chimie...
Elle plongea ses yeux noirs dans les siens et il se demanda comment il avait fait pour ne pas remarquer avant qu'ils étaient magnifiques.
-ça compte pour la moyenne, rappela Harry. Et crois moi, je préférerais aussi rester avec toi...
-Je n'aime pas ce Malfoy, murmura-t-elle sèchement. Il te regarde étrangement et puis tout en lui est bizarre! Je ne comprends pas qu’un type comme lui puisse dans une école comme Poudlard. Tout ça parce que son père est influent!
-Le tien aussi, ne put s'empêcher de dire Harry. C'est parce que ton père est riche que tu es là.
La jeune fille le fusilla du regard.
-Ne m'insulte pas veux-tu, dit-elle, moi je suis normale! Draco Malfoy c'est dans un asile que devrait être sa place!
-Tu exagères, il fait des trucs incompréhensibles mais c'est quand même un génie.
-Pourquoi prends-tu sa défense? siffla-t-elle. Je croyais que tu le détestais!
-Et toi pourquoi me parles tu de lui de cette façon? Je croyais que c'était un pauvre-petit-blondinet-atteint-d'une-maladie-mentale-héréditaire-et qui-mérite-toute-notre-pitié.
-Ne te moque pas de moi!
Harry souffla, c'était la première fois qu'il voyait Parvati aussi énervée. Il trouvait cette dispute idiote. Et puis elle avait raison, pourquoi prenait-il la défense de l'autre taré? Il n'en savait rien. Mais Malfoy en ce moment lui semblait plus proche de lui que Parvati. Peut-être parce qu'elle avait dit que le serpentard n'avait pas sa place ici...et qu'il avait déjà vu cette accusation dans les yeux de beaucoup de ses camarades mais à son encontre cette fois ci. Oui, ça devait être pour ça qu'il prenait sa défense. Il faisait une sorte de transfert de troisième zone.
-Je ne me moque pas, dit-il d'un ton apaisant, dans le but de calmer le jeu. Je suis juste surpris qu'on se dispute à cause de ce type. Il n'en vaut pas la peine...
-Tu ne comprends pas, répondit Parvati un peu mal à l'aise. Flint nous a dit qu'il était gay...et il pense qu'il en a après toi.
Le basketteur se sentit blêmir.
-Flint est un connard, gronda-t-il et Malfoy n'est pas gay et même s'il l'était, tu penses vraiment qu'il arriverait à quoi que ce soit avec moi ?
-Je...je ne voulais pas t'insulter, murmura la jeune indienne qui venait de se rendre compte qu'elle était allée trop loin.
C'était à cause de Marcus Flint, ce type avait passé l'entraînement à faire des allusions douteuses sur Harry et le serpentard...Pourtant elle le savait mieux que personne, Harry n'était pas gay. C'était un basketteur. Le meilleur de l'école. L'homosexualité c'était bon pour les artistes ou les danseurs...il y en avait à Poudlard bien sûr mais ils restaient dans leur coin, ils étaient même gentils mais on lui avait appris depuis toute petite à éviter ces gens là comme la peste. Ils étaient différents des autres. Son père disait toujours qu’il fallait être malade pour aimer quelqu'un du même sexe. Allah avait fait les hommes pour aller avec des femmes et elle ne comprenait pas qu'on puisse déroger à la nature que le tout puissant avait lui même créée.
Cependant Dieu était une chose, entendre des rumeurs de cette sorte sur son petit copain en était une autre. Elle allait être la risée de l'école si elle laissait Flint continuer ses conneries. La punition Divine n'était rien comparée à une réputation à Poudlard. Elle allait s'occuper de Marcus, elle s'en fit la promesse.
-Je suis crevé, répondit Harry soudain très las, je vais me doucher et aller à mon cours. On se voit demain.
Il se retourna, fit semblant de ne pas voir la main que Parvati tendait dans sa direction et se dirigea vers les vestiaires.
"Malfoy n'est pas gay, avait-il dit, et même s'il l'était, tu penses vraiment qu'il arriverait à quoique ce soit avec moi?"
Il eut un sourire sans joie, voilà qu'il devenait comme la plupart des gens de cette école : un sacré hypocrite.
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Lorsqu'il se rendit à son cours de chimie particulier, un peu plus tard, l'appréhension lui tordait l'estomac. Malfoy avait semblé plein de fiel au gymnase et il lui réservait sûrement une surprise à sa façon. Cependant, il n'était pas en retard. Quoiqu'il en dise, se retrouver à la rue était plus effrayant qu'affronter le serpentard.
Le blond était déjà installé sur une table lorsque Harry entra dans la salle de classe. Il était entrain de classer ses stylos très méthodiquement par taille et par couleur.
-Je suis là, annonça Harry le faisant sursauter.
Le serpentard sembla gêné un instant et il jeta un regard noir à ses stylos avant de les balancer au travers de la salle d'un geste brusque de la main.
-Tu n'étais pas obligé de faire ça, fit remarquer Harry, je sais que tu aimes bien tout trier, ça fait partie des choses qui font dire à tout le monde, que tu es une sorte d'autiste allumé.
-Je t'emmerde Ducon, grogna Malfoy en levant ses yeux sur lui.
Harry remarqua alors immédiatement que le blond avait les pupilles étrangement dilatés. Il avait l'air malade avec ses cernes violettes sous les yeux et sa peau d'une pâleur mortelle et moite de sueur. Ses lèvres, quand à elles manquaient de couleur et semblaient presque aussi pâles que le reste de son visage.
-Tu as encore pris tes merdes, constata Harry sans savoir pourquoi ça le mettait en colère.
Malfoy se mit alors à rire et ce rire le secoua tellement que Harry crut qu'il allait s'effondrer. Il n'avait jamais eu l'air aussi fou qu'à cet instant. Il se tirait les cheveux tout en riant et le gryffondor oublia tous ses griefs contre lui. En cette seconde, le blond lui inspirait une pitié si grande qu'il avança dans sa direction pour essayer de le calmer. Il avait envie de le prendre dans ses bras et de le rassurer. Mais il n'eut pas le temps d'arriver jusqu'à lui, le serpentard se tût brusquement et braqua son regard agité dans le sien.
-Vas t'en murmura-t-il, il n'y a plus cours aujourd'hui!
Harry secoua la tête négativement. Il avait laissé trop de fois Malfoy livré à lui même alors qu'il le savait shooté et cette fois il ne voyait pas comment le blond pourrait s'en sortir tout seul.
-Vas t'en, répéta le serpentard avec un drôle de sourire. Laisse-moi sale petit parasite! Tuescommelesautrestuesunsaleparasiteparasiteparasite! Tupompesdansmoncerveaujedevraistetuer!
Avec ma bouche! Te tuer avec ma bouche!
Le brun recula effrayé. Malfoy avait commencé sa tirade dans un unique souffle et avait hurlé la dernière phrase.
-Jeneveuxpasoublier, reprit-il en se tenant la tête comme si elle était sur le point d'exploser, jeneveuxpasoublier, nonmaman, pas oublier!
Harry se rapprocha doucement. Le serpentard avait l'air d'un gamin effrayé et ça l'effrayait lui aussi. Pourtant il avança et posa une main sur l'épaule tremblante du blond. Il avait peur mais il avait surtout envie que Malfoy redevienne comme avant.
Une main pâle se posa brusquement sur sa propre main, le faisant sursauter mais il ne put pas lâcher sa prise. La main de Malfoy broyait la sienne dans un étau impitoyable.
-Maman? questionna-t-il d'une petite voix.
Harry secoua la tête, incapable de parler. Puis le serpentard souffla trois mots que Harry ne devait plus jamais oublier. Il n'oublierait jamais non plus le regard de pure terreur que le blond lui avait lancé en même temps que cette phrase qui l'obséderait pendant longtemps :
-J'ai peur.
L'instant d'après, le serpentard était tombé. Il avait perdu connaissance.
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Seize sur vingt. Draco regarda encore une fois la feuille que le professeur Snape lui tendait.
-Je ne rends leurs copies que demain, lui dit-il, mais puisque c’est aussi ton élève, j’ai pensé que tu voudrais savoir. Curieusement, il semblerait que Potter soit capable de réfléchir.
-Seize, murmura Draco, il va être content de l’apprendre.
-En effet, fit Snape en lui laissant la copie. Je te permets de la lui donner en avance. Après tout c’est autant ta note que la sienne.
Draco dévisagea son professeur, il l’avait rencontré par hasard dans le couloir qui menait aux salles de chimie et le professeur lui avait montré la note du dernier devoir de Potter. Il trouvait son raisonnement logique dans le fond. C’était aussi un peu sa note.
-C’est la première fois que j’ai une aussi mauvaise note en chimie, observa-t-il à haute voix.
En plus il n’aimait pas les chiffres pairs, Potter n’était même pas capable de le satisfaire sur ce point enfin seize ce n’était pas si mal (mieux que le huit, ça c’était sûr !). Draco avait conscience qu’il ne fallait pas trop en demander au basketteur.
-Tu as eu un zéro une fois, rappela Snape que cette anecdote semblait amuser. Tu n’avais pas voulu marquer un mot sur ta copie.
-Les questions posées étaient un affront à mon niveau.
-Je sais. C’était une subtile manière de ma part pour t’apprendre l’humilité et ce fut un échec.
-Ha ? s’étonna Draco. Il m’aurait fallu un meilleur professeur pour apprendre ce genre de chose. Vous êtes le plus mal placé pour ça.
Cette fois Snape eut un vrai sourire. C’était pour ce genre de raisonnement –plus encore que pour son incroyable aptitude en chimie- que Draco Malfoy était son élève préféré.
- C’est vrai, admit-il. Bien, je dois te laisser à présent, j’ai une réunion.
Draco hocha la tête et ses pensées vagabondèrent jusqu’à Potter. Le serpentard pouvait déjà imaginer ce que le lycéen lui dirait après ça : « Malfoy on dirait que tu n’es pas un si mauvais professeur au final…enfin c’est surtout moi qui suis un élève brillant ! ». Draco se mit à sourire. Potter devait être à son entraînement à l’heure qu’il était. Il décida que ça pourrait être une bonne idée d’aller lui dire tout de suite. C’était bête à dire mais il était fier de lui. Pansy lui avait dit que Potter l'avait trouvé inanimé dans la salle de chimie, dix jours plutôt. Draco ne se souvenait de rien, mais d'après Blaise, il devait s'estimer heureux que le balafré ne l'ait pas amené à l'infirmerie. Pomfresh se serait tout de suite doutée de quelque chose et avoir Pansy sur le dos -et le regard réprobateur des quatre autres posés sur lui- était amplement suffisant. Il avait décidé de ne pas reparler de ça avec Potter et leurs cours avaient repris normalement, dans la salle des serpentards. De toute façon, c'était le trou noir alors ça ne servait à rien d'en parler. Il y était juste allé un peu fort dans son dosage cette fois ci. Juste de quoi lui faire faire un bon somme, rien de bien méchant. Potter n'avait rien dit non plus mais était devenu étrangement patient avec lui: sûrement son syndrome du héros qui le tiraillait depuis qu'il l'avait vu dans les vapes. Quoiqu'il en soit le héros allait être content d'avoir enfin une bonne note même s'il la lui devait.
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Harry avait les écouteurs sur ses oreilles et le dernier album de Placebo passait en boucle sur son mp3. Il adorait courir avec de la musique dans les oreilles. Il était venu au terrain de basket plus tôt que les autres, d’habitude Ron venait en même temps que lui mais cette fois ci Lavande Brown l’avait retenu. Harry lui n’avait pas trop eu envie de rester encore avec Parvati. Depuis leur discussion plutôt houleuse de la fois précédente, il avait pris de la distance. Il fallait dire qu'après la scène de Malfoy, il avait du mal à être avec quelqu'un qui critiquait autant le serpentard. Flint avait lui cessé toute allusion douteuse ce qui était bien, même s'il ignorait pourquoi.
Il en était là dans ses réflexions lorsqu’on l’attrapa par le bras, le coupant dans sa foulée.
Surpris il posa les yeux vers l’origine de l’interruption de sa course. Malfoy se tenait devant lui et dans ses oreilles le chanteur de Placebo chantait « la chanson pour dire au revoir ».
Il ne pensa pas à retirer ses écouteurs et remarqua que Malfoy tenait une feuille sur laquelle s’étalait la note seize sur vingt au stylo rouge. Il mit encore une seconde à comprendre que cette copie était la sienne et que cette note était sa note de chimie.
Il regarda de nouveau Malfoy qui avait un sourcil levé et un sourire amusé. Harry se mit à sourire aussi.
Il venait d’avoir seize !
Ce qui se passa ensuite, il ne le comprit pas. Il fit cela sans réfléchir, transporté par la joie toute idiote d’avoir eu enfin une bonne note en chimie, transporté aussi par le sourire de Malfoy et par la musique dans sa tête.
Il embrassa le serpentard. Pas un simple bisou sur la joue, non, il posa purement et simplement ses lèvres sur les siennes en glissant ses bras autour de sa taille. Comme si c’était la chose la plus naturelle au monde. Il le sentit se tendre et se rendit compte de ce qu’il faisait alors il se recula d’un air horrifié.
-Désolé, murmura-t-il alors.
Malfoy répondit quelque chose qu’il n’entendit pas à cause de la musique mais Harry vit bien que son geste l’avait perturbé. Malfoy n’aimait pas être touché.
-Désolé, répéta-t-il en tendant une main vers la joue pâle.
Il ne savait pas pourquoi il faisait ça. Il n’avait pas eu l’intention de l’embrasser et encore moins de lui faire peur. Malfoy avait toute sa tête ici, pas comme l’autre soir sur le parking et surtout pas comme l'autre soir dans la salle de classe vide. Et Malfoy n’aimait pas être touché.
Pourtant sa main toucha la joue sans que le blond se recule mais les yeux gris se plissèrent dans une mise en garde silencieuse.
Harry oublia la note, oublia Parvati, oublia où il était. Il ne savait pas pourquoi mais il avait envie d’embrasser encore le serpentard. Il le détestait mais il avait envie de ça. Il s’approcha doucement cette fois-ci. Malfoy se crispa encore mais ne s’en alla pas. Le cœur de Harry battait très vite alors que le souffle haché du blond était à présent sur ses lèvres.
-Pourquoi ne recules-tu pas ? demanda Harry.
Malfoy serra les poings et le basketteur put lire sur ses lèvres « va te faire foutre ». Alors il posa doucement sa bouche sur la sienne et avec une lenteur calculée commença à l’embrasser.
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Tout ceci n’était qu’une histoire de pouvoir, de domination. C’était ce que se disait Draco. S’il fuyait il savait qu’il perdrait le combat contre lui-même, contre Potter. Il n’aimait pas que Potter soit si proche, il avait l’impression de suffoquer et pourtant en même temps, il aimait le baiser. Si Potter n’avait pas été en train de l’embrasser jamais Draco n’aurait supporté un tel envahissement de son espace, mais Potter l’embrassait et petit à petit le serpentard ne pensait à rien d’autre qu’à ses lèvres douées.
Dans un soupir, il ouvrit la bouche et toujours aussi doucement, le baiser s’intensifia. Une étrange langueur avait pris place dans chaque parcelle de son corps. Il allait même se laisser aller à fermer les yeux lorsqu’un bruit le fit sursauter.
La seconde d’après il reculait affolé. Devant la porte du gymnase se tenaient des amis de Potter. Le ballon qui l’avait fait sursauter avait roulé presque jusqu’à Potter et lui.
Les trois personnes qui les avaient surpris semblaient pétrifiées mais ce n’était rien face au visage livide de Potter.
Il frémit et décida de fuir. Potter raconterait bien une excuse bidon pour expliquer ce qu’ils venaient de voir. Il attrapa son sac et sortit en bousculant au passage un garçon brun qui le regardait avec dégoût et qui lui bloquait la sortie.
Il s’en fichait de ces types, il était bien trop perturbé par le fait d’avoir permis à Potter de s’approcher autant de lui. Il aurait dû ne pas le supporter normalement.
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Ron Weasley regarda son meilleur ami avec stupeur, à ses côtés Marcus Flint et un de ses amis commencèrent à sortir des sarcasmes en riant méchamment.
Mais ça n’avait rien d’amusant, se faire traiter de tapette ou de suceur de queue n’avait rien de drôle. Mais Ron était trop abasourdit pour prendre la défense de son ami. Ami qui venait d’embrasser un garçon. Harry lui le regardait, l’air perdu. Ron alla ramasser le ballon sans un mot.
-Bien, dit-il froidement, on le commence cet entraînement !
Il jeta le ballon sur Harry qui le reçut dans l’estomac. Les deux autres avaient cessé de rire.
-Oui, répondit Flint, sauf si Potter ici présent préfère d’abord se faire enfiler par l’autre taré et revenir après ?
-Ta gueule, siffla Harry et il commença une série de dribbles comme s’il ne s’était rien passé de spécial.
En réalité il était mort de peur. Flint allait sûrement raconter partout ce qu’il avait vu…et Ron…Ron avait l’air de le détester. Bordel pourquoi avait-il fallu qu’il l’embrasse ? Et pire encore, pourquoi Malfoy lui faisait un tel effet ?
A suivre…
Voilà j’espère que ça vous a plu
La suite arrivera, si tout va bien, plus vite que ce chapitre. (en même temps on ne peut guère faire pire)
Bisous à tous
Artoung. (TeamStephanoise au taquet !)