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au 05 Sep 08 :
936 comptes dont 329 auteurs
pour 1238 fics écrites
contenant 3121 chapitres
qui ont générés 6233 reviews
 
     

     
 
Et Draco perdit Harry
Par Artoung
Harry Potter  -  Romance
1 chapitre - Rating : M (18ans et plus)
    Chapitre 1     52 Reviews    
Le secret de Harry

Titre : Et Draco perdit Harry

Ce titre a été gentiment fourni par Warriormeuh (alias Fanny), pour plus de renseignements, z’avez le doit de lire son OS : Obliviate (Tout est de sa faute).

Paring : HPDM, du coup homophobe s’abstenir

Rating : M, du coup, enfants s’abstenir

Disclamer : Rien à moi tout à JKR.

Note : je sens que ça va être long :p

Alors ceci est la séquelle de Et Harry aima Draco (EHAD ça va plus vite). J’entends déjà (les commentaires : elle en été, moi en hiver…)les cris outragés venant de droite et de gauche et de centre aussi (oui Bayrou lit mes fics –le couquin-:p)

Je sais que la plus part d’entre vous aiment la fin de EHAD telle qu’elle est et c’est vraiment gentil ça^^ mais j’ai promis à Fanny cette suite en échange d’un os (tout est de sa faute) et pour tout avouer je ne pense pas que j’aurais fait une fin aussi « tranchante » si je n’avais pas une idée de suite dans la tête.

Donc…

1)      Ceux et celles qui aiment la fin de EHAD comme elle est et ne veulent pas de suite, ben faut pas vous gêner, vous pouvez quitter cette page (promis je ne vous en voudrais pas) La fin de l’histoire peut parfaitement se terminer par la mort de Harry (donc à la fin de EHAD), donc je m’en voudrais de vous gâcher cette histoire avec une chute moins dramatique.

2)      Ceux et celles qui espéraient, rêvaient, d’un Happy end, ne bougez pas, vous êtes au bon endroit^^

3)      Si jamais cette suite est  nulle, n’oubliez pas que tout est de la faute de Fanny.

4)      Je répète TOUT est de la faute de Fanny !

5)      Du coup cette fic t’est dédié ma belle. Cadox !

6)      Merci à Quiproquo pour sa correction.

7)      Ya pas de 7 :p

 

Résumé de Et Harry aima Draco :

L’histoire se passe en 7ème année, Harry est amoureux de Draco et toute l’école l’apprend ainsi que Voldemort qui se sert de cette information pour faire souffrir Harry en s’acharnant sur l’homme qu’il aime. Draco se retrouve donc mangemort et se fait violer à cause de cet amour à sens unique. Il y a cependant quelque chose qui lui permet de tenir, c’est sa seconde source de magie, qui a la forme d’une panthère. Pourtant l’amour exclusif que Harry lui porte fini par le toucher d’autant plus qu’il sait maintenant que la vraie forme de la panthère c’est celle du gryffondor. Il accepte de sortir avec lui, car selon Dumbledore l’amour est la force du survivant. Il lui offre même un serment : celui de protéger le gryffondor quoi qu’il arrive au péril de sa propre vie.

De son côté, Harry, malgré ses entraînements, sait qu’il ne fait toujours pas le poids face à Voldemort et entends parler d’un homme qui pourrait les aider. Une sorte d’Hermite, un certain O’Donnel…Il va le voir accompagné de Ron et de Snape et là il apprend que l’homme peut lui fournir la magie capable de vaincre Voldemort en échange de 80 années de sa vie. Harry accepte sachant que de ce fait il ne lui reste au mieux qu’une poignée d’année à vivre. Il ordonne à Snape et Ron de ne rien dire. Snape jette un sort d’oubliette à Ron (alors que Ron ne voulait pas). Ainsi, il n’y a plus que lui et Harry au courant de l’histoire.

La bataille finale arrive, Harry gagne, même si beaucoup meurent (Hadès, le cousin de Draco, Voldemort et Dumbledore entre autre).

Harry et Draco plusieurs semaines plus tard décident de vivre ensemble et font l’amour…juste après ça Harry a une attaque…

 

Chapitre 1 : Le secret de Harry

POV de Harry

 Appartement de Draco et Harry, vendredi 16 mars, 00h12

 

J’ai un secret, un terrible secret…qui m’empêche de dormir la nuit.

 

Et pourtant la vie est belle.

 

Ma vie est belle.

 

Je crois que je peux l’affirmer, surtout quand je le vois dormir dans le même lit que moi avec sa main sur mon ventre.

 

Il n’aime pas les câlins la nuit, il a besoin de son espace mais il pose toujours sa main sur mon ventre, sans même s’en rendre compte, je crois.

 

Je dors très peu, je profite de ma vie le plus possible. Perte de temps que de dormir et les cauchemars n’arrangent rien. J’écoute sa respiration si paisible et je le mange des yeux.

 

Je mentirais si je disais que la mort ne me fait pas peur…

 

Parfois je pense à ce qu’il m’attend et je pleure mais devant lui jamais, je lui souris le plus possible.

 

J’ai peur, pas vraiment de mourir mais de ne plus le voir. Je ne sais pas s’il y a une vie après la mort et je préfèrerais qu’il n’y ait rien. Je ne veux pas vivre « ailleurs » sans lui. J’espère qu’il n’y aura rien après la mort, comme ça je n’aurais pas à penser à lui.

 

Son absence serait le pire des enfers mais c’est peut-être ce que j’ai mérité…

 

Je n’ai pas envie de mourir…mais ça va m’arriver très bientôt. Je le sens en moi, je sens que ce n’est qu’une histoire de semaines, de mois peut-être mais pas d’année…non dans un an, je ne serai plus là dans son lit.

 

Sa main ne sera plus sur mon ventre.

 

Ce n’est plus mon prénom qu’il murmurera parfois dans son sommeil…ou peut-être que si…oui, je crois bien que si. Et je ne sais pas si ça doit me faire plaisir ou me rendre triste.

 

Est-ce qu’il aura mal quand je ne serai plus là ?

 

Est-ce qu’il m’en voudra ?

 

Je connais la réponse bien sûr mais je ne veux pas y penser. C’est déjà assez dur comme ça.

 

Mon pauvre cœur qui est si plein de lui, a la cadence et les faiblesses d’un cœur centenaire. Paraît qu’on ne peut pas vivre sans son cœur et que quand il lâche, on le suit bien sagement et on fait le grand saut avec lui…

 

Le mien a déjà eu quelque fois des ratés. On appelle ça des attaques cardiaques. Ça fait mal, ça tire dans la poitrine et on croit qu’on va mourir. La première fois, ça m’est arrivé après avoir couché avec Draco, il y a près de trois ans de ça. Il a eu le bon réflexe de me faire transplaner à Sainte Mangouste.

 

Après avoir fait repartir mon cœur, j’ai eu droit à une série d’examen. Personne n’a su ce que j’avais. Moi, je le sais. Je n’ai rien dit. A quoi bon leur dire que mon cœur est si vieux que quelque fois il a du mal à se rappeler qu’il n’a pas le droit de faire une petite pause ? Marche ou crève, comme dirait l’autre. Mon cœur est un petit soldat qui n’a plus envie de marcher au pas.

 

J’ai dit à Draco que tout allait bien, un mensonge de plus…

 

Je mens, je mens, je mens.

 

C’est devenu une seconde nature chez moi…C’est épuisant. Parfois, j’aimerais me blottir dans ses bras et lui avouer ce que j’ai fait.

 

-Tu vois amour, j’ai donné 80 années de ma vie, sans même faire de papier cadeau, à un autre homme que toi…Ne m’en veux pas mon bel amant et serre-moi fort car j’ai peur que demain n’arrive plus…Ne m’en veux pas…

 

Mais je sais déjà qu’il m’en voudra. Je le connais bien maintenant.

 

Je prends des médicaments pour le cœur, en secret, tentative illusoire de me persuader que j’ai un peu d’emprise sur mon destin. Je sais pourtant que quand mon heure viendra, il n’y aura plus rien à faire. On pourra m’emmener en urgence dans les meilleurs hôpitaux, ou même, me filer un cœur neuf, ça ne marchera pas. C’est ça le pacte, c’est ça la magie…la médecine n’a pas encore le pouvoir de faire face à ce genre de chose.

 

Je n’ai pas envie de mourir et quand je le vois comme ça, si paisible, j’ai juste envie de crier.

 

Je sens les larmes venir alors que mes yeux s’attardent sur son épaule pâle. Je la touche du bout des doigts en tremblant un peu.

 

Combien de fois aurais-je encore le droit de la toucher avant de partir ?

 

Combien de nuits vais-je pouvoir encore le contempler ?

 

Combien de jours à ses côtés avant de l’abandonner ?

 

Si peu de temps…

 

Il me reste si peu de temps…

 

-Harry, tu ne dors pas ? grogne la voix ensommeillée de Draco et je n’ai pas le courage d’enlever mes doigts sur son épaule.

 

-Désolé, je t’ai réveillé…je murmure en tentant de capter son regard mais il est encore trop endormi pour ouvrir les yeux.

 

-Ce n’est pas grave…mais tu devrais dormir un peu…

 

-Oui, ne t’en fais pas. Dors.

 

Je pose un baiser sur son front et il ne dit plus rien, souriant juste un peu. Sa main sur mon ventre me caresse doucement comme pour me dire que tout va bien se passer et il se rendort.

 

Ne t’en fais pas…

 

Mensonge…Mensonge…

 

Je suis un maître en la matière et je sais bien que je n’ai pas le droit de lui faire ça. Il mérite de savoir. Il mérite d’être préparé à ce qu’il m’attend.

 

Je suis si lâche. Un menteur et un lâche. Jamais je n’oserai lui avouer la vérité. Je me dis que c’est la meilleure solution, je m’en rends compte quand je le vois comme ça.

 

Pardonne-moi mon amour…j’ai un secret…un terrible secret.

 

O°O°O°O°O°O°O

 

Même endroit, même jour, 8h35

 

-Bonjour, marmonne la voix de Draco dans mon dos, ça fait longtemps que tu es levé ?

 

-Non, pas trop, juste le temps de préparer le café.

 

Il se penche vers moi et m’embrasse doucement, un peu machinalement mais moi je savoure la texture de ses lèvres. C’est peut-être la dernière fois que je peux les goûter alors je ferme un peu les yeux. Je vis tout comme si j’allais mourir demain, c’est comme ça depuis la fin de la guerre. Etrangement, ça rend les choses plus intenses. C’est le seul point positif à ma situation.

 

-Tu vas voir Ron aujourd’hui ?demande-t-il en se servant un café.

 

-Oui.

 

-Je rentrerais peut-être un peu plus tard, mais pas de beaucoup, un professeur veut me parler…

 

Je croise son regard et il baisse les yeux précipitamment, se mettant à beurrer sa tartine pour faire diversion. Je suis devenu tellement doué en mensonge que je sais quand il me ment. Lui, l’ancien pro du double jeu. Et là, il me ment. Mon cœur se serre douloureusement et les aiguillons de la jalousie s’enfoncent sans pitié dans ma chair.

 

Ça fait quelques semaines qu’il est bizarre, qu’il me cache quelque chose. Je crois qu’il a un amant et ça me tue à petit feu, encore plus que cette histoire d’aspiration de vie

 

-Pas de problème, je réponds, me demandant encore une fois à quoi ressemble l’autre.

 

Peut-être qu’il me ressemble un peu ? Ou peut-être est-ce mon opposé ?

 

Draco m’aime, j’en suis presque sûr. Ce n’est pas le genre de type qui vit avec un autre juste pour se donner bonne conscience. Il partirait s’il ne m’aimait pas.

 

Mais depuis ma première attaque, notre vie sexuelle est emplie de douceur et de tendresse. Il refuse que je devienne passionné. Il a peur que je lui claque entre les doigts. Je ne dois pas être si bon menteur que ça, si ça le panique au point de contrôler ses pulsions. Quelque part, il doit sentir que quelque chose ne va pas.

 

J’aime bien faire l’amour tout doucement, mais j’aime aussi quand ça sue, quand ça se déchaîne et je connais assez Draco pour savoir que ça lui manque aussi.

 

Parfois j’essaie de lui faire comprendre que j’ai besoin de plus, mais il calme le jeu. On ne le fait pas vraiment souvent non plus. Une fois par semaine et cette cadence aura ma peau. J’ai tellement envie de lui.

 

L’acte sexuel est devenu un slow langoureux, toujours le même, comme une vague tranquille qui va et vient. Je voudrais du rock’n roll où on se déchaîne sans peur, du zouk où on se frotte comme des sauvages, de la techno où on perd pied. Les slows c’est bien pendant la dernière demi-heure de la fête…pas pendant trois ans. Je veux une musique sortie des enfers dont les blaffs vibrent au même rythme que mon cœur et font trembler le lit. Je veux que Draco se transforme en démon de la luxure et qu’il vienne fort et vite entre mes cuisses. Je veux le prendre dans la sueur et les cris, et lui faire perdre la tête.

 

Je suis rarement au-dessus et quand j’ose en faire la demande, il essaie de ne pas montrer son inquiétude et s’arrange pour me chevaucher pour que j’aie le moins d’efforts à faire. Il monte et descend sur moi doucement, une main posée sur mon cœur comme pour surveiller s’il bat bien régulièrement, s’il ne va pas partir juste là, alors qu’il bouge sur moi…

 

Et lorsque je jouis enfin, il est encore inquiet même s’il essaie de ne pas le montrer et j’ai l’étrange impression qu’il s’en veut d’avoir succomber à l’appel de la chair. Et ce n’est que quand je fais semblant de dormir qu’il respire plus facilement.

 

Je ne peux pas lui en vouloir, je réagirais comme lui si je m’apercevais que dès qu’il fait un trop grand effort il semble sur le point de clamser. Mais parfois j’ai presque envie d’en finir avec une bonne baise brutale et de mourir en jouissant. Mais ça ne se fait vraiment pas de mourir de cette façon, Draco risque de ne pas apprécier. Pourtant mourir dans ses bras me semble la plus belle des morts.

 

Alors, il a peut-être un amant avec qui il peut de déchaîner, avec qui il y va dur et fort, jusqu’à briser son corps...Oui, il a un amant, je l’imagine brun avec des yeux marrons et rieurs, il doit sûrement vouloir le cœur de Draco et peut-être qu’il y parviendra et moi je ne peux rien faire. Je le regarde juste s’emmêler les pinceaux sans rien dire, la rage au ventre pourtant mais ne me sentant pas le droit de lui en vouloir.

 

Quand il part enfin pour son école, je me sens si vide que j’ai envie de vomir.

 

Et ce soir, il va rejoindre son amant.

 

Je crois qu’aujourd’hui va être un de ces jours où je souhaiterais mourir.

 

O°O°O°O°O

 

Même jour, chemin de Traverse, « Au p’tit bonheur », 15h53

 

-Mais qu’est-ce qu’il fait ? grogne Hermione en regardant sa montre. Je dois repartir travailler, moi !

 

-Il a dû avoir un cours en plus et il n’aura pas pu te prévenir, je suggère.

 

Cela va faire plus d’une heure que nous attendons Ron à la terrasse d’un café. Hermione est la stagiaire d’un juge pour enfant et Ron est en dernière année à l’académie des Aurors. Normalement il avait deux heures de libres et on avait rendez-vous ici, mais il n’est pas là.

 

-Ou alors il aura oublié, siffla Hermione. Il a la tête ailleurs en ce moment. Et puis, il y a cette greluche dans sa promotion qui lui fait les yeux doux. Je suis sûre qu’elle a dû se l’accaparer !

 

-La jalousie est un vilain défaut, Mione.

 

Mon amie me regarde avec scepticisme et tend un doigt parfaitement manucuré dans ma direction.

 

-Toi ! fait-elle. Tu es au courant de quelque chose !

 

-Non, bien sûr que non ! Comment peux-tu sérieusement penser qu’il te trompe ?

 

Hermione a un instant l’air gêné mais elle se reprend vite et pousse un petit soupir de fatigue.

 

-C’est qu’avec nos activités respectives, on ne se voit plus trop. Je me lève tôt et lui il finit parfois très tard et le midi on n’a pas le temps de rentrer. Du coup, ça m’énerve qu’il ne soit pas venu.

 

-Ça ira mieux quand il aura son diplôme…

 

-Espèrons-le. Bon Harry, je suis désolée, je vais devoir y aller. Mon patron va me faire assister à un procès d’ici vingt minutes.

 

-Pas de problème, je vais encore attendre une demi-heure et je vais rentrer. C’est ça qui est bien quand on n’a rien à faire de la journée, on peut glandouiller…

 

Hermione me fait un grand sourire et m’embrasse sur la joue.

 

-Glandouille bien, mon grand, lance-t-elle avant de se diriger vers la rue piétonne.

 

Son téléphone sonne et elle décroche tout en marchant et je retourne à mon café. Je vais peut-être aller au cinéma cet après-midi…

 

-Harry !

 

Je lève la tête pour voir Hermione revenir vers moi en trombe, la figure toute pâle et serrant son téléphone portable dans sa main à s’en faire blanchir les jointures.

 

-Qu’est-ce qu’il se passe ? je demande, affolé de la voir si effrayée.

 

-C’est l’hôpital, s’exclame-t-elle en me montrant son portable, Ron a eu un accident. Mon Dieu, Harry ! Ron !

 

J’attrape mon amie par les épaules alors qu’elle commence à sangloter et les passants nous jettent de drôles de regard.

 

-Calme-toi. Et répète-moi ce qu’on t’a dit exactement.

 

-Je… Il s’est fait renversé par une voiture, c’est tout ce que je sais…C’est un hôpital moldu qui m’a appelée, il y avait mon nom sur son répertoire téléphonique…Mon Dieu, Harry et s’il était…

 

-Ne pense pas à ça. On va aller à l’hôpital. Calme-toi Hermione, je suis sûr que tout va bien.

 

Hermione se met à pleurer franchement et je lui répète encore que tout va bien. Je n’ai pas vraiment le droit d’être angoissé aussi, même si c’est le cas. Pour l’instant, il faut aller à l’hôpital.

 

Sur le chemin, j’arrive à obtenir d’Hermione le nom de l’établissement et je nous y fais transplaner. Elle se calme un peu une fois devant la bâtisse et m’adresse un regard navré.

 

-Désolée, je suis complètement hystérique. Je vais me reprendre. Je suis sûre qu’il va bien, c’est juste la fatigue. Oui, Ron va bien…Il va bien.

 

-C’est sûr.

 

Alors qu’on essaie mutuellement de se convaincre de ça, on arrive devant les urgences. Hermione tremble un peu quand je demande à l’accueil si on sait où se trouve un dénommé Ronald Weasley.

 

-Oui, il est en salle d’observation. Une infirmière va vous y emmener. Ne vous en faites pas, il va bien.

 

Hermione pousse un petit cri de joie et moi je ne peux m’empêcher de sourire.

 

-Tu vois Mione, je te l’avais dit.

 

-Oui, mais il m’a fichu une trouille bleue ! Il va m’entendre !

 

L’infirmière qui nous accompagne, nous explique que la voiture ne roulait vraiment pas vite mais qu’elle n’a pas vu Ron. Selon le conducteur, il serait apparu devant  lui, d’un seul coup.

 

Je vois Hermione lever les yeux au ciel et je peux presque l’entendre maudire son petit ami inconscient qui transplane n’importe où.

 

Ron a la jambe cassée et une commotion cérébrale qui lui vaudra des maux de tête pendant quelques jours.

 

Quand on arrive, Ron est en pleine discussion avec un médecin qui lui explique, d’un air halluciné, qu’on ne doit pas appuyer sur le bouton d’appel aux infirmières dans le seul but de les chronométrer pour savoir en combien de temps elles arrivent.

 

-Mais la seconde fois, elle a été nettement plus rapide que la première !

 

-C’est parce qu’elle était énervée contre vous.

 

-Ah…donc l’état d’énervement a une incidence sur la rapidité dans cet hôpital. Intéressant.

 

-Heu…

 

-Ronald ! fait Hermione qui a l’air partagé entre la colère et le soulagement.

 

-Mon amour! s’exclame Ron, joyeusement. Sors-moi de là, une infirmière a voulu me frapper ! Arrg, tu l’as emmenée avec toi !

 

L’infirmière qui nous accompagnait pousse un soupir résigné.

 

 -Arrête d’embêter cette pauvre femme, lui dis-je avant de m’assoire sur son lit. N’oublie pas qu’elle tient ta vie entre ses mains durant ton séjour ici.

 

-C’est bien ce qui m’effraie, mon pote. Désolé pour le café, j’ai fait la rencontre étonnante avec une voiture, une Mercedes, fort sympathique à première vue mais elle s’est vite rendue compte que je ne tenais pas le coup. Dommage…

 

Mon meilleur ami regarde Hermione qui est en train de parler au médecin tandis que l’infirmière s’en va.

 

-Pas grave, ravi de voir que tu vas à peu près bien. Mione a eu une trouille bleue.

 

-Je vais remplir tes papiers de sortie, dit Hermione à ce moment-là, en partant avec le médecin. Soyez sages.

 

-Oui mon cœur, tu me connais ! sourit Ron innocemment.

 

-On est toujours sage ! je réponds mais elle semble clairement sceptique.

 

-Oui je me doute qu’elle a eu peur, murmure Ron, une fois que nous sommes seuls. Elle est plus fragile qu’elle en a l’air. Quoiqu’il en soit j’ai hâte d’aller à Sainte Mangouste pour qu’ils me guérissent. Ce plâtre m’énerve déjà ! Tu te rends compte que les moldus doivent garder ça plus d’un mois !

 

-Je sais, j’ai toujours dit que la magie était pratique. Enfin si on enlève les seigneurs ténébreux et les profs de potion graisseux, bien entendu !

 

-Hé hé, c’est comme tout, faut bien quelques inconvénients pour nous faire apprécier ce qu’on a.

 

Ron reste un instant silencieux avant de me faire un clin d’œil et d’appuyer sur le bouton d’urgence.

 

On regarde nos montres tous les deux, avec un grand sourire.

 

-Faut qu’elle batte 1 minute 18 secondes, m’informe Ron. 

 

-Elle peut le faire.

 

-J’en suis sûr.

 

O°O°O°O°O°O°O°O

 

J’ai passé l’après-midi avec Ron, du coup, tranquillement chez lui.  Son école lui a dit de se reposer. On a papoté à un point que Lavande et Pavarti nous envieraient. Faut dire que ça faisait un moment qu’on n’avait pas eu autant de temps pour parler, juste nous deux.

 

Faut dire que ça fait du bien.

 

Même si, à lui aussi, je dois mentir. Mais c’était son choix…il a eu raison de vouloir oublier…

 

Draco est rentré tard, comme il l’avait dit. Je ne l’ai pas attendu pour manger mais il n’a rien dit. Il est trop gentil pour être honnête…

 

Je me demande comment c’était avec son amant…

 

Il a l’air fatigué.

 

-J’ai envie de faire l’amour…

 

Il écarquille les yeux, avale presque sa bouchée de pain de travers puis il pâlit.

 

-Mais nous ne sommes pas samedi !

 

-Et alors ?

 

-Mais d’habitude…

 

-On peut faire ça plusieurs fois par semaine, tu sais.

 

-Je…ce soir, je n’ai pas envie.

 

Et pourquoi ça? Parce que tes couilles sont déjà vides ?

 

La jalousie me rend agressif malgré toutes mes bonnes résolutions. Je sais qu’il a juste peur que j’aille mal…Mais je vais déjà mal…Je veux juste qu’il m’aime comme il aime ce type…juste une fois…

 

-Tu n’as pas envie, je réponds amer, ça a au moins le mérite d’être clair.

 

-Non, ce n’est pas toi, se hâte-t-il de répondre, c’est juste que je suis fatigué.

 

-Ok, ce soir je dors sur le canapé.

 

Il soupire devant mon air buté. Mais je l’emmerde, moi ! Je ne veux pas de sa tendresse ! Pas ce soir. Et enfin, enfin, je vois son masque de tout-va-bien se fissurer petit à petit.

 

-Très bien, Potter, dit-il froidement, boude si tu veux…Je n’ai pas envie de me disputer avec toi…

 

Ouais, ça aussi il évite depuis les attaques, faut pas m’énerver, pas m’exciter, alors il est cool, il passe mes caprices et je n’aime pas cela. Avant…avant, c’était mieux…

 

-Pas envie de te disputer…Pas envie de baiser…Pas envie de moi tout court !

 

-Mais qu’est-ce qu’il t’arrive ce soir ? On peut savoir pourquoi tu t’énerves ?

 

Parce que tu me trompes et que je n’ai même pas le droit de t’en vouloir.

 

Parce que je ne peux même pas me battre pour toi.

 

Parce que j’ai perdu…

 

Parce que petit à petit, je suis en train de te perdre…

 

-Laisse tomber, je grogne. Je vais me coucher.

 

Il ne répond rien et je me prends une couverture pour m’installer dans le salon. Moins d’une heure plus tard, je l’entends sortir de la douche…et il va se coucher.

 

Loin de moi…

 

Je me sens stupide et je reste là, les yeux grands ouverts sur ce canapé inconfortable. Je n’ai pas envie de perdre cette nuit. Et si c’était la dernière ?

 

Ce n’est que deux heures plus tard que je me décide, la peur au ventre. Je me dirige vers la chambre et ouvre la porte doucement. Il dort. Je m’approche du lit, me glisse le plus discrètement possible de mon côté du lit pour ne pas le réveiller.

 

Je n’ai pas le temps de me retourner pour le contempler que je sens des bras me serrer fort.

 

Je respire un peu plus vite, alors il ne dormait pas… Il colle son corps au mien, ce qui est assez inhabituel, d’habitude il garde ses distances.

 

-Je suis content que tu sois revenu, murmure-t-il à mon oreille, me faisant frissonner.

 

-Je suis désolé pour tout à l’heure, je…

 

-Chut…Oublie ça…

 

Il faufile sa main sous mon haut de pyjama et je tremble un peu. Ses doigts glissent plus bas et je gigote pour me retourner vers lui mais il m’en empêche.

 

-Ne bouge pas, susurre-t-il, et laisse-moi faire…

 

 

O°O°O°O°O°O

 

Une semaine plus tard…

 

Je finis mon tour de terrain, assez essoufflé. Je fais doucement mais j’essaie de faire du sport régulièrement. Draco n’est pas au courant bien entendu. Il serait capable de m’en empêcher. Alors pendant qu’il suit ses cours et qu’il fait beau, je vais courir au parc. Je crois que ce qui me manque le plus c’est le quidditch. Il n’y a rien de mieux que de voler…enfin presque rien.

 

Je rentre à l’appartement en marchant tranquillement, me demandant déjà ce que je vais cuisiner. Draco va sûrement rentrer tard encore aujourd’hui…

 

La porte est ouverte et j’étais pourtant sûr de l’avoir fermée. J’attrape ma baguette essayant de respirer le plus silencieusement possible et j’entre doucement dans l’appartement.

 

-Harry, c’est toi ? demande Draco en déboulant comme un fou devant moi, me faisant sursauter.

 

-Oh, génial, tu es rentré plus tôt ! je m’exclame avec un sourire ravi.

 

Il fronce les sourcils tout en me détaillant des pieds à la tête.

 

-Tu es allé courir, accuse-t-il.

 

-C’est interdit ?

 

-Tu es inconscient ou quoi ! s’énerve-t-il subitement. Tu sais bien que tu ne supportes plus les efforts physiques !

 

-C’est toi qui a décidé ça tout seul, Draco ! je m’énerve à mon tour. Je vais très bien.

 

Ses yeux gris lancent des éclairs alors que je viens encore de mentir.

 

-Tu as failli me claquer entre les doigts une fois ! Désolé si je ne peux pas oublier ça si facilement.

 

-Je vais prendre une douche, je marmonne en passant devant lui.

 

Je l’entends soupirer et je sais qu’il doit passer une main agacée dans ses cheveux. Pourquoi faut-il toujours qu’il ressasse ça ?! Moi je veux juste profiter du temps qu’il me reste.

 

Enervé plus contre moi-même et le destin que contre lui, je prends une douche rapide, me demandant comment serait ma vie sans cette malédiction. J’aurais des tonnes de projet, j’en suis sûr…peut-être même que j’aurais demandé Draco en mariage. Oh oui, je l’aurais épousé et j’aurais fondé une famille avec lui. J’aurais un boulot qui me plaît. Peut-être même que j’aurais pu jouer au quididtch au niveau pro. Et j’aurais emmené Draco en tour du monde. Et le sexe avec lui serait sauvage…Il n’aurait aucun amant…

 

Je pose mon front sur le carrelage froid du mur alors que l’eau coule sur moi lavant mes rêves et ne me laissant que la triste réalité.

 

Lorsque je sors, Draco m’attend dans le couloir. Il s’est changé et à l’air très élégant. La jalousie et la douleur se partagent la place dans mon cœur. Il va sortir ce soir…

 

-Tu sors ? je demande avec l’espoir insensé qu’il me réponde négativement.

 

-Oui. C’est une soirée que j’attends depuis longtemps.

 

-Ah…

 

Il pourrait paraître un peu moins impatient. Je le trouve presque stressé. Quel est donc l’homme qui fait autant d’effet à Draco Malfoy ? Il doit être exceptionnel ce type ! Finalement, il ne vaut mieux pas que je sache son nom, je serais bien capable de le tuer.

 

-Oui, allez viens, on y va…c’est l’heure…

 

-Comment ça, « on » ?

 

-Tu ne pensais tout de même pas que j’allais sortir sans toi ? demande-t-il en fronçant les sourcils.

 

-Mais où va-t-on ? je questionne, préférant éviter de répondre à ça.

 

Il me fait un clin d’œil.

 

-Surprise…

 

Il attrape ma main et m’emmène dehors.

 

-Mais ça va, ma tenue ?

 

-Tu es parfait.

 

Une calèche somptueuse, tirées par deux chevaux blancs arrive à ce moment-là. Elle est blanche avec des arabesques dorées un peu partout. Le palefrenier –qui est habillé beaucoup plus élégamment que moi- me tire son chapeau.

 

-Draco…c’est pour nous ça ?

 

-Oui, sourit-il très satisfait de lui. Si vous voulez bien vous donner la peine, Monsieur Potter ? susurre-t-il en ouvrant la porte et en me saluant bien bas.

 

Je rougis me demandant soudainement si je n’ai pas oublié un genre d’anniversaire mais rien ne me vient.

 

-Détends-toi, murmure-t-il en prenant place à mes côté sur la banquette moelleuse. Et profite du voyage.

 

C’est alors que je me sens décoller. La calèche s’élève dans les airs et Draco s’amuse de mon air surpris.

 

-Ne t’en fais pas, les moldus ne nous voient pas.

 

-Mais pourquoi tout ça ? J’espère que je n’ai pas oublié une date importante car je n’ai pas de cadeau et…

 

Draco m’empêche de finir ma phrase en posant un doigt sur mes lèvres.

 

-Harry, murmure-t-il, j’avais simplement envie d’une sortie un peu originale…Ne te fais de soucis pour rien. Ce soir, je veux que tu passes une soirée parfaite.

 

Il m’embrasse doucement et la calèche prend soudainement de la vitesse le plaquant contre mon corps.

 

-Ça commence bien, susurre-t-il, sans se dégager. Je sens que je vais aimer ce voyage…

 

-Idiot, je rigole.

 

Je suis bêtement heureux. Quand je pense que je l’imaginais passer sa soirée avec un autre alors qu’il semble avoir organisé toute une soirée pour moi. Je me sens stupide.

 

Une heure plus tard nous atterrissons doucement.

 

-Nous y sommes, sourit Draco en sortant.

 

Je sors à mon tour et je reste bouche bée en voyant le lieu où je me trouve.

 

-On va dîner ici.

 

-Mais…

 

-Mc Gonnagall, m’a donné les clés pour la soirée…Les élèves sont tous en vacances scolaires chez eux exceptionnellement…et les professeurs aussi.

 

-Poudlard…

 

-C’est ici que tout à commencé.

 

-Je...Pourquoi faire tout ça ?

 

-Je pense que c’est évident, murmure-t-il en me regardant dans les yeux.

 

Je baisse les miens, ému malgré moi par cette déclaration à demi-mot.

 

Il m’entraîne dans la cour de Poudlard et j’ai envie de pleurer. Cette école, c’est ma maison. Je connais chaque arbre, chaque banc…et là Draco m’emmène chez moi.

 

Pourtant, il ne m’emmène pas dans la grande salle, à la place il me guide à un endroit que je connais par cœur.

 

-Mais, c’est Harry Potter ! s’écrit la grosse dame sur le tableau de la porte de la salle commune des gryffondors. Quelle joie de vous revoir, cher enfant !

 

-La joie est partagée, je réponds sincèrement.

 

-Et voici, Draco Malfoy…marmonne-t-elle plus sombrement ce qui n’a pas l’air de perturber Draco.

 

-Le gang des légumes ! fait-il à la grosse dame.

 

La porte s’ouvre sur la salle commune.

 

-Tout ce rouge c’est vraiment agressif, marmonne Draco.

 

Une table a été mise pour deux près de la cheminée. Et je me dis que je devrais peut-être arrêter de sourire bêtement.

 

-Merci beaucoup, je souffle, c’est vraiment une surprise magnifique.

 

-Bien, alors à table, Monsieur Potter !

 

Le repas se déroule comme dans un rêve, au menu, j’ai le droit à mes plats préférés. Draco a décidément tout soigné dans les moindres détails. Il me regarde avec sérieux tout en plaisantant et j’ai un peu l’impression qu’il guette le moindre changement chez moi. C’est comme s’il cherchait à être un hôte impeccable et dans le même temps comme s’il m’étudiait. Je remarque aussi que plus le temps passe, plus il semble nerveux. Il a même renversé son verre de vin.

 

-Quelque chose ne va pas ? je demande enfin tout en dégustant mon dessert.

 

-Non, ça va. Ça te dit une promenade dans le parc après manger ?

 

-Oui, pourquoi pas.

 

-Enfin, tu préfères peut-être rester ici, près du feu ?

 

-Toi, tu préfères quoi ?

 

Je le regarde rougir avec étonnement. Mais qu’est-ce qu’il lui arrive ?

 

-Une promenade, répond-t-il dans un murmure.

 

O°O°O°O°O°O

 

La nuit est tombée quand nous nous promenons mais le chemin est éclairé de milliers de lucioles. C’est vraiment féerique et elles forment vraiment un chemin.

 

-Comment est-ce possible ?

 

-C’est un produit spécial qui les attirent. C’est pour ça que ça forme un chemin, elles sont justes posés dessus.

 

-Et c’est toi qui a mis ce produit sur cette pelouse ?

 

-Oui…

 

-Et tu voulais que je loupe cette promenade ?

 

-Non…mais j’appréhende ta réaction…

 

-Pourquoi ? C’est tellement beau…

 

Il ne répond rien et commence à avancer sur le chemin les mains dans les poches. Je le suis rapidement. Un drôle de silence tendu s’installe et je me demande ce que j’ai dit comme connerie. Plus la soirée avance et plus il agit sombrement.

 

-Draco ?

 

-On y est presque, marmonne-t-il.

 

En effet, le chemin s’arrête à un arbre. Il y a un cœur lumineux sur l’arbre. Apparemment, il a aussi mis du produit ici. Je ne le savais pas aussi romantique.

 

-Il y a un trou dans l’arbre, au milieu du cœur, souffle-t-il, et il y a quelque chose dedans.

 

Je fronce les sourcils et glisse ma main dans le trou. Je sens quelque chose et l’attrape. L’objet se met à vibrer et je me rends compte que c’est un vif d’or. Je l’attrape plus fermement et me tourne vers Draco, un peu étonné.

 

Il regarde ailleurs et je me rends compte que ses mains tremblent un peu.

 

-Quelque chose ne va pas, Draco ? je demande en lui prenant la main.

 

A mon grand étonnement, il serre ma main presque désespérément mais ne me regarde toujours pas.

 

-Ça fait des semaines que je prépare cette soirée, commence-t-il, c’est pour ça que j’arrivais souvent en retard, je voulais que tout soit parfait…

 

Sur le coup, je me sens complètement stupide. Alors ça veut dire qu’il n’a pas d’amant…Je crois que je pourrais crier ma joie si Draco ne semblait pas avoir quelque chose d’important à dire. Dans le même temps, je m’en veux énormément d’avoir pensé qu’il voyait quelqu’un. Je suis tellement préoccupé par ma petite personne que je ne vois pas tout ce qu’il fait pour moi.

 

Je ne le mérite vraiment pas.

 

-Je ne suis pas doué pour ce genre de truc, poursuit Draco, mais j’espère que tu sais ce que je ressens pour toi…

 

-Je crois, oui…

 

-J’ai mis du temps à comprendre ce que j’éprouvais et c’était une époque de ma vie plutôt sombre…pourtant tu étais là…tu as toujours été là…et maintenant que nos vies sont enfin calmes…j’ai pensé qu’il était temps qu’on passe à autre chose.

 

-…

 

Je reste sans voix alors qu’une peur étrange s’insinue en moi. Il ne doit pas me demander ça, pas alors que je sais que je vais mourir !

 

-Harry, reprend-t-il, tu verras ton vif d’or peut s’ouvrir, il y a une alliance à l’intérieur. Si tu veux bien m’épouser prend-la…et tu feras de moi l’homme le plus heureux du monde.

 

Cette fois ses yeux gris se posent dans les miens et je me sens anéanti.

Si seulement tout était différent…

 

Oh Draco, pardonne-moi…

 

Je secoue la tête négativement, incapable de parler mais à son regard blessé, je sais qu’il a compris.

 

Et avec ce qui me reste de courage, j’ouvre la main et laisse le vif s’échapper

 

 

 

O°O°O°O°O

Dans son lit, Ron Weasley se réveilla en sursaut, comme toutes les nuits depuis son accident. Il faisait toujours le même horrible cauchemar…Celui où un Harry plus jeune se faisait aspirer sa vie…et lui ne faisait rien pour l’aider. Il restait juste là, figé dans un fauteuil…Il ne faisait rien…

 

A suivre…

 

Hum, oui donc si c’est nul, n’oubliez pas, c’est de la faute de Fanny :p

Si c’est bien aussi cela dit.

A plus pour la suite, pour ceux qui sont partants.

 

Artoung

 
     
     
 
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