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Nacht und Nebel
Par Morphine
Originales  -  Surnaturel/Erotique
3 chapitres - Rating : M (18ans et plus)
    Chapitre 3     Les chapitres     8 Reviews    
2001 to 1938

New York. 11 Septembre 2001.

 

Sortie de Des Visages, Des Figures de Noir Désir et de Love and Theft de Bob Dylan.

 

Nacht les avait tout deux acheté le jour de la sortie.
Dans un Grand magasin du centre de New York.
Et puis les deux tours jumelles de la grosse pomme s’étaient écrasées…
2 973 morts et 24 disparus.

 

*

 

Nebel avait toujours gardé une réserve toute bourgeoise sur ses sentiments pour Nacht, ne disant jamais les choses qu’a demi voix, ou à pleine mains contre la peau délicate de son amant.
Il aimait tout particulièrement la douce peau à l’intérieur de ses cuisses, qu’il épargnait toujours lors de ses punitions. Cet endroit était un endroit de caresses, de douceur, de pardon.


Oh bien sûr, Nacht avait une faculté de guérison hors norme, mais cet endroit était comme sacré pour Nebel.

 

Il ne fallait pas non plus croire que donner des coups à Nacht lui plaisait. Il appréciait cependant ces moments car son compagnon lui était entièrement dévoué. Nebel avait une peur féroce que Nacht ne le quitte. Mais il ne l’avait dis qu’une seule fois, il y avait de là quelques dizaines d’années.
Pour lui montrer son amour, Nebel le punissait lorsqu’il faisait une faute. Et Nacht le comprenait ainsi. Il n’était pas frappé lorsqu’il ne l’avait pas mérité.
Parfois Nebel se mettait en colère par ce que son compagnon commettait sciemment ces fautes. Nacht ne se sentait vivant que sous les coups et le corps de Nebel.

 

Lorsqu’il avait allumé la télévision ce matin là, plus par réflexe que par réelle envie, et qu’il avait vu les deux tours du centre s’effondrer, il resta stupéfié. Debout devant la télévision, n’en croyant pas ses yeux comme plus de la moitié de la planète. Il se détourna un instant pour appeler Nacht et se rappela que celui-ci était au centre ville. Il se mit à trembler.

Nacht et Nebel étaient éternels, mais pas immortels. La maladie ne pouvait pas les tuer, pas plus que la vieillesse, mais les tentatives de meurtres, accident de voiture et autres attentats terroristes pouvaient aisément avoir raison d’eux…

 

Lorsque Nacht était rentré, de la poussière plein les cheveux, l’air hagard, il n’eu pas le temps de réaliser qu’il venait d’être prit d’assaut par les bras de son amant. Nebel semblait avoir décidé que si la destruction ne l’avait pas tué, une étreinte devrait remédier au problème.

Nacht posa ses sacs de course, et rendit à Nebel son étreinte, un peu perdu. Les marques de tendresses telles que celle-ci étaient d’ordinaire précédées d’une punition… Il était extrêmement rare que Nebel se laisse aller à de telles preuves d’affection.

- Joseph…

 

Nacht entrouvrit les lèvres et serra son amant un peu plus fort contre lui. Il l’avait appelé Joseph… Doucement, il prit Nebel dans ses bras et le porta jusqu’au divan. Il l’allongea délicatement, caressant sa peau, ses membres fragiles… Il s’allongea à ses coté et le serra de nouveau contre lui.

- Tout va bien, maître. Je suis là, je ne pars pas.

 

Ils s’étaient endormis enlacés tout les deux sur le canapé.

 

Berlin 24 décembre 1938.

 

Ils venaient de quitter Paris et avaient décidés de passer par leur Allemagne natale avant de quitter l’Europe.

 

Nacht et Nebel avaient trouvé un petit appartement dans la capitale, où passer Noël.
Nacht aurai aimé rester un peu plus, mais les conditions politiques actuelles ne leur permettaient pas ce luxe.

 

Ils fêtaient Noël mais aucun des deux n’était plus réellement croyant. Vincent avait été élevé avec la foi protestante, et Joseph était juif. Avec le temps, ils en étaient venus à oublier ce dieu qui les avait eux même oublié.

Noël n’était qu’une raison de plus de faire quelque chose de particulier, juste tout les deux.

 

Nacht posa doucement sa tête sur les genoux de Nebel qui lui caressa doucement les cheveux. Ses doigts s’égarèrent sur sa nuque et firent frissonner le garçon à terre. Puis, d’un geste ferme, il l’écarta de lui et murmura en le regardant dans les yeux.

- J’ai très envi d’un verre de lait Nacht.

 

Sans un mot ou un geste de plus, le plus grand des deux se leva et partit chercher la demande de son amant. Une fois le verre remplie il le rapporta à Nebel qui le leva pour en boire une gorgée. Sans cesser d’avaler le lait, ses yeux se tournèrent vers Nacht et il cessa toute activité pour attraper la nuque du châtain et le rapprocher de lui. Il posa le bord du verre contre les lèvres du jeune homme à genoux et l’inclina doucement.

- Bois.

 

Ne se faisant pas prier, Nacht but quelques gorgées de lait, ne quittant pas le visage de Nebel du regard. Il eu un sourire timide lorsque l’aristocrate écarta le verre pour essuyer du pouce une goutte de lait qui tentait de fuir au coin de ses lèvres. Un air satisfait se peignit sur ses traits et il se pencha doucement pour poser ses lèvres sur celles de son amant. Sans l’embrasser, il murmura tout contre lui.

- Si tu allais chercher le repas maintenant.

 

Nacht sourit et obéit.

La raison l’avait quitté lorsqu’il avait vu la langue rose de Nacht s’enrouler autours de ses doigts où quelques gouttes de crème s’étaient accrochées. Les yeux de son compagnon dans les siens, il n’avait pas bronché lorsque ses mains avaient dégrafées son pantalon sans sa permission. Il serait puni plus tard. Mais à l’instant, il n’était rien de très grave.


La langue de Joseph sur son sexe le fit sourire au ange. Il en oublia tout le reste.

- Joseph…

 

Supplia t il, ce qui n’était pas dans ses habitudes. L’appelé leva la tête et sourit tendrement.

- Maître ?
- Viens…

Nacht ferma les yeux sous le frisson qui le prit à l’écoute de cette voix qui pouvait se faire si dur et si câline. Cette voix qui gémissait et le suppliait de le prendre. Il parsema son chemin de baiser et lorsqu’il se retrouva face à son éternel amant, entreprit de le satisfaire avec douceur.
Leurs hanches se cognaient avec un bruit sourd et un rythme de plus en plus soutenu. Les gémissements de Vincent envoyaient Nacht plus haut que n’importe quelle drogue aurait pu le faire. Son plaisir était ce qu’il y avait de plus important, il devait donner à son maître tout le plaisir qu’il aurait pu désirer. Ne vivre que pour lui plaire, ne pas cesser s’il n’a pas atteint l’extase.

C’était toujours lorsque Nebel perdait totalement pied que Nebel se laissait aller, un peu. Mais Nebel restait toujours le maître de son corps et de son âme. Il était son unique dieu désormais. Il était celui qui décidait de ces trois petits mots et de leur usage… Viens pour moi

Et Nacht jouissait. Il déversait son foutre brûlant dans le corps de Nebel qui se tendait et gémissait sous lui, pour lui. Il était le réceptacle unique de sa jouissance, ne se déversait qu’en lui, le remplissait de son essence.

 

Et c’est bien comme ça. C’était bon. C’était juste eux, hors du monde. Hors du temps.

 
 
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