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¤ NINE YEARS AND A WHEEL-CHAIR ¤ (Neuf ans et un fauteuil roulant)
Rating : M ! Il faut que je mette un warning à cette fiction car elle est parfois un peu dure. Présence de sexe, parfois de violences, et pour les âmes sensibles n'aimant pas le drame... partez haha. De plus, il s'agit d'un slash, donc une relation homosexuelle entre deux hommes, donc vous êtes prévenus. Je me décharge de toutes responsabilitées. Disclamer & Notes : Les personnages appartiennent à JKR et je n'écris pas dans un but lucratif. Halleluyah ! Halleluyah ! Ce chapitre est enfin là ! Je suis terriblement désolée pour cette longue absence... J'adore cette fic et sachez que je ne l'abandonne pas. J'ai mes idées mais je bloquais pour les exprimer dans ce chapitre et j'ai tout simplement eu ce qu'on apelle « la page blanche ». En espérant que ce long chapitre saura me faire pardonner. Chapitre III : Pardon 25 Décembre 2003. C'était Noël, les cadeaux, les sourires des enfants, la neige... C'était censé être un jour heureux. Harry était heureux, un peu. Assez pour le maintenir en vie, pas assez pour réparer la poupée cassée. Mais on ne pouvait pas attendre d'un paraplégique qu'il éclabousse de bonheur. C'est ce qu'avait dit la psy après tout. Paraplégie. Un mot qui sonnait bien, une jolie façon de dire qu'on est handicapé et qu'on ne pourra plus jamais marcher. A vie ? Personne ne savait, mais les diagnostiques étaient plutôt pessimistes. Peu de médecins avaient espoir qu'Harry retrouve l'usage de ses jambes, même si souvent, le Gryffondor donnait beaucoup d'espoir à son entourage, parvenant à tenir sur ses deux jambes. Elles tremblaient comme une feuille, et il ne pouvait pas faire un pas sans vaciller et s'effondrer lamentablement au sol. Toutefois ce n'était pas une paralysie totale et les gens lui disaient qu'il avait bien de la chance, qu'un jour il arriverait peut-être à remarcher, qui sait... C'était Harry Potter après tout, la légende. Il avait fait un violent vol plané, son corps heurtant le pare-brise, rebondissant sur le toît, le coffre et s'écrasant comme une chiffe molle sur le trottoir, dans un bruit assourdissant. Et pourtant il était encore vivant, comme si une force inhumaine l'habitait, et c'est ce que les gens commençaient à croire, plus encore qu'après la mort de Voldemort. Bientôt on ferait un Saint à son effigie, avait plaisanté Ron. Harry pensait qu'il n'avait peut-être pas tord... Son accident n'était pas passé inapperçu, bien sûr... Toute la planète avait été mise au courant, et depuis cinq mois, il reçevait des centaines de lettres de soutien par jour, ou était constamment traqué par les journalistes pour savoir ce que ça faisait d'être « dans un fauteuil roulant ». C'est très plaisant, et vous ? Riait souvent le brun. Une des autres questions récurrentes concernait son... « assassin ». Malfoy. Que ressentez-vous à son égard ? De la haine ? Que voudriez-vous lui dire ? Pensez-vous que les réactions de la population sorcière, qui prend votre défense, sont justes ? Allez-vous porter plainte ? Malfoy ? Qui était ce type, déjà ? Oh non, Harry n'était pas atteint d'amnésie partielle, il n'avait malheureusement pas oublié la seule personne sur terre qu'il aurait voulu enterrer au plus profond de son âme. Dommage. Pourquoi n'avait-il pas heurté la tête durant l'accident ? Pourquoi n'était-il pas mort, accessoirement ? Dommage, dommage... La vérité, c'est qu'Harry ne savait pas quoi répondre à toutes ces questions sur son « assassin ». Il ne savait pas ce qu'il ressentait envers lui. A vrai dire, il n'avait pas fait le point. Evidemment qu'il avait pensé à lui. Comme une obsession, comme une litanie, à chaque inspiration, à chaque expiration. A ses paroles, à ses yeux brillants de larmes, à sa haine maladroite. A ses coups. A ce fatal coup de pied dans les côtes... Tout le monde s'attendait à ce qu'il le haïsse, à ce qu'il lui crache dessus. Mais Harry n'en avait même pas envie, il ne ressentait plus cette colère sourde qui l'avait tant obsédée à la vue de Malfoy ces dernières années. Il ressentait juste une amère déception... puissante, poignante. Il avait tellement eu mal quand il l'avait entendu parler avec Zabini, quand il avait dit qu'Harry ne serait jamais son ami, qu'il le « baisait bien profond. » Ca avait toujours été ça, entre eux... Alors pourquoi ça faisait si mal ? Dire qu'il avait espéré... Espérer quoi au juste ? Qu'ils soient amis ? Mais de qui se moquait-il ? Malfoy avait juste été le moyen qui justifiait sa fin. Il n'avait été qu'un vulgaire instrument dans la guérison d'Harry. S'il avait serré sa main dans cet hôpital, ce n'était pas par envie de découvrir la véritable personnalité du Serpentard. C'était juste par courtoisie, pour Hermione, et un peu pour lui aussi, pour que le Gryffondor puisse se regarder dans un miroir sans se dire qu'il était salop d'haïr un mec... violé. S'il l'avait porté à Saint Mangouste alors que le blond allait mourir, ce n'était pas par inquiétude, ni parce qu'il tenait à lui. C'était juste parce qu'il était Auror et qu'il détestait ce genre de pratiques : le viol, les Impardonnables... Et puis, il n'était pas un meurtrier ; et même Malfoy méritait de vivre. Alors, quelque part, au fond de lui, il ne détestait pas Malfoy pour l'avoir foutu en fauteuil roulant. Parce qu'il se détestait bien plus lui-même pour cela. 31 Décembre 2003. -Blaise, puisque je te dis que c'est une sale idée, allez, viens..., marmona Draco de façon désespérée. Les deux Serpentards passaient le nouvel an ensemble en France et ils se trouvaient au pied de la Tour Eiffeil, enveloppés de longs manteaux, d'écharpes et de gants. Le grand noir tirait le jeune homme blond à sa suite pour l'inciter à monter plus haut. -Ne me dis pas que t'as le vertige ! -Non mais, rentrons en Australie c'est plus calme, s'il te plait... Blaise sonda son ami quelques instants. Draco était toujours aussi maigre. Cela faisait maintenant deux ans que quelques salaupards d'aurors l'avaient humilié et violé dans son manoir et qu'ils l'avaient laissé mourir de faim et de soif, drogué devant le miroir de Risèd. Son ami aurait pu mourir... et Blaise sentait toujours son coeur se resserer à cette pensée, parce qu'il avait laissé Draco seul après la guerre. Parce que Draco n'avait jamais vraiment eu de véritable ami. Il avait repris un peu de poid mais ses pomettes restaient toujours creuses et ses yeux gris ne pétillaient plus de malice comme lorsqu'ils étaient à Poudlard. La dernière fois qu'il avait vu le regard de Draco briller ; c'était pour y lire une haine démesurée envers Potter, ce fameux soir d'il y a six mois, que Blaise n'oublierait jamais. Ce fameux soir qui avait détruit la vie de Draco. Alerté par les cris, Blaise était sorti encore en chemise de nuit pour trouver le blond effondré sur le trottoir, complètement terrorisé. Et tous ces gens qui le regardaient tout autour, qui criaient « Assassin ! Il l'a poussé ! » et soudain, Potter sur la route et ce fut le plus gros choc de sa vie. Depuis, il n'avait fait que ramasser le blond à la petite cuillière, l'empêchant par deux fois de mettre fin à sa vie. Draco avait touché le fond... Même si ce n'étaient pas de réelles tentatives de suicide, car elles étaient bien trop maladroites pour être réellement voulues, Blaise ne pouvait s'empêcher de penser que c'était un SOS d'une personne vraiment désespérée pour en arriver là... Bien sûr que Draco haïssait Potter, mais jamais il n'aurait voulu faire chose pareille, il n'était pas un meurtrier. Toutefois personne ne le croyait quand il clamait son innocence. Qui croierait un type qui avait voulu suivre Voldemort à seize ans ? Qui avait lâchement fuit la bataille avant la fin avec ses parents ? D'autant plus qu'il y avaient des témoins affirmant l'avoir vu pousser Potter sur la route. Et Merlin savait qu'il ne fallait pas toucher à Harry Potter. Depuis que le monde entier savait que leur héros était en fauteuil roulant, Draco reçevait des menaces de mort tous les jours, des vannes, des méchancetées. C'était un monstre aux yeux des gens. L'étiquette de Mangemort ne lui avait jamais autant coller à la peau. Heureusement, Potter n'avait pas porté plainte contre lui et le blond lui en était éternellement reconnaissant. Il ne voulait pas croupir à Azkaban... De toute façon, les chaînes du regret le condamnaient suffisamment. -Draco, tu vas devenir aragophobe si ça continue, plaisanta Blaise. Je sais que c'est une période difficile pour toi, mais sortir un peu, voir du monde, ça te fera du bien. Et c'est noël. -Noël ? Avant, à noël, je reçevais plein de cadeaux et de la tendresse... aujourd'hui les gens me dévisagent avec mépris, ou avec crainte. Au choix, soupira le blond en s'appuyant contre une rambarde. Il avait l'air épuisé. Moralement et physiquement. Trop vieux. -Mais ici on est en France Draco. Est-ce que tu as vu des gens te reconnaître et te montrer du doigt en murmurant « assassin » ? Ici, tu peux te fondre dans la masse. -Et passer pour un gars bien, hein ? Ouais, je peux... Ces paroles amères furent accompagnées d'un regard triste, deux yeux plus gris que jamais, qui caressaient furtivement la ville de lumière. Des lumières vertes et rouges... -Pourquoi tu ne sautes pas, puisque tu y es ? Le ton glacial de son ami le fit tressaillir et il le regarda un moment sans comprendre. -Vas-y je t'en prie. Là tu es sûr de ne pas te rater ! Et puis ça me fera un beau cadeau de nouvel an ! Ton cadavre dans mes bras. C'est ça que tu veux Draco ? Je commence à en avoir marre que tu te fasses du mal à ce point. On est bien là, non ? J'ai voulu quitter l'australie pour que tu te changes les idées. Tu n'aimes pas la France ou quoi ? Il y a quelque chose qui te rend nostalgique ? Le blond ouvrit la bouche mais ne répliqua pas. Personne ne savait. Ce secret-là, il resterait à jamais dans son coeur. S'il savait combien il détestait ce pays... et ses stations de ski... Et il revit ses parents, sur le télésiège. Leurs rires. Leur bonheur. Il se força à chasser ces images de sa tête, ce n'était pas le bon moment, et il croyait avoir enterrer ça, il avait cru être capable de revenir ici pour faire plaisir à Blaise. Mais visiblement, c'était au dessus de ses forces. -Si ce n'est pas ça, continua son ami, la voix tremblant de colère contenue, dis-moi ce qui ne va pas ! Tu as peut-être des remords, d'accord. T'as été un beau salaud dans ton enfance, et tu as fait une erreur avec Potter. Mais tu ne vas pas te bouffer la vie éternellement avec ça, non ? Il faut savoir se pardonner un jour, parce qu'on fait tous des erreurs et c'est comme ça qu'on avance. Si tu te sens tellement mal, écris-lui. Demande-lui pardon. Un sourire amer flotta sur les lèvres du blond tandis qu'il secouait la tête. -Je ne veux pas d'excuses forcées, et puis de toute façon, je n'en veux pas, de son pardon. Je ne veux pas être pardonné par quelqu'un que je déteste, c'est tout, expliqua t-il en serrant ses mains à la rambarde. Je ne veux pas être pardonné par quelqu'un que j'aime et que je déteste à la fois... Parce que son pardon ne guérira que la partie amoureuse de mon coeur. L'autre ne le haïra qu'un peu plus, parce que ce seront des paroles forcées. Parce qu'il me haït lui aussi. Parce que j'ai fait, aucun mot ne peut le guérir. -Parfois il faut savoir faire profil bas face à sa fierté. Parce que celle-ci peut nous tuer. Et puis tu te souviens, un jour, tu m'as dit, qu'il faut toujours réparer ses dettes, sourit Blaise. Draco quitta les lumières et regarda son ami, surpris. Son coeur se gonfla de bonheur. Oui, il se souvenait de ce jour, le jour où il avait eu pour la première fois un vrai ami, sept ans après la main tendue vers Potter. C'était pendant la bataille de Poudlard. Potter venait de le sauver de la Salle sur Demande, et il pleurait dans le couloir, ils pleurait la mort de Crabbe. Pas qu'il l'ait jamais considéré comme un véritable ami, mais voir quelqu'un mourir sous ses yeux, c'était quelque chose qu'il ne souhaitait à personne. Surtout de cette façon... Même Potter avait trouvé ça tellement horrible qu'il s'était senti obligé de sauver Draco des flammes. Il avait du avoir beaucoup de pitié, à cet instant-là, pensa douloureusement le blond. Potter était reparti, tuer Voldemort sûrement, jouer les héros. Goyle était toujours inconscient. Draco était resté longtemps, misérable, à pleurer dans ce couloir tandis que le château se déchirait, et qu'il entendait les plaintes, les cris. Si loins. Trop loins. Il se sentait partir, doucement, il sentait son sang s'écouler le long de son genou, et la douleur si forte qu'elle l'anhestésiait de toutes perceptions. Un morceau de plafond était tombé sur sa jambe et il se laissait doucement emporter... Il allait mourir. Tous ces gens qui courraient, et aucun d'entre eux qui se souciaent de son corps allongé. C'est chacun pour soi dans une guerre. Et puis, ce n'était sûrement qu'un cadavre de plus. Ca l'aurait été, si Blaise n'était pas passé par là à cet instant. Il détestait Malfoy, parce que ce dernier avait toujours été jaloux de lui. Dans leurs dortoirs, ils se regardaient avec défit, parce que Blaise avait volé la place qu'aurait dû avoir Malfoy auprès de Slughorn. Toutefois ce n'était qu'une vulgaire histoire de jalousie et là, c'était vraiment tout sauf bienvenue. Malfoy était avant tout un garçon de sa maison qui souffrait et Blaise resta auprès de lui pour dégager sa jambe. La souffrance palpable du blond, tant physique que morale, marqua définitivement Blaise ce jour-là. Malfoy s'était mis à délirer. Blaise avait dû le soutenir pour sortir du château parce que le blond boîtait et ne cessait de dire des choses absurdes, complètement déphasé. -Il faisait chaud tout à l'heure dans la salle sur demande, hein ? Y'avait un beau feu d'artifice ! Ah oui, un feu d'artifice, il y en avait bel et bien un. Des dizaines de sorts lui étaient jeter dessus et de sa main libre, il parvenait à peine à les parer. Il dut donner un puissant coup de poing dans la machoîre de Malfoy pour que celui-ci reprenne ses esprits et il le guida jusqu'à la Grande Salle, là où Voldemort et Potter tournaient en rond. -Maman... sanglota Malfoy en s'avançant vers Narcissa mais Blaise le retint de justesse, paniqué. -N'y va pas ! Salazar sait ce que pourrait te faire le Seigneur des Ténèbres s'il te voyait ! Laisse-faire Potter... Le souffle court, Malfoy se figea sur place et frissona. Il regarda la scène, de loin. Les lèvres de Potter murmuraient des choses, des choses incompréhensibles au seigneur des ténèbres et tandis qu'il le fixait, hypnotisé, il se demanda pourquoi il était tant émerveillé par lui. Par ce courage qu'il n 'aurait jamais. Narcissa l'avait vu de loin et elle courrut jusqu'à lui, le serrant dans ses bras au point de lui briser les os. Lucius était là aussi, et ils parlaient de transplaner. Loin. Que tout était fini. Refaire leur vie. Il remercia furtivement Blaise avant de sortir avec ses parents dans la zone de transplanage. -Il faut toujours réparer ses dettes, avait dit Malfoy en signe d'adieu. Je te revaudrai ça, merci ! Et il avait adressé un sourire éclatant à Blaise, un sourire heureux. Potter venait de lancer l'avada kedavra. Et il avait un ami, maintenant. -Mais Potter n'acceptera jamais, soupira Draco. Il y a trop de haine entre nous... Ils étaient à présent arrivés au plus haut étage de la Tour et la vue était tout simplement splendide. Une ribambelle d'enfants moldus bousculèrent les deux amis en poussant des cris surexcités et tout ce bonheur sappa le moral déjà bien bas du blond. Penser à la haine de Potter un jour comme celui-ci, dans un endroit si merveilleux... Ca ne s'arrêterait donc jamais ? -Pour quelqu'un que tu détestes, je trouve que tu en parles avec beaucoup de douceur et de tristesse, lança innocemment Blaise en regardant les enfants courir. Le mot haine est presque comme une caresse dans ta bouche. Et avant que Draco ait pu répliquer, ignorant son regard noir, le black poursuivit : -Le soir de l'accident, tu as vomis Draco, tu as vomis de dégoût. Ton visage était meurti de larmes. Alors ne me dis pas que tu n'éprouves que de la haine pour Potter, sans parler forcément d'amour niais bien sûr, ironisa l'ancien Serpentard. Amour niais... Quand Draco pensait à Potter, il sentait souvent des fourmillements étranges au niveau de sa poitrine. Quand il le croisait des yeux en fauteuil roulant, il avait envie de le prendre dans les bras. Draco se dégoûtait lui-même. Il ne voulait pas comprendre ce qu'était cette chose qui naissait en lui. Il n'y avait toujours eu que de la haine. Il y a six mois, il le détestait tellement... Et en un soir, il avait fallu que tous ses souvenirs reviennent. Que le sortilège d'Oubliettes s'annule. Pourquoi ? Pourquoi bon sang ?! Il aurait tellement préférer ignorer qu'enfant, il avait été amoureux de Harry Potter. Eperdument amoureux. Et savoir ça, ç'avait été comme une claque. Une claque violente. Un haut le coeur. Sur ce trottoir, Draco avait regardé Potter, tétanisé par l'inquiétude et le regret qu'il ressentait envers le Gryffondor. Des sentiments amoureux. Comme si tout son amour de gosse était revenu avec ses souvenirs. Et depuis six mois, c'était un mélange d'amour et de haine qu'il ressentait. Une potion explosive. Une bombe à retardement. Quand éclaterait-elle ? Quand craquerait-il devant Potter ? Et à cet instant-là, lui dirait t-il tout son amour ? Ou au contraire, lui balançerait t-il toute sa haine ? Non, jamais l'amour, jamais. Ce serait la honte absolue. La déchéance. Le rejet. L'humiliation par Potter, sa vengeance... une vengeance cruelle mais que Draco méritait de subir pour être responsable de son handicap. Finalement, c'était presque comme si, du jour au lendemain, Potter tombait amoureux de Voldemort, sans l'avoir voulu. C'était son ennemi, ce serait donc répugnant pour lui. Eh bien, Draco ressentait cela. Le destin, ou il ne savait quelle force plus puissante que lui, l'avait forcé à éprouver quelque chose pour Potter. Seulement quelque chose bien sûr, pas d'amour... Cette idée serait vraiment ridicule d'ailleurs. Le Draco de sept ans l'était lui aussi. Heureusement, il avait mûri maintenant, il ne tomberait plus dans le piège du rêve au prince charmant. -... Tu as raison, Blaise. Et le blond prit une grande inspiration, et avoua qu'en effet, il ressentait quelque chose pour Potter. Il l'invita à s'asseoir à l'intérieur de la Tour, dans un bar, où des dizaines de familles conversaient sur les résolutions du nouvel an. Draco lui n'avait que celui de Potter dans la bouche. Partout sur lui. Il lui raconta ses souvenirs, qu'il l'avait aimé enfant, que ses parents avaient refusé cet amour parce qu'ils étaient une famille de mangemort et que ce serait trahir le seigneur des ténèbres. Il lui raconta ses regrets d'avoir pousser Potter sur la route, sa douleur de le savoir si mal en point, si loin de lui. Puis l'excitation qu'il avait ressentie dans les coups, l'excitation d'une colère malsaine, sourde, qui bouillait en lui, comme si Potter était la cause de tous ses fléauts. Comme si en accusant Potter d'avoir ruiner sa vie ; il dévierait sa douleur et pourrait se reconstruire. Il lui raconta même qu'il en voulait à Potter de ne pas être arrivé plus tôt au manoir, il y a deux ans, de ne pas l'avoir sauver avant que ces aurors ne l'endolorisent et ne le pénètrent indirectement (Draco refusait de parler de viol). Et que durant leur année de pseudo-amitié, il regrettait profondémment de ne pas avoir chercher à connaître le Gryffondor. Il était 23h56 et Draco venait de vider son sac. Il en éprouva un bien inoui. Il n'y avait que Hermione qui savait tout ça. Hermione, sa soeur, son amie, sa confidente, sa sauveuse, sa mère... mais plus jamais sa sang-de-bourbe. Mais Hermione l'avait deviné et le blond ne lui avait jamais parlé clairement de Potter. Perdu, les nerfs à vif et les yeux au bord des larmes, il demanda à Blaise ce qu'il devait faire. Parce que là, il ne savait vraiment plus du tout. -Par Merlin, Draco... tu n'aurais jamais dû garder tout ça pour toi. Tu dois te confier, quand ça ne va pas, ça te fera du bien, déclara Blaise en sirotant son verre de sky. Je n'immaginais pas tout ça... Et tu te drogues toujours aux anxiolitiques ? -Oui... Depuis ma thérapie à Saint Mangouste, j'ai guéri du miroir de Risèd, mais j'avais besoin d'une autre drogue pour oublier... la mort de mes parents... -Tu vas commencer par arrêter d'en prendre, ou du moins diminuer les doses, déclara sèchement le black. Etre dépendant de ces merdes ne t'aidera pas ! Ca te fragilise davantage. Ensuite, pour Potter, tu vas lui demander pardon. Sinon tes remords te ruineront toute ta vie ! Et j'en ai rien à foutre de l'éventuelle réaction de Potter ! N'aie pas peur, c'est un Gryffy, incapable de faire du mal ces bêtes-là. Draco rigola légèrement puis baissa les yeux, une boule dans la gorge. L'idée était tentante mais... -Et comment je fais ça ? grimaça t-il. Je transplane chez les Weasley où il se tappe probablement la Weaslette dans la chambre, et je lance un « Bonne année ! Je voulais te dire pardon, mais maintenant tu peux reprendre ton activité ! Bye bye ! ». -Rah, tu me saoûles Draco, il n'est plus avec Ginny ! Tu ne suis pas l'actualité ? -Rien à foutre de la célébrité de Potter, grogna t-il de mauvaise fois en détournant les yeux. -Quoiqu'il en soit, je pense qu'il ne serait même pas capable de... Enfin, tu vois quoi... pouffa Blaise. Draco fronça les sourcils puis ouvrit de grands yeux. -Non... Tu crois qu'il ne peut plus ... -Bander ? Ben, c'est le cas pour certains paralysés je crois... Blaise et Draco essayèrent de rester sérieux le plus longtemps possible mais ce fut impossible. Ils éclatèrent de rire si bien que le blond tappa la table plusieurs fois, manquant s'écrouler par terre. -Tu t'immagines, la réaction des journaux, si le magnifique-splendide-éblouissant-sauveur-de-l'humanité ne pourrait plus polluer la terre de ses rejetons ? J'immagine le titre des journaux : « Tous les espoirs des fidèles du Saint Potter se voyent anéantis, notre planète ne verra malheureusement pas naître de petits élus que nous chérierons de tout notre coeur. », déclara solanellement Blaise, une main sur le coeur. « C'est la fin du monde ! » Soudain, les gens du bar s'agitèrent et les plus impatients se précipitèrent dehors. Blaise et Draco sortirent, s'apperçevant que le compte à rebours du nouvel an venait de s'enclencher. 30... Les champs élysés éclairés et tout ce bonheur coupa la respiration à Draco. Il se demanda ce que faisait Potter à cet instant-là. -Blaise, comment lui demander pardon ? Tout de suite ? dit-il en lui secouant le bras. 25... Blaise hésita une demi seconde et regarda autour de lui. Trop de moldus. Son regard s'illumina et il extirpa un papier vierge de sa poche et un stylo qu'il donna au blond. 20... -Vite, écris « pardon » et fais-en un origami comme en troisième année. Souffle dessus et fais-le transplaner au Terrier ! Le blond le regarda bouche bée puis plia le papier et essaya d'en faire un petit oiseau potable, avec le peu de temps qu'il avait. Il ne restait plus que dix secondes quand il écrivit « Je suis désolé... Ps : Bonne année ». 4... 3... Il le posa sur sa paume et ferma les yeux, pensant de toutes ses forces au fait que le papier transplane vers Potter. Il souffla dessus au « 1 » et l'oiseau de papier disparut, laissant derrière lui une traînée rouge. 15 Janvier 2004. Dans un parc d'attraction londonien, une jeune femme enceinte au regard pétillant poussait un jeune homme en fauteuil roulant. Il s'agissait d'Hermione Granger et de son célèbre ami de toujours, Harry Potter. Harry portait des lunettes de soleil et une casquette afin de cacher son identité, car dès qu'il se montrait en public (et ces moments étaient rares, en fait) on lui demandait forcément un autographe ou on le montrait du doigt. Avec pitié. Avec compassion. Et le brun n'en pouvait plus. C'était sans parler des journalistes qui espéraient toujours que l'ancien Gryffondor livre ses impressions à propos du mangemort et assasin Draco Malfoy. Le dernier titre en date de la Gazette du Sorcier avait été : « Harry Potter, le Survivant, refuse d'emmener en justice Draco Malfoy, celui qui l'a poussé sur la route en Août dernier. » Harry avait dû usé de son influence et battre des pieds et des mains pour que l'article soit retiré car ce dernier avait provoqué de violentes réactions chez les fans d'Harry Potter. Ils n'étaient pas d'accord avec le fait que les Malfoy passent encore entre les mailles du filet et Harry avait entendu dire que Draco avait été humilié en public durant une de ses rares sorties avec Blaise Zabini. Il ne savait pas ce qu'il s'était passé exactement, mais il paraissait que même en Australie, des sorciers haïssaient l'ancien Serpentard. Alors qu'ils sortaient manger dans un restaurant (Harry s'était immaginé Malfoy et Zabini ensemble allant à un dîner aux chandelles et étrangement, cette idée l'avait dégoûtée ) ; Malfoy aurait subi les insultes de plusieurs sorciers et on lui avait écrasé la tête dans une assiette. Depuis Malfoy avait eu le nez fracturé et ne sortait plus de chez lui. Hermione lui avait confié que Draco (comme elle se plaisait à l'appeler), son tendre ami, ne sortait désormais plus du tout de chez lui. Qu'il était agoraphobe. Mais Hary n'eut aucun mal à comprendre cela. Lui-même éprouvait un malaise à rester dehors, en contact avec la foule, car les gens l'effrayaient. Alors s'il avait été persécuté comme Malfoy (quoique lui l'était aussi, mais d'une autre manière), il aurait sûrement agi pareil. -Harry ? L'interpellé émergea de ses pensées et fixa son amie qui le regardait au dessus de lui, inquiète. -Ca va ? -Oui, ne t'inquiètes pas, lui sourit-il. Mais pourquoi m'as tu emmené ici ? -Regarde, dit-elle en désignant plusieurs enfants qui jouaient sur un manège. C'est pour eux que tu es là. Pour leur venir en aide. -Une association caritative ? Demanda l'ancien auror, qui depuis qu'il était en arrêt maladie faisait beaucoup de visites dans ce genre d'endroits, usant de son image pour faire bouger les choses. En réalité, c'était une des rares raisons qui le poussait à quitter le sombre Square Grimmaud. Hermione secoua la tête, en signe de négation. -Non, Harry, ces enfants ont besoin de ton aide d'une façon différente cette fois. Tu te souviens du projet qui me tenait à coeur ? Je t'en ai parlé au nouvel an quand tu as reçu l'origami de Draco. Harry se souvenait parfaitement de ce moment étrange. Hermione et Ron étaient auprès de lui au Terrier et ils s'amusaient, autour de verres de champagne et de conversations joyeuses, les Weasley ayant le don de lui faire oublier sa paralysie. La jeune femme lui racontait qu'elle avait un projet important, un projet qui révolutionnerait le monde sorcier. Un projet pour appuyer sa thèse de potionniste guérisseuse. Et à ce moment là ; un petit oiseau de papier avait atteri sur ses jambes et il avait senti son coeur s'emballer en lisant ce mot... Juste un mot. Un mot qu'il avait attendu pendant six mois. Pardon. -Eh bien il est temps que je t'en parle concrètement. Hermione prit une grande inspiration puis le laissa quelques minutes, le temps d'acheter des marrons chauds à elle et à Harry ; et s'assit sur un banc à côté de celui-ci. -Alors voilà... En fait, ces enfants sont handicapés. Physiquement et mentalement. Le regard triste du brun se perdit sur un petit garçon qui riait à côté des autres, lui aussi en fauteuil roulant. Ou sur la petite fille de dix ans qui n'arrivait pas à aligner trois mots cohérents et sur l'animatrice qui essayait de la comprendre avec patience. -Ce sont des sorciers, même s'ils ont l'air de moldus. Ils ont tous été soigné à Saint Mangouste après de graves accidents ou à cause de maladies héréditaires ou non. Sauf que, comme tu le sais si bien, notre célèbre hôpital sorcier est le seul d'Angleterre et s'il travaille très bien ; pouvant aceuillir beaucoup de monde, ses salles pouvant s'élargir par magie, il n'a aucune aile de suivi des patients. Les moldus ont beaucoup de service dans ce genre-là. -Des psychologues, des psychiatres et tout ça ? -Oui. Il existe bien des psychomages mais les sorciers vont les voir de leur plein grès. Or chez les moldus ; dès qu'ils arrivent dans un hôpital, il y a un suivi gratuit et une aide psychologique de soutien. En fait, chez les sorciers, les enfants et même les adultes sont livrés au bon vouloir de leur famille. Alors j'ai eu une idée et j'en ai fait part au Ministre de la Magie... Et le fait d'être la femme de son fils m'a assez pistonné je dois dire, fit Hermione avec sourire amusé. Cela dit, je ne doute pas que mon projet aurait été accepté. Je suis si intelligente, blagua la jeune fille. Harry esquissa un sourire et l'invita à poursuivre ses explications qui l'intriguaient assez pour être honnête. -Poudlard étant devenu une ruine depuis la Bataille, je trouvais cela dommage d'abandonner un endroit si puissant magiquement parlant et créée avec tant d'amour autrefois. Je pense que si nous en faisons un hôpital de suivi psychologique, une sorte d'hôpital psychiatrique moldu mais pour sorciers ; la mémoire des fondateurs et de Dumbledore serait perpétrée. Solidarité et aide pour le bien-être d'un plus grand nombre. -Poudlard ? Répéta Harry, abasourdi. Tu veux en faire un asile ? -Pas un asile, soupira la jeune femme. Je suis sûre que tout le monde le verra ainsi. Non, pas un asile. Un lieu où les enfants malades pourront retrouver le bonheur, le sourire. Où ils seront assistés psychologiquement parlant et où ils auront des structures adaptées qui leur permettront une rééducation physique possible. Tu sais, Poudlard est un lieu malléable, mobile, regorgeant de magie. C'est l'endroit idéal. Et il y a un parc immense, un lac magnifique, une Salle sur Demande qui pourrait faire apparaître tout le matériel médical nécéssaire juste en claquant des doigts. Tu t'immagines, on n'aurait même pas besoin de financement ! Il y a même un jardin de botanique avec des plantes magiques aux propriétées thérapeutiques importantes et d'anciennes potions rares qui sont toujours entreposées dans les placards de Snape. Il suffit que le château soit rénové, qu'on y emploie le personnel compétent et Poudlard pourrait redevenir l'espoir pour ces enfants. -Mais... Pourquoi pas le laisser en tant qu'établissement scolaire ? -Harry, tu sais bien que plus personne n'enverrait ses enfants en cours à Poudlard. Il s'y est passé trop de choses et c'est l'école qui a fait naître Voldemort. Non, les gens ont une image trop dégradée de Poudlard et il faut qu'elle soit nouvelle, qu'elle les surprenne. Les travaux ont déjà commencé, la plupart du château n'étant que ruine et poussière. Harry se souvenait parfaitement des murs qui explosaient et des salles en feu pendant la dernière grande bataille où il avait tué Voldemort. Il se souvenait aussi des corps entassés sur le sol, du sang, de la douleur et des larmes. Il ferma les yeux et s'obligea à respirer. Ne plus y penser. Ne plus y penser. Ce fut Hermione qui le ramena sur Terre. - Et toi... hésita t-elle en regardant ailleurs. Toi, tu... Tu aurais un rôle à jouer dans tout ça. Oh, je t'en prie Harry, c'est un service d'amie que je te demande. Je ne t'ai jamais rien demandé pendant toutes ces années où Ron et moi t'avons aider contre Voldemort. Le brun sentit sa gorge se nouer et retint sa respiration. La jeune femme avait raison. Elle ne lui avait jamais rien demandé. Quel était donc ce grand service ? Il craignait le pire, il avait un mauvais pressentiment. -Tu as eu aussi un grave accident, et... tu n'es pas très bien en ce moment... Je veux dire, tu ne te sens pas au mieux de ta forme... Harry ouvrit de grands yeux, comprenant lentement où son amie voulait en venir. -Tu voudrais que j'aille à Poudlard ? Demanda t-il, la gorge sèche. -Oh, Harry... Je ne te considère pas handicapé mentalement, je t'assure. Mais tu as juste besoin d'une aide psychologique, de soutien, pour t'aider à aller mieux. Tu ne te sens pas bien dans ton corps et dans ta tête, je le vois. Et moi et Ron on essaye de t'aider mais on est très occupés et on est pas souvent là pour toi. Et à part nous, tu n'as pas vraiment d'amis, t t'isoles au Square et ça me fait de la peine. J'aimerais tellement que tu sortes, que tu sois épanoui. -Il faut dire que j'ai les capacitées de me sentir bien dans mon corps, railla t-il. -Je suis désolée, murmura t-elle en baissant les yeux. Je m'y prends mal... -Mais non, la rassura t-il en lui ébouriffant les cheveux. Je ne connais pas plus douée que toi dans les relations humaines. Ron aurait été super maladroit à ta place. Continue s'il te plait. Qu'est-ce que ça m'apporterait au juste ? -Eh bien, tu retrouverais ton « chez soi » et tu pourrais y subir une thérapie. Quelqu'un s'occuperait de toi au moins, tu ne serais pas seul. Et puis, on m'a promis de valider mon projet seulement si j'apportais la preuve qu'il était efficace et j'ai besoin de montrer des résultats concrets. Il me faut quelqu'un prêt à tenter l'expérience. -Je ne suis pas malade, souffla Harry, sentant son coeur le picoter. Contrairement à ce que les gens croient. J'essaye de me reconstruire, petit à petit, mais il me faut du temps. -Harry, tu ne seras pas considéré comme un malade, je te le promets, dit-elle en lui prenant la main et en plongeant les yeux dans son regard vert, émue. Je te considère comme un frère, un frère que je veux rendre heureux. Et... il y a une autre personne que j'aimerais rendre heureuse aussi, souffla t-elle en serrant plus fort sa main, stressée comme jamais. Je le considère comme un frère aussi et la vie ne lui a pas fait de cadeaux. Comme toi. Ensemble, je pense que vous pourrez vous reconstruire tous les deux à Poudlard. -Qui est-ce ? Demanda Harry, son mauvais pressentiment se renforçant soudain. -Quelqu'un qui a besoin de toi comme tu as besoin de lui. Quelqu'un qui t'est lié. -Non, murmura le brun en secouant la tête. Non... Il ne voudra jamais... Pas Malfoy merde... Pourquoi tu veux me cloîtrer avec Malfoy ? Il est responsable de mon malheur 'Mione ! -Enfin Harry ! Ouvre les yeux ! S'exclama la future maman en se levant brusquemment, les poings serrées. Tu étais malheureux bien avant que Malfoy ne soit responsable de ton accident. Tu as toujours été malheureux depuis Poudlard même. Même avant que tu ne sauves Malfoy au manoir après la guerre, tu n'allais pas bien. Reconnais-le et arrête de rejeter la faute sur Draco. Il est humain bon sang, il a le droit à l'erreur et il en a fait quand il était gosse. Maintenant, il a changé. Il tente de se faire pardonner. Et toi, tu n'as même pas répondu à son oiseau... - « Il a changé ». N'est-ce pas ce que tu me disais avant que Malfoy ne me pousse sur la route ? Avant qu'il ne déverse son robinet de haine sur moi ? Pourtant à cette époque il me mentait, il était encore un salaud qui profitait de ma pseudo-amitié. Et tu lui faisais confiance. Qu'est-ce qui me prouve que ce n'est pas la même chose maintenant ? Qu'il ne va pas m'enfoncer un couteau dans le dos durant notre séjour à Poudlard ? Hermione soupira et se rassit, suppliant le Dieu de la Patience de lui venir en aide. Elle parla d'une voix adoucie. -Il a failli tuer quelqu'un. Il t'a vu écrasé sur la route. Ca perturberait et changerait n'importe qui. De plus, Draco avait vraiment changé à cette époque là, son attitude dédaigneuse n'était vouée qu'à toi, à cause de votre haine. Il a tiré un trait sur ça, crois-moi. Et quant au fait de savoir si Draco acceptera une cure à Poudlard en vivant seulement avec toi ; eh bien sache qu'il a déjà accepté pour des motivations qui lui sont propres. Tout dépend de toi maintenant... Reste à savoir si tu es prêt à changer ton futur et à bâtir un nouveau futur, avec l'aide de celui qui a en partie démoli ton passé. Plus aucun son ne sortit des lèvres du Survivant, encore trop choqué par cette proposition. Il avala un marron, son regard tombant sur les enfants excités qui jouaient dans le parc d'attraction. Ils avaient des visages heureux malgré leur handicap. Il se demanda quand allait-il retrouver le sourire lui aussi. Il se demanda si Malfoy pouvait le lui rendre et une boule lui serra l'estomac. Quelque part, il avait envie que Draco Malfoy réussisse cet exploit. A suivre... Chapitre enfin bouclé... Pour ceux qui n'auraient pas lu la note en début de chapitre, je m'excuse encore de cette longue absence. Je ne sais pas si ce chapitre vous a plu, je ne le trouve pas terrible, mais bon. J'arrive enfin à placer la base de la fic : c'est-à-dire Harry et Draco seuls ensemble à Poudlard ! Pour le dernier chapitre, j'ai eu une explosion de review qui m'a fait chaud au coeur. Continuez !! Je n'ai pas encore fait les RAR, désolée, mais elles ne tarderont pas. Bisous à tous. |