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Chapitre 10 : Amère victoire Lentement, le cœur de Harry se brise. C’est une dernière douleur, une douleur inattendue, la douleur de trop. Il entend à peine le Maître des Ténèbres qui continue à parler à Draco d’une voix caressante. « AS-TU REMPLI TA MISSION ? --Oui Mylord. « T’AIME-T-IL DE TOUT SON CŒUR ? --Oui Mylord. « ET TOI, L’AIMES-TU ?-- Non Mylord. Qui voudrait d’un minable Balafré comme lui ? » Le ton est hautain, méprisant, le ton de l’ancien Malfoy quand il se moquait de Harry autrefois. Et curieusement, c’est cela qui sort le jeune homme brun du puits sans fond dans lequel il tombe. Quelque chose ne va pas. Il regarde attentivement le jeune homme blond en face de lui. Son sourire est moqueur, les paroles qu’il vient de dire sont blessantes, il a un air triomphant, debout aux côtés du Lord Noir dans toute sa splendeur. Mais une toute petite chose n’est pas normale. Ses yeux ne sont pas gris, ils sont noirs. Autour d’eux, la rumeur grandit. Draco Malfoy est un traître. Les « Je vous l’avais bien dit ! » forment un murmure de plus en plus fort. La voix de Lucius Malfoy domine celle des autres. « Réveille-toi, mon fils ! » Harry se redresse et dit :« SILENCE ! »Son esprit est clair. Il sait qu’il ne faut pas répondre à la provocation de Voldemort. Il ne doit montrer aucune faiblesse. Pour le moment, que Draco l’ait trahi ou non n’a pas d’importance. Il doit porter le combat sur un autre terrain. « ENFIN VOUS VOUS DECIDEZ A PARAITRE, TOM JEDUSOR. LA JOURNEE NE VOUS A PAS PARU TROP LONGUE ? COMMENT S’EST PASSEE L’ATTAQUE DU MINISTERE ? VOUS A-T-ON BIEN ACCUEILLI A GRINGOTT ? L’ANNONCE DE VOTRE VICTOIRE EST-ELLE PRETE A PARAITRE DANS LA GAZETTE DU SORCIER ? Sans le savoir ou peut-être à cause d’une prémonition, Harry vient de frapper juste. Les choses ne se sont pas arrangées pour Voldemort en ce début de nuit. Ses troupes ont été partout repoussées. La défaite la plus honteuse et aussi la plus ridicule, c’est celle que ses partisans ont subi au Chicaneur. Oreste Lovegood, le père de Luna , aidé de son vieil employé et de trois elfes de maison a vaincu dix Mangemorts avec le concours de ses machines. Il les a ensorcelées et elles se sont mises à bombarder les assaillants avec leurs lettres de plomb, imprimant des injures et des moqueries sur leur visage. Elles ont envoyé sur eux de longs jets d’encre qui les ont trempés des pieds à la tête. Ils ont dû battre en retraite poursuivis par de lourds rouleaux de papier qui menaçaient de les écraser. Oui, Voldemort doit vaincre à Poudlard. C’est son dernier recours. Il saute avec légèreté du mausolée de Dumbledore. On dirait qu’il plane. Puis il avance à grand pas sur la pelouse du parc, il s’arrête, il trace autour de lui un large cercle d’environ cinq mètres de rayon : c’est sa surface de combat. Il dit : « FINISSONS-EN , POTTER. PREPARE-TOI A SOUFFRIR ET A MOURIR. » Il fait un geste de la main. Les enfants, Narcissa Malfoy et Severus Snape se rassemblent à sa gauche. Bellatrix Lestrange se poste à sa droite. Peter Pettigrow, lui, s’abrite derrière le Lord Noir. Draco, le visage fermé, la main serrée sur sa baguette magique, prend place aussi à gauche devant les enfants. Il semblerait qu’il soit vraiment devenu leur capitaine selon le vœu de Voldemort. « JE T’ATTENDS , POTTER. » Harry a profité de cet instant de répit pour sonder très rapidement par légilimencie les pensées de ses adversaires. Curieusement, Snape, qui est pourtant un excellent occlumens, n’a pas fermé son esprit. Harry n’y voit aucune agressivité, pas plus que chez Narcissa. Les enfants pensent tous à la même chose : une page de runes anciennes. Cela renforce chez Harry l’idée qu’ils sont sous Imperium. Bellatrix est folle de haine. Pettigrow est mort de peur. Harry remarque qu’il tient une sorte de sacoche entre ses mains. Draco … Draco hurle de douleur … Son visage est souriant mais à l’intérieur de lui, il hurle. Lui aussi est sous Imperium. Mais comment est-ce possible ? Harry n’a vu , n’a senti aucun sortilège l’atteindre. C’est alors qu’il remarque le bras droit de Draco. Il est raidi, sa main est crispée sur sa baguette magique et une mince spirale verte bouge autour de son poignet. Harry comprend en un éclair. La baguette … Voldemort l’a touchée … Il y a laissé son empreinte … C’est de cette façon qu’il tient Draco enchaîné à lui … Mais encore une fois, ce n’est pas le moment de penser à autre chose qu’à la bataille. Harry s’avance à son tour. Il a bien étudié le rituel des duels sorciers. Il se place à la bonne distance et trace son propre cercle. Il est de la même surface que celui de Voldemort mais les deux cercles ne sont pas tangents. Ils se coupent et délimitent au centre une zone qui prend une couleur dorée. Pendant le combat, les sorciers duellistes ne doivent pas y pénétrer. Il n’y a pas de corps à corps possible. Le combat se fait uniquement par sortilèges … Enfin, Hermione a bien dit à Harry de se méfier. Des sorciers peu scrupuleux ont souvent violé cette règle. Harry fait un geste, Ron et Hermione l’encadrent. Neville se place à l’arrière. Cela fait rire Bellatrix qui n’a pas encore ouvert la bouche. « LE BEBE LONDUBAT A PEUR ? IL S’ABRITE DERRIERE SON BALAFRE ? » Mais Neville ne répond pas à la provocation. Il serre les dents. Lui aussi aura un combat à gagner, mais plus tard. « JE SUIS PRET, TOM JEDUSOR. » dit Harry. . Et comme il ne veut pas que Voldemort prenne un quelconque avantage, il attaque. Aux échecs, ce sont les blancs qui jouent les premiers. « DESTRUCTIO FINITE FINITE IMPERIO PROTEGO ! » Il a lancé les trois sortilèges à la suite. La vitesse est l’un de ses points forts. Un mince trait de couleur rouge et la baguette de Draco explose. Le jeune homme blond hurle avec sa voix et non plus avec son cerveau. « HARRY ! » Il se précipite hors du cercle de Voldemort et entre dans l’autre. Il tient son bras droit avec le gauche, sa main est légèrement blessée et saigne. Sans quitter Voldemort des yeux, Harry prend dans une poche intérieure de sa robe la baguette offerte par le saule et la tend à Draco. Il murmure très vite : « Soigne-toi et protège-toi. » La réaction du Lord Noir est immédiate. «CAPILLUS INCENDIO ! » Les cheveux d’Hermione sont parcourus de flammèches mais avant qu’ils ne prennent feu, Neville lance : « AQUAMENTI ! » L’eau arrive en pluie sur la tête de la jeune fille et éteint les flammes. La voix de Harry s’élève. « NE T’EN PRENDS PAS A MES AMIS, JEDUSOR. TON ADVERSAIRE, C’EST MOI ET PERSONNE D’AUTRE. » Et tout à coup, le combat se déchaîne. Les sortilèges volent, se croisent, se percutent, s’annulent tandis que l’air résonne de formules connues ou bientôt inconnues. Il y a les sortilèges oubliés qui surgissent de la mémoire profonde de Harry et des maléfices de magie noire. Les jets de lumière sont de toutes les couleurs. Ils illuminent le ciel où brille une énorme lune pleine. Le temps de nouveau devient élastique. Le premier round a-t-il duré une minute ou dix ? Les spectateurs médusés n’en savent rien. Tout va beaucoup trop vite. Puis c’est la pause. Les deux sorciers reculent, baissent les bras et se regardent dans les yeux. Ils se sont frottés l’un à l’autre et ils se sont jaugés. Voldemort a compris que Harry était très fort et qu’il connaissait de nombreux sorts oubliés mais très efficaces. Il a aussi remarqué sa vitesse d’exécution. Mais son adversaire n’a utilisé ni Sortilèges Impardonnables, ni magie noire. Il est satisfait. Ce sera facile de le vaincre. Voldemort se berce d’illusions. Harry a été à bonne école. Il sait qu’il ne faut pas dévoiler son jeu à son adversaire. Sa vitesse et sa puissance sont bien plus grandes que ce qu’il vient de montrer. Sa détermination vient encore d’augmenter avec l’attaque menée contre Hermione et contre Draco. Mais il a aussi compris que le combat ne sera pas longtemps loyal. Par deux fois, Voldemort lui a envoyé des sorts très noirs qui auraient pu le blesser gravement. Il a fait face sans se troubler. La magie noire, certains de ses ancêtres la connaissaient bien. Harry sait se défendre. Jusque maintenant, il a pu lancer tous les contre sorts. Il n’a pas beaucoup attaqué. Il réserve à son adversaire bien des surprises. Le combat reprend. C’est cette fois Voldemort qui lance le premier sort. « EXPELLIARMUS ! » Curieusement, le sort passe à côté de Harry, frôle Neville et se dirige vers les élèves et les adultes rassemblés devant la porte de l’école. Une partie des baguettes volent mais la plupart restent dans les mains de leurs propriétaires. Luna avait raison. La cire d’abeille d’Abyssinie est efficace. Quelques personnes sont projetées à terre. Théodore crie : « PROTEGO ! » et tous ceux qui ont une baguette de saule la pointe en avant. Aussi quand le Lord Noir double avec un «ENDOLORIS ! » non seulement les baguettes de Cornélia repoussent le sort mais elles le renvoient vers Voldemort qui accuse le coup. Harry a lancé en même temps un « BOMBAGIA GAMBA ! »,le sort élémentaire de « JAMBES EN COTON » et le puissant Maître des Ténèbres chancelle et recule comme un simple élève de deuxième année. La scène n’a duré qu’une seconde mais on sent que le duel passe à un stade supérieur. Maintenant tous les coups seront permis. Voldemort ne veut pas perdre la face. Il répond avec un sort de magie noire, le « TRIPLEX PUGNALIS ! » Il y a peut-être cinq sorciers dans le monde capable de le lancer. Il faut être extrêmement rapide pour que les trois poings frappent en même temps, l’un au front entre les deux yeux, l’autre en bas du sternum à la hauteur du cœur, le dernier sur le pubis juste au-dessus du sexe. Ce sortilège met hors de combat n’importe quel sorcier, il n’y a pas de contre sort, on peut juste l’éviter en se jetant de côté. Encore faut-il le faire à la vitesse de l’éclair. Harry est aussi rapide qu’un vif d’or. Non seulement il évite le sort mais il renvoie le même en utilisant trois doigts de sa main tendue. Et ça, Harry est le seul sorcier à oser le tenter. C’est Voldemort qui est durement frappé à la tête, au cœur, au sexe. Il recule de deux pas et tombe à genoux. Mais avant que Harry puisse profiter de cet avantage, il se produit deux événement. Bellatrix se jette en avant, elle entre dans la partie centrale et pointe sa baguette sur Harry mais elle est brutalement rejetée en arrière par Neville qui la surveillait, le visage dur. Et les huit enfants se précipitent tous vers Voldemort, l’entourent et lui parlent d’une voix angoissée. « Oncle Elvis, oncle Elvis, ça va ? Tu as mal ? Qui t’a fait ça ? » Puis ils se retournent ensemble et pointent leur baguette magique sur Harry qui ne sait plus quoi faire. Il ne peut attaquer ces enfants, c’est impossible. C’est un instant irréel. Huit anges blonds protègent un terrible Démon Noir au péril de leur vie. Mais Narcissa Malfoy se précipite. « Venez, enfants, ce n’est rien. Votre oncle va se relever tout de suite. Venez boire quelque chose, ça va vous faire du bien. » Pendant qu’elle sort un flacon d’un liquide rosé, Voldemort se relève. Harry garde sa baguette pointée sur lui et dit d’une voix puissante : « ONCLE ELVIS ? MONTRE LEUR TON VRAI VISAGE VOLDEMORT ! REVELATUM ! » Le masque d’argent de Voldemort est brutalement arraché et sa face de serpent apparaît. Ses yeux rouges fixent Harry avec rage et avec haine. Une voix se fait entendre. Narcissa dit : « Buvez, enfants. » Ils lui obéissent et en même temps, elle entonne une invocation. « RA REVA REVELA REVELARA REVELAVERA ! » Les huit enfants s’immobilisent, leurs yeux écarquillés fixés sur le Lord Noir, la bouche grande ouverte. Puis il y a des cris de terreur et ils s’enfuient à toutes jambes vers leurs camarades réunis devant Poudlard. Ils viennent de sortir d’une longue période de sortilèges. Ils s’effondrent dans les bras accueillants des élèves de leurs Maisons. Le Maître des Ténèbres crache à Narcissa : « TOI AUSSI TU ME TRAHIS ? CRUXIS MORT … » Il ne peut finir son sortilège. Severus Snape s’est jeté devant Narcissa en criant « PROTEGO ! » et Lucius Malfoy qui accourt à l’aide de sa femme crie : « DIFENDARE ! » Le sort mortel est repoussé mais sa force est si puissante qu’ils tombent tous les trois évanouis et ne bougent plus. Cette fois encore, le temps est élastique. Cette scène incroyable a-t-elle duré une minute ou une seconde ? Nul ne le sait : ni les Aurors occupés à récupérer, avec l’aide des elfes de maison, leurs baguettes envolées, ni les professeurs , émus du retour des enfants enlevés, ni les autres élèves, totalement dépassés par les évènements. Et le duel reprend, encore plus impitoyable. Ron surveille Voldemort sans pouvoir intervenir dans le combat proprement dit. C’est la règle. Il est juste témoin. Il garde aussi un œil sur les deux hommes et la femme immobiles sur le sol. Leur revirement est plus que suspect à ses yeux, Est-ce une ruse du Lord Noir? Neville s’est maintenant avancé aux côtés d’Hermione. Ils surveillent tous les deux Bellatrix qu’ils sentent prête à tout pour aider son Maître. Les sortilèges se croisent, rouges, violets, noirs, verts. Et le temps s’étire … Le duel continue, de plus en plus impitoyable. Ron s’est posté du côté droit de Harry. Il surveille les trois évanouis. Lucius et Narcissa Malfoy ont trahi Voldemort, c’est pratiquement sûr, mais Snape ? A côté de lui, Draco regarde avec fierté son père et sa mère. Ils ont renié leur attachement au Lord Noir pour l’amour de leur fils, ce que n’ont pas osé faire les parents des autres Serpentards. Lui aussi se pose des questions sur le professeur Snape. Il l’a tout de même vu tuer Dumbledore l’année précédente. De l’autre côté de Harry, Hermione fait face à Bellatrix Lestrange. La groupie de Voldemort est folle de rage, folle de haine, folle tout court. Neville l’observe, le regard dur. Il veut venger ses parents torturés jusqu’à la folie par cette femme. Mais Harry lui a confié une autre tâche. Il doit être prêt à toutes les éventualités. De nouveau, les sorts se croisent, sorts d’attaques à double incantation ou sortilèges d’immobilisation en longues volutes colorées. « OCULIS CREPARE CREPARE ! » « BLOCUS BRACIS ! » Chacun des deux sorciers déploie un impressionnant arsenal de ses capacités. A ce moment du combat, on pourrait les croire à égalité. C’est dans leur esprit que se trouve la différence. Voldemort se bat parce que la prophétie lui a indiqué Harry Potter comme adversaire. Dès qu’il l’aura vaincu, il sera le Maître de l’univers. Harry se bat parce que derrière lui, toute une école le soutient et compte sur lui pour éviter que les Ténèbres ne s’abattent sur leur monde. Dans une compétition où les adversaires sont à égalité, c’est le mental qui fait la différence. Cette fois encore, le combat fait une pause sans apporter d’avantages à l’un ou à l’autre combattant. Il est sept heures trente. Voldemort se redresse et sourit. Voilà le moment qu’il attendait. Du portail de Poudlard monte une rumeur faite de cris, d’appels, d’ordres hurlés et tout à coup, une horde d’hommes vêtus de noir, sales, blessés quelquefois, hagards, pénètre dans le parc. Ce sont les renforts que Voldemort attendaient. Mais ils sont dans quel état ! Ils ont perdu toutes les batailles. Les Aurors et les sorciers résistants, y compris ceux de l’Ordre du Phénix, les attendaient partout et les ont tous vaincus. Ils ont même dû faire face à des combattants venus de l’étranger. L’armée de Voldemort est tiraillée entre découragement et désir de vengeance. Ils envahissent la pelouse prêt à en découdre si leur Maître leur en donne l’ordre. Ils voient alors sur le sol les deux cercles de duel et les duellistes face à face. Ils s’arrêtent. Voldemort leur fait du bras un geste circulaire. Alors d’un pas lourd, ils se mettent sur plusieurs rangs derrière leur Maître à l’extérieur du cercle. Voyant cela, tous les élèves dévalent la pente et vont se placer de la même façon derrière le cercle de Harry, rejoints par les professeurs et les Aurors rescapés. Un lourd silence s’installe, brisé par la voix de Voldemort. «SAIS-TU POTTER QUE NOUS AVONS EXACTEMENT LE MEME NOMBRE DE PARTISANS DE CHAQUE COTE DES CERCLES ? ALORS RAPPELLE-TOI NOTRE CONTRAT. QUAND J’AURAI GAGNE, TOUS LES TIENS SERONT A MOI. » La voix assurée de Harry. « MAIS SI JE GAGNE ,TES SERVITEURS DEPOSERONT LES ARMES. » Il y a des remous des deux côtés mais aucune protestation ne s’élève. C’est comme ça que cela doit finir. Il est temps que tout se termine. C’est alors que se produit une chose comique. Un elfe de maison, oreilles au vent, accourt auprès de Bellatrix et s’accroche des deux mains à sa robe. C’est Kreatur. « Maîtresse, maîtresse, je ne veux pas rester ici. Je veux servir la bonne famille Black. Gardez-moi avec vous . Ecoutez-moi, j’ai un secret à vous dire. » Il tire sur la robe et Bellatrix se penche un peu. Il murmure quelques mots et le visage de la Mangemort s’illumine. Elle s’approche de Voldemort et lui parle à l’oreille. Personne n’a eu le temps de réagir du côté de Harry tant la surprise a été grande. Mais en voyant le sourire sinistre grandir sur la face de serpent, Harry comprend qu’il se passe quelque chose de nouveau et de grave. Le combat n’a pas repris. La baguette de Voldemort est toujours dirigée vers le sol. Ce n’est que lorsqu’il sera dans la bonne position que les sortilèges pourront reprendre. Harry est décidé à en finir. Il va lancer le sortilège de la disparition d’âme dès que le bras de son adversaire se lèvera. Mais Voldemort a l’air de s’amuser. Il se tourne vers Draco et dit : « ALORS FINALEMENT TU AS REMPLI LA MISSION QUE JE T’AVAIS IMPOSEE PENDANT TON SOMMEIL ? TU AS REUSSI A FAIRE LE SERMENT AVEC HARRY POTTER ? RIEN QUE POUR CELA, J’ EPARGNERAI A TES PARENTS DE TROP GRANDES TORTURES. ILS MOURRONT VITE. » Il lève sa baguette et la tend vers Draco devenu blanc comme un mort. « ANNATA OBLITARE ! » Draco reçoit le sort en pleine tête. Malgré la brume rose dégagée par la baguette de saule qu’il tient à la main, il est projeté en arrière et retombe, immobile, les yeux clos. Juste à ce moment, Harry commence à réciter la formule qu’il a trouvé dans « Mes Premiers Duels. « NIL JARO JARONIL SARONIL SIRAS ! » Un éclatant jet de lumière blanche et or. Voldemort se retourne avec des yeux exorbités. Il pensait avoir réussi son coup : effacer l’amour de Draco pour Harry et d’après le Serment avoir toute facilité pour faire mourir le Survivant. Mais rien ne se passe comme prévu. Sous le coup du sortilège, lentement, il vacille, s’agenouille, s’effondre sur le sol en tendant sa baguette vers Queudver qui jusqu’alors s’est tenu très tranquille dans son coin. Il murmure : « Accio Accio Horcrux … » et il se recroqueville comme un pantin de chiffon. Autour des deux cercles, c’est la stupéfaction. Quoi ? C’est fini ? Le Lord Noir est vaincu ? Personne ne semble y croire. Du côté des Mangemorts, le découragement gagne du terrain. A quoi bon se battre pour un Maître déchu ! Mais ce n’est pas l’avis de Bellatrix Lestrange. Elle se jette vers Harry qui est secoué de longs frissons. Hermione la tire en arrière et c’est maintenant Neville qui redit la formule. Il a décidé de ne pas tuer Bellatrix quand il a appris par Harry le sortilège de destruction d’âme. Elle deviendra comme ses parents, une coquille vide. Il tient fermement sa baguette pointée sur elle et répète : « NIL JARO JARONIL SARONIL SIRAS ! » La même lumière éblouissante …A son tour, elle se transforme en une poupée de chiffon, sans force et sans conscience. En même temps, un autre drame se joue sur le ring. Queudver a ouvert son sac et, en se servant de sa main d’argent, il en a sorti un petit galet en forme de lion. Normalement le Horcrux devrait sortir et redonner vie à son Maître. Mais c’est tout autre chose qui arrive. Dans son affolement, Queudver n’a pas pensé à mettre les gants en peau de dragon. Le galet rayonne soudain d’une lueur verte. Il est piégé avec un Avada Kedavra. Le sort mortel frappe Queudver en plein front . Il tombe en arrière, les bras en croix, tué net. Une autre scène encore se passe juste en face. Harry est tombé à genoux sur le sol. Il a porté ses mains à son front . Tout à coup, il pousse un grand cri et son front s’ouvre sur toute sa longueur, libérant un amas de sang noir et coagulé qui vole jusqu’au corps sans force de Voldemort. Le dernier Horcrux répond à l’appel de son maître. Déjà il se pose sur son front et s’apprête à redonner vie au Seigneur des ténèbres. Mais Neville a réagi. Il attrape Harry par le bras, le force à se relever et lui crie : « ALLEZ HARRY, ENSEMBLE ! » Et malgré la douleur, malgré le sang qui ruisselle sur son visage, malgré l’horreur qu’il vient de vivre, Harry se redresse. Il ne voit rien, sa tête menace d’exploser. Neville prend alors sa main, la joint à la sienne, leurs deux baguettes magiques se levant ensemble, ils recommencent la formule et la lumière les accompagne. « NIL JARO JARONIL SARONIL SIRAS ! » A peine ont-ils fini que Harry tombe et s’évanouit. La grosse boule de sang noir a reçu le sortilège. Elle siffle violemment et disparaît. Cette fois, pour de bon, Voldemort n’a plus d’âme. Il n’est plus qu’un corps sans réaction, sans pensée, sans force. Toutes les torches s’éteignent. Le parc n’est plus éclairé que par la lune pleine. Tout autour, les spectateurs de deux camps ne sont pas encore sortis de leur état de stupeur. Ils ne verront pas la dernière scène. Trois ombres noires, deux hommes et une femme, se sont redressés. Ils pointent leurs baguettes magiques sur le corps agité de quelques soubresauts de Voldemort et c’est une toute autre formule qu’ils prononcent ensemble. « AMALI AMALI TOPOLAS TOPOLAS SUMALI SUMALI TILAS TILAS RAS. » Cette fois, le jet est noir et argent. C’est la formule de destruction totale. Le corps de Voldemort rétrécit jusqu’à n’être plus qu’une petite boule de chair puis il disparaît définitivement. Il ne reste au sol que Harry et Draco étendus d’un côté, Bellatrix bavotante et Queudver mort de l’autre et ces corps empêchent les adversaires de se jeter les uns sur les autres. « Lumos ! » crie Minerva McGonagall en pointant sa baguette vers le ciel. La lumière revient et illumine plusieurs personnes figées dans une même attitude Dans la partie dorée des cercles de duel, bras et baguettes tendus, Ron, Hermione, Neville, Théodore et le chef des Aurors côtoient Narcissa, Lucius, Severus Snape et le chef des Mangemorts. Ils tiennent les deux groupes d’adversaires à distance. Tous s’immobilisent. Le silence se fait. L’heure est venue de terminer la guerre. Le terrible Lord Noir, le maléfique Maître des Ténèbres, le Tyran qui voulait dominer le monde a définitivement disparu. A la place de son corps ne reste qu’une marque brune. Tout est fini ou presque. Il y aura des sursauts de partisans enragés pour qui la guerre ne se termine jamais. La paix n’est pas acquise mais ce soir, auprès de deux jeunes gens qui gisent dans l’herbe verte, si beaux , si jeunes, si innocents dans leur inconscience, c’est le moment de la trêve. Il est huit heures et la lune est pleine. La directrice rouvre la porte de Poudlard. La bataille est terminée. Il faut s’occuper des morts, des blessés, des prisonniers, des jeunes élèves qui tremblent de froid et d’énervement. Il faut faire disparaître les traces de la bataille et c’est à minuit seulement qu’on peut enfin faire une pause, lever son verre à la victoire et porter un toast aux disparus … Argus Rusard et la pauvre Sybille Trelawney … Harry et Draco sont à l’infirmerie, soignés maternellement par une Madame Pomfresh harassée. Ils ne se sont pas réveillés. OoOoOoOoOoO Pour chaque événement, il y a l’ « avant », le « pendant » et l’ « après ». L’ « après » finit toujours par arriver. Il dépend du « pendant »et si l’événement s’est bien déroulé, toutes les choses rentrent dans l’ordre. Une nouvelle période peut commencer avec ses joies et ses peines. Quatre jours après, le matin. Le Grand Hall du Ministère, qui avait été ravagé lors de l’attaque des Mangemorts, est en cours de rénovation. La Fontaine Magique, détruite pour la seconde fois, sera remise en eau lors de l’inauguration dans une semaine. Jusque là, les ouvriers et leurs auxiliaires, d’anciens Loups Garous condamnés à des travaux d’intérêt général pour avoir participé à l’attaque de Poudlard, ne chômeront pas. Les cheminées de transplanage étant presque toutes hors service, pendant trois jours, on a vu dans Londres d’étranges personnages prendre le métro et utiliser une cabine téléphonique alors qu’elle était censée être hors d’usage. A l’infirmerie de Poudlard, deux lits sont encore occupés. Les blessés les plus atteints sont à Sainte Mangouste. Le professeur Horace Slughorn, frappé en pleine poitrine par un sort croisé violet, s’y prélasse, chouchouté par les guérisseuses. Sa table de nuit croule sous les friandises, en particulier les morceaux d’ananas confits. Ce sont les médicomages et les malades qui attendaient leurs soins dans la salle des urgences qui ont mis les Mangemorts hors de combat. Furieux de voir un lieu sacré profané par les sbires de Voldemort, ils ont lancé de multiples sorts en tous genres. Nombre d’hommes en noir se sont retrouvés avec des kumquats dans les narines ou dansant follement la polka et le rigaudon. A Poudlard, près d’un lit blanc, une dame en robe longue essaye de faire avaler un peu d’eau à un jeune homme blond endormi. Cela fait quatre jours qu’il n’a pas ouvert les yeux. Personne ne sait comment il réagira quand il apprendra que Voldemort a effacé de sa mémoire un an de sa vie. Il va se croire en mars 1997 alors qu’on est en 1998. La dame, sa mère Narcissa Malfoy, soupire. Madame Pomfresh a bien recommandé de ne pas brusquer les choses. Les révélations doivent être progressives. Tout à coup, le malade fait un mouvement et ouvre ses magnifiques yeux gris un peu embrumés. « Draco, mon chéri, comment te sens-tu ? --Heu … ça va , merci … Pourquoi es-tu ici ? --Hé bien …. Tu as été blessé … là, au front. Est-ce que tu as mal? Le jeune homme tâte sa tête. Bon, il sent une bosse et c’est en effet un peu douloureux. Il pense immédiatement : « Encore ce crétin de Potter. On a dû une nouvelle fois se battre comme des chiffonniers au tournant d’un couloir. Qu’est-ce qu’on avait comme cours aujourd’hui ? Potions ? Ou alors il y avait match de Quidditch ? Je ne me souviens de rien … » Il répond : «Non, maman, je n’ai pas mal mais j’ai faim. » Narcissa appelle d’une voix joyeuse : « Dobby ! » Et l’elfe apparaît dans un « plop » sonore. Draco le regarde avec surprise. Il a l’oreille gauche ornée d’un anneau en or. D’habitude, les elfes de maison ne portent pas de bijoux. Mais Dobby ne lui laisse pas le temps de s’étonner. Il s’exclame : « Maître Draco est réveillé ! Maître Draco est guéri ! Je vais prévenir les autres. J’apporte tout de suite le petit déjeuner. » Il disparaît et revient avec un plateau chargé de tous les plats préférés de Draco : son thé à la bergamote, des petits pains au chocolat, des cookies … Narcissa aide son fils à se redresser et Dobby installe le plateau devant lui en bavardant comme une pie. « Tous les elfes sont très contents et vous envoient leurs vœux de prompt rétablissement. Maître Draco peut être tranquille. Kréatur ne travaille plus ici. Il vous espionnait. Il vous a trahi. Le conseil des elfes l’a condamné à recevoir des vêtements et à partir tout seul sur les routes. C’est un mauvais elfe. On ne doit jamais trahir les secrets des Maîtres … » --Chut ! Dobby, dit Narcissa. Laisse-nous. Qui est Kréatur ? Un conseil des elfes ? Un anneau à l’oreille … Draco est un peu déboussolé mais il a surtout très faim. Depuis combien de temps n’a-t-il pas mangé ? il se sent la tête vide … Il avale son thé et une tranche de brioche. Sa mère le regarde avec amour. « Merlin ! Qu’elle est belle ! » pense-il. Il repousse le plateau. Déjà, il n’en peut plus. Il demande seulement : « As-tu des nouvelles de père ? --Il va bien. Ne t’inquiète pas. Il est au château. Il n’a pas le droit d’en sortir avant son procès … » Elle se rend compte qu’elle en a trop dit mais Draco glisse au fond du lit et ferme les yeux. « Dors Draco, » dit-elle doucement. Son bel Ange s’endort. Alors, elle se lève et se dirige vers un deuxième lit entouré de rideaux blancs. Elle les écarte et regarde l’autre jeune homme. Il a les cheveux bruns mais ils sont en partie recouvert par un bandage qui entoure la tête au pâle visage et aux yeux clos. Et lui, quand se réveillera-t-il ? Même jour, l’après-midi. Draco ouvre les yeux. Il voit Grégory Goyle assis près de son lit. Celui-ci lui sourit. «Salut, Draco. Bien dormi ? --Qu’est-ce qui te prend, Goyle ? Depuis quand m’appelles-tu par mon prénom ? On n’a pas gardé les Scrouts à pétard ensemble … Enfin si … Qu’est-ce que je fais à l’infirmerie …. » Tout à coup, Draco pâlit … Trahir les secrets des Maîtres … La phrase de Dobby lui revient en mémoire … Un secret … La salle sur demande … L’armoire à disparaître … Le travail qu’il doit faire pour son Maître … Il se redresse et cherche à se lever mais il est pris de vertige et retombe en arrière. « Goyle ! Aide-moi. Il faut que j’y aille sinon la chose ne sera pas prête à temps. Tu feras le guet. Ah ! Non ! Merlin ! Il nous reste du Polynectar ? --Ne t’agite pas Draco … Heu … Malfoy. Il n’y a plus d’urgence. Et sache que je ne me transformerai plus en fillette. Mon petit ami ne le permettrait pas. Il désigne un jeune homme qui vient de sortir de derrière les rideaux blancs. Colin Crivey. « Depuis quand es-tu l’ami d’un Griffondor ? » dit Draco d’une voix hautaine en posant un regard froid sur le petit blond. Grégory devient tout rouge Il dit en bégayant : « Ah ! … Heu ! … On doit partir là … McGo va venir te voir. Elle t’expliquera tout. Heu … A plus tard. » Il part très vite en entraînant avec lui un Colin amusé. Deux personnes sortent alors de derrière les rideaux. Allons bon ! La belette et la Sang de bourbe ! Le jeune homme roux grommelle quelque chose. « Tiens, pense Draco, il a drôlement grandi. » La fille a toujours les mêmes cheveux ébouriffés. Quoi ? Elle lui fait un signe de la main et dit : « Salut Draco, ça va ? » Le jeune homme en est muet de saisissement. Elle a osé lui parler et elle l’a appelé Draco … Mais avant qu ‘il puisse répondre par une phrase bien méprisante, ils sont déjà sortis. La faiblesse sans doute. Il n’a pas réagi assez vite. Et d’ailleurs, il ferait bien de nouveau un petit somme. Juste le temps de penser : « Qui est dans le lit d’à côté ? » Et il repart au pays des songes … Même jour, fin d’après-midi. A propos de songes …A quoi rêvait-il quand on l’a réveillé en secouant légèrement son épaule ? A un lit où ils étaient deux … Ce n’est pas le moment d’avoir des rêves érotiques. La professeur McGonagall et Madame Pomfresh sont là. L‘infirmière redresse ses oreillers et l’installe confortablement tout en lui demandant s’il se sent assez en forme pour écouter ce que la directrice a à lui dire. La directrice ? Mais où est ce vieux fou de Dumbledore ? Pourquoi ce n’est pas le professeur Snape qui vient le voir ? C’est lui le Directeur des Serpentards. Draco pense qu’il se passe des choses bizarres. Winky arrive avec le thé et un assortiments de petits gâteaux secs. « Mangez, Monsieur Malfoy, vous avez besoin de reprendre des forces. Savez-vous depuis combien de jours vous êtes à l’infirmerie ? --Non, professeur. --Vous êtes ici depuis quatre jours. Pouvez-vous me donner la date d’aujourd’hui ? » Draco la regarde avec des yeux étonnés. Qu’est-ce qui arrive à McGo ? Pourquoi cette question bizarre ? Voyons, on est en mars, mais le jour exact m’échappe. Le coup sur ma tête a dû être plus violent que je ne croyais. Si c’est Potter qui m’a fait ça, il me le payera. Il finit de croquer sa gaufrette et dit très poliment en levant un sourcil : « Nous sommes en mars, j’ai un peu de mal à me rappeler le jour exact, vous allez me le dire , je pense. --Monsieur Malfoy, le jour est sans importance. Savez-vous en quelle année nous sommes ? » Cette fois, Draco lance à McGo un regard curieux. Est-ce qu’elle est devenue aussi folle que Dumbledore ? Il répond d’un ton froid, très « Malfoy » : « Nous sommes en 1997. Ce sera bientôt le printemps. Nous allons être en vacances et j’en profiterai pour aller chez moi et m’aérer un peu la tête. Cette école me rend fou et je ne suis pas le seul. » La directrice et l’infirmière échangent un regard. Ce ne sera pas facile. « Monsieur Malfoy, dit Minerva McGonagall, attendez-vous à un choc. Nous ne sommes pas en 1997. Vous avez reçu en plein front un sortilège d’oubli et vos souvenirs se sont en partie effacés. Nous ne savons pas si c’est provisoire ou définitif. En fait, nous sommes en mars 1998 ,vous allez sur vos 18 ans et vous devriez passer vos A.S.P.I.C. en fin d’année. Mais avec les évènements, nous ne savons pas si les examens auront lieu. M’avez-vous comprise ? » Cette fois Draco en est sûr. Elle est folle … ou c’est lui qui est fou … ou il rêve … C’est ça, il rêve, il est en plein cauchemar …L’infirmière s’approche et pose sur son front un linge humide. Il sent une fraîcheur bienfaisante. Non, ce n’est donc pas un rêve. Il respire un bon coup, se redresse sur ses oreillers et dit : « Je vous écoute. » « Bien, pense la directrice. Il a du sang-froid, comme son père Lucius. » « Monsieur Malfoy, dit-elle, je vais commencer par le plus récent. Si ce que je vais vous raconter évoque quelque chose pour vous, dites-le nous. Cela nous indiquera jusqu’où votre mémoire a été effacée. Il y a quatre jours, le vendredi 13 mars 1998, Lord Voldemort a attaqué Poudlard. Nous nous sommes défendus et nous avons gagné. Le Lord Noir est définitivement mort et ses partisans sont à Azkaban ou en fuite La guerre est finie, Monsieur Malfoy. » Il y a un moment de silence. Il faut laisser à la nouvelle le temps de faire son chemin dans le cerveau du blessé. Un vent de bonheur passe sur Draco. C’est fini ! Il n’y aura plus en lui cette hantise. Il n’est plus au service du Maître des Ténèbres. Il n’a plus ce travail à terminer dans la salle sur demande … Son visage s’éclaire d’un coup. « Il n’est pas nécessaire de vous demander si cela vous fait plaisir, dit la directrice. Cela se voit à votre sourire. Il est vrai que finalement, vous étiez de notre côté. » Elle reprend : « Les élèves ont eu de la chance. Il n’y a eu que deux blessés sérieux, vous et celui qui est dans le lit d’à côté. Les autres n’ont eu que des blessures assez légères. Par contre Monsieur Rusard et Sybille Trelawney sont morts. Vos camarades vous raconteront leurs faits d’armes. Ils ont été enterrés dans l’enceinte même de l’école , ce qui est extrêmement rare. Vos amis de Serpentards se sont très bien conduits. Monsieur Nott en particulier a révélé une âme de chef. C’est lui qui a mené la bataille du côté des élèves. Poudlard organisera une fête en son honneur quand vous et votre voisin serez guéris, bientôt nous l’espérons. --Qui a été gravement blessé ? dit Draco. Mais il a deviné avant même d’avoir la réponse. « Harry Potter. » . |