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Chapitre 1: Arrivée inattendue Harry s’apprêtait à se changer quand on toqua à la porte. C’est alors surpris qu’il se dirigea vers ce pan en bois qui conservait son intimité. Il saisit sa baguette qui se trouvait sur la commode, sur son passage. Il posa sa main sur la poignée et l’abaissa lentement en ouvrant la porte. Là, devant lui, se trouvait une personne qu’il ne reconnu pas. Caché sous une lourde cape couleur vert sapin, la personne était pliée en deux, comme si elle souffrait. Deux mains blanches se levèrent en direction du capuchon de la cape pour rabattre celui-ci sur ses épaules. Un visage pâle et une chevelure blonde, presque blanche apparurent devant ses yeux. Un regard d’argent s’accrocha au mien et je m’attendis à un sourire narquois de la pars de Draco Malfoy, mais je n’entendit qu’un « Potter… J’ai besoin de toi… » avant que le propriétaire de cette voix ne s’écroule. Le brun n’eu que le temps de le rattraper avant que l’autre ne heurte violement le sol. Il cru bien que sa soirée chez les Weasleys allait devoir être annulée. Après avoir allongé l’homme de mes rêves sur le canapé du salon, et avoir appelé Ron pour annuler sans lui donner trop de détails – Il avait eut un empêchement, point -, Harry reporta son attention sur Malfoy. Il lui avait déjà enlevé sa cape, et sa chemise noire était dans un piteux état. Il prit sa baguette et fit léviter le corps du jeune blond vers sa chambre. Il le déposa sur son lit, lui, dormirait sur le canapé pour ce soir, et il était plus facile pour lui de soigner l’ancien serpentard ici, car il avait remarqué pas mal de plaies en le déplaçant. Harry s’assit sur le bord du lit et déboutonna la chemise pour constater les dégâts. En effet, le blondinet était couvert de blessures sur le torse. Il se leva, se dirigea vers la salle de bain et prit une bassine d’eau chaude, un chiffon propre, des pansements et un tas de produits. Il retourna dans la chambre et s’agenouilla par terre. Il enleva tant bien que mal la chemise en lambeaux et plongea le chiffon dans l’eau avant de commencer à nettoyer les plaies. Beaucoup d’entre elles étaient profondes, mais pas assez pour surpasser les connaissances du brun, car pendant ses études d’auror, il avait aussi fait des études de médicomagie par correspondance. Une fois les plaies nettoyées, Harry mit des pansements imbibés d’une étrange lotion le mieux qu’il pouvait. Il ferait mieux quand Malfoy serait réveillé, le lendemain. Lorsque les pansements furent posés, le Vainqueur regagna le salon, toujours avec son pantalon de survêtement et se coucha sur le divan. Il prit la télécommande de la télé et zappa jusqu’à ce que le sommeil l’emporte au pays des rêves. oOoOoOo C’était quoi ce mal de tête à la con… ? Et puis depuis quand il avait le corps complètement en compote… ? C’était pas normal de se sentir si faible… ! C’était pas normal, surtout pour un Malfoy… ! Les yeux de Draco papillonnèrent quelques secondes avant que ses yeux ne s’ouvrent complètement. Il examina l’endroit où il se trouvait et remarqua qu’il était dans un endroit inconnu. Il referma les yeux et des images un peu floues lui revinrent : Des mangemorts ; un immeuble, et enfin, Potter… Potter et son appel à l’aide… Comment avait-il fait pour se retrouver dans une situation si pathétique… ? Aller demander de l’aide à Potter… Mais que lui arrivait-il… ? Un bruit de mouvement lui parvint aux oreilles, sortant le blond de ses pensées. Il leva légèrement la tête, alors qu’un éclair de douleur lui foudroya le dos et le crâne. Son regard se posa une seconde sur la porte entrouverte, au moment où une silhouette passait rapidement devant. Ne supportant plus la douleur, les yeux plissés, il se laissa aller contre l’oreiller. Après un moment qui paru une éternité à Draco, il entendit la porte grincer alors qu’elle s’ouvrait. Il ne fit pas l’effort d’essayer de regarder l’arrivant avant que celui-ci soit dans son champ de vision sans qu’il n’ait à bouger. « Potter… -Malfoy… J’imagine que tu as l’impression que ta tête va explosée… -En quoi ça te regarde le balafré… ? -A ce que je sache, je ne t’ai pas forcé à venir perturber ma soirée en me demandant de l’aide ! » Draco se renfrogna alors un peu, donnant encore plus d’impassibilité à son visage qu’il n’en avait déjà. Harry s’assit sur une chaise qui se trouvait près du lit et posa une tasse sur la table de chevet. « Tu ferais bien de boire cette potion, déclara ce dernier. -Une potion… ? Je n’ai pas envie de mourir Potter… -Contrairement à ce que tu penses, je me suis considérablement amélioré en ce qui concerne les potions. Mais si tu veux que ta tête reste dans un étau pendant plus d’une semaine, libre à toi de ne pas la boire ! » Un moment de silence et d’hésitation s’installa alors dans la pièce. Harry avait les bras croisés sur son torse tendit que Malfoy ne bougeait pas. « Comment je fais si je peux pas bouger sans avoir un mal de chien dans tout mon corps ? demanda enfin le blond après un long moment à réfléchir à ce qu’il devait faire. -Suis-je bête… !? -Oui Potter, tu es extrêmement bête… ! » Répliqua Draco alors que Harry lui lançait un regard noir. Ce dernier quitta la pièce et revint un instant plus tard munit de sa baguette. Il la pointa sur Malfoy dont la respiration se bloqua. Il prononça quelques mots et un rail de lumière jaune pâle vint effleurer le blessé qui sentit ses douleurs disparaître, sauf celle qui lui fendait la tête en deux. Il se redressa et jeta un coup d’œil à Harry avant de saisir la tasse et de vider son contenu. En un instant, la douleur s’était envolée. Il vit alors du coin de l’œil un Harry Potter contourner le lit et s’asseoir derrière lui. Draco resta calme et respira lentement. « Qu’est-ce que tu fous Potter… ? Sa voix était froide et pleine d’avertissements. -Je veux juste refaire tes pansements Malfoy… Hier j’ais pas pu les faire correctement, vu que tu n’était pas conscient… -Ouai, ouai c’est bon… » Harry sourit, puis murmura un « accio ». Quelques secondes plus tard, il était en train d’imbiber une gaze d’une lotion translucide, avant de l’appliquer sur une des nombreuses plaies du blond. A peine le produit avait-il touché la chaire à vif, que Draco hurla et se leva précipitamment du lit. « Putain, Potter, c’est quoi ton truc… ? S’écria ce dernier alors que Harry soupira bruyamment. -Ca, Malfoy, répondit calmement Harry en prenant la bouteille en verre dans sa main, c’est un produit qui devrait guérir tes blessures si tu me laisse te le mettre… -Nan, Potter, tu ne me touche plus… Et t’en ai même pas sûr que ça marche… -Merde, Malfoy, c’est moi qui l’ai fais, alors je sais quand même les effets de cette putain de lotion… » Un silence pesant s’installa alors dans la pièce. Quelques longues secondes plus tard, Harry ouvrit la bouche pour dire quelque chose mais la referma peu de temps après. Ce fut alors Draco qui brisa ce silence. « Tu as toujours été nul en potion, alors mieux vaut que tu fasse ce que je t’ai dis, même si ce n’est qu’une simple lotion… On sait jamais… -Tu a disparu de la circulation pendant pas mal de temps Malfoy, alors tu ne sais même pas ce que j’ai pu faire alors que tu n’étais pas là ! Figure toi que je ne suis pas un raté en potion. J’ai eus beaucoup de diplômes en médicomagie, notamment en potion. Donc tu vas avoir l’obligeance de ne plus m’insulter et de te renseigner avant de pouvoir confirmer ou non tes putains de préjugés ! » Le ton de la voix de l’ancien gryffondor était devenu de plus en plus froid et menaçant au fur et à mesure de sa tirade. Draco le regardait perplexe, puis il se recomposa un visage impassible et ne dit rien. Au temps de Poudlard, il aurait sûrement répondu d’une voix sarcastique, mais là, il n’avait rien dit. Il s’était simplement tu et regardait à présent le bas du mur en face de lui. Le brun prit une boule de coton et l’imbiba de sa lotion, le regard rivé sur Malfoy, puis il approcha sa main du dos du blond, celle-ci s’agitant d’un tremblement presque imperceptible. Au contact de la peau blanche, une étrange chaleur se propagea dans sa main qui cessa tout tremblements alors que ses doigts ne faisaient qu’effleurer cette soie humaine. L’étrange chaleur était remontée dans le bras du Vainqueur et s’était logée à l’abri, tout près de son cœur. Pendant ce temps, le visage angélique du blond avait été changé en une grimace de douleur. Non seulement la lotion le brûlait, mais dans son corps revenaient ces sensations de crampes en continue. Il cessa de respirer un instant avant d’émettre un léger soupir. « J’ai bientôt fini. Il ne reste plus qu’à faire les pansements. » Etrangement, la voix de Harry s’était faite plus douce, et tout en prononçant ces quelques mots, il avait éloigné ce vilain bout de coton et cette affreuse lotion, comparable à un instrument de torture. Harry fouilla un instant dans le petit tas de médicament qui s’était fait à côté de lui et en sortit des bandages. Il entoura le torse du blesser de ces bandelettes blanches avant de murmurer un petit sort qui fit disparaître les ingrédients pharmaceutiques. Il se dirigea vers la porte pour sortir de la chambre mais se retourna un instant vers son malade. « Faut que j’aille bosser… Toi, tu restes sagement ici, et tu dors. Tu en as besoin ! » Puis lorsqu’il fût sur le point de fermer la porte, il entendit la voix de Draco lui demander : « C’était quoi cette lotion Potter… ? Et pourquoi tu as accepté de m’aider… ? -Cette lotion, c’est un mélange de désinfectant puissant et de larmes de phénix. Mais étant donné que les larmes sont très rares, il n’y a qu’un faible pourcentage dans le flacon. Et c’est aussi pour ça qu’il faudra t’en appliquer régulièrement… En ce qui concerne la deuxième question, tu m’as demandé de l’aide, alors je t’en donne. » Sur ces derniers mots, il ferma la porte, mais celle-ci se rouvrit à peine une minute plus tard. Harry passa la tête par la porte, celle-ci fut vite suivit par sa main tenant sa baguette. Il fit un rapide mouvement de la main et les douleurs enveloppants le corps du blond partirent instantanément. « Le sort fait effet une demi-heure… Si j’étais toi, j’essayerais de dormir avant que les douleurs ne reviennent… » Et sur ce, la porte se ferma définitivement sur un Harry un poil en retard. oOoOoOo Cela devait faire dix minutes que Potter était partis et Draco dormait déjà. La douleur ayant fait place au sommeil, ses paupières s’étaient fermées toutes seules. Son sommeil était cependant agité. Il rêvait, ou peut-être cauchemardait, il ne savait pas trop. Il avait l’impression qu’il était en chute libre, que son estomac remontait vers sa gorge, tout comme son cœur. Il se réveilla alors en sursaut, après moins d’un quart d’heure. Sa tête tournait, et une impression de vide se faisait oppressante dans ses entrailles. Puis il se rendit compte qu’il mourrait de soif. Il posa alors les pieds par terre et essaya de se lever : lamentable tentative. Il retomba directement sur le lit. Il pesta alors contre ces foutu mangemorts qui l’avaient attaqués. Et pour quoi ? Il n’en savait même rien. A si, ça lui revenait. Il avait dit « non ». Et alors ces salopards de mangemorts avaient voulu lui faire la peau. Pff… Pourquoi avait-il fallu que le monde de la magie le rattrape ? Il était si bien avant que ces misérables soldats d’une cause morte de puis bien longtemps ne viennent le ramener à une réalité qu’il avait si souvent eu envie d’oublier, et, à force d’isolation y était arrivé. Ils n’étaient pas si mal ces moldus. Ne sachant rien de ce qui se passait sous leurs nez, ils était une bonne solution pour oublier. Une douleur naissante sortit Draco de sa rêverie. Il regarda sa montre. Cela faisait tout juste une demi-heure que Potter était partit et comme ce dernier l’avait dit, la douleur revenait. Il se recoucha lentement, se maudissant de ne pas s’être endormit. Une douleur fulgurante traversa sa poitrine, lui arrachant une grimace de douleur, et, bientôt, sa respiration se fit saccadée, ses poumons oppressés et l’angoisse monta. oOoOoOoOo Harry était arrivé avec dix minutes de retard au bureau où il trouva un Ron mécontent. « Je croyais que tu étais mon meilleur ami Harry. -Oh, Ron, je suis désolé, mais. -Nan, c’est pas grave, je me suis juste presque fais taper dessus par une Hermione hystérique qui arrêtais pas de me crier : « Oh mais qu’as-tu fais à Harry pour qu’il se décommande ? » -Je suis vraiment désolé, Ron, mais je pouvais vraiment pas venir. -Ah, mais parce que Malfoy a débarqué chez toi au bord de la mort en te suppliant de l’aider peut-être ? -Ben… -Ha ! Tu vois, t’as pas d’excuses ! -Ron… Malfoy a débarqué chez moi, au bord de la mort, sauf qu’il n’avait pas assez de force pour me supplier de l’aider. Il me l’a juste demandé faiblement, presque dans un murmure. Putain, Ron, j’étais si surprit, et j’ai eu si peur. -… -Ron ? » Harry leva les yeux vers son ami, et il le vit, les yeux écarquillés, la mâchoire décrochée. « Ron. Ca va ? -Harry… Tu es entrain de me dire que le mec sur qui tu fantasme depuis je sais pas combien de temps est en ce moment, presque entrain de mourir, chez toi ? -Ben… En faite… -Mais merde Harry qu’est-ce que tu fous là ? -Mais… -Pas d’excuses, tu vas vite ramener ton cul chez toi et pas bouger tant que un : il soit rétablit, que deux : on ait trouvé le lien entre lui et les sorts impardonnables, et pour finir que trois : tu sache pourquoi il est venu te demander de l’aide à TOI ! OK ? -Ron, Malfoy va très bien, je l’ai soigné hier et ce matin, je peux au moins rester jusqu’à ce midi. Je retournerais chez moi ce midi, je renouvellerais le sort contre les douleurs et je reviendrais. -Putain, Harry, mais t’es bouché? Tu vas bouger tes fesses et rentrer chez toi ! -Je rentre à midi Ron, promit ! A suivre |