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Chapitre 2 : Explications mouvementées Draco avait l’impression que son crâne allait exploser. Sa tête tourna et ses membres étaient secoués de tremblement. Par moments, sa respiration se bloquait et son torse était prit de convulsions. Prit dans sa douleur, il n’entendit pas la porte d’entré s’ouvrit. Il n’entendit pas non plus le bruit des pas dans le salon. La seule chose qu’il réussit à faire, se fut de laisser échapper une faible mais assez puissante plainte de douleur. Les pas se précipitèrent et la porte de la chambre s’ouvrit à la volée. Dans l’encadrement, se trouvait un brun aux yeux émeraudes prit en pleine panique. Après nombres insistances de la part de son meilleur ami, l’auror avait finit par se résigner à rentrer vérifier l’état du blond. Mais en arrivant, il avait entendu cette plainte de douleur. Il s’était donc précipité dans la chambre, et, à cet instant, sous ses yeux se trouvait un Draco Malfoy prit de convulsions et de tremblements. Le brun reprit ses esprit et couru jusqu’à la salle de bain. Il fouilla dans son armoire à pharmacie à la recherche d’une potion, mais rien n’y faisait, il ne la trouvait pas. Où était passée cette fichu potion… ? Il abandonna sa recherche et retourna avec précipitation dans la chambre. Il saisit sa baguette et murmura un sort de sommeil. Le blond s’endormit aussitôt. Il retourna dans la salle de bain et en cinq minutes, il avait complètement vidé l’armoire et n’avait rien trouvé. Il alla dans le salon et prit son téléphone. Il composa le numéro de portable de Ron. Celui-ci décrocha au bout de la deuxième sonnerie. « Alors ? Il va bien Malfoy ? -Ron, tu sais pas ce que j’ai fais de la potion tranquillisante que j’avais loupée ? -Heu Harry… Cette potion était dix fois plus puissante que ce qu’elle ne devait être. -Justement, Ron, j’en ai besoin. Malfoy est dans un sale état. -Et on dit merci qui. ? -Ron, je plaisante pas, j’ai vraiment besoin de cette potion. -Tu l’avais toute utilisé, mec. Il t’en restait plus après tu sais quoi. -Putain de merde ! -Harry ! -Oui, oui, désolé. Bon, je te laisse, je dois refaire de cette potion. Et je ne reviendrais pas aujourd’hui. -De toute façon, j’ai dit au Capitaine qu’on avait retrouvé Malfoy dans un état critique et il t’as nommé garde rapproché ! Tu dois plus le lâcher d’une semelle, alors pas la peine de t’inquiéter. -Ok, merci Ron, ça m’arrange. -Nan, c’est vrai ? » répondit-il sur un ton ironique. Puis ils raccrochèrent. Harry se dirigea dans une pièce entièrement noire où il disposa en son centre, sur la table de bois, un chaudron et différents ingrédients. Une heure plus tard, la potion était prête. Il en prit une fiole et retourna dans la chambre. Il fit délicatement glisser le liquide entre les lèvres entres ouvertes de Draco, puis il leva le sortilège de sommeil. Les paupières du blond papillonnèrent un moment avant que ses yeux ne s’ouvrent complètement. Il s’assit difficilement sur le lit, puis son regard se posa sur Harry, accroupît à côté du lit, une fiole entre les mains, puis ses yeux firent le tour de la pièce. Ce fut le brun qui brisa le silence pesant qui s’était installé. « Je suis désolé de t’avoir laissé comme ça Malfoy. » Ce dernier resta perplexe. De excuses ? C’était nouveau ! « Ce… ce n’est pas grave Potter… -Oh si Malfoy. T’aurais pu mourir à cause de moi. Mais je ne pensais pas que tu étais dans un état si critique. -Te cherche pas d’excuses Potter, je t’ai dis que ça allait ! » Les prunelles couleur orage se fixèrent à celles de couleurs émeraude. Harry se dit que Draco avait bien changé depuis Poudlard. Draco se dit la même chose. Le brun se releva et sortit de la chambre en disant un vague : « Je vais préparer quelque chose à manger ! » OoOoOoO Draco resta planté là, seul dans la chambre. Il n’avait plus mal nul part. Il se sentait au contraire vide. Comme si il n’avait plus aucune énergie. Comme si son corps était une coquille vide. Il essaya de se lever et sourit lorsqu’il ne retomba pas sur le matelas. Il avait l’impression de flotter dans l’air, comme si il était libre. Libre de toute attache charnelle, de toute attache corporelle. Il s’avança vers la porte qu’avait franchit Harry juste avant lui. Il posa sa main sur la poignée et la baissa lentement, comme appréhendant ce qui se trouvait derrière. Il amena à lui le pan de bois qui pivota sur ses gons. Il resta un instant immobile. Devant lui s’étendait un vaste salon aux couleurs crème et vert pistache. C’était sobre, lumineux et très chaleureux. Le sol était couvert d’un parquet très clair, restant dans l’harmonie de la pièce. A droite, on pouvait voir un canapé et deux fauteuils disposés devant un téléviseur moldus. Sous la table basse qui séparait le canapé de la télé, le sol était jonché d’un immense tapis à l’aspect mœlleux. A côté, une étagère supportant le poids de livres ayant l’air extrêmement lourd et comportant sûrement une infinité des pages chacun. A gauche, se trouvait une grande table munie de huit chaises couleurs ébène, contrastant donc avec le reste du mobilier mais restant cependant dans la sobriété du lieu. Sur le mur en face de Draco se trouvait une large fenêtre, possédant un large rebord recouvert d’une couverture à l’aspect du tapis du canapé. Le blond avisa un couloir près de la table. Il avança vers celui-ci et s’y engagea. La première porte était sur la droite et elle était ouverte. Une odeur de pain cuit lui chatouilla les narines et son estomac cria famine. Il entra dans ce qui se trouva être la cuisine et vit le brun appuyé au comptoir, lui tournant le dos. Harry l’entendit entrer. Il releva la tête et se retourna vers l’ancien serpentard. Ce dernier était toujours sur le seuil de la porte. Un bruit d’estomac affamé s’éleva dans le silence, Draco baissa les yeux, Harry sourit. « Je t’en prie, assied toi », dit le brun à l’attention du blond en lui montrant une table ronde pourvue de quatre chaises. Draco obéis et s’assit sur une des chaises devant laquelle se trouvait une assiette et des couverts. « Il faut qu’on parle Malfoy ! -Ah… Fut le seule son que Draco prononça. -Tu appelle ça parler ? demanda Harry sur un ton ironique tandis que Draco sourit. -De quoi Mr Potter veut-il discuter ? -Pourquoi est tu venu chez moi hier soir ? » Harry n’y était pas allé par quatre chemins et s’en sentit satisfait. Draco resta muet un moment avant de reprendre : « J’avais besoin de ton aide. -Tu avais besoin de mon aide ? -Bon, ok, j’ai besoin de ton aide ! -Et pourquoi un Malfoy aurait besoin d’un Potter ? -Je… J’ai quelques problèmes. -Si tu as besoin de mon aide Malfoy, c’est pas en tournant autour du pot que je vais pouvoir t’aider ! » Draco prit une profonde inspiration et ferma les yeux un petit moment. Il avait besoin de tout son courage (et oui, malgré qu’il ai été à serpentard, il en avait quand même un peu…), pour pouvoir renouveler sa demande en l’expliquant quelque peu. « J’ai besoin de ton aide parce que des mangemorts veulent ma peau. -Et en quoi ça me concerne ? -QUOI ? Mais t’es auror !!! -Ouai et alors ? -Potter, t’es le meilleur auror que je connaisse, t’as tué Voldemort, et je sais que tu es sur la piste des mangemorts. » Harry ne dit rien, de toute façon, sa décision avait été prise il y avait bien longtemps. Puis, voyant que le blond attendait une réponse, il dit : « Je veux savoir ce qu’il se passe, et après je t’aiderais peut-être. » Le brun se tourna et se dirigea vers le four et l’ouvrit. Il en sortit un plat qu’il posa sur un dessous de table au milieu de la table, puis annonça : « Pizza Buitonni surgelée, goût provençal, achetée au supermarché au coin de la rue en début de semaine. » La tirade fit sourire Draco et le cœur de Harry sembla exploser. Il coupa la pizza en morceaux avant de servir son nouveau ‘protégé’ et de s’asseoir après s’être servit lui-même. Le repas se déroula bien. Ils parlèrent, certes peu, mais ils eurent tout de même une conversation civilisée… Harry débarrassa la table puis, lorsque la vaisselle fut mise dans la machine, il se tourna vers Draco. « Alors… Pourquoi es tu ici ? -… -Malfoy, autant aller directement droit au but ! -Je… Enfin… Heu… -Houa… Super conversation ! -Potter ! Tu me prends au dépourvu là. » Un sourire étira les lèvres de Harry aux paroles du blond. Cela faisait tout un repas qu’il avait l’homme des ses rêves à porté de mains, alors quand Draco disait « Tu me prends au dépourvu », la seule chose que le brun pensait s’était : « Disons plutôt que j’aimerais te prendre tout court ». « Oh, Potter, tu m’écoutes ? -Hein, quoi ? -Et ben au moins, ça confirme que les Gryffondors restent stupides. -Malfoy, tu… -Es un connard de première classe ? Un enfoiré tout puissant ? Une fouine délavée ? » Harry resta bouche bée. Draco avait dit avec précision les insultes qu’il utilisait à Poudlard, en passant bien sûre les mieux réussies sous silence. Harry soupira et alla dans le salon. Il s’affala sur le canapé et alluma la télé. Il savait que le blond était aussi dans la pièce. « Comment ais-je pu penser que tu avais changé ? Tu es toujours ce putain de serpentard prétentieux et orgueilleux. -Et toi tu prends toujours aussi vite la mouche… Pourquoi crois tu que je m’entêtais à t’emmerder Potter ? J’adorais te voir te mettre en colère, et, à vrai dire, c’était si simple. Et je constate que ça l’es toujours. -Tu compte me dire ce pourquoi tu es là ou je vais devoir attendre que les poules aient des dents ? » Draco vint s’asseoir sur l’un des fauteuils, soupira et ferma les yeux. « Si je suis ici, c’est pour deux raisons. -Ah oui, et lesquelles ? -Si tu me coupes encore une fois, c’est plus la peine que je continue. -Désolé… -La première raison, c’est pour te prévenir. Les mangemorts encore en vie veulent te faire payer la mort de Voldemort, et veulent, bien sûre te tuer. Ils savent beaucoup de choses sur toi. Les choses qui vont des plus intimes aux plus connues. Mais ne crois pas que je suis là simplement pour toi. La principale raison, c’est que tu es le seul à pouvoir me protéger. Quand ils sont venus me trouver pour me demander, ou plutôt m’obliger à les aider à te tuer, j’ai dis non. Je ne voulais pas retomber dans l’atmosphère de la guerre. Et là, ils ont essayer de me tuer, j’ai réussi à échapper à leur sorts, mais ils m’ont rattrapés et kidnappés. Ils m’ont emmenés dans un quartier moldus et désert où personne ne me trouverait. Ils m’ont torturé et séquestré pendant des semaines, mais j’ai réussi à m’enfuir, avec cependant du mal, et je suis atterri devant chez toi. A vrai dire, je sais pas trop pourquoi je suis venu ici, je sais pas pourquoi je suis persuadé que tu es le seul à pouvoir me protéger, mais j’ai cette certitude en moi qui fait que je n’en doute pas. Et puis tu es trop Gryffondors, trop protecteur, trop naïf et trop sûr de toi, alors je me suis dis que tu m’aiderais, et ça a conforté ma décision de venir. Alors voilà pourquoi je suis là. » Les yeux de Draco étaient restés fermés pendant et après son discours. Il ne voulait pas supporter le regard trop vert du brun. Harry, lui, avait écouté avec attention, mais il restait quand même des questions qui le tourmentait. « Pourquoi, toi, Draco Malfoy, tu viendrais me prévenir si j’allais me faire tuer. Tu te fiche complètement de moi, et tu rêves de me voir mort, je le sais. -Tu ne sais pas ce dont je rêve Potter, alors tais-toi… Et puis nous ne sommes plus à Poudlard, et j’ai bien changé. Tu es peut-être toujours aussi susceptible qu’avant, mais tu as aussi changé. Tu n’aurais jamais accepté de m’aider avant. -Je n’ai jamais dis que j’allais d’aider Malfoy, j’ai simplement demander pourquoi tu avais besoin de moi et j’ai dis que j’aviserais. » A ces mots, les yeux de Draco s’ouvrirent aussi brusquement que lui se redressait. Il ne dit pas un mot mais fixa intensément le brun. Ce dernier sourit puis déclara : « Relaxe, Malfoy, je vais t’aider. De toute façon, ça va aussi dans mon intérêt. Je dois coincer ces mangemorts, et je t’aiderais autant que toi tu m’aidera. » Harry se leva et partit dans la cuisine. Il revint quelques instants plus tard avec une tasse fumante qu’il posa devant Draco. « Bois ça, les douleurs ne vont pas tarder à revenir. Ensuite, je te referais tes bandages et tu dormiras. Tu dois te reposer avec les blessures que tu as eues. » Maintenant que Harry le disait, le blond commençait à ressentir des picotements dans les membres. Il bu la tasse d’un trait et faillit se brûler la gorge, puis il leva les yeux vers Harry qui était resté debout. « Tu ferais mieux d’aller dans la chambre parce que la lotion va te mettre H.S. et j’ai pas envie de te trimbaler jusque là-bas » fit remarqué ce dernier. Draco leva un sourcil puis se leva lui-même. Il se dirigea vers la chambre, s’assit sur le lit et attendit que Harry arrive. Celui-ci ne tarda pas, il s’assit derrière le blond et commença à enlever les bandages, puis il nettoya les plaies encore assez profondes. Draco grimaça lorsque la lotion entra en contact avec sa chaire à vif, Harry frissonna quand ses doits effleurèrent la peau laiteuse du blond. Il imbiba des gaz de lotion avant de les placer sur les plaies et de les recouvrir d’un bandage blanc. Lorsqu’il eu fini, il se releva et conseilla à Draco de s’allonger. Celui-ci obéis et le sommeil vint le cueillir aussitôt. Des yeux un peu trop verts se posèrent sur une peau un peu trop pâle. Une pensée disant qu’un blond était vraiment beau lorsqu’il dormait se dirigea vers la porte qui se ferma, mais pas entièrement. Une peau matte s’affala sur un canapé trop clair pour ne pas faire contraste tandis que des pensées restaient rivées sur un blond un peu trop beau et prétentieux d’après un beau brun un poil trop protecteur… A suivre... |