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au 07 Jan 09 :
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Les jolies choses
Par LumiNuitey
Harry Potter  -  Romance/Général
22 chapitres - Rating : K+ (10ans et plus)
    Chapitre 10     Les chapitres     50 Reviews     Illustration    
Autour de Al

NdA : Toutes mes excuses pour cette publication plus tardive que ce que j’avais escompté... Pour la peine, je poste deux gros chapitres d’un coup. J’espère que cette double suite sera à la hauteur de l’attente qu’elle a générée.

Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture.

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Autour de Al 

Un silence équivoque plane un court instant sous les chandeliers flottants de la grande salle…

Et la cérémonie de la répartition reprend. Les élèves ont tiqué mais personne n’ose lancer le premier commentaire.

James Potter, deuxième du nom, n’en mène pas large.

Le souffle coupé, il regarde la place à côté de lui, celle qu’il réservait à Al quant il viendrait s’asseoir à la table des Gryffondors et qu’il pourrait alors le taquiner sur l’allure qu’il avait avec ce vieux chapeau sur le crâne.

Il avait même préparé sa réplique, merde.

La place où Al aurait dû être assis, un peu confus mais soulagé. James le voit, son scénario bien conçu. Limpide et coulant comme un bon sens d’héritage familiale. 

Une génétique qui fout le camp, oui.

Au lieu de cela, il regarde son petit frère, le cheveux au vent, (pas si inquiet finalement) ; il le regarde battre des ailes jusqu’à la table des verts et argents. Un garçon blond lui adresse alors un large sourire et se pousse pour qu’il s’assoie à côté de lui.

James grimace et décide se s’intéresser à son assiette.

Il essaye de faire comme s’il s’en foutait mais jamais patates sautées n’ont été traitées avec une telle vigueur. Quand ses amis, l’air compatissant, essayent de l’intégrer à leur conversation, il fait comme s’il n’entendait pas, le visage fermé.

Une fois l’estomac plein, James se sent d’humeur moins ronchonne et se trouve ridicule d’en faire une montagne. En y réfléchissant un peu, c’est bien mieux ainsi – c’est génial, même. Il n’aura plus à se préoccuper de la tête ébouriffée de son frangin, comme lorsqu’il était encore trop petit et que sa maman lui demandait de bien lui tenir la main.

Avec Al à Serpentard, il ne pourra pas non plus guetter ses éventuelles bêtises dans la salle commune pour aller moucharder ensuite, ni se faufiler dans son dortoir pour glisser un truc gluant dans son plumard…

Allons bon. Il se console en se disant que ça il peut le faire à la maison. La liste des activités intéressantes à Poudlard est encore très longue. Sans Al constamment dans son champs de vision, il aura plus de temps pour les trucs genre vraiment importants…

Rasséréné, il s’autorise un long et bruyant bâillement en se laissant choir contre le dossier de sa chaise. Une petite voix feule en lui que tout est pour le mieux.

Un instant plus tard, un nouveau détail vient le titiller.

Il lui semblait que les Serpentards étaient plus durs que les Gryffondors… Durs dans le sens plutôt cruels quand ils s’y mettent. Calculateurs pour le moins... Bref. De piètres amis, sur qui on ne peut pas compter. De satisfait, son regard se fait soucieux.

Et Al, cet imbécile heureux, toujours dans la lune, qui ne remarquerait pas même un croche-pattes…

Il est le seul à avoir le droit de lui faire des croche-pattes.

James jette un coup d’œil à la table qui est désormais celle de son petit frère. Al, absorbé par sa conversation avec le blond, a saisi le pichet de jus de citrouille à sa portée et l’incline dangereusement au-dessus de son verre sans regarder ce qu’il fait.

James retient son souffle, mortifié par avance, près à nier farouchement tout lien de parenté avec cet individu. Les secondes s’écoulent, Al papote toujours et rien ne se passe. Et pour cause. La carafe est vide. 

Le blond finit par s’en rendre compte et rigole. Al dévisage alors son verre avec une expression perplexe. Le blond saisit un autre pichet – débordant cette fois - et lui remplit son gobelet en discutant comme si de rien n’était.

Voilà une chose qui ne lui manquera pas au moins, songe James en soufflant. Ces trucs trop honteux que Al enchaîne avec un naturel déconcertant.

Mais franchement, il est le seul à pouvoir se moquer de lui… C’est normal, c’est tonique, c’est fraternel. Venant d’ailleurs, c’est mesquin.

Euh… Vous comprenez ?

Ce blond.

Il le regarde en fronçant les sourcils. Bon, il ne connait pas ce gamin mais s’il a été envoyé à Serpentard, ce n’est certainement pas sans raison. Il doit avoir un minimum le profil de sa maison…

Okay.

James finit de manger.

Plus tard, lorsque les élèves de Poudlard se lèvent pour quitter la grande salle et que les premières années forment quatre troupeaux derrière leurs préfets respectifs, James réajuste fermement ses lunettes sur son nez puis se faufile entre les rangs jusqu’à atteindre ceux des Serpentards.

Il se tapit en retrait du groupe de nouveaux et calle son pas sur le leur tout en gardant un œil sur la tête décoiffée de son frangin et celle, toute lisse et brillante, de son camarade. Il les épie ainsi durant quelques secondes, le regard alerte, guettant le moment opportun.

Soudain, un mouvement de foule écarte légèrement le blond du troupeau. James bondit, profitant que Al n’ait rien vu. Il saisit vivement Scorpius Malfoy par le bras (il a entendu son nom chuchoté dans les rangs) et le tire légèrement à l’écart.

Le garçon tourne la tête vers lui, étonné.

- T’inquiètes mon vieux, lance James en sur-jouant un peu le côté caïd, je veux juste avoir une petite causette avec toi.

Il enroule un bras autoritaire autour des épaules de sa jeune proie avant de la gratifier d’un sourire effrayant. Scorpius se raidit, agacé.

- Qu’est-ce qu’il y a ? siffle-t-il, manifestement loin d’apprécier cette familiarité de la part d’un inconnu.

Son kidnappeur a des épais cheveux d’un roux très foncé et un large sourire à deux rangées. Scorpius lui trouve un air de fauve farceur qui n’est pas vraiment pour le mettre à l’aise.

- J’ai rien contre toi, dit James d’une voix basse et joyeuse. Mais alors, vraiment rien.

C’est comme une confidence, lourde et ronronnante...

- Mais tu vois, ce type qui se laisse porter par la foule, le nez en l’air, sans regarder où il met les pieds ? Pour mon plus grand malheur, il s’agit de mon petit frère. Alors, soit, cet énergumène ne sait toujours pas faire ses lacets… Mais malgré tout, je te conseille d’être gentil avec lui ou je pourrais rapidement devenir ton pire cauchemar.

Sur ces bonnes paroles, il relâche le blond en riant, puis s’élance en pourfendant les rangs verts avec une épée imaginaire pour rejoindre ses amis.

Tout s’est passé très vite. Songeur mais guère très impressionné, Scorpius suit des yeux le jeune homme qui réintègre son groupe en ébrouant sa crinière.

- Qu’est-ce qu’il a dit ?

La voix lointaine de Al l’interpelle.

Le brun semble s’être rendu compte qu’il parlait tout seul. Ses lacets trainent par terre et Scorpius élude sa question en lui conseillant de faire attention. 

Al  hausse les épaules, faisant s’agiter ses épis noirs. Et Scorpius se dit que l’autre bête rousse exagère !

Ce type - Al Aux Lacets Défaits - Scorpius l’a attiré dans un nid plus doux, un nid plein d’eau… Peut-être bien que des vipères ondulent entre deux niveaux, mais il a confiance, l’autre ne se laissera pas mordre ; il a la voix des airs pour se soustraire à leur venin.

Et tandis qu’il rejoint son nouveau camarade, Scorpius se dit aussi que de toute façon, des félins ne peuvent éternellement couver un oisillon sans tôt ou tard avoir envie de le bouffer. Ou alors, que c’est lui qui aurait finit par suffoquer dans leur savane rougeoyante… N'est-ce pas ?

Il le regarde.

Al Aux Lacets Défaits…

Et le regarde.

Al… Ola ! C’est des fées ?

Etc.

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A suivre...

Ce chapitre m’a été en partie inspiré par une illustration de Ryounkura, disponible à cette adresse : http://ryounkura.deviantart.com/art/HP7-Back-off-beetch-60689919   

 

 
 
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