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Auteur : Sasha Titre : Der Schlüssel Zu Meinem Paradies ( La clé de mon paradis, merci à X-HEILIG-Xpour la traduction) Disclamer : Ben les membres du groupe Tokio Hotel ne m’appartiennent pas... heureusement pour eux d’ailleurs... par contre le reste de ma fiction oui, alors si vous voulez en utiliser des bouts, ou l’intégralité pour... ben chais pas moi, qu’est-ce qu’on peut faire avec une fiction ? A méditer... Bref, prévenez moi Rating : Yaoï/Slash et twinceste, vous êtes prévenus. Synopsis : Ahem... toujours du mal avec ce résumé... Lorsqu’un orphelin fugueur se retrouve à la rue, rien de pire ne peut lui arriver... au contraire... Note de l'auteur : Hallo !! Merciiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii à toutes pour vos reviews, ça me fait réellement plaisir et j'aimerai pouvoir vous répondre personnellement mais le temps me manque T.T En tout cas, merci à toutes qui me suivent et continuent à venir régulièrement malgré mes retards à répétition !! Et je voulais aussi faire un gros bisous aux nouvelles venues, ça m'étonne à chaque fois un peu plus de découvrir que des gens peuvent tomber dessus alors que je fais aucune pub " Bref, bonne lecture !! Enfin je l’espère… Chapitre 8 La même brutalité, qui l'avait pris le matin même, l'habitait de nouveau. Et il sentit une vague de fureur déferler dans ses veines, l'envahir sauvagement et l'aveugler dans une terreur incontrôlable. Quelque chose de tapi au fond de l'orphelin, s'était de nouveau réveillé. La peur prit possession de l'adolescent. Le corps parcouru de tremblements convulsifs, il fixait Tom sans le voir, ses yeux regardant au loin le désespoir qui le noyait. Et sa fureur grandissait en lui alors qu’ il sombrait dans sa propre terreur. Il ne se rendit pas compte qu'il s'était levé brusquement et qu'il tentait de sortir de cette pièce qui lui paraissait soudain si petite… Ne plus pouvoir se contrôler, devoir faire face à cette chose qui se dressait dans sa poitrine et qu'il n'avait jamais eue à affronter auparavant, sentir ces sentiments si étranges grandir contre sa chair… Il se sentait perdu dans ce gouffre qui l'engloutissait, et pourtant il savait qu'il devait en sortir, il devait s'en sortir seul… seul… et c'était si difficile… Il aurait aimé qu'on l'aide, ne serait-ce qu'une seule fois… juste une seule fois… pour qu'il comprenne comment faire… juste une fois… Il n’eut à nouveau conscience de la présence de Tom qu'une fois que celui-ci l'eût finalement attrapé pour le tenir fermement contre lui. Ce n'était pas une étreinte tendre, mais un corps à corps brutal où leurs membres s'entrechoquaient, leurs peaux se pinçaient, leurs mâchoires se rencontraient, les étourdissant. L'orphelin continuait à se débattre, et le dreadé tentait tant bien que mal de le retenir contre lui. Et les paroles rassurantes murmurées à l'oreille, et la chaleur du corps de Tom qui se pressait contre lui, eurent enfin raison de la violence du brun. Lentement il finit par se laisser aller dans les bras meurtris de l'autre adolescent. Pourtant l'orphelin sentait bien que quelque chose de différent s'opérait en lui, il ne savait comment l'expliquer mais cette fureur qui l'habitait n'avait toujours pas disparu, au contraire elle semblait bizarrement se transformer et se renforcer. Un frisson lui traversa le dos, sans qu'il sache pourquoi, et la douce chaleur qui l'avait assailli un peu plus tôt refit surface. C'était quelque chose de doux et cotonneux, comme une bulle de bien-être qui grossissait dans sa poitrine, une vague qui le faisait glisser dangereusement vers ce qu'il avait l'impression d'avoir toujours attendu. La bulle l'emplissait entièrement à présent, il sentait qu'elle risquait d'exploser à tout instant, mais cette menace provoquait en lui une délicieuse appréhension et une irrésistible curiosité. Il la sentit s'étirer encore et encore, avant de finalement exploser, inondant sa poitrine d'une chaleur diffuse. Un léger halètement lui échappa sous la sensation, et tout de suite après comme un ronronnement de bonheur quand la sensation d’une autre bulle se formant à nouveau l’assaillit. Tom, qui l'avait senti se relâcher, ne se rendit compte de ce changement de comportement qu'au halètement soudain de Bill. Quelque peu inquiet, et craignant qu'il se soit fait mal, le dreadé bougea doucement pour jeter un coup d'œil à l'orphelin. Dès qu'il avait perçu son mouvement, ce dernier s'était blotti plus fermement dans les bras de Tom avec un faible gémissement de mécontentement. Ne sachant quoi faire, le guitariste s'était immobilisé et fixait le brun, surpris. Il rougit brusquement lorsqu'il se rendit compte que l'orphelin, loin de souffrir d'une quelconque blessure, était en réalité en proie à une montée de plaisir à présent clairement visible. Il ne fit toutefois rien de plus que de rester pelotonné contre la poitrine toujours nue de Tom, et après quelques minutes de silence, celui-ci vit qu'il s'était finalement endormi, calmé et tranquille. Prenant mille précautions pour ne pas le réveiller, le dreadé souleva lentement le brun dans ses bras et (le dos en compote, il n'avait jamais été très sportif) le porta jusqu'à son lit où il le laissa dormir. Heureusement qu'ils n'avaient pas cour l'après-midi il me semble bien qu'en Allemagne il n'y a pas cour l'après-midi…veinards , l'orphelin avait apparemment besoin de se reposer. Soulagé, le dreadé se laissa tomber sur le canapé. Ses pensées revinrent à son petit protégé, et il se rendit soudain compte que la réaction de Bill ne l'avait pas plus choqué que ça. Fronçant les sourcils il tenta de se remémorer tous les moments qu'ils avaient passé ensemble, et s'il y avait eu autre chose de cet ordre... Ce furent ses propres réactions qui l'étonnèrent, il n'avait jamais été quelqu'un de démonstratif et mettait souvent du temps à s'attacher aux gens, mais avec Bill tout semblait différent... Il avait tout de suite été attiré par lui, par cette ambiguïté qui le caractérisait, et il s'était montré très protecteur envers lui. Il sentait bien qu'il y avait quelque chose de distinct entre eux. Le souvenir de l'effleurement des doigts de Bill contre ses lèvres lorsqu'il avait découvert son piercing, leurs corps à corps toujours si violents et pourtant si tendres qui le laissaient troublé et perdu, leurs regards qui se croisaient et s'accrochaient, plus besoin de parler, ils se voyaient dans leur plus simple vérité. Tout lui paraissait si simple à présent, si limpide. Pour lui, mais aussi pour Bill. Et il ne pensa pas un seul instant que l'orphelin puisse ressentir autre chose que ce que lui-même ressentait. Ils étaient déjà trop semblables pour qu'il puisse y penser. Lorsque Bill se réveilla, la nuit était tombée et la lumière émanant des immeubles aux alentours baignait la chambre de toutes sortes de petits ronds de couleurs. Un peu dérouté il se redressa sur son matelas avant de se rappeler les événements de l'après-midi. Il se sentait quelque peu perdu, mais pas gêné par la situation. En réalité il ne s'était pas bien rendu compte de ce qui s'était passé. Toujours un peu endormi, il se leva et se dirigea vers le salon silencieusement. De la musique lui parvenait de la pièce et il reconnut avec ravissement la mélodie que lui avait jouée Tom quelques temps plus tôt. Il trouva le dreadé assis en tailleur sur le canapé, grattant sa guitare sans le remarquer une fois de plus. Lorsqu'il eût fini le morceau, le guitariste ferma les yeux et se laissa aller en arrière contre le dossier du canapé. Sans bruit, Bill s'approcha et vint se lover contre lui dans un mouvement si souple et fluide que Tom ne se rendit compte de sa présence que quand il sentit le corps de l'orphelin toucher le sien. Il sursauta légèrement avant de sourire avec douceur au brun. - Bien dormi ? Bill hocha la tête et sourit à son tour. - Tu peux continuer à jouer s'il te plait ? Une autre mélodie s'éleva dans les airs, puis encore une autre, et une troisième avant que Tom ne s'arrête finalement, mort de faim. Ils avaient dîné, puis l'orphelin avait insisté pour faire ses devoirs, et Tom l'avait suivit bon gré mal gré. Le lendemain matin ressembla beaucoup à celui de la veille, excepté le fait que Claire n'était toujours pas rentrée et qu'ils arrivèrent un peu plus tard au lycée à cause de leur réveil tardif. La matinée s'étendit se déroula sans encombres et ce ne fut qu'à midi qu'un petit changement de programme arriva. Le guitariste entraînait son protégé à travers les couloirs en direction du réfectoire, lui mimant son professeur d'histoire dont les tics étaient devenus mythiques Ouaaaaaaa trop beau jeu de mots…--" désolée pour ça N ote de Gabu :Ce sont des choses qui arrivent mdr. Un soudain riff de guitare les interrompit un peu brutalement, et Tom plongea une main dans la poche profonde de son baggy. Il en extirpa un portable vibrant et sonnant avec force, et répondit joyeusement sous le regard étonné de Bill. - Gus ! Comment ça va mon pote ?! … Ouais ça va, un peu de changement en ce moment mais ça fait pas trop de mal… Son regard s'attarda sur l'orphelin qui lui sourit de manière un peu incertaine. Les lèvres étirées, le dreadé poursuivit sa conversation. - … Je vous expliquerai, c'est un peu heu… compliqué on va dire… Quoi ? Là tout de suite ?... Ben ouais c'est une bonne idée !… Comme d'hab' alors ? Dans… dix minutes, c'est bon ?... Ok… Je serai pas tout seul par contre… Ahaaaaa Vous verrez bien ! Schuss ! Il raccrocha et se tourna à nouveau vers le brun qui s'était adossé au mur. - Finalement on va manger ailleurs ! J'ai deux potes qui nous attendent dans un coin sympa pas loin, ça te dérange pas ? - Non… Ils avaient repris leur marche et se dirigeaient à présent vers la sortie. Au regard interrogatif de Bill, le guitariste lui parla de ses amis. - Je les ai rencontrés y’a… trois ou quatre ans à peu près… Ouais presque quatre ans en fait, dans un parc pas très loin d'ici. Je jouais de la gratte et ils sont arrivés, on a commencé à parler musique, et puis on s'est dit que ce serait cool de jouer ensemble, eux ils se connaissent depuis la maternelle, Georg joue de la basse et Gustav de la batterie, ils ont pratiquement joué ensemble depuis leurs débuts… et depuis ben on se quitte plus ! - Vous avez formé un groupe, c’est bien ça ? - Ouais… en quelque sorte. - Et vous jouez le même genre de musique que tu jouais hier soir ? - Uhu… on joue du rock, le seul truc c'est que si on a nos propres sons, au niveau des paroles et du chant c'est pas trop ça… En réalité on a ni textes ni personne au chant, alors bon on fait sans pour l'instant… De temps en temps Georg et moi on chante un peu si on fait des reprises dans des p’tits concerts, mais c'est pas génial quoi… --" - Vous donnez des concerts ? - Ouais… Enfin des "concerts" c'est un bien grand mot, on joue de temps en temps dans des bars quand ils font des soirées spécial rock pour les jeunes, ou des trucs dans le genre… Rien de bien excitant mais c'est déjà pas si mal… Et puis on s'éclate c'est le principal ! C'est pas comme si on avait l'intention de vivre de notre musique… L'orphelin ne dit rien, il ne savait pas quoi dire devant la certaine amertume qui transperçait dans la dernière phrase de Tom. Ils étaient sortis du lycée à présent, et marchaient tranquillement et en silence dans les rues de la capitale allemande. Tom finit par reprendre la parole alors qu'ils tournaient au coin d'une rue commerçante pour s'engager dans un quartier plus tranquille et résidentiel. - Est-ce que… est-ce que ça te gêne qu'on leur dise la vérité ? Ou tu préfères la version du lycée ? - … Je ne sais pas… mais si tu as confiance en eux, alors je pense que je le peux aussi. - Hum… ok… Ben je pense qu'on peut leur dire la vérité mais… en gros… je veux dire, ils n'ont pas vraiment besoin de connaître tout les détails… pour l'instant du moins… - Tu veux garder ça entre toi et moi ? - Euh… ouais, mais c'est parce que c'est assez personnel, c'est pas du tout parce que j'ai honte de toi ou une connerie du genre, tu vois ?... Mais si toi tu veux tout leur dire ça me pose non plus de problème… Je pensais juste que tu préférerais… Mais c'est vrai que c'est un peu con, enfin je sais pas… Merde je m'embrouille Tom se tut, rouge et gêné, regardant droit devant lui sans oser voir la réaction de l'orphelin. Le silence de celui-ci finit par l'inquiéter et il jeta un coup d'œil au brun. Il vit avec surprise que celui-ci lui souriait avec douceur, ses yeux brillants de contentement et les joues un peu rouges de joie. - Je serai très heureux de pouvoir partager ça avec toi, juste toi. - …# Bah ! … Moi… moi aussi ça… me ferait plaisir, marmonna Tom un peu maladroitement et rougissant encore plus. Il continua sa route les mains dans les poches et le visage enfoui dans son col pour cacher sa gêne aux yeux des passants. Il sentit rapidement Bill le rattraper et sa douce chaleur à ses côtés lui étreignit bizarrement le cœur. - Ma mère aussi est au courant…, finit par lâcher le dreadé dans un soupire de regret. - Mais elle ne sait pas tout, répondit avec tendresse l'orphelin. - Ouais… c'est vrai, souffla le guitariste sentant une joie qu'il ne pouvait expliquer lui emplir la poitrine. Ils finirent par ralentir leur marche, et Tom s'arrêta devant ce qui ressemblait à un tout petit restaurant très coloré aux yeux de Bill. Le musicien poussa la porte vitrée, tandis que le brun lisait avec curiosité le nom de l'établissement peint en lettres rondes et rouges éclatant sur la baie vitrée : "Fast-Kebab". Circonspect et ne sachant pas à quoi s'attendre, l'orphelin entra à la suite de Tom. Aussitôt à l'intérieur, une délicieuse odeur de viande grillée, d'épices et de pain chaud lui assaillit les narines. Ca ne ressemblait à rien de ce qu'il connaissait, mais l'eau lui vint immédiatement à la bouche et il sentit douloureusement son estomac se réveiller. Les lèvres entrouvertes de surprise et les yeux écarquillés d'ébahissement, il fixait la rôtisserie où tournait paresseusement de la viande grillée et juteuse. Une main sur son épaule le tira de sa contemplation. Tom lui souriait, et émit un petit rire devant l'air gourmand du brun. - Tu viens ? Ils nous attendent. Effectivement, appuyés contre le dossier de la banquette qu'ils occupaient, deux adolescents leur souriaient. Tom se glissa en face d'eux tout en faisant les présentations, suivi par Bill. - Georg, Gustav, voilà Bill. Bill, le mec qui ressemble à un yéti à bouclettes c'est Georg, et le petit blond qui fait semblant de dormir, c'est Gustav… Il avait à peine fini qu'il reçu une attaque éclair de la part des deux autres musiciens. Georg se souleva à moitié de la banquette pour lui donner une tape sur le haut de ses dreads cachées sous un bonnet, et Gustav lui balança une salière à la figure. Pendant que le guitariste, mort de rire, se protégeait sous la table, les deux autres adolescents se tournèrent vers l'orphelin. - Désolé pour ça…, marmonna Georg avec un regard d'excuse. - Il est incontrôlable, un vrai gosse quand il s'y met ! rajouta Gustav avec un regard noir vers le haut du bonnet qui se bidonnait toujours. - Bref, moi c'est Georg, se présenta (enfin !) correctement le bassiste en tendant la main vers le brun. Bill la lui serra, un petit sourire timide aux lèvres, avant de faire de même avec Gustav qui lui marmonna un vague "Gustav" ne quittant toujours pas des yeux Tom qui émergeait précautionneusement de sous la table. L'orphelin les détailla avec curiosité alors qu'ils avaient entrepris d'engueuler à nouveau Tom. Georg avait les traits masculins et carrés, totalement différents de ceux de Tom qui, comme les siens, étaient fins et paraissaient fragiles. - … vient à peine de se revoir depuis presque deux semaines et c'est tout ce que tu trouves à faire ! En plus on le connaît même pas Bill, bonjour la première impression t'es vraiment pas possibl… Ses cheveux retombaient en boucles désordonnées sur ses yeux rieurs et chaleureux, dont l'orphelin nota la belle couleur. Gustav quant à lui, semblait plus introverti même si la même lueur brillait au fond de ses yeux noirs. Ses cheveux courts et blonds entouraient un visage où persistaient les rondeurs de l'enfance. - … vous vous êtes rencontrés où ? - Ben en fait c'est un peu compliqué… Y’a pas très longtemps ma mère… Mais ce qui frappa d'abord Bill, ce fut leur complicité. Il avait comme l'impression que tous leurs gestes se complétaient, et qu'ils pouvaient savoir exactement ce que l'autre faisait ou pensait, sans même avoir à se regarder. Pendant que le brun détaillait les deux musiciens, Tom avait entrepris de leur expliquer plus ou moins la présence de Bill. - … donc comme il est dans une situation pas géniale et qu'il a sauvé maman, et qu'en plus c'est un mec sensass’, ben on a décidé de le garder Note de Gabu : genre comme un chien « on a décidé de le garder » ! mdr ; Notre de Sasha : Tout à fait d’accord avec toi XD ! Et voilà - Ah ok… Et alors Bill, tu survis ? Parce que se coltiner Tom vingt-quatre heures sur vingt-quatre…, rigola Georg en se tournant vers l'orphelin. - Hé ! - C'est clair que ça doit pas être de la tarte ! XP, rajouta Gustav avec un sourire malicieux accroché aux lèvres. Bill les regarda, étonné, lui n'avait strictement rien à reprocher au dreadé, au contraire. - Et bien, pour moi Tom est quelqu'un d'exceptionnel, il est là et s'occupe très bien de moi. Avec lui j'ai tout ce qu'il me faut - …OO - …OO - ….#OO# En voyant les réactions des autres, l'orphelin fronça les sourcils avec inquiétude. - Je… euh… j'ai dit quelque chose qu'il ne fallait pas ? - Non non… pas du tout, se reprit en premier Georg, et presque aussitôt un sourire malicieux vint ourler ses lèvres. Bill vit avec une certaine inquiétude le même sourire apparaître sur le visage du batteur. - Alors comme ça Tom s'occupe très bien de toi ? Lui dit Gustav. - Et il t'apporte tout ce qu'il te faut, hum ? Continua Georg sur la lancée. - Euh… et bien oui, c'est quelqu'un de très bon vous savez ! Les deux G’s explosèrent de rires devant l'incompréhension du brun qui lança un regard nerveux à un Tom rouge et au bord de l'explosion. - Oh, vos gueules !! # Vous êtes trop cons les mecs là ! Les écoute pas Bill, ils racontent que des conneries ! - Q-quoi ? Mais, je… je ne comprends pas… - C'est parce que y’a rien à comprendre, t'inquiète pas… marmonna Tom en lançant un regard noir en direction de ses deux amis qui se bidonnaient de l'autre côté de la table. Le serveur eut la bonne idée d'arriver à ce moment-là pour prendre leur commande. L'orphelin, qui n'avait pas la moindre idée de ce qu'il voulait, puisqu'il n'avait jamais goûté de kebab et que le restaurant ne faisait apparemment que ça, laissa Tom choisir à sa place. L'employé s'était à peine éloigné qu'à nouveau un riff de guitare résonna depuis la poche du dreadé. Il répondit, et fit silencieusement comprendre aux autres qu'il s'agissait de sa mère. Sans laisser le temps au brun de bouger, il se glissa sur ses genoux une fraction de seconde pour se lever de la banquette et s'en éloigner de quelques pas. L'orphelin rougit un peu en sentant la chaleur du guitariste l'envelopper pendant un court instant. Il le suivit du regard le temps qu'il aille s'adosser contre le comptoir, absorbé par sa conversation. Lorsqu'il reporta son attention sur la table, les deux autres musiciens le fixaient, le sourire toujours bien en place sur leurs visages joyeux. - Tu es très attaché à lui, n'est-ce pas ? Lui demanda avec douceur Gustav. - … Oui. Répondit simplement Bill ; que pouvait-il dire de plus ? Les deux G’s échangèrent un regard, et l'orphelin eut à nouveau l'impression qu'ils pouvaient communiquer sans même se parler. C'était étrange ce lien qu'il percevait entre eux, étrange mais… rassurant quelque part et… ça lui étreignait la poitrine, c'était un peu douloureux mais il y avait quelque chose qui le faisait vaciller dans ces regards échangés. - Tu sais, reprit Georg, c'est assez rare de voir Tom se lier aussi vite avec quelqu'un. D'habitude il est plutôt renfermé sur lui-même… Il a mis plusieurs mois avant de nous considérer vraiment comme des potes. - Je pense que… d'une certaine manière Tom et moi on se ressemble beaucoup. Je ne suis pas non plus quelqu'un qui se lie facilement aux gens mais avec lui… cela semblait naturel. Gustav hocha la tête d'un air entendu. Quelquefois il ne fallait tout simplement pas chercher à comprendre. - La grande star est lààààààààààà !! L'orphelin sursauta et fixa le guitariste, ébahi. Il venait d'apparaître d'un bond à coté d'eux, les bras grands ouverts, un sourire immense aux lèvres. Il saluait à présent un public imaginaire sous les rires du bassiste et les yeux levés au ciel du batteur. L'étonnement passé, le brun se mit lui aussi à rire, d'un rire clair et plein de joie qui résonnait dans tout le restaurant. Tom cessa immédiatement de faire le clown, et sourit au brun. - C'est la première fois que je te vois rire, lui dit-il avec un ton si doux et tendre que Bill devint rouge tomate en quelques secondes. Tu as un très beau rire… Le fugueur se contenta de lui répondre par un sourire éclatant, avant de se décaler sur la banquette pour laisser une place au dreadé. Ce dernier venait à peine de s'asseoir, que le serveur refit son apparition, portant un plateau chargé de kebabs, de sauces diverses et de boissons. Ils se mirent tout les quatre à manger joyeusement, riant gentiment de la maladresse de Bill qui finit avec de la sauce plein les joues. Lorsque Bill et Tom quittèrent les deux musiciens au coin de la rue un peu plus tard, ils reprirent tranquillement le chemin de l'appartement à travers les rues bondées de la ville. Se sentant à nouveau menacé par tous ces mouvements et ces gens, Bill se rapprocha inconsciemment du dreadé. En voyant cela, ce dernier reprit la parole dans le but de lui changer les idées. - Au fait, c'est ma mère qui m'a appelé tout à l'heure ! Elle est rentrée dans la matinée, donc elle doit nous attendre là. - Ah… Une soudaine angoisse étreignit le cœur de Bill. Il avait toujours en tête la réaction de Claire, et appréhendait sa confrontation. La porte d'entrée s'ouvrit sous la pression du guitariste et les deux adolescents pénétrèrent dans l'appartement. Mamaaaaaaaaaaaan ?! T'es lààààà ?! Un bruit de pas légers retentit dans le couloir alors qu'ils déposaient manteaux et sacs dans l'entrée. Bonjouuuur ! S'écria joyeusement Claire en arrivant près d'eux. Elle avait l'air reposée et sereine, même si une lueur d'incertitude brilla dans ses yeux lorsqu'elle les posa sur l'orphelin. La mère embrassa son fils et le serra contre elle un instant avant de faire de même avec Bill. Celui se tendit sensiblement au début, mais sous la tendresse du geste il finit par se laisser aller dans les bras chaleureux et ferma les yeux sous cette soudaine marque d'affection maternelle qu'il n'avait auparavant jamais connue. Claire finit par s'éloigner après avoir une dernière fois caressé sa joue du bout des doigts. Ah Tomi, j'ai oublié de te demander de prendre du pain en passant, ça te dérange pas d'y retourner s'il te plaît ? Mais il fait froid ! Et je viens à peine de rentrer T'en as pour dix minutes, c'est juste au coin de la rue. Et on a plus une miette de pain ! Allez, tu peux bien faire ça pour ta maman chérie ? Le dreadé râla pour la forme mais réenfila néanmoins son manteau. Bill fit un geste pour l'imiter, mais Tom le stoppa d'une main sur son bras. T'as pas besoin de venir Bill, j'en ai pour quelques minutes, c'est pas la peine que tu risques de prendre froid pour ça. Claire jeta un regard surpris à son fils, ce n'était pas dans ses habitude de faire preuve de tant de sollicitude. Elle se dit avec tendresse que l'orphelin semblait déjà avoir une place à part pour Tom. Celui-ci quitta l'appartement, et au moment même où la porte se renfermait sur lui, Bill se rappela soudain que Claire allait sûrement lui parler de sa clé. Une sourde angoisse lui envahit les entrailles, mais déterminé à faire face il se tourna résolument vers la styliste. Claire le fixa d'un regard profond et finit par lui sourire d'un air incertain. J'aimerai te parler de quelque chose... quelque chose en rapport avec... Sa main vint attraper délicatement le cordon dépassant du pull du jeune homme, et d'un geste fluide elle tira la clé de sa cachette. Le petit objet de métal scintilla dans la lumière, et une expression de tristesse apparut sur le visage d'habitude joyeux de la jeune femme. ...en rapport avec ça... A suivre... Alors ?? Qu'est-ce que vous en avez pensé ? J'espère que cette suite à tout de même satisfait un MINIMUM vos attentes, looooooooooongues les attentes...oui je sais --" Pour ma décharge la fin de l'année approche à grands pas, et donc ça veut dire trois fois plus de boulot et stress, et trois fois moins de sommeil (dodooooooooooo ) et de temps pour lire et écrire. Bref, après deux semaines de concours blanc Sasha est enfin de retouuuuuuuuuuuuuuuuur et heureuse XDDD La suite va mettre forcément moins de temps à venir que celle-ci, puisqu'il me reste plus qu'un mois de cours à tirer. N'oubliez pas de laissez des reviews !! Sasha |