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Voici ma premire fic, aprés l'avoir fait relire à Sae et à Wyn j'ai enfin eu le courage (et le temp) de la poster. Merci à Bezo ma coupine de librairie et Fanny de m'avoir encouragée. Et surtout SAKI mon nem d'amour plus connu sous le nom de Narcisse pour sa magnifique illustration Bonne lecture Le jeune homme repoussa une mèche de cheveux trempée qui pendait devant ses yeux, le manoir face à lui était impressionnant par nature, mais sous la pluie battante il devenait lugubre. Il soupira, se demandant encore pourquoi il avait accepté. En fait, il n’avait pu refuser. Dumbledore dans son testament le lui avait demandé et il ne pouvait que respecter le souhait de son mentor. Lui demander de veiller sur Draco Malfoy ! Sur le moment il en était resté estomaqué. Le blond lui était maintenant complètement indifférent : il avait su gérer sa haine et toutes ses autres émotions mais quand même ! Il fallait vraiment qu’il aime Dumbledore ! Et Snape, qui avait réussit à le convaincre, lui disant que Draco s’était enfermé dans une immense solitude et forcément il s’était senti coupable. Lui et sa manie de sauver la veuve et l’orphelin ! Harry soupira encore une fois, c’est vrai qu’il se sentait coupable vis à vis de Draco : il avait tout perdu pour devenir un agent double : sa famille, sa fortune, jusqu'à sa fierté. Mais grâce à lui et à bien d’autres, Voldemort avait pu être vaincu. La guerre était finie même si quelques-uns des mangemorts couraient encore. Harry repensa à leur rivalité incessante. Il était en compétition avec Draco depuis le début de sa scolarité mais il était heureux qu’elle ait cessée. La guerre ne les avait pas épargnés et il fallait bien grandir à un moment donné. Ils avaient changé. Ils ne s’apprécieraient surement jamais mais une indifférence mutuelle avait vraiment soulagé leur entourage commun. Ne plus se voir, ne plus se confronter fut la solution parfaite pour tout le monde y compris les principaux intéressés. Le brun se présenta devant l’immense porte de la bâtisse et frappa lourdement. Personne ne répondit et il se mit à attendre que quelqu’un daigne lui ouvrir. Finalement lassé il poussa le battant : aucun sort ne le protégeait et la porte n’était même pas barricadée. Surpris, il sortit sa baguette et se mit à scruter les environs, ne repérant rien d’anormal, il pénétra dans le hall. L’endroit était vaste et sentait légèrement le renfermé. Sur les murs étaient suspendus des tableaux de la famille Malfoy. Rien d’inquiétant dans les parages.Rassuré le gryffondor se mit en quête du maître des lieux. Après plusieurs échecs, il le trouva dans une sorte de bibliothèque. La pièce était sombre, parcourue par de vastes étalages de livres mais sur le mur opposé à la porte, un feu de bois crépitait dans une cheminée de pierres brutes. En vis à vis se trouvaient deux fauteuils de velours rouges. Sur l’un d’eux se tenait Draco Malfoy. Apparemment celui-ci ne l’avait pas entendu et Harry resta dans l’entrebâillement de la porte à observer son hôte. Le blond était affalé, les jambes avachies, la tête dodelinant, dans sa main droite il tenait un verre, du cognac probablement. Il semblait soûl et avec sa chemise entrouverte sur son torse pâle on aurait dit le dieu de la luxure, pourtant en le regardant bien Harry trouvait qu’il ressemblait plus au désespoir personnifié.Le brun avança légèrement dans la pièce et posa sa main sur l’épaule du serpentard. Celui-ci releva la tête et le regarda avec des yeux ahuris. « - Oooooo ! J’ai vraiment trop bu ! J’ai des hallucinations : je vois Potter maintenant ! Bégaya Malfoy - On ne t’a pas prévenu? L’Ordre m’a envoyé pour te protéger. lui répondit Harry - Moi, me protéger ! Un Malfoy ! Pour qui ils me prennent ces zouaves ! protesta le blond.» Le gryffondor jaugea la scène du regard et pesta, le jeune homme était ivre et on ne lui avait pas annoncé sa venue. Tout pour faciliter sa mission. « - Potter, je ne sais pas ce que tu fais,… fais ici mais tu ne va pas y rester long, euh, longtemps ! » Il semblait très fier d’avoir réussi à finir sa phrase et il tentait maintenant de marcher à quatre pattes et de rejoindre sa bouteille qu’il avait abandonnée à coté du fauteuil. Le jeune auror patienta quelques minutes que l’autre est fini de se servir son verre et se décida lui expliquer la raison de sa venue. « - Draco, on m’a envoyé ici en tant qu’auror pour te protéger d’éventuelles attaques de mangemorts en cavale. » L’autre le fixait avec des yeux hagards, ne semblant comprendre aucun mots de ce qu’avait dit Harry et finalement il tomba à la reverse ivre mort. Le brun grommela devant autant de stupidité et d’ivrognerie. Puis après avoir vérifié que le blond ne réagissait plus, il s’en empara de son corps, le hissant sur son dos et l’emmena à l’étage pour le coucher. Il était déjà venu ici une fois pour une mission de l’ordre mais il peina quand même a trouver une chambre dans toutes ces pièces. Le blond ne lui facilitait pas la tâche, il gisait, ivre dans les bras d’Harry, pesant plus lourd qu’un hippogryffe.Après avoir déshabillé et couché Malfoy, il s’était à son tour trouvé une chambre où passer la nuit, résigné à attendre le lendemain matin pour avoir une discussion sérieuse avec son hôte. Exténué par son voyage il s’endormit, bercé par le son de la pluie sur le toit et les mugissements du vent. 0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0 Harry s’étira de tout son long dans le lit, la pluie tombait toujours et le vent avait doublé de puissance. Il regarda sa montre «7h00 ! » et sauta au bas du lit à baldaquins. Son estomac se mit à crier famine et il se dépêcha d’enfiler un pantalon noir pour descendre à la cuisine. Le serpentard s’était réveillé avec une énorme gueule de bois et, bien que la tête dans une brume épaisse, il descendit au rez de chaussée pour la soigner. En voulant pénétrer dans le salon jouxtant la cuisine, il se rendit compte de la présence du gryffondor. Il ne se souvenait plus trop de la soirée mais il savait une chose c’est que Harry Potter était là hier soir et qu’il l’avait couché dans son lit. Le brun était maintenant face à la baie vitrée du salon, regardant la tempête qui grondait dehors. Il ne portait qu’un pantalon, large, en coton noir qui faisait ressortir sa peau mâte et ses cheveux couleur d’onyx. Il les portait long sur les épaules et sur sa tempe droite il avait réunit ses mèches en une tresse ornée de perles d’argent et tenue par un cordon de cuir fin. Il dégageait une aura de puissance et de sensualité, chacun de ses muscles gonflés jouaient sous sa peau fine, sa taille était svelte malgré sa musculature imposante. Sur l’épaule droite on apercevait une cicatrice laissée par une griffure lors d’un combat. Le jeune homme porta sa tasse à ses lèvres et alerté par un petit bruit il se retourna faisant face à Draco. Il était encore plus magnifique : il avait corrigé sa vue et ses yeux ainsi dégagé n’en étaient que plus intense. Ses lèvres charnues et rosées s’entrouvrirent pour siroter tranquillement son thé et laissèrent entre apercevoir une langue agile. Le serpentard baissa son regard sur le torse musclé du survivant : ses pectoraux s’ornaient d’un tatouage en lettres celtes : « Toujours face à l’ennemi, toujours face à la vie. » Le brun ne paru pas se formaliser de cet examen approfondi de son anatomie et fixa son tour le blond d’un regard appuyé. « - Tu as l’air d’aller mieux qu’hier soir. - Euh oui, même si c’est douloureux. Bafouilla, gêné Drac. Le brun haussa un sourcil amusé - Je me suis permis de déjeuner vu que je ne savais pas à quelle heure tu te lèverais. - Au fait, même si tu me la sûrement dit hier, pourquoi tu es chez moi ? - Pour te protéger. Répondit calmement l’auror - Quoi ? Et de quel droit ? Je n’ai absolument pas besoin d’aide et encore moins de protection ! s’emporta le blond » Le gryffondor l’observa par-dessus sa tasse. Sa mission ne serait pas une partie de plaisir. Il nota aussi que le blond paraissait avoir maigri. « - Ecoutes-moi, j’ai été envoyé par l’ordre car des mangemorts sont encore en liberté et l’on s’inquiète beaucoup pour toi. Ta position d’agent double ayant été découverte, même si Voldemort est mort, ses fanatiques vont essayer de tuer celui qui a précipité leur chute. Lui expliqua Harry patiemment » A ce nom le jeune homme tressaillit et jeta un regard las à son interlocuteur. « - De toute façon vu la tempête qui se prépare je ne peut pas me permettre de te mettre dehors. Reste le temps qu’elle se calme. » Harry soupira d’aise, même s’il n’avait pas accepté son aide, il bénéficiait d’un délai pour le persuader du danger qu’il courait. L’image de Lucius Malfoy recevant le baiser du détraqueur s’imposa à son esprit. La folie dans le regard de cet homme qui était prêt à tout sacrifier, même son fils, pour un homme auprès duquel il s’asservissait l’avait profondément choqué.Mais ce qui avant tout le poursuivait nuit et jours c’est le visage de Voldemort à ses pieds, implorant son pardon et lui, le foudroyant du sort impardonnable. Jamais il ne se serait cru capable d’une telle froideur, d’une telle haine, d’un tel besoin de vengeance. Ce combat avait tué en lui tout ce qui restait d’enfantin et de puéril. O0o0o00o0o0o00o00o0o00o0o0o00o0o00o0o0o0o00o0o0o0o0o0o00o0o0o00o0o0o0o0o0o00o0o0 La pluie continuait toujours de tomber et cela faisait maintenait trois jours que Potter s’incrustait dans son manoir, trois jours qu’il assistait à ses bourrages de gueule s’en rien dire, trois jours que chaque nuit il montait le coucher dans son lit, trois jours que chaque matin Draco apercevait une potion contre le mal de crâne sur la table de la cuisine. Trois jours qu’il s’humiliait ainsi devant son pire ennemi, devant celui qui lui avait sauvé la vie il y a maintenant un an, en le protégeant, d’un Avada Kedavra. Il lui en voulait de maintenir cette dette envers lui et en même temps il le respectait pour son courage. Jamais il ne semblait faillir. Ils étaient tellement différents.Le blond de détourna de la fenêtre et sortit préparer des vêtements secs pour le gryffondor qui était partit faire son jogging malgré la pluie diluvienne. 0o0o0o00o0oo0o000o0o0o0o0o0o0o0o0o00o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o Celui-ci courait sur le chemin qui bordait la falaise. En contre bas, la mer se jetait sur la pierre blanche. Ses cheveux se collaient sur son front et l’eau dégoulinait dans son cou, mais il s’en foutait. Il était dans une rage folle, il ne comprenait pas l’attitude de Draco, comment pouvait-il se laisser aller à ce point ? Comment pouvait-il ignorer le monde qui l’entourait ? Mais surtout, il était encore plus en colère contre lui-même et son incapacité à l’aider. Il avait quand même fait son boulot et posé toutes sortes de sorts de protection sur le manoir, mais la sécurité du serpentard l’inquiétait. En effet, même si personne ne pouvait l’attaquer dans le manoir, il suffisait d’attendre qu’il sorte sans surveillance pour le tuer. Il força l’allure, obligeant son corps à donner le meilleur de lui-même, il sentit ses muscles sur le point d’exploser, un fluide brûlant coulant dans ses veines. Il s’obligeait à courir dès qu’il avait des soucis en tête. Quand son corps criait comme ca, il oubliait toutes ses obsessions, tous ses cauchemars, toutes ses pensées malsaines. A bout de souffle il s’arrêta face à la mer, la pluie avait cessé et une éclaircie apparaissait dans le ciel noir. Il se tourna vers la mer et avança sur ce bout de falaise, défiant les éléments déchaînés. En bas l’océan grondait et se jetait comme une furie sur le calcaire. Le vent fouettait l’écume blanche et l'apportait en hauteur jusqu’au visage d’Harry. Le jeune homme était subjugué par la force qui se dégageait de cet ensemble. Il ouvrit les bras, s’abandonnant comme un enfant dans les bras de sa mère et laissa le vent caresser sa peau. Il faisait corps avec cette puissance, il la sentait, il la partageait avec la nature, il était elle, elle était lui. Au bout d’un certain temps il se leva et se dirigea en trottinant vers le manoir Malfoy.Fourbu, il monta directement au premier pour prendre une douche. Sa course lui avait permis d’organiser ses pensées : il devait parler à Malfoy coûte que coûte. Il se glissa sous la douche et se lava à la hâte. En sortant de la douche, il apperçut des vêtements secs et pliés, posés sur son lit. Il fut touché par cette délicate attention. 0o0o0o0o0o00o0o0o00o0o00o0o0o00o0o00o0o0o0o0o0o0o0o0o0o00o0o00o0o0o00o0o0o0o0o0o Draco n’en pouvait plus, comment le brun pouvait-il s’installer, ici, chez lui, sans lui demander la permission. Il fallait qu’ils aient une petite discussion quant à la place d’Harry dans son Manoir. Enfin il l’entendit descendre les escaliers et se précipita à sa rencontre. « - Potter, il faut qu’on parle ! Suis-moi ! » Surpris, le Survivant, le dévisagea. Cette attitude arrangeait énormément les affaires d’Harry mais l’idée d’une conversation décidée par Draco ne le laissait que moyennement joyeux. Tout en le suivant dans le bureau il ne put s’empêcher de détailler sa silhouette. Il paraissait avoir beaucoup maigri mais il était toujours aussi musclé. Sa chemise blanche mettait en, valeur ses épaules superbement sculptées et sa taille fine. Ses cheveux blonds, tombaient négligemment sur ses épaules, ils étaient toujours aussi fins et brillants. Le brun ne put s’empêcher de s’imaginer passer sa main dans la chevelure soyeuse. Il se voyait déjà entourant de ses bras cet être si particulier, qu’il avait appris à apprécier. Se maudissant pour ses pensées aussi perverses, il pénétra à la suite de Draco dans un petit bureau. Harry se dit qu’il valait mieux que ce soit lui qui commence, son énervement commençait sérieusement à atteindre des sommets. « - Ecoute Draco, j’en ai marre. Je sais que ça n’est pas facile pour toi mais tu ne me facilite pas le boulot. J’ai protégé ta maison du mieux que je le pouvais mais c’est toi qui m’inquiètes. Le blond le regarda lentement, visiblement mécontent de la tournure que prenait la conversation. - Je ne veux pas être aidé, tu comprends ça? hurla-t-il. Je ne suis pas une pauvre petite chose ayant besoin de la pitié du grand Potter. - Parce que tu crois vraiment ça ? Que j’ai pitié de toi ? T’est vraiment trop con. Je fais mon boulot, je rends service, crétin ! hurla à son tour l’auror - A oui ? Tu ne fais que ton boulot, alors c’est bon disparais de chez moi. On n’a rien en commun. Tu ne me dois rien. Dégage ! lui répondit vertement Draco - Pourquoi tu m’en veux à ce point ? repris plus doucement Harry, surpris de la violence de la réaction de Malfoy - Dégage ! Dégage ! Le blond s’était mis à pleurer en lui crachant ces mots au visage. Harry choisit de battre en retraite. Après tout il était juste Auror, pas psychomage, même si la détresse de Draco était évidente. - Je monte faire ma valise et je pars après avoir prévenu l’Ordre de la tournure des choses. Murmura Harry en sortant du bureau » Il sortit de la pièce, laissant un Draco pantelant. Il se maudissait de ne pas avoir su trouver les mots juste et d’avoir laisser sa colère prendre le dessus. Lui seul le mettait dans des états pareils. 0o0o0o0o0o0o0o0o00o0o0o0o00o0o0o00o0o0o00o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0 Quelques minutes plus tard il sortit du manoir, tirant sa valise derrière lui.Il savait que l’héritier des Malfoys l’observait de la fenêtre du salon, il sentait son regard dans son dos. Il maudit son orgueil qui l’empêchait de faire demi-tour. Le chemin menant à la grille lui paraissait étrangement long. Soudain il entendit quelqu’un courir derrière lui. Une voix qui l’appelait. « - Harry, attend ! »Il se retourna partager entre la joie de voir DRaco le rattraper et la peur de le voir se faire attaquer. « -Bon Dieu, Draco, rentre ! Tu es en danger hors du manoir ! » A ce moment, il entendit plusieurs pops, signe que des sorciers avaient transplané. Il se retourna et fit face à une dizaine de magemorts, sûrement les derniers fugitifs. Les silhouettes encapuchonnées se ruèrent sur Draco et l’encerclèrent. Il était loin mais il lâcha sa valise et se mit à courir de toutes ses forces. Deux individus voulurent l’arrêter mais d’un geste de la main, il les envoya valser contre les arbres qui bordaient l’allée. Il apercevait le blond au sol, se tordant dans tout les sens. Il sentit une rage folle le submerger, encore plus grande que celle qu’il avait ressentit face au Seigneur des ténèbresIl héla les derniers partisans. « -Vous ! Arrêtez ! Attaquez-vous à quelqu’un qui mérite votre courroux. » Les hommes se retournèrent, une lueur de folie dans les yeux. Par terre, Draco gisait inconscient. Alors Harry sentit sa rage enfler en lui comme une lame de fond, submergeant tout sur son passage. Il la canalisa et dirigea ce flux de magie pure vers ses ennemis. Depuis le début de la guerre il maîtrisait la magie sans baguette mais aussi celle de nature non humaine. Il était devenu le sorcier le plus puissant que la Terre ait vu. Une aura immense se dégagea autour de son corps, il la dirigea vers les étranges silhouettes et les sentit perdre pied pour finalement partir en fumée. Lentement, il se releva, le combat l’avait quand même secoué et il sentait sa tête devenir douloureuse. Draco gisait toujours, à quelques mètres de lui, le corps ensanglanté. Il le prit le plus doucement possible dans ses bras et avant de se diriger vers la maison, prit soin de ligoter les deux derniers mangemorts qui gisaient assommés prés des arbres. Puis il emmena son compagnon à l’intérieur du manoir pour le soigner. 0o0o0o0o0o0o0o0o00o0o0o0o0o0o0o00o00o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o00o0o Draco se réveilla lentement, et essaya de s’étirer mais une douleur lancinante dans ses côtes l’en dissuada. Il rassembla ses esprits pour se souvenir de la cause de sa douleur. Il avait essayé de retenir Potter et s’était retrouvé au milieu des derniers mangemorts, ils lui avaient lancé plusieurs Doloris, et avant de s’effondrer, inconscient il avait vu le brun courir vers lui. Tant bien que mal il réussit à sortir du lit et enfila un peignoir avant de descendre. En passant devant la chambre d’Harry il s’arrêta. Le remords lui serra le cœur, l’auror était venu le protéger et lui n’avait rien fait pour l’aider dans sa mission. C’était plus fort que lui, il fallait toujours qu’il se confronte aux autres, toujours. Doucement il frappa, personne ne lui répondit mais il entendit clairement un bruit sourd contre la porte, comme un loquet que l’on ferme. Lentement il se laissa glisser le long de la porte, il savait qu’Harry ne voulait pas lui parler, si ca se trouve au même moment, le brun devait faire face à la fenêtre, attendant que son hôte s’en aille. Draco se mit à sangloter, il ne voulait vraiment pas que cela se passe comme ça, il aurait tellement voulut lui montrer qu’il avait changé. Soudain c'en fut trop il sentit son cœur se serrer et les mots se mirent à sortir d'eux-mêmes sans qu’il ne cherche à les retenir. « - Harry, je suis désolé de ce qui s’est passé, je ne voulais pas être un poids pour toi, je ne pouvais pas accepter que tu me protège, je déteste tellement ça : dépendre de quelqu’un .Je voulais te montrer aussi que j’avais changé, que je n’étais plus cette personne hautaine et insipide. Je voulais que tu me regarde autrement. Ho oui, tellement autrement… » Le blond resta de longue minute à répéter cette litanie, comme si elle apaisait sa douleur. Lentement, il sécha ses pleurs, cela faisait tellement de temps qu’il retenait ces mots. Il se releva et parti. Finalement même si le gryffondor n’avait rien entendu, lui se sentait soulagé.De l’autre coté de la porte, Harry, se mit à pleurer, lui aussi, des larmes qui coulaient le long de sa mâchoire. Quand Draco avait frappé à la porte, il s’était barricadé et s’était laissé glisser contre la porte de bois. Aucun des mots du blond ne lui avait échappé. Rien. Maintenant il recevait la douleur du serpentard en pleine poitrine. Epuisé, il se glissa dans ses draps. 0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o00o0o0o0o0o0o00o0o0o00o0o0o0o Après une journée passée à s’éviter, les deux hommes n’avaient toujours pas réussi à parler. Le lendemain le même manège recommença, le blond descendit et entendit son invité partir de la pièce vers laquelle il se dirigeait. Il attendit toute la journée et finalement il monta dans sa chambre plus en colère que jamais. Toute la nuit il se tourna et se retourna dans son lit, abandonné par le sommeil. Finalement il se leva chercher un verre pour l’aider à dormir. Quand il passa devant le salon pour prendre de l’alcool à la cuisine, il trouva le jeune Auror étendu sur le divan du salon, un verre posé à ses pieds. Devant cette vision, le serpentard ne put s’empêcher de frémir. Pour qu’il se mette à boire, Potter avait du ressentir un grand choc. Lentement, il s’approcha du jeune homme endormi et s’assit par terre, adossé au canapé, posa sa tête prés de celle du gryffondor. L’idée que celui-ci l’ait sauvé encore une fois, le chamboullait. Il se tourna et contempla son visage paisible, une mèche de cheveux s’était perdue sur son front. Draco senti son estomac se serrer à cette vision. Il s’était menti, il avait aimé qu’Harry veille sur lui, il avait aimé sentir une autre présence même discrète dans cette immense maison vide, il avait aimé savoir Harry à ses cotés quand il sombrait ivre mort. Doucement il caressa le visage de celui qui l’avait ramené dans le monde vivant. Rompant sa routine et sa solitude. A ce contact, son cœur se mit à battre plus fort, de façon douloureuse dans sa poitrine devenue trop petite pour tout ce qu’il ressentait face à cet homme. Le garçon en question, ouvrit légèrement ses magnifiques yeux verts et dévisagea, celui qui lui faisait face. « -Tu es réveillé ? -Oui, comme tu peux le voir, lui répondit Draco doucement, son souffle venant effleurer le visage encore endormi du gryffondor. - Je t’avais dit de ne pas sortir, que c’était dangereux, maugréa Harry - tu les as tous…. ? -Tués, …oui. -Mais comment as-tu fais ? Même un puissant sorcier ne peut venir à bout d’autant d’hommes d’un coup. S’étonna draco » Brusquement le brun se releva d’un coup, repoussant par la même occasion Draco agenouillé. « - Il est tard, je ne partirais que demain. » Le serpentard fut étonné de la réaction d’Harry, avait-il dit quelque chose de blessant ou d’humiliant ? Le Survivant se maudit. Pourquoi avait-il réagit ainsi devant la gentillesse de Draco ? En fait, ce n’était pas le blond qui était en cause mais lui-même. La présence si proche de l’Héritier des serpentards l’avait électrisé et il se refusait à penser aux moyens dont il s'était servi pour gagner sa puissance magique Cela faisait remonter tellement de souvenirs douloureux. Et puis, la présence de Draco le mettait mal à l’aise. Il s’était rendu compte que, depuis son arrivée, il n’était pas entièrement objectif. Au début, il pensait que ce n’était que de la compassion et voir un début d’amitié mais quand il avait vu le blond tomber de douleur, son coeur s’était serré de peur. Une peur viscérale, intense. Sa solitude l’avait ému, touché au plus profond de lui-même. Il soupira, de toute façon demain tout serait finit. 0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o00o0o0o0o0o0o0o0o00o0 Il était près d'une heure du matin et Harry n’arrivait pas à dormir, finalement il se dit qu’un whisky ne pouvait pas lui faire de mal. Doucement, pour ne pas faire de bruit, il parcourut chaque marche de l’escalier avec une prudence plus qu’excessive. En voulant atteindre la cuisine, il aperçu de la lumière dans un des salons. En s’approchant il aperçut le blond de dos face à une cheminée crépitante. Il ne portait qu’un pantalon de soie verte. La scène rappela étrangement la première fois qu’il avait vu Malfoy, il y a une semaine environ. Il tenait encore un verre d’alcool mais cette fois ce n’était plus une image de désespoir qu’il laissait filtré mais celle de la sensualité à l’état pur.Harry détailla le dos de son compagnon : il était mince mais relativement musclé, sa peau pâle, paraissait translucide dans l’obscurité. Doucement il pénétra dans la pièce. A ce moment, Draco se retourna et le brun fut estomaqué par une telle beauté. Ses cheveux blonds tombaient librement sur son front, ses yeux gris acier pétillaient d’un éclat inconnu mais vivant, sa bouche légèrement entrouverte laissait apercevoir des dents ivoiriennes. Se soumettant volontiers à l’examen du survivant, le serpentard le vit détailler son torse musclé son ventre plat, ses abdos bien dessinés, le duvet blond qui partait du nombril et qui plongeait dans son pantalon, invitation implicite au plaisir. Harry eut l’impression de contempler un ange tombé du ciel. Il s’avança vers lui et fit apparaître un autre verre. D’un regard l ‘ange l’invita à s’asseoir à même le sol sur le tapis épais qui le recouvrait. Silencieusement, ils burent plusieurs verres, occupés à s’observer, inconscient de leur charme propre. Se fut Harry qui brisa le silence le premier. « - Pourquoi, tu bois tout les soirs ? -Pour oublier. le gryffondor dévisagea lentement son interlocuteur. -Et toi pourquoi tu cours tout les matins comme si ta vie en dépendait ? lui lançât le blond -Parce que ma vie en dépend. Répondit gravement Harry » Le blond leva un sourcil interrogatif. Devant son air surpris, Harry continua : « - Comme ça je peux tout oublier. Quand mon corps souffre, j’oublie que mon cœur hurle de douleur. » Le blond fixa Harry de son regard magnétique. Jamais il n'aurait pensé que Potter aurait pu souffrir. Pour lui cet homme représentait ce qu’il n’aurait jamais : le calme, la gentillesse, des amis, une famille. Brusquement mus par l’envie de le serrer dans ses bras Harry se releva et tendit sa main à Draco, celui jaugea cette main, se remémorant une scène bien connue. Finalement il s’en saisit. Lentement le blond posa son verre sur la table et s’approcha d’Harry. Il n’avait pas oublié toutes les années qu’ils avaient passé à faire semblant se détester. Mais là il n’en voulait plus. Le brun lui avait apporté plus en ces quelques jours que tous ses amis durant toutes ces années.Il le contourna et posa ses mains sur ses épaules. Le brun ferma les yeux et se laissa envahir par les sentiments qui le submergeaient, brisant ses derniers préjugés, il venait de réaliser ce que signifiait le comportement du serpentard. Draco fit glisser doucement ses mains sur le torse du gryffondor en une caresse délicate. Celui-ci se mit à frissonner de désir, il pencha la tête, offrant sa nuque aux doux baisers de cet ange. Celui-ci descendit le long de la colonne de son amant, savourant la peau au parfum musqué. Puis, en une caresse infiniment douce, il fit glisser sa langue sur son épaule et la mordilla tendrement.Harry, se retourna et obligea le blond à relever la tête. Il l’enlaça tendrement, posant ses mains sur ses hanches, puis remontant jusqu’à son visage et l’embrassant. Au début juste en posant ses lèvres sur celles sucrées de son amour puis en les redessinant de sa langue. Sa jumelle vient la rejoindre en un ballet tendancieux et il explora tendrement la bouche offerte de son aimé. Puis il descendit le long de la mâchoire, avec des baisers aussi légers que des papillons pour suivre une ligne imaginaire et tortueuse sur son torse. Finalement, à genoux, il appuya sa tête sur le ventre musclé de Draco et commença à l’embrasser.Mais le blond l’arrêta en lui prenant doucement la tête entre ses mains. « - Embrasse-moi. » Harry se releva et passionnément il embrassa le serpentard. Doucement il prit cet homme dans ces bras, l’allongea sur le tapis moelleux et le couvrit de baisers. Son cœur allait exploser de bonheur. Il s’égara sur le corps magnifique de Draco, apprit par cœur ses courbes délicates. Il sentait les mains du blond dans son dos, sa langue agile prendre possession de tout son corps. Lentement une main caressa son ventre, s’attardant sur l’élastique de son pantalon. Lassée de patienter, elle pénétra dans son boxer et se saisit de son membre dur de plaisir. Il poussa un grognement de plaisir à son tour caressa son amant. Draco sentit deux mains puissantes le déshabiller entièrement et une bouche avide le couvrir de baisers langoureux. Il se sentait atteindre des sommets de plaisir et il poussa un grognement de frustration quand Harry interrompit le contact. Mais celui-ci l’embrassa de nouveau et descendit pour finir dans la toison d’or. Lentement Harry embrassa le sexe tendu de son amant et se mit à le lécher. Guidé par les gémissements de Draco, il l’avala entièrement, sa langue allait et venait sur la peau si fragile du gland de son amant, et sadique il se concentrait sur la zone la plus sensible juste à la pointe du pénis. Brusquement Le blond se redressa. « - Harry, arrêtes, je vais jouir, si tu continue. Haleta le blond - J’ai envie de toi. Lui répondit Harry, ses yeux fouillant le visage du serpentard. - Moi, aussi. Viens ! » Le blond s’empara des doigts de son amour et se mit en devoir de les lécher. Le Survivant lui caressa lentement les cuisses et doucement effleura son anneau de chair. Il fit pénétrer doucement un doigt et attendit que Draco s’habitue à sa présence. Excité le brun s’empara de ses lèvres et le pénétra d’un deuxième doigt puis d’un troisième. Amoureusement, le regard fixé dans les prunelles d’acier du blond, il lui remonta les jambes sur ses épaules et le pénétra lentement. Surpris par l’intrusion, celui-ci laissa échapper un hoquet. Immédiatement Harry cessa tout mouvement mais le serpentard se mit à onduler son bassin invitant le brun à une activité plus sportive. Lascivement il s’empara du membre de Draco et le caressa, l’invitant au plaisir. Accroché à ses yeux il se libéra en sur le ventre bronzé. Sentant Le blond se resserrer autour de lui Harry l’accompagna dans la jouissance.Epuisé les deux amants s’allongèrent l’un contre l’autre, Harry enlaçant Draco. Le noir en harmonie avec le blanc, la puissance côtoyant la ruse, l’animalité et la sensualité.Repu de tant d’émotion, de tant de plaisir à l’état pur, ils s’endormirent. Tout restait à construire. |