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au 04 Déc 08 :
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pour 1405 fics écrites
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qui ont générés 7287 reviews
 
     

     
 
Anstatt zu weinen.
Par PiwiiJuly
Killerpilze  -  Angoisse
One Shot - Rating : M (18ans et plus)
    Chapitre 1     0 Review    

 

Où est-il ? Celui qui pourrait tout arranger. Celui qui pourrait tout arrêter. Celui qui peut me sortir de là. Mon grand frère à moi.

Depuis qu'il est partit, c'est l'enfer. Mon père est de plus en plus violent, maman en est morte.

Et lui, il s'en fiche. Depuis que Johannes n'est plus là, je suis un souffre-douleur, un moins que rien, un objet. Les coups, les bousculades, la matraque, le fouet, de couteau et, depuis un mois, ces horribles choses qui lui servent à manger, à toucher, à baiser. Et là question : de quoi parle-il celui-là ?

Vous n'avez pas idée. Ça me souille, ça me brûle dès qu'il les pose sur moi.

Quand on parle du loup, une forte odeur de tabac et d'alcool vient de pénétrer dans le placard qui me sert de chambre depuis que la mienne a ses murs recouverts de sang et d'une substance blanchâtre douteuse que je ne peux plus, ne peux plus voir, toucher, sentir. Ça m'écoeure, me donne envie de pleurer, de cracher la vie à l'extérieur de ce putain de corps mutilé.

Il vient d'ouvrir la porte, je sens son souffle puant dans mes cheveux. Une main puissance m'agrippe le col, me forçant à me lever. La peur m'envahit à nouveau. Il me plaque contre le mur du fond, son haleine puant l'alcool mêlé au tabac près de ma bouche. Je tremble, la peur d'être souillé à nouveau. Si seulement Johannes était là, il empêcherait ça.

Ses grosses mains empoignent mes hanches, les griffant au passage, il ne s'ennuya pas avec la peine de déboucler ma ceinture ni même de défaire ma braguette, il fait descendre mon jean avec une rage impatiente, prenant un malin plaisir à me faire mal en même temps. Il prit tout de même le temps de défaire son propre pantalon, empoignant fermement sa verge, il appuie fermement sur le haut de ma tête pour que je me baisse, et me fourre de force son sexe durci dans la bouche. Les larmes coulent malgré moi, une fois de plus. Il fait lui-même les vas et viens, n'espérant même pas un mouvement de ma part qui me vaudrait une souffrance intérieure en plus. Quoique, bien réfléchi, une douleur de plus ou de moins ne changera pas grand-chose.

Il me l'enfonce au fond de la gorge, de plus en plus loin, m'étouffant. Je suffoque, soit je vomis, soit je me laisse crever. J'aime bien la deuxième solution. Alors que je suis au bord du malaise, que je me sens partir, il s'arrête, me relève avec force. J'aurais du m'en douter, jamais il ne me laissera crever avant qu'il ait terminé sa petite affaire.

Il me force à ouvrir les jambes, griffant l'intérieur de mes cuisses déjà meurtries. Il les empoigne fermement, me soulevant au-dessus de lui, me forçant à en mettre une de chaque côté de ses hanches. Et là, il entre en moi avec force. Je pousse un cri de douleur, il me vole mon innocence, une fois de plus.

Les vas et viens dans mon intérieur me font souffrir, j'ai mal, à l'intérieur comme à l'extérieur. Il prend son pied et moi je subis ce supplice. J'appelle à l'aide, même si c'est inutile.

Soudain, il pousse un long râle et je sens un liquide chaud, il vient de lâcher sa semence, c'est fini. Il me balance sur le sol, son petit plaisir du jour terminé, il claque la porte et tourne la clé dans la serrure.

Les larmes dévalent la pente de mes joues, j'ai mal, je suis sale, j'ai peur. Pourquoi ?

Le seul qui aurait pu empêcher ça n'est plus là, où est-tu Johannes ? J'ai besoin de toi.

Je tremble, ce liquide répugnant entre mes cuisses me dégoûte.

Quelques heures plus tard, (il me semble, j'ai l'impression que ça fait plusieurs jours que je suis enfermé là, il fait nuit en tout cas), j'entends une sonnerie, celle de la porte d'entrée.

J'entends des voix étouffées provenant de l'étage en dessous. J'entends des pas, deux personnes montent. Je regarde par le trou de la serrure et aperçoit mon père ainsi qu'une autre personne, familière me semble-t-il, mais inconnue.

Ils entrent dans ma chambre, j'entends une voix rassurante et familière, celle de mon grand frère. Je pourrais reconnaître sa voix entre milles.

" C'est quoi ce bordel ? Dit une voix que j'identifie comme étant celle de Johannes

_Je sais pas.

_ Te fous pas de ma gueule. Où est-il ? Qu'est-ce que tu lui as fait ?

_Rien. Je ne sais pas où il est.

_Si tu le sais. Fabian ! Où est-tu ?"

Là, nan ici ! Je n'ose pas parler, et encore moins crier, je ne veux pas vomir le peu que j'ai mangé depuis trois jours.

J'attrape la poignée de la porte, l'agite fortement, cognant contre la porte, pour attirer l'attention de mon sauveur.

Je l'entends courir, il tente d'ouvrir la porte, réclame la clé. Mon père ne dit rien. Connard.

Johannes me conseille de reculer, ce que je fais sans attendre.

Il défonce la porte d'un coup d'épaule.

Il baisse les yeux et me voit, à moitié nu, recroquevillé sur le sol, le t-shirt et les joues trempés de larmes. J'ose à peine lever les yeux vers lui, trop de honte qu'il me trouve dans cet état, pas envie de lire la pitié dans ses yeux.

Johannes s'accroupit, prend mon menton entre ses doigts, lève ma tête, regardant avec étonnement mon pitoyable état. Il serre les poings, ses sourcils haussés de stupeur se froncent, il se lève brusquement, se retournant vers notre "père", je n'aime pas l'appeler ainsi, pas du tout.

Johannes s'élance en sa direction et lui colle son poing dans la figure.

"Comment ? Comment as-tu osé ? Monstre ! Espèce de monstre !" hurle-t-il en cognant à nouveau

L'autre ne se défend pas. Il encaisse les coups et tombe au sol, saoul, une fois de plus. Johannes jette un dernier regard dégoûté sur l' "homme" à terre et accourt auprès de moi.

Il s'assied à mes côtés et me prend dans ses bras protecteurs qui m'ont tellement manqué. Je sanglote. Je pleure. J'ai honte. Je tremble. Il bascule d'avant en arrière, il me berce, je sens des gouttes chaudes dans mon coup, il pleure.

" Je suis désolé Fabian, si seulement j'avais su…" commence-t-il

Je ne réponds pas. Je ne peux lui en vouloir.

Johannes me porte, il s'étonne de mon faible poids. J'étais correctement nourri, cependant, j'avais peur de manger. Peur qu'il y ait mis quelque chose. Peur d'être drogué. J'ai dû perdre au moins 20 kilos.

Il me porte jusqu'à sa voiture, m'installe sur le siège avant, me caressant les cheveux.

Il me demande si je voudrais récupérer quelque chose. D'une voix faible, je lui réponds que j'aimerais bien récupérer mes baguettes et ma peluche, le reste, on verra plus tard. Johannes sourit, je crois qu'il savait que c'Est-ce que je voulais.

Il rentre dans la maison et en ressort quelques minutes après avec mes affaires, plus quelques vêtements.

Il pose le tout sur la banquette arrière, sauf ma pelucha qu'il me tend. Je l'attrape, tel un enfant.

Johannes me regarde avec tendresse, des larmes perlant aux coins de ses yeux.

Il démarre. Un quart d'heure plus tard, il s'arrête devant un immeuble, il sort de la voiture et me conduit jusqu'à son appartement au cinquième étage.

Il m'incite à m'installer dans le canapé du salon (joliment décoré, soit dit en passant) pendant qu'il redescend chercher mes affaires.

Une fois revenu, il s'assied à mes côtés. Il m'observe, regardant attentivement l'état déplorable dans lequel je me trouve. Sans me demander mon avis, il part me chercher une tasse de lait chaud qu'il me fait boire. Cette chaleur dans mon estomac me fait du bien. Il repart un instant (et dire qu'il disait que je suis une pile électrique) et revient aussitôt.

Il me serre contre lui. Pas besoin de mots. Un geste, un regard suffit. Il me soulève, encore une fois, et me porte jusqu'à la salle de bains (étonnamment spacieuse d'ailleurs) où une baignoire remplie d'eau chaude et de mousse odorante semblait m'attendre. Il m'enlève mon t-shirt et me plonge dans l'eau. Le contact de cette est si…je ne saurais décrire, juste que je me sens bien…très bien. Johannes commence à me frotter le corps avec un gant de toilette plein d'un savon parfumé à la noix de coco, il me débarrasse de tout, le sang, la sueur, la bave, l'alcool, le sperme.

Lorsque mon grand frère constate que l'eau se refroidit, il prend une serviette de bain, m'aide à sortir de la baignoire et m'enroule dedans avant de me porter (décidément il ne fait que ça, non que cela me déplaise) jusqu'à sa chambre.

Il m'allonge sur le lit, je m'empresse de me jeter sous les couettes douces et épaisses.

Johannes me rejoint, me serre contre lui, fort. Il ne veut pas que je m'en aille. Je ne partirai pas. Je souris. Je suis bien. C'est la fin. La fin du cauchemar. Je m'endors paisiblement. Je sais que demain, je me réveillerait là où j'ai toujours aimé être. Dans les bras de mon grand frère.

 
     
     
 
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