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(re)découverte au clair de lune
Par artemis
Halloween '07  -  Romance/Humour  -  fr
One Shot - Rating : K (Tout public) Télécharger en PDF Exporter la fiction
    Chapitre 1     20 Reviews    
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disclaimer: sont pas à moiiiiii  

couple: du HPDM, mais rien de bien méchant 

résumé: Dumbledore à eu une idée géniale pour halloween: une chasse au trésor la nuit dans la forêt interdite!Drco décide d'utiliser ses dons pour gagner, mais sa rencontre avec un magnifique loup noir dans une clairière va modifier le but du jeu... 

note: Bon, je n'avais encore jamais publié sur ce site,préférant garder mes fics sur papier. Mais en voyant ce concours je me suis dit que c'était une bonne occasion pour exprimer toute ma gratitude aux créateurs du site, donc merciii!

Maintenant que c'est fait. cet OS est un truc ressortit de mes tiroirs et écrit à halloween dernier (ça commence à dater), que j'ai recopié tel quel. Je n'en suis pas très satisfaite mais bon, j'espère qu'à vous il vous plaira. Bonne lecture ^^                                  

  (re)découverte au clair de lune    

Poudlard était un endroit magnifique. Cela, même les individus de mauvaise foi (qui pullulaient à l’intérieur de l'une des quatre maisons) avaient du mal à le nier. En effet, la vue du vieux château perché au dessus du lac noir sous un clair de lune ou sa grande salle au ciel étoilé fascinaient toujours les élèves, quelques soit leur âge, et ce depuis sa création.

Mais lors des fêtes, le château devenait encore plus ensorcelant, en particulier pour celle d’Halloween. Etant la seule fête à laquelle tous les élèves assistaient, faute de vacances, la décoration était particulièrement soignée. Il y avait bien sûr les traditionnelles citrouilles, avec son et lumière, les chauves souris à foison et les squelettes surgissant des endroits les plus inattendus. Mais à Poudlard, la décoration transformait l’endroit en une immense œuvre d’art, plus belle d’année en année.

Chaque personnage de tableau était déguisé. Chaque armure polie et graissée, et ensorcelée de façon à produire des sons lugubres à chaque mouvement. Chaque statue et gargouille avait été aussi ensorcelée par le professeur Flitwick, et elles dardaient leurs yeux de pierre sur chaque élèves. Les toiles d’araignée avaient été travaillées de façon à briller comme des fils d’argent pur, et si son occupante ne pouvait pas en sortir (on ne cherchait pas l’invasion arachnidée non plus) elle projetait quand même une ombre assez angoissante sur le mur. Surtout quand il y avait quinze toiles au mètre carré. Des diablotins armés de fourches et de rires sadiques virevoltaient au dessus des têtes, version « maléfique » des angelots du café de Mme Pieddodu. Tous les lustres avaient été éteints et le château était éclairé par des centaines de milliers de bougies, oranges et noires, qui flottaient et dispensaient une douce lumière colorée (ce jour là Neville battit son record en loupant cinq fois une marche, se prenant trois tapis et sept poteaux –les lumignons c’est beau mais on y perd un peu niveau luminosité).

Ils avaient acheté aux jumeaux Weasley un ensemble de feux d’artifices semblables à ceux qu’ils avaient lancé contre Ombrage, et d’autres gadgets plus ou moins explosifs et bruyants.

  Les premières années observaient fascinés la métamorphose de l’antique château sous l’œil blasé de leurs aînés, accablés par tant de naïveté. Eux étaient toujours sur leurs gardes, serrant leur baguette dans leur main et refusant de la lâcher quelque en soit la raison. Car tous avaient vécu, ou entendu raconter, une expérience traumatisante lors de ce fameux jour (attaqué par une citrouille mutante –Neville- un troll en rogne- le trio gryffondoresque- ou pire, un bouledogue femelle en nuisette orange vif- un certain blond reptilien). Résultat, Neville hurlait comme une goule à chaque fois que quelque chose, ou quelqu’un, le frôlait (résultat quand il cria en tombant pour de bon dans l’escalier personne n’y prêta attention). Ron lui devenait raide comme un piquet dès qu’il croisait une toile d’araignée, soit tous les mètres et demi environ, ce qui compliquait considérablement la descente des marches, et il imita Neville une ou deux fois.

Quand à Draco Malfoy, il évitait comme la peste sa salle commune ou tout coin sombre du château et il semblait un tantinet à cran (Blaise en fut témoin quand le blond faillit le décapiter après qu’il eut proposé qu’ils retournent dans leur maison pendant la pause).

  C’est donc dans cette ambiance calme et détendu qu’eu lieu le traditionnel banquet d’halloween. Le dîner, somptueux comme à l’accoutumé, se déroula sans problème, excepté quand Ron trouva une araignée (en plastique) dans sa soupe et qu’il poussa un cri très viril pour prévenir ses camarades du danger («HIIIIII »).

Mais cette tranquillité ne fit qu’augmenter la paranoïa ambiante. A Poudlard il se passait toujours quelque chose le jour d’halloween, c’était une certitude ancrée dans tous les esprits. Aussi voyait on des regards fébriles fouiller la salle, cherchant la source du prochain cataclysme. Quand le directeur se leva, un silence un peu tendu s’installa.

« Mes chers enfants, j’ai eu une idée merveilleuse pour fêter ce jour formidable qu’est halloween » Il avait un sourire éclatant et ses yeux pétillaient.

Un soupir de soulagement lui répondit : on avait localisé l’origine des ennuis. Car ce n’était un secret pour personne, le directeur de l’école de sorcellerie était un peu…original (« complètement sénile, oui » comme dirait Draco).

Cependant l’apaisement général laissa place à l’angoisse devant le visage réjoui du vieux fou, heu du directeur. Les élèves se sortaient rarement sans dommages, physiques ou mentaux, des « surprises » de Dumbledore (exemples de surprises ratées : La coupe de feu (un mort et un cicatrisé traumatisé), une cape dont on devait faire « bon usage » (un nombre incalculable d’infractions au règlement et de plongeons volontaires ou non dans les ennuis) et pire que tout, le professeur Lockart…)

Quand il échangea un regard complice avec Hagrid, ça tourna à la névrose. Qu’avait il bien put encore inventer ?

Aussi ne furent ils pas déçus quand il annonça d’une voix joyeuse « Hagrid, le professeur Snape (sigh !) et moi-même vous avons préparé une chasse au trésor de nuit dans la forêt interdite ! » Il semblait très fier de son idée et persuadé d’enchanter tous les élèves. Le silence consterné qui s’ensuivit ne le perturba pas outre mesure. Il parût cependant un peu étonné en voyant Draco s’évanouir, tout en classe et en élégance bien sûr : il venait de se rendre compte du nombre de coins sombres que comportait la forêt interdite.

 

***************************************************************************

 

« Les règles du jeu sont simples »

Le directeur s’adressait d’une voix forte aux élèves massés devant la forêt interdite, la fixant d’un œil plus ou moins (plutôt moins) rassuré.

« Tout d’abord, et j’en suis désolé, seuls les cinquièmes, sixièmes et septièmes années sont autorisés à participer ». Il jeta un regard contrit aux jeunes sorciers qui s’empressèrent de la rassurer ("non, franchement, c’est pas grave, on s’en remettra")  tout en bâillonnant les premières années qui protestaient un peu trop vivement, sous l’attention lourde de jalousie de leurs aînés.

« Donc le but est de retrouver le trésor caché dans la forêt, en utilisant les indices éparpillés. Chacun peut décider de détruire un indice après l’avoir utilisé, aussi les plus rapides auront plus de chances de les trouver. Il n’y a pas de chemin défini, vous pouvez passer par où vous voulez. Notre garde chasse s’est chargé d’éloigner tous les animaux dangereux pour cette nuit de la zone, vous n’avez donc pas à craindre une rencontre avec un quelconque animal féroce, n’est ce pas Hagrid ? »

« Heu non, normalement non »

 Curieusement, cette réponse ne fit qu’augmenter la tension des élèves.

« La zone est large de plusieurs kilomètres et circulaire. Elle est délimitée par une ligne fluorescente que vous ne pouvez pas manquer. En cas de problème envoyez des étincelles rouges avec votre baguette et nous viendrons vous aider. A deux heures du matin, ou dès qu’il y a un gagnant, le jeu s’arrête et on viendra vous chercher. Tous les sorts sont permis, mais il est interdit d’en utiliser contre un de vos camarades. Il est aussi déconseillé de sortir de la zone sécurisée, sous peine d’une mort douloureuse » Il fut le seul à rire de sa blague alors que les visages passaient du blanc à une pâleur cadavérique.

Sentant -enfin- comme une tension dans la masse des élèves, il tenta de les rassurer.

« Ne vous inquiétez pas, le professeur Snape et moi avons fait le parcours hier et il n’y a pas de difficulté excessive »

Tous jetèrent un regard dubitatif sur le sombre professeur de potion qui portait un hématome à la pommette et diverses griffures d’origine inconnue depuis la veille.

« Bon, allez y, et n’oubliez pas le magnifique trésor à la clé ! Bonne chance à tous »

  Le troupeau d’élèves serrés les uns contre les autres se dirigea vers la forêt d’un pas hésitant. La voix de leur cher directeur s’éleva, les achevant définitivement

« Ah et j’oubliais, la recherche est individuelle»

 Ils jetèrent un regard torve à la forêt où ils allaient devoir passer les prochaines heures seuls.

Encore un super Halloween en perspective !

 

 

Draco Malfoy, lui allait beaucoup mieux. Depuis qu’il avait appris que Pansy ne pourrait pas rester avec lui, et que les coins sombres devenaient donc parfaitement inoffensifs, son moral avait remonté en flèche et même l’idée du vieux débris lui semblait attrayante.

Aussi fut il le premier à pénétrer sous la voûte des arbres, suivi de sa clique de serpentards terrifiés. Outrés, les Gryffondors se ruèrent derrière eux dans la nette intention de les doubler. C’était eux les courageux dans l’histoire ! Avec un soupir résigné, les Serdaigles leur emboîtèrent le pas. Enfin, les Poufsouffles les rejoignirent, Ne souhaitant pas se retrouver tout seuls.    

  

Draco Malfoy donc, marchait d’un pas allègre, tout à son bonheur. Il ne râla même pas quand sa cape à 200 gallions s’accrocha à une pierre et se déchira, ni quand ses chaussures, encore plus chères, firent un petit bain de boue. Cependant la rencontre fortuite de son pied gauche avec une racine suivie de celle de son nez et du sol eurent pour effet de le sortir de sa transe.

Après avoir juré et maudit à peu près tout le monde (de Dumbledore à la racine, en passant par les arbres et Potter, par habitude) il se mit en tête d’établir un plan. Il savait très bien qu’il n’avait pas les capacités physiques pour courir de partout chercher les indices, comme la majorité des Gryffondors, qu’il était incapable d’utiliser certains sortilèges bien connus des Serdaigles ou de se repérer grâce aux étoiles comme les Poufsouffles (il n’avait jamais étudié cette matière facultative et passablement inutile d'après lui).

Cependant il lui restait la ruse associée à sa maison, et dont il était l’incarnation en tant que prince. Il se mit donc à réfléchir et au bout de deux minutes, la lumière fut. Il eut un sourire sadique, bien que personne ne fut là pour le voir comme d’habitude, et se transforma.

 

Ce que personne ne savait, c’est que le blond s’était longtemps entraîné pour devenir animagus. Et au bout de trois ans, il était à présent capable de se transformer à volonté. L’idée lui était venue en observant mac Gonagall sous sa forme de chat, et les avantages qu’elle en tirait. Malfoy était donc devenu un animagus, illégal cela va sans dire, qui se transformait en un magnifique renard argenté, à la fourrure épaisse et touffue, aux pattes agiles et rapides, aux crocs pointus mais surtout à l’odorat développé. C’était là-dessus que s’appuyait son plan génial. Le vieux avait bien dit qu’il avait fait le trajet avec son parrain la veille. Il lui suffisait donc de suivre leur trace et il trouverait le trésor sans avoir à se soucier des indices. Simple, rapide, efficace.

Il prit le temps de pousser un rire diabolique (ce qui sous sa forme renardesque se transforma en un couinement assez…pitoyable) avant de prendre la route.

 

Il se mit donc à courir, sautant aux dessus des racines, évitant les flaques de boue. Depuis qu’il savait se transformer rares étaient les fois où il avait pu courir, un renard dans un couloir de Poudlard étant plus suspect qu’un chat. Aussi prit il un plaisir immense à sentir ses muscles rouler sous sa peau, à entendre des bruits inconnus et à renifler l’ensemble des odeurs innédites que dévoilait à présent la forêt. Un bruit de pas l’alerta et il s’arrêta, plaquant ses oreilles contre son crâne, la queue entre les pattes.

Son regard tomba sur un élève, apparemment Gryffondor d’après son blason, qui semblait gigantesque vu du sol. Il tenait sa baguette fermement dans sa main et lisait un papier auquel il mit le feu. Draco était sur la bonne voie. Cependant il comprit qu’il ferait mieux de rester à distance des autres sorciers, sous peine de se faire attaquer par un paranoïaque (après tout, dans le monde magique l’animal le plus redoutable pouvait se cacher sous l’apparence la plus adorable). Aussi, après avoir repéré l’odeur de son parrain, mélange de cuivre des chaudrons et de fleurs coupées, et celle du directeur, sucre et citron, il décida d’adopter un trajet parallèle, tout en revenant de temps en temps pour vérifier qu’il ne s’éloignait pas. Comme ça, il éviterait les débrouillards qui auraient trouvé les indices et qui emprunteraient le chemin tout tracé.

Il obliqua donc, parcouru une trentaine de mètres, puis continua son trajet.

Au bout de dix minutes, il vit quelque chose briller à sa gauche. Il décida qu’il avait assez d’avance sur les autres pour pouvoir se permettre un détour et trottina jusqu’à l’endroit qui l’attirait, dévoré par la curiosité.

 

Qu’elle ne fut pas sa surprise en débarquant dans une clairière, avec en son centre une petite marre qui brillait sous le clair de lune. Il s’assit et observa la scène d’une beauté étonnante et d’un calme absolu. Un bruit à sa droite se fit entendre et il se crispa. Il n’était pas seul. Maintenant qu’il avait reprit ses esprits, il captait parfaitement l’odeur de  l’intrus. Qui n’était pas humain. L’odeur fauve et épicée désignait un animal, un carnivore plus grand que lui. Le renard fit volte face, s’enfonçant doucement dans l’ombre de la forêt après avoir identifié l’autre. Un magnifique loup noir était couché près d’un bosquet, fixant la lune. Il ne l’avait apparemment pas repéré. Il s’apprêtait à fuir à toutes jambes, ou plutôt à toutes pattes, quand l’animal posa sa tête sur ses pattes croisées, poussant un soupir très peu animalier.

 

Le renard hésita. Il le connaissait, il en était sûr, toutes les fibres de son être le criaient. Défiant toutes les règles de prudence, ou de lâcheté selon le point de vue, Draco s’approcha du canidé. Il se fit tout petit et rampa dans les hautes herbes, espérant qu’il n’allait pas repérer son odeur et par conséquent éviter de le croquer. Son vœu fut exaucé et il s’arrêta à quelques mètres de sa cible sans être menacé par une gueule remplie de crocs. Il se posa donc dans l’herbe et essaya de comprendre comment il pouvait bien connaître un loup.

 

 Après une observation attentive, une certitude s’installa chez le blond : ce loup n’en était pas un. Ses gestes, ses regards, son comportement insouciant presque dépressif, rien ne correspondait avec sa nature d’animal toujours sur le qui vive. Le loup était un animagus. C’était donc de là que venait cette impression, l’animagus devait être une personne de sa connaissance.

 

Il se rapprocha encore, un peu rassuré. En cas de problème (par exemple s’il le confondait avec un casse croûte) il pourrait reprendre forme humaine. Un loup normal l’aurait boulotté quand même, mais pas un animagus.

Plus Draco approchait plus cette impression de familiarité augmentait, sans qu’il ne puisse mettre un nom sur l’animal. Une fourrure d’un noir profond, qui semblait très douce et qui était toute ébouriffée. Une impression de puissance et de dangerosité se dégageait du loup, mais en même temps une aura rassurante et apaisante. Mais d’où pouvait il le connaître ?

Draco était tellement accaparé par la question que sa discrétion en pâtît. Et comme tout ce qui peut aller mal ira mal, le renard marcha sur une branche, produisant un son sec qui déchira le silence ambiant. Le loup noir se releva d’un bond et se retourna souplement, les crocs à découvert, grondant sourdement. Tout à coup, il paraissait beaucoup plus grand et musclé à Draco. Alors que le blond allait reprendre forme humaine, le loup sembla s'apaiser. Ses babines retombèrent, camouflant les canines acérées, et qui paraissaient très efficaces. Le grondement s’arrêta et le canidé pencha la tête sur le côté interrogatif. Puis il recula doucement avant de se recoucher dans l’herbe, fixant toujours le renard argenté dans les yeux.

 

Le cœur battant toujours à cent à l’heure, Draco se calma et observa l’autre. Et là il l’identifia tout de suite. Plus que la marque blanche en forme d’éclair entre les deux yeux, ce furent les yeux en question, d’un magnifique vert émeraude, qui firent tilter le blond. Il aurait été sous sa forme humaine, il se serait écrié « Potter, toi un animagus illégal, je vais te dénoncer tu vas être puni mwahaha » (oui Draco avait une petite tendance à oublier ses propres défauts). Cependant Draco était actuellement un renard argenté, certes beau, mais haut de vingt centimètres et dépourvu de parole. Aussi se contenta t’il d’envoyer un regard belliqueux à son ennemi-rien-qu’à-lui-tout-seul, Harry Potter de son vrai nom.

 

Cependant le loup se contenta de lui jeter un regard étonné. Il ne l’avait pas reconnu ! Draco s’indigna que sa némésis soit incapable de le reconnaître sous sa forme d’animagus. Lui y était arrivé presque immédiatement. Il décida de partir la tête haute, pour montrer à quel point il était vexé, quand le canidé se leva et partit en direction de la forêt dans une course souple et rapide. Draco le regarda les yeux ronds, se demandant ce qui arrivait encore au balafré. En scrutant les bois, il aperçut une silhouette noire qui le fixait. Le loup le regardait dans les yeux, la queue balayant le sol, visiblement exaspéré par la lenteur du renard. Sans réfléchir, Draco s’élança à sa suite. Ils coururent de longues minutes (surtout pour Draco et ses petites pattes), le loup s’arrêtant dès que le blond risquait de le perdre de vue. Il finit par virer à gauche, passant derrière un bosquet. Il le rejoint, essoufflé, mais recula précipitamment en le voyant en compagnie d’une dizaine de sombrals. Il insulta mentalement ce balourd de garde chasse et sa « zone privée d’animaux ».

 

Au bout de quelques minutes, Draco commença à s’inquiéter un peu. D’après ses vagues souvenirs des cours du demi géant, où il préférait énerver Potter plutôt que d’écouter, ces bestioles étaient carnivores…. Oh mon dieu, et si elles avaient mangé le balafré ? D’abord, le bigleux n’avait pas encore tué l’autre psychopathe à tête de serpent, et puis qui il pourrait embéter lui après hein ? Weasley n’était plus drôle depuis qu’il sortait avec Granger, et puis même c’était pas pareil quoi.

 

Légèrement paniqué, Draco se rua dans la clairière, à la rescousse du survivant, qui ne méritait peut être plus son pseudo. Aussi qu’elle ne fut pas sa surprise en entrouvrant les yeux (oui il avait couru les yeux fermés, pour éviter de faire demi tour à la vue de la première goutte de sang) de voir Potter bien vivant, assis au milieu des sombrals, le regardant l’air follement amusé. Le renard le fixa quelques secondes les yeux ronds, avant de pousser un couinement terrifié et de se jeter sur le loup. Un sombral dans le dos de Draco avait reniflé innocemment le dos du goupil, et ne comprenait visiblement pas la réaction vive du blondinet.

 

Harry jeta un coup d’oeil hilare à la petite boule de poil argentée blottie entre ses pattes. Draco voulut lui renvoyer un regard noir à la façon Snape (c’est qu’il s’était entraîné longtemps devant son miroir avant d’y arriver)  mais il se contenta de gémir pitoyablement quand tous les sombrals s’approchèrent. D’un coup de museau, Harry délogea doucement le petit renard effrayé et le poussa jusque sous le nez du cheval ailé le plus proche. Draco lui se contentait de fermer très fort les yeux, mort de trouille, persuadé de mourir dans quelques secondes. L’idée de reprendre sa forme humaine ne l’effleura même pas.

 

Aussi fut il abasourdi en sentant une langue râpeuse contre son pelage. Il entrouvrit un œil circonspect pour tomber sur le museau noir et tout doux d’un sombral. Il se redressa suspicieux et observa l’animal en face de lui. Quand il se prit un deuxième coup de langue il se recula et poussa un petit cri outré. Le loup avait les babines retroussées en ce qui ressemblait énormément à un sourire.       

 

Il s’approcha, rassemblant ce qui lui restait de fierté et de courage, et frotta sa truffe sur le naseau du sombral. Celui-ci lui souffla doucement dessus avant de lui redonner un coup de langue. A présent totalement rassuré Draco tourna un regard hautain et fier au loup, et il aurait juré que malgré son apparence canine, Potter venait de hausser un sourcil amusé.

 

Puis le loup se leva et alla voir chaque sombral. Le renard le suivit, et fit à son tour connaissance avec les animaux. Il comprit vite qu’ils étaient tous différents les uns des autres, entre celui recouvert de cicatrices, celui avec un œil en moins ou même, son préféré (bien qu’il ai honte d’avouer  apprécier ces bêtes) un jeune sombral debout sur ses longues pattes frêles et complètement disproportionnés. Il jouait avec le petit sombral et le loup depuis dix minutes quand ce dernier parti en direction de la forêt. Sans hésiter, Draco le rejoignit, l’interrogeant du regard.

 

Le beau loup noir releva la tête et poussa un long hurlement. Alors que Draco observait fasciné le spectacle de Potter hurlant à la lune, les sombrals s’envolèrent. Draco les regarda, étonné, passer au dessus d’eux et se disperser dans la forêt. Puis le loup repartit et Draco lui emboîta le pas.

 

 Alors qu’il s’attendait à de longues minutes de course, le loup s’arrêta peu après. Draco aperçut une lueur argentée et quelques secondes plus tard apparurent devant les yeux ronds (et la mâchoire décrochée) de Draco un couple bien étrange. L’animal de gauche, Draco le reconnu tout de suite, pour l’avoir déjà vu en cours, sans avoir jamais pu l’approcher. D’une blancheur absolue, une corne torsadée entre des yeux bleus, se dressait devant le renard une licorne adulte dans toute sa splendeur. A ses côtés se tenait un animal qu’il avait seulement vu dans les livres. Couleur de l’argent pur, les pattes avant pourvues de serres d’oiseau, les ailes de plusieurs mètres d’envergures rabattue sur le corps d’un cheval : un pégase. Il tourna son regard émerveillé vers Potter, qui lui renvoya un coup d’œil complice. Le blond ne s’en formalisa pas, envoûté par la beauté des nouveaux arrivants. Il osait à peine respirer de peur de les faire fuir.

 

Aussi quand le loup frotta affectueusement sa tête contre celle du pégase, Draco se précipita avec enthousiaste à sa suite pour se présenter. Il remarqua que la tête du pégase semblait très légère, comme si les os étaient creux. Ca devait être bien pratique pour voler, tout comme les serres devaient servir pour s’accrocher aux arbres ou aux rochers, la nature était bien faite. Puis il s’émerveilla de la douceur du poil de licorne, qu’il n’avait touché qu’en faisant des potions qui lui avait semblé assez rèche, et qui était plus doux que de la soie sur l'animal.

 

Après quelques temps, le même manège se répéta : le hurlement, le départ des deux autres, et la course. Apparemment Potter connaissait parfaitement la forêt et il lui faisait découvrir son univers. Plus le temps passait, moins Draco trouvait la forêt effrayante. Il la pensait vide et remplie de monstres féroces, il la découvrait grouillante de vie et pleine d’animaux fascinants (par contre il aurait un mot à dire au directeur quand aux "animaux qui avaient quittés la zone" hein). Il avait complètement oublié la chasse au trésor et trouvait que Potter était finalement quelqu’un de fascinant. Il ne manquait plus que ça, lui Draco Malfoy, adhérant au fan club du survivant, ah tout part en vrille ces temps ci !

 

Durant de longues heures, Malfoy découvrit grâce à son étonnant guide de nombreux mystères de la forêt. Il emprunta des passages secrets dissimulés dans des troncs, découvrit des arbres aux feuilles couleur or et argent, des champignons carnivores. Il rencontra de nombreux animaux. Une  acromentule (bon là Draco avait eu un peu de mal à garder son sang froid, mais il avait un excuse, elle avait huit pattes et plein d’yeux partout !) qui ne leur fit aucun mal, bien qu’il doutait qu’il en soit de même sous sa forme humaine. Il rencontra un espèce de guépard miniature, avec six pattes au lieu de quatre (six ça va) ; un bosquet qui se révéla être vivant et intelligent ;  un scroutt à pétard géant (là même Harry resta à distance) ; des niffleurs avec leurs nez en étoile ; des hippogriffes (Bon d’accord, Draco voulait bien admettre que c’était peut être un peu de sa faute si duck –luck ?-  l’avait attaqué, et que ces bestioles n’étaient pas si débiles que ça) ; et d’autres animaux, certains effrayants, d’autres attirants ou fascinant. Draco commençait presque à comprendre la passion du demi géant pour la forêt interdite.

 

 

 

Ils finirent par retourner dans la clairière où Draco avait découvert le survivant. Le loup se recoucha à sa place au bord de la mare, et reposa son museau sur ses pattes. Hésitant, Draco se coula contre son flanc, guettant un geste de refus. Mais il se contenta de lui retourner un regard vert serein, et le renard pris ses aises dans la fourrure noire et tellement douce.

 

Il était toujours aussi déçu que le Potter ne l’ai pas reconnu, mais il se doutait bien qu’alors il n’aurait jamais partagé ce moment avec lui. Aussi Draco se contenta de rester là, enfoui dans la fourrure dense du loup, fixant un bouquet de fleurs qui poussaient au bord de la mare. Les feuilles d’un vert profond et les pétales d’une étonnante couleur noire, elles poussaient à l’aplomb de l’eau, et on avait l’impression qu’elles pouvaient y tomber au moindre coup de vent. Elles lui faisaient furieusement penser à son coussin du moment. Le vert de ses yeux, le noir ébène de ses cheveux, la même intrépidité et en même temps la même impression de fragilité. Il sentait même leur doux parfum, et même lui ressemblait à Potter, tout en douceur et en force, en sucré et en épicé, tout en paradoxe.

 

Un profond soupir du loup sorti Draco de sa contemplation. Il jeta un œil inquiet vers l’animagus et fut bouleversé par la lassitude et la tristesse qu’il lut au fond des yeux émeraudes. Aussi, sans réfléchir, il se leva et se planta en face de l’autre et lui donna un petit coup de langue sur le museau. Le loup le regarda, stupéfait, et Draco recula précipitamment.

Qu’est ce qui avait bien put lui passer par la tête ? Il avait embrassé Potter ! Les conséquences de son acte lui firent tourner la tête et il se demanda s’il ne ferait pas mieux se noyer tout de suite dans la mare. Il fut interrompu dans ses pulsions suicidaires quand une langue râpeuse lui frôla à son tour le museau. Il fixa Potter, abasourdi, et le loup lui fit un clin d’œil complice. Et Draco fut bêtement, stupidement mais profondément heureux.

Jusqu’à ce qu’il se rappelle que Potter ne savait pas qui il était. Alors Draco s’enfuit, sans se retourner, usant toute la force de ses petites pattes pour mettre le plus de distance possible entre eux. Le loup se contenta de lui jeter un regard peiné.

  Le ciel s’éclaira et en lettres rouges les mots « Nous avons un gagnant » barrèrent le ciel. Draco reprit forme humaine et eu un petit sourire mélancolique : ça c’était du Dumbledore tout craché, au moins une chose qui ne changerait jamais. Il projeta des étincelles rouges dans le ciel et quelques secondes plus tard un elfe de maison transplana à ses côtés. Sans réfléchir, Draco donna sa main à la petite créature. L’elfe parut étonné mais ne dit rien. Après un crac sonore, Draco se retrouvait entouré par ses amis.  

Comme détaché de la scène, Draco vit Weasley se lamenter sur son malheureux paquet de bonbons au citron, apparemment le trésor fabuleux promis. Mais Draco n’avait pas le cœur à se moquer de la belette, il se contentait de fixer le brun qui tentait de consoler le rouquin.

Il aperçut brièvement l’air inquiet de Blaise à son sujet, et ne réagit même pas quand Pansy se scotcha à lui, voulant savoir ce qui lui était arrivé dans la forêt. Il se contenta de se dégager d’un air las et retourna à l’orée de la forêt.  Là il y retrouva le calme de ces dernières heures, et les souvenirs de cette nuit magique se mirent à tourner dans sa tête. Il se demanda s’il ne pourrait pas se changer définitivement en renard, et aller vivre dans la forêt avec les licornes et les sombrals. Une voix douce le sortit de ses pensées.

« Le forêt est belle hein ? »

Draco se retourna vivement, reconnaissant cette voix. Le survivant se tenait devant lui, les mains dans le dos, regardant la forêt avec un air triste, le même que celui qui avait poussé Draco à l’embrasser. Prenant sur lui, Draco utilisa une voix froide et coupante pour répondre au brun

« Qu’est ce que tu fous là Potty ? Ton ami la belette et sa sang de bourbe t’ont laissé tomber ? »

Mais Harry ne se vexa pas, il se contenta de lui retourner un regard pensif puis de répondre d’un ton encore plus doux.

« Non. Mais je me suis dit que ça te ferait plaisir »

Il sortit de derrière son dos une fleur noire aux feuilles vertes foncées, qui brillaient doucement sous la lumière de la pleine lune.

« Tu avais l’air de beaucoup l’aimer »

« Tu m’avais reconnu… »

« Je t’ai reconnu au regard que tu as jeté à cette pauvre brindille qui avait osée révéler ta présence. Tu es le seul être humain à pouvoir accorder autant de mépris à une branche morte »

« Je vois »

 Le brun se rapprocha doucement, donnant la fleur au blond et en profitant au passage pour attraper sa main. Il planta ses yeux verts dans les yeux gris acier du Serpentard et souffla

« Joyeux halloween Draco »

Puis les lèvres de Harry se posèrent doucement sur celles du blond   

   La suite, seuls trois être peuvent vous la raconter. Les deux garçons, maintenant devenu des hommes murs, ou une petite fleur aux feuilles émeraudes et aux pétales d’un noir de jais, qui grâce à un sort de pérennité, avait été le témoin muet de cette histoire et qui le restera de nombreuses années encore,posées sur un vase dans la chambre, et qui receuillait tous les mots doux et les promesses d'éternité chuchotées  

                                               

 

                                                    FIN

                         

Vala, n'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé ^^. Il existe aussi le point de vue de harry, et si cette fic plait je prendrai mon courage a deux mains pour vous le publier^^

Artemis 

 
     
     
 
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