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au 10 Mai 20 :
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pour 4059 fics écrites
contenant 15140 chapitres
qui ont générés 24474 reviews
 
     

     
 
We are Golden
Par Narcheska
30 Seconds to Mars  -  Romance  -  fr
One Shot - Rating : K+ (10ans et plus) Télécharger en PDF Exporter la fiction
    Chapitre 1     1 Review    
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Bonjour tout le monde,
Me revoila avec un OS
Je préviens, le titre n'a pas grand chose à voir avec la fic, c'est comme ça que j'avais appelé le fichier pendant que je cherchais madame inspiration, et c'est ça qu'est venu, alors c'est rester.

Je sais que ces paring ne sont pas tres populaire ici, mais j'espere avoir quand meme quelque retour. Tant qu'il y a au moins un lecteur, j'ai une raison de poster, sinon .... 

Titre: We are Golden
Auteur: Narcheska
Béta: Tatunette
Paring/Rating: Shannon/Tim, PG-13, et plutot G pour cette partie
Disclaimer: Bien sur ceci n'est pas la réalité, et je ne les connais pas, je ne fais pas d'argent avec.

 

 

¤

 

 

Ce n’est pas encore l’heure et pourtant mes yeux sont déjà ouverts sur la nuit. J’attends le réveil avec une impatience croissante, je tourne en rond, enroulant les draps autour de mon corps.

Cela fait presque deux mois mon amour, deux mois que je n’ai pas croisé tes pas. Depuis que vous enregistrez cet album, nous avons eu si peu d’occasion de nous voir. Si peu de raison. Demain enfin, nous repartons pour un long voyage. Les répétitions vont commencer et bientôt la tournée, les dates, les concerts.

Et alors tout sera comme avant, ta présence, ta chaleur, tes mots et ton rire. Tout ce qui fait battre mon cœur… Ce qui me rend vivant, et qui me fait si mal.

Parce que je serai encore ce musicien absent, qui vous rejoint sur scène, et qui n’a pas sa place. Parce que tu ne remarqueras pas ma présence, ou bien moins que je ne le voudrais. L’envie rongera encore mes veines. Celle de ton regard sur moi, de ton attention. Je voudrais que tu tournes ton visage vers le mien, juste un peu, juste une fois, quand vous parlez du groupe. Faire comme si mon avis avait une importance, me sentir un peu moins comme cette pièce de bois abîmée et perdu qui traine au fond d’une étagère, qui calle le montant et qui l’empêche de tomber, mais dont tout le monde se fiche.

Je voudrais que tu me voies Shannon Leto ! Et mon ventre se sert. Je ne dormirai plus cette nuit.

 

Avec un soupir, je glisse mes jambes hors du lit, grimaçant sous l’air froid. Une tasse de café plus tard, je regarde l’heure tourner lentement sur la pendule de la cuisine, le menton dans la paume de ma main, les doigts pianotant sur une serviette en papier couverte de ballons rouges, vestige de Noël dernier, de ta présence chez moi pour l’une des seules fois de l’année.

Je n’ai plus le courage de rester immobile, et sans réfléchir je franchis la porte sans un regard un arrière, mon blouson dans une main, les clés de la voiture dans l’autre. Dans l’allée, les graviers figés par le gel crissent sous mes pieds et font déraper mes chaussures.

C’est l’un des premiers grand froid de l’automne, et je conduis prudemment, me méfiant du verglas. Avec presque deux heures d’avance, je me gare devant le grand bâtiment métallique qui abritera nos répétitions pour un temps. Il est seulement six heure, le ciel est encore noir.

L’attente s’étire en longueur, comme aucun instant depuis deux mois n’a semblé le faire.

 

Je crois que le sommeil m’a rattrapé finalement, c’est le bruit d’un choc sur le verre qui me réveille en sursaut, le cœur battant, et les membres raidis par l’immobilité.

Il me faut plusieurs secondes pour reprendre contact avec la réalité. Et cette réalité là me fait sourire. Toute mon impatience s’envole, mes craintes aussi. Parce que tu es là, derrière cette vitre, à m’interroger du regard, tes joues assombries par l’ombre d’une barbe légère, tes lèvres recourbées dans un sourire sincère.

J’ai le cœur qui s’affole à t’avoir sous les yeux pour la première fois depuis si longtemps. J’arrive seulement à noter à quel point cette nouvelle coupe te va bien, tu as l’air tellement jeune ! Bien trop pour mon souffle qui s’accélère, et qui brule dans ma gorge. Il faut ta voix qui brise le silence à travers la fenêtre pour que me faire réagir.

 

Je passe une main sur mon visage, essayant d’en chasser les rides de sommeil, frottant mon pouce sur mon menton râpeux. J’ai à peine ouvert la portière que tes bras forts m’accueillent contre ton torse. J’espère seulement que le bien être idiot qui se repend dans mon ventre ne se lit pas sur mon visage. J’espère aussi que ma paume qui s’accroche sur ta taille ne s’attardera pas trop longtemps.

 

-          T’attends là depuis longtemps ? m’interroges-tu en rompant ton étreinte.

Je regarde ma montre distraitement, il est encore tôt et je m’étonne.

-          Pas tellement. T’es tombé du lit aussi ?

Ton nez se plisse et tes mains se perdent dans les poches de ton blouson alors que tu m’entraines vers la salle.

-          Quelque chose comme ça, commences-tu, puis tu hausses les épaules. En fait, j’aime assez arriver avant Jared pour les premières répétitions, me faire une idée seul. Reprendre contact avec ma batterie. Tu verras quand il est là… et bien c’est Jared quoi… on peut plus souffler un instant. Et on peut à peine dire ce qu’on pense.

Tu ouvres la porte et je reste légèrement en arrière.

-          Tu préfères peut-être que je repasse plus tard alors ? Je peux aller prendre un café, ils doivent être ouverts maintenant.

Tu te tournes vers moi, avec ton sourire franc et ton regard trop chaleureux, la boule dans mon ventre s’enflamme en silence. Tu me tiens le battant ouvert.

-          Ne sois pas bête. Tu ne me déranges pas.

 

J’hésite, un peu trop longtemps, et tes doigts viennent se nouer sur ma veste pour me précipiter à l’intérieur. La porte se referme derrière nous, et nous nous retrouvons tous les deux dans l’obscurité d’un couloir trop étroit. Si proche que ta respiration vient s’échouer dans mon cou. J’entends ton rire comme un écho dans ma poitrine, je sens la chaleur de ta peau, infernale face au froid extérieur que nous venons de quitter.

-          Tu vois, c’était pas si difficile.

-          Non. Et on est bien mieux ici !

Dans un battement de cœur, j’ai l’impression que tu t’approches encore, que ta voix se fait rauque et trop douce.

-          Je trouve aussi, lances-tu.

Et mon cerveau voudrait donner à ces mots bien d’autres sens. Mais tu t’éloignes et la sensation trouble disparait dans l’instant. Me laissant étrangement vide.

La lumière s’allume et je plisse les paupières sous l’intensité de l’éclairage. Le temps de reprendre mes esprits tu as disparu dans une des salles attenantes. Je te retrouve devant ta batterie, entrain d’en suivre les contours avec tes mains, la caressant légèrement, comme une personne chère à ton cœur.

Je t’observe sans le vouloir, et tu finis par tourner la tête comme gêné par l’insistance de mes yeux sur toi. J’essaye de ne pas rougir, mais tu ne sembles pas le voir.

-          Elle m’a manqué, dis-tu. Ce n’est pas la même qu’on utilise pour l’enregistrement. Celle là c’est…

Tu hausses les épaules, comme incapable de trouver tes mots.

-          Je comprends.

Tes lèvres se recourbent un peu plus, tes yeux s’animent.

-          J’en suis sûr !

Ton visage s’éclaire d’une lueur enfantine, et tu te précipites à l’autre bout de la pièce, me laissant plein d’interrogations.

 

Je devine ce que tu as été cherché avant même de le voir. Tu arrives devant moi et tu me tends l’instrument avec autant de cérémonie que s’il s’était s’agit d’une relique ancienne, et je le prends avec autant d’attention. Elle m’a manqué elle aussi ! Bien sur j’ai ma propre basse, mais je crois qu’elle ne vaudra jamais celle avec laquelle je joue avec vous.

-          Salut mon ange, je souffle sans réfléchir en faisant vibrer la première corde.

Je sens ton regard sur moi soudain, et mes joues se mettent à rougir… je devrais parfois penser avant de parler !

-          Je … c’est juste…

Je cherche à me justifier, les mots ne viennent pas. Mais ton index se pose sur mes lèvres, coupant tous mes élans.

-          Je sais, dis-tu.

Je hoche la tête, mal à l’aise. Tu t’éloignes un peu en ouvrant les bras.

-          Jared a dans l’idée de renouveler tout notre stock d’instruments pour la nouvelle tournée, alors je serais toi, je commencerais déjà à réfléchir !

-          Vraiment ? Pourquoi faire ?

-          Il parait que les nouvelles chansons ont besoin de sons plus spécifiques. Il n’a pas tors.

-          Les démos que vous m’avez envoyé sont assez impressionnantes je dois dire. Tu vas faire quoi avec ta batterie ?

Tes yeux se mettent à briller un peu plus alors que tu m’entraines près d’elle. Tu me maintiens par les épaules, ta voix parle très rapidement à mon oreille. On dirait un gamin…

-          On commence par le négatif… Je vais devoir enlever une des deux grosses caisses, c’est ça ou me faire greffer une troisième jambe, et Jared à l’air de penser que ça nous ferez perdre trop de temps, plaisantes-tu. D’un autre coté, il va y avoir pas mal de rajouts, tout un tas de toms, et des trucs électroniques pour le nouvel album.

Je ne peux m’empêcher de sourire, de renverser mon visage vers le tien.

-          J’ai trouvé quel design j’allais faire aussi, c’est déjà partit en impression. Tu vas voir ça rendra super. Je te laisse la surprise !

Tu reprends ton souffle un instant, et je me laisse attendrir, mon corps se relâche, recherchant la chaleur du tien.

-          Il va y avoir un…

Mon regard doit te sembler trop persistant, tu fronces les sourcils et me dévisages.

-          Quoi ? Qu’est ce qu’il y a ?

-          Pardon ?

-          Je… tu me regardes…

-          Oh. je… pardon…

Pourtant je n’arrive pas à me détourner. Mes iris sont bloqués dans les tiens, mon cerveau tourne en boucle, mais aucune excuse ne semble vouloir franchir mes lèvres. Immobile, si proche, quelque chose s’anime dans tes yeux, un changement imperceptible, ils s’assombrissent. Et la chaleur qui nait dans mon ventre me prend par surprise, le désir soudain d’être proche, de te toucher. Mon regard dévie, une seconde, sur ta bouche, mes sens prennent le dessus, je n’arrive plus à penser. Je voudrais m’écarter, ne pas tout gâcher maintenant, à peine quelques minutes que je suis de nouveau près de toi, et me voila déjà proche de la catastrophe. Mais tes yeux aussi balayent mon visage, et mon cœur pourrait s’arrêter sous la pression soudaine qui l’enserre. Est-ce que tu es vraiment en train de me regarder de cette façon-là Shannon Leto ?

Je n’ai pas le temps de m’interroger, tes lèvres sont déjà sur les miennes. Juste une seconde, une fraction de seconde, un minuscule morceau d’éternité, pour lequel rien ne sera plus jamais comme avant. Comme si mon monde venait de changer, de tourner sur lui même, de regarder là où avant tout semblait si obscure.
Parce que je n’avais jamais pensé que cela pourrait vraiment arriver, même si c’est une erreur, même si ta bouche a fui la mienne aussitôt, même si tes yeux refusent de s’attarder sur moi. Parce que c’est arrivé, et que plus rien désormais ne me dit que c’est impossible.
Mes lèvres restent entrouvertes, peut-être sous l’emprise de mon souffle erratique, peut-être dans l’espoir absurde que les tiennes s’y reposent. Un gémissement pathétique s’étouffe dans ma gorge alors que tes doigts s’attardent un instant sur mes joues, hésitants, semblants se demander si ce qui vient de se passer est réel, si je suis réel.

- Je. Je sais pas ce qui m’a pris, bredouilles-tu, cherchant à t’éloigner encore un peu.
Seulement mes bras retiennent les tiens, mes poings se crispent sur ta veste, ma raison me crie de te lâcher, mais mon cerveau refuse de lui obéir.
- Shannon… ! Je lance comme un appel désespéré que tu ne dois pas comprendre, tout ton corps crispé me hurlant ta volonté de fuir.
Tu t’immobilises, et je me retrouve face à toi sans plus savoir quoi faire. Mes iris balaient de nouveau ton visage, ton air troublé, cherchent des réponses dans tes yeux. Je n’y trouve que des questions, des incertitudes, et la même peur que celle qui fait trembler mon ventre.
- Je….

Au final je ne sais plus quoi dire. Dis-moi, Shannon, que suis-je sensé répondre ? Je n’avais pas préparé ce scénario en venant ici, des tas d’autres, mais pas celui-là. Je ne suis pas lâche pourtant, mais face à toi, j’ai l’impression de ne plus me reconnaitre, de n’être qu’un homme perdu dans quelque chose de trop grand pour lui. Parce que notre amour serait grand Shannon Leto si tu le laissais exister ! Oh oui, il serait si grand… si grand que sa possibilité incertaine me fait déjà tourner la tête.
- Je suis désolé, souffles-tu encore devant mon mutisme.
Je secoue la tête, essayant de te faire comprendre que je ne t’en veux pas. Il va bien falloir que les mots arrivent à sortir, ils n’attendent que ça… Je n’attends que ça.
- Ne le sois pas…
Un son étranglé a fini par s’échapper de ma gorge et je manque de soupirer de soulagement quand je vois tes yeux se fixer enfin dans les miens. Ton visage est tellement près, je vois l’ombre de ta barbe, la douceur satinée de ta peau. Il faut que je me concentre terriblement pour ne pas reposer mes lèvres sur les tiennes, là et maintenant.

- Pourquoi ? demandes-tu, plus interrogatif qu’incertain désormais.
- Parce que je ne t’en veux pas.
Je n’arrive rien à dire de plus explicite, et j’espère que tu comprendras. Mon cœur bat entre mes cotes, si vite qu’on croirait qu’il essaye de s’en échapper.

- Je ne suis pas sûr ce cela suffise, grimaces-tu.
- Comment ça ?
- Tu ne m’en veux pas, d’accord, mais est-ce que tu n’as pas cette image sous les paupières quand tu me regardes ? Est-ce que tu ne te demanderas pas si je ne vais pas recommencer sans prévenir ?
- Justement !
Je mors ma lèvre inferieure avec violence, comme si cela pouvait rattraper le mot que j’ai laissé échapper. Je sens mes joues bruler et mes yeux se ferment sous la vague de gène qui me submerge.
- Explique ? Demandes-tu.

Ton pouce passe sur ma bouche abimée, m’empêchant de m’acharner plus longtemps. Un frisson remonte le long de ma colonne vertébrale, mes paupières se rouvrent, et une chaleur sans nom envahi ma poitrine. Ton regard est noyé de nouveau par cette lueur étrange... de désir ?
Je prends une inspiration tremblante, et les doigts étroitement refermés sur le tissu de ton manteau, je me lance dans le vide.

- Je crois que je ne serais pas contre, tu sais… que tu recommences sans prévenir…
J’essaye de te faire un sourire en coin, d’avoir l’air sûr de moi, je sais que j’échoue lamentablement, mais que cela n’a pas la moindre importance. Pas alors que tes yeux s’écarquillent un peu plus, pas alors que tes lèvres s’entrouvrent de surprise.
- Oh… ooh…

Tu hoches la tête lentement, comme pour réaliser, ta main est de nouveau sur mon visage, à caresser la ligne de ma mâchoire. Et moi je me mets à trembler, d’anticipation et d’angoisse. Je lève ma paume jusqu'à la tienne, j’enserre mes doigts au creux des tiens.
Enfin tu sembles sortir de ton étonnement, tes yeux retrouvent leurs clarté translucide, ils brillent si fort soudain, le bonheur tord ta bouche.
Et ton sourire se pose sur le mien, tes lèvres s’emparent des miennes de nouveau, sans aucune hésitation cette fois. Je sens leur douceur et leur force, les miennes s’entrouvrent en réponse, mélangeant nos souffles saccadés. Je gémis faiblement et m’accroche à ta nuque. Un rire d’allégresse t’échappe et réveille des papillons dans mon ventre. Le baiser est désordonné, imparfait, troublé par une passion trop nouvelle, une urgence qui nous brule. Mais pour rien au monde je ne voudrais qu’il s’arrête, j’ai l’impression d’avoir attendu cet instant depuis que je te connais. Parfois je me dis que j’attendais déjà bien avant.
C’est le manque d’oxygène qui nous sépare. Cette fois c’est moi qui ris, les deux mains glissées dans le désordre de tes cheveux, ma bouche revenant se poser sur la tienne par intermittence, je finis par enrouler mes bras autours de ton cou avec force et me serrer contre toi. Tu soupires de contentement contre mon épaule, et la puissance de tes avant-bras se referme sur ma taille. Je suis à ma place, contre la chaleur de ton corps, la fermeté de ton torse sur le mien, je me sens presque fragile sous ton étreinte, plus protégé que jamais.
Mais mon cerveau réclame des explications, ton cœur qui bat contre le mien ne lui suffit pas, il veut savoir ce que cela veut dire, si le nœud d’angoisse dans ma gorge risque de te voir t’éloigner de nouveau.

- Je crois que cette fois c’est à moi de demander pourquoi ? Pourquoi maintenant ?
Je murmure en refusant de quitter la proximité de ta bouche, m’émerveillant des frissons électriques qui montent dans mes reins à chaque frôlement.
- Je pourrais en dire autant tu sais, ricanes-tu.
- Oui, mais j’ai posé la question en premier.
Ton sourire encore, contre le mien, et ma raison qui flambe. Mais je secoue la tête, refusant de tomber dans ton piège.
- Alors ?
Tu me regardes droit dans les yeux, avec un sérieux qui me fige. Seule ta main qui s’infiltre avec lenteur sous mon-t-shirt, tout contre ma hanche, me dit que tu n’as pas abandonné la partie.
- C’était pas prémédité… mais je crois que je n’aurais pas supporté une autre tournée à tes cotés dans les mêmes conditions que la précédente.
- Quelles conditions ?
Tu lèves un sourcil et ton bassin s’appuie plus lourdement sur le mien.
- Avoir toujours envie de te toucher, ne pas savoir ce que tu penses ? Avoir peur de te faire fuir ? Avoir le ventre qui se tord quand tu enlèves ton haut après un concert, mais me refuser d’aller te prendre dans mes bras pour poser mes lèvres entre tes omoplates ? Tout un tas de choses, Tim… qui ont fait de ce tour un enfer pour mes nerfs.
Je croyais que rien ne pouvait allumer plus de feu dans mon ventre que ta bouche sur la mienne, j’avais tors… définitivement tors. Je respire lourdement, les joues brulantes, un désir sans nom au creux des reins.
- Et toi ? Demandes-tu. Pourquoi je ne me suis pas pris ton poing dans la figure ? Pourquoi est-ce que tu t’accroches à mes cheveux comme si ta vie en dépendait ?
Peut-être bien parce que ma vie en dépend justement…
- Euuh… à peu près pour les mêmes raisons, je balbutie.
- Il va falloir que tu fasses mieux que ça, glisses-tu près de mon oreille.
- Parce que je n’ai pas dormis de la nuit en me demandant comment allaient se passer nos retrouvailles, à savoir si j’aurais seulement assez de volonté pour ne pas te plaquer contre un des murs du studio. Parce que j’ai toujours eu envie de toi, et que je n’ai jamais su te le dire. Parce que…
- Oui ?
- Je… ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée de dire ça maintenant…
- Vas-y ? Je suis là, je ne bouge pas. Je suis près à l’entendre.
Ce pourrais-t-il que tu aies déjà compris ? En tout cas tes mains sont douces autour de mon visage, tes yeux dans les miens m’encouragent.
- Parce que… je crois que je t’aime…
- Et moi j’en suis sûr Tim Kelleher…

Je ne peux rien répondre, tes lèvres sur les miennes m’en empêchent, brulantes de passion, de désir, délivrées de toutes ses interrogations, elles se sentent libre d’inviter les miennes dans un ballet enivrant. Je t’embrasse à en perdre le souffle, t’arrachant un gémissement rauque quand ma langue part faire connaissance avec la tienne, frissonnant sous l’emprise de tes paumes sur mes hanches.
Je renverse la tête en arrière, pour une dernière interrogation, plus si sérieuse.

- Ça veut dire que toi et moi … ?
- Hum ?
- On est ensemble ?
Tu mors ma lèvres, en plissant les paupières.
- Il semblerait bien. Je ne te laisse pas repartir de toute manière.
Je suis sûr que le sourire qui s’étend sur mes lèvres a quelque chose de terriblement niais.
- C’est Jared qui risque d’être ravi, je grimace en plissant le nez.
- Je crois que oui en fait, souris-tu. Mais je me fiche de ce qu’il pourra dire de toute façon.

Comme pour répondre à notre question, le bruit de la porte extérieure se fait entendre. Quand on parle du loup… Tu grognes de frustration contre mes lèvres et les captures une dernière fois avec violence. Le regard que tu me lances en t’éloignant de moi alors que la porte s’ouvre sur le leader veut tout dire. Oh non, tu n’en as pas fini avec moi. Mais ne t’en fais pas Shannon, je n’attends que ça. Toi et moi avons encore beaucoup de choses à nous dire, et tout autant à découvrir. J’ai encore ton goût sur ma bouche, alors que ton frère nous submerge de recommandations et d’ordres. Ton goût sur ma bouche et la chaleur de ton regard dans mon dos. Cela me suffira bien pour les quelques heures à venirs.
Et après… après nous irons rattraper tout ce temps perdu, toi et moi…

FIN


 
     
     
 
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