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au 10 Mai 20 :
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Mon meilleur ami
Par flammeche , Artoung , Fanny
Originales  -  Surnaturel/Fantaisie  -  fr
One Shot - Rating : K (Tout public) Télécharger en PDF Exporter la fiction
    Chapitre 1     9 Reviews    
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Violent. Vraiment violent. Je n'ai jamais ressenti un tel choc de toute ma vie. Pourtant cette journée avait commencée comme toutes les autres. Je m'étais levé, lavé, habillé, j'avais pris mon petit déjeuner et j'étais parti pour l'école un peu en avance. Une journée normale, quoi. Pourtant, à l'instant en traversant la route dans le brouillard matinal, une voiture m'a percuté de plein fouet. Et l'immondice qui la conduisait ne s'est même pas arrêté! J'ai mal, je crois bien que je saigne. Je vois trouble. J'ai peur, Il n'y a personne. Je n'arrive même pas à appeler quelqu'un. Ma voix semble s’être cassée en même temps que le reste de mon corps. Et le simple fait de respirer est déjà bien trop douloureux. Puis, je le vois. Mon ami Arsene. Il me regarde sans bouger, sans rien dire, les yeux grands ouverts. Il reste à quelques mètres de moi, tétanisé. Mais, ça va aller, il va reprendre ses esprits et appeler les secours. Heureusement qu'il est là...

... Je me rappelle la première fois que je l'ai rencontré, c'était il y a presque un an, le jour de la rentrée. Il venait d'arriver dans notre école. Au départ, je croyais que le petit nouveau était comme tous les autres et il me dégoutait. Il avait du charisme, les gens venaient naturellement vers lui alors que moi, on m'avait toujours traité comme si j'étais "différent" et indigne de l'amitié des autres élèves parce que j'avais un Q.I un peu plus élevé que le leur. Pourtant Arsène était venu vers moi sans à priori et petit à petit nous nous sommes bien entendus. Il est devenu mon premier et seul ami. Tout le monde l'appréciait. Enfin, presque tout le monde. Mon chat, Artémis, qui n'est pas du tout agressif d'habitude s'enfuyait dès qu'il approchait et lui crachait dessus. Je n'ai jamais compris pourquoi d'ailleurs, Arsène était connu pour adorer les animaux. D'ailleurs j'ai toujours pensé qu'il avait tout pour plaire avec ses cheveux noirs, sa peau très pâle et ses yeux gris clair qui semblaient regarder au plus profond de votre âme. Même s'il restait plus souvent avec moi qu'avec les autres élèves, sa gentillesse et sa serviabilité faisaient de lui quelqu'un que tout le monde appréciait.  J’ai découvert au fil du temps, qu’il  vivait avec sa mère, une femme douce, aux longs cheveux blonds et ondulés mais un peu distante dans une vieille et grande maison. Son père était mort lorsqu'il avait dix ans et cette dernière ne s'en était jamais vraiment remise, ce qui expliquait son état semi-léthargique. Mais plus que la vielle maison, plus que sa mère quasi absente, c'était sa chambre qui me mettait mal à l’aise. Elle faisait penser aux chambres d'adolescents que l'on trouve dans les magasines de décoration, les mêmes, que ma mère dévorait comme s’il s’agissait d’un best-seller. Le lit était bien fait. Par terre, des magazines parlant de rock traînaient en évidence ainsi que quelques disques alors qu'Arsène n'écoutait jamais de rock. Au contraire, il m'avait dit détester ce genre de musique. Quant aux murs de couleur neutre, ils étaient recouverts de posters de basketteurs alors que jamais, Arsène ne m’avait parlé de ce sport et encore moins des joueurs qui lui servait de décoration murale. Lorsque je lui en avais montré un en demandant: "Qui est-ce?", il avait directement changé de sujet sans me répondre. Cette chambre ne lui ressemblait pas du tout. Et si Arsène ne m'avait pas dit: "Voici ma chambre" lorsque j'y étais entré, je n'aurais jamais cru que c'était la sienne. Il y avait d'autres choses étranges dans le comportement de mon ami. Par exemple, il ne mangeait jamais rien à la cantine. Même le jour où il était venu "manger" chez moi, il avait prétexté un mal de ventre et n'avait touché à rien. Il avait aussi refusé le médicament que ma mère lui avait proposé pour ses maux. Je me rappelle également que mon chat et lui se fixaient souvent de façon hostile et pendant de longues minutes (ce qui me mettait très mal à l'aise) Comme si leurs regards exprimaient toute l'animosité qu'ils avaient l'un envers l'autre. Mais, malgré toutes ses étrangetés, c'était quelqu'un de bien et de juste...

"-CLAC!!!

La gifle que je viens de recevoir me sort de mes pensées.

-Matthew! crie Arsène d'une voix paniquée. Reste éveillé, je t'en prie!

-Ar...sene? dis-je faiblement. Tu... as... appelé... les secours?

-Non, pas encore, Matt reprend-il d'une voix presque calme.

-Dé...pêche... toi! dis-je passablement énervé (si on peut paraître énervé lorsqu'on vient de se faire rentrer dedans par une voiture roulant à tout allure). Qu'est-ce... que... tu... attends ?!

-Désolé mon cher, poursuit Arsène sans se départir de son calme, mais je dois te demander quelque chose avant.

Je le regarde ahuri, sans comprendre. Je suis entrain de me vider de mon sang et lui, il veut me demander quelque chose!!! Qu'est-ce qu'il attend pour appeler les secours, bon sang!?

-Je comprend ta réaction continue-t-il en voyant mon air ébahi. Dis-moi, mon "cher ami" (il avait prononcé ses deux derniers mots avec un rictus horrible comme s'il les disait ironiquement), serais-tu prêt à vendre ton âme pour sauver ta vie?

-Que...? dis-je en le regardant de plus en plus interloqué.

Que signifie cette question? Et pourquoi ne fait-il rien pour m'aider? Comment peut-il être aussi calme? Tout s'embrouille dans mon esprit, je n'y comprends plus rien. Je me demande même si je ne délire pas.

-Alors? susurre-t-il en souriant cruellement

-Oui! Mais... Appelle les secours !

-Parfait! s'exclama-t-il d'un air triomphant.

Il me montre un parchemin sorti de je-ne-sais-où sur lequel est écrit un long paragraphe dans une calligraphie inconnue. Mes yeux vont d'Arsène au parchemin avec effarement. Qu'essaie-t-il de me dire avec son histoire d'âme? Suis-je entrain de rêver? Oui, c'est sûrement ça. J'ai du m'évanouir après l'accident et je dois probablement déjà être dans une ambulance. Pourtant, tout semble si réel. Les sons, les odeurs, les images, la douleur... Je ferme les yeux pour ne plus rien voir. Quand je les rouvrirai, tout sera différent.

-Navré de te décevoir reprend sa voix toujours aussi veloutée comme s'il avait lu mes pensées, mais tout ceci est réellement en train de se passer. Vois-tu, si tu es encore en vie pour l'instant, c'est uniquement grâce à moi, parce que tu as accepté de me vendre ton âme. Et si tu reviens sur ta décision maintenant, huhu, même les meilleurs médecins du monde ne pourront rien pour toi.

J'ouvre soudainement les yeux, terrorisé par ce qu'Arsène vient de me dire.

Il agite son parchemin sous mes yeux et continue :

-Si tu signes ce document, ton âme m'appartiendra officiellement et éternellement. Mais tu survivras. Enfin, tu survivras tant que je survivrais.

-Qu'est-ce que... ça signifie? Dis-je toujours aussi perdu.

-Je suis un démon répond-il d'un air exaspéré comme si c'était une évidence. J'ai été banni de l'enfer par Satan et je suis obligé de vivre sur terre comme un pathétique mortel. Enfin presque comme un mortel. Même si j'ai perdu la presque totalité de mes pouvoirs de démon, il m'en reste quelques-uns bien qu'ils soient faibles. Je ne peux pas non plus vivre de la même nourriture que les humains. Non, moi je survis grâce aux âmes que je vole. Mais celles-ci n'ont pas toutes la même "consistance". L'âme d'un végétal par exemple, ne me ferait pas tenir plus de quelques jours. Celle d'un humain moyen équivaut à peu près à une vingtaine d'années. Pourtant, je n'ai jamais vu une âme aussi puissante que la tienne. Je pourrais survivre cent ans avec.

Ses yeux brillent alors d'un éclat féroce et dangereusement avide que je ne lui ai jamais vu. Il déglutit.

-Si tu refuses de m'offrir ton âme, je mourrais moi aussi. Avant, mes pouvoirs de persuasions m'aidaient à convaincre mes victimes. Maintenant, ils sont si faibles que même toi, tu t'es mis à douter de mon humanité... Je n'ai presque plus aucune ressource.

Je réfléchis un instant. J'ai du mal à le croire mais quelque part, c'est la seule explication logique. Mon meilleur ami est bel est bien un démon.

 -D’accord, dis-je alors que la douleur me fait maintenant voir des milliers de petits points noirs un peu partout. J'accepte... de signer. Comme ça je survivrais... et toi aussi... et tout... redeviendra comme avant.

Oui, tout redeviendra comme avant et puis je me réveillerais de cet affreux cauchemar. Je n’aurais plus mal…et Arsène redeviendra gentil.

Arsene pique alors mon index droit à l'aide d'une plume blanche sortit de nulle part elle aussi. Une goutte perle sur mon doigt et avec mon sang, il écrit mes initiales sur le papier. Cet espèce de rituel me semble bien inutile étant donné qu’il y a de mon sang un peu partout sur moi mais je suppose que la douleur me rend un peu trop impatient.

-Evidemment, reprend mon ami comme si de rien n'était, tu ne dois parler de notre pacte à personne. Evite aussi de révéler que je suis un démon.

La feuille brûle soudainement, ce qui m'étonne à peine après tout ce que je viens de vivre. L’affreuse douleur que je ressentais s'amenuise rapidement pour finalement disparaître en refermant la plaie. La douleur s’en va mais je m’aperçois vite que ce n’est pas la seule chose qui me manque. J’ai envie de pleurer…En fait je crois bien que je pleure mais ce n’est plus de soulagement. Je me sens comme une coquille vide. Je me sens creux. Elle me manque déjà. Je regarde Arsène qui ressemble à quelqu’un qui vient d’ouvrir ses cadeaux de Noël. Un sourire extatique orne ses lèvres et un profond abattement monte en moi. Et j’ai alors l’horrible certitude que cette immense apathie qui m’accable fera désormais parti de ma nature profonde.

Je ne pense pas que quiconque puisse vivre avec engourdissement en soi.

Je me fais la réflexion que c’est sûrement pire que la mort. Que j’aurais dû refuser. Que finalement je reprendrais la douleur et la promesse d’une mort certaine contre le néant qui vit maintenant en moi.

Oui, je donnerais n’importe quoi pour revenir en arrière même si j’ai vendu la seule chose qui devait être intéressante chez moi.

Je regarde Arsène et secoue la tête. Je me mens à moi-même. Je lui aurais quand même donné mon âme à ce type…Je lui aurais donné ma vie…

Parce que c’est mon seul ami.

Je ferme les yeux et me relève un peu maladroitement car j’ai la tête qui tourne. Quand je les rouvre, Arsène me regarde avec une lueur cruelle dansant dans ses yeux gris. Je frissonne mais pas de froid.

Qu’importe qui il est vraiment…Il a désormais quelque chose qui m’appartient.

Ce qui fait de lui, plus que jamais à présent, mon meilleur ami.

 
     
     
 
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