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Fée un voeu
Par Artoung
Harry Potter  -  Romance/Humour  -  fr
One Shot - Rating : T (13ans et plus) Télécharger en PDF Exporter la fiction
    Chapitre 1     14 Reviews    
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Titre : Fée un vœu

Disclaming : Harry Potter et ses amis appartiennent à J.K.R (heureusement que Draco soit son ennemi, hé hé !)

Couple : HP/DM

Rating : T

Genre : Romance/ Humour

Merci à Anagrammes pour avoir corrigé ce OS.

Note : Ce OS est un cadeau pour la grande et talentueuse BlackNemesis, celle qui m’a donné envie d’écrire et celle qui me fait rêver avec ses histoires.

Merci à toi, pour tout.

Note de BlackNemesis (hé hé hé) : Merci à toi, Artoung, pour ce cadeau inestimable. Bon, tu as failli m’assassiner car jamais je n’ai autant ri en lisant une histoire, mais je te pardonne (Dors, dors, dors, pourquoi, tu dors pas !) Merci à toi, qui me donne envie d’écrire avec autant de brio que toi (Si tu dors pas…) Merci pour ton silence (je n’ai rien vu venir !)

COUYERE !

Merci infiniment aux illustrateurs qui m’ont ravie et émerveillée avec les dessins qui accompagnaient les textes d’Artoung, BadAngel et Anagrammes. Alors merci Chris et Alix pour ce cadeau, pour le temps que vous avez passé sur ces illustrations et pour votre silence ! Je n’ai rien vu venir.

Merci à Tia pour sa participation éclairée (aurait-elle pu être autrement qu’éclairée ? Impossible !) Et pour son silence (je n’ai rien vu venir !)

Merci à Petou pour l’impression en urgence, pour sa disponibilité, et pour son silence (je n’ai rien vu venir !)

Enfin, merci à Lemoncurd pour son texte cadeau qui aurait dû figurer dans le recueil et qui a déjà été posté sous le titre Apprendre à Vivre Sans, qui m’a énormément émue.

Vous allez découvrir un texte absolument délirant, écrit avec tout le talent qui caractérise Artoung la Fée.

Fée un vœu…

Ceci est un conte de fée…

Et comme tous les contes de fée, cette histoire commence d’une façon bien connue et mille fois utilisée…mais…c’est le protocole qui veut cela…donc nous n’y dérogerons pas…Ecoutez plutôt ce conte…qui commence comme il se doit par…

Il était une fois…

Il était une fois un Royaume defées…si beau et si merveilleux qu’il était impossible pour l’œil humain de le trouver…personne ne sait d’ailleurs où il se cache. les fées, ces petites personnes volantes pas plus grosses qu’un pouce y vivaient en paix…

Mais ce jour là, un convoi royalse promenait à la lisière d’une forêt…Il était tiré par deux petits écureuils resplendissants, qui faisaient partie de l’écurie royale du château. Et dans un carrosse aussi gros qu’une citrouille se trouvaient quatre fées

Il s’agissait du fils de la reine, le prince Tischiste, de son cousin Nec, et deux de leurs amies Lation et sa petite sœur Lonie, qui après de long mois où ils étaient partis étudier à l’école des fées, revenaient au royaume pour y passer leurs vacances.

Les fées ne craignent pas grand-chose en ce monde…

Elles meurent lorsqu’on ne croit plus en elles mais à part cela, rien ou presque ne peut les tuer…

Rien sauf une immonde créature, appelée « Le tueur de fée ».Cette bête terrible, uniquement en s’approchant d’un peuple de fées, les fait mourir dans d’atroces souffrances. L’odeur dégagée par la bête est telle que les fées n’y résistent pas et s’étouffent.

Et ce jour là, le convoi ne savait pas qu’une vingtaine de ses affreuses créatures se trouvait à proximité et que les secondes qui leurs restaient à vivre étaient comptées…

♫♪♫♪♫♪♫♪♫♪♫♪

-Bien ! s’exclama Hagrid de sa grosse voix enjouée. Qui peut me dire quel est l’animal que nous allons étudier aujourd’hui ?

Les élèves de septième année de serpentard et gryffondor regardaient assez inquiets les créatures visqueuses qui se trouvaient dans l’enclos en face d’eux. Et seule Hermione Granger leva la main.

-Il s’agit de Chetur-à-carapace-puante ! dit-elle d’une voix assurée.

-Bien Hermione, sourit le demi géant à une Hermione Granger enchantée, 10 points pour gryffondor. Qui peut me dire quelle sont les caractéristiques de ce fabuleux animal ?

La jeune fille brune leva de nouveau la main à une vitesse fulgurante et Harry se demanda une seconde comment elle réussissait à ne pas se déboîter le bras à chaque fois qu’elle demandait la parole… Il entendit derrière lui, Draco Malfoy, son pire ennemi depuis la mort de Voldemort, s’exclamer d’un ton traînant que ce « fabuleux » animal devait sûrement servir à faire peur aux petits enfants.

Les serpentards ricanèrent et Harry dut faire un effort considérable pour ne pas se tourner et ainsi donner la satisfaction au prince des serpentards de le voir s’énerver.

Il respira calmement les yeux fixés sur les étranges créatures verdâtres dans l’enclos. Il ne donnerait raison au serpentard pour rien au monde mais c’est vrai que les nouveaux sujets d’étude d’Hagrid n’étaient pas des plus sympathiques.

Les bêtes portaient une sorte de carapace flasque, leurs yeux d’un rouge intense semblaient luirent d’une lueur mauvaise, un filet de bave coulait de leurs mâchoires puissantes.

Harry entendit sa meilleure amie répondre que la bave de Chetur-à-carapace-puante était indispensable à la plus part des antidotes contre les sortilèges de magie noire.

Il eut un sourire en entendant Malfoy grincer des dents alors que Hagrid accordait dix points de plus à Hermione.

-Bien, continua le demi géant en montrant des fioles à terre, vous allez tous me remplir une fiole de bave de Chetur, vous verrez c’est très simple, rajouta-t-il très vite alors que les élèves se crispaient, il suffit de leur chatouiller le menton et ils seront aussi calme que des agneaux…

-Mais bien sûr, marmonna Malfoy d’un air méprisant.

Il se rendit cependant comme les autres vers l’enclos. Harry ne le quittaient pas des yeux, son regard s’attardant sans le vouloir sur les fesses de son ennemi. Il détourna le regard rapidement en rougissant.

C’était un de ces trucs qui le mettait mal à l’aise…il s’empressa de rejoindre Ron et Hermione qui s’occupaient déjà d’une des créatures, Ron essayant précautionneusement de gratter le menton du quadrupède étrange.

-Tu n’as rien à craindre, s’exclamait Hermione impatiemment, je t’ai déjà dit qu’elles étaient inoffensives, elles sont parfois un peu sauvage mais pas plus qu’un chien ou un chat ! Il ne faut pas se fier aux apparences.

Ron, finalement, chatouilla le menton de leur Chetur et ce dernier se mit directement à ronronner alors que son regard jadis mauvais devenait brillant d'affection. Il avait tout de suite l’air beaucoup plus sympathique aux yeux de Harry.

Il jeta un coup d’œil au groupe de Malfoy qui semblaient avoir plus de mal, aucun des serpentards ne semblant vouloir gratouiller le menton de leur Chetur. Malfoy regardait la bête avec dédain, Zabini avec dégoût et Pansy avec horreur mais aucun des trois ne s’approchaient de leur cible.

-Regarde moi ces chochottes ! s’exclama Ron. Ils ont peur de se salir les mains, de vrais petits nobliaux sans cervelle !

Harry approuva mais son sourire s’effaça lorsque Parkinson s’accrocha au bras de Draco en lui susurrant quelque chose à l’oreille qui fit briller les yeux du serpentard.

La seconde d’après Draco le fixa avec un sourire moqueur et Harry énervé détourna les yeux.

Il n’aimait pas du tout que son cœur batte si vite.

-Je ne comprends pas pourquoi ils s’appellent comme cela, dit Ron en regardant son Chetur qui semblait beaucoup l’aimer, Chetur-à-carapace-puante, elle ne pue pas cette gentille bêbête !

Harry pouffa de rire en voyant Ron gratouiller cette fois la tête de la bête ronronnante tandis qu’il commençait à remplir sa fiole de bave.

-Tu dois savoir Ron, que les Cheturs dégagent une odeur que les humains ne perçoivent pas mais leur odeur tue les fées, c’est pour cela que les Cheturs sont aussi appelés « Les tueurs de fées »

Harry ne savait même pas que les fées existaient. Mais comme toujours la science de sa meilleure amie l’impressionna. Ses yeux se tournèrent une fois de plus vers Malfoy, le serpentard reculait avec dégoût jusqu’à la lisière de la forêt alors que son Chetur avançait vers lui. Harry sourit. C’est vrai que le Chetur des serpentards avait l’air beaucoup moins sympathique que le leur, ce qui était normal puisqu’ils ne lui avaient pas chatouillé le menton. Pourtant ce Chetur semblait beaucoup aimer Malfoy puisqu’il accéléra ce qui obligea le blond a sortir sa baguette alors que la créature verte fonçait sur lui à toute allure.

La seconde d’après la créature était violemment projetée dans son enclos et couinait de douleur.

-Malfoy ! rugit Hagrid en regardant alternativement la bête blessée et le jeune homme blond.

-Votre satanée bestiole me fonçait dessus ! s’écria le serpentard avec rage. J’aurais du la tuer cette horreur !

-Malfoy ! s’écria une fois de plus Hagrid.

Mais le Serpentard était déjà en train de retourner au château, visiblement hors de lui alors que les Gryffondors souriaient narquoisement.

Ce que personne ne savait, c’est que Draco Malfoy inconsciemment, venait de sauver le convoi royal qui se trouvait à la lisière de la forêt.

Il avait ni plus ni moins sauvé la vie du Prince Tichiste et de ses amis…

Et tout le monde sait à quel point les fées peuvent se montrer reconnaissantes.

Et Draco n’allait malheureusement pas tarder à le savoir à son tour…

♫♪♫♪♫♪♫♪♫♪♫♪

Le lendemain matin, un drôle de bourdonnement réveilla Draco. Cela devait être une grosse mouche qui avait du entrer dans le dortoir.

Draco grogna et se retourna sur le ventre, pour ne plus entendre le bruit agaçant et se rendormir mais le bruit se rapprochait. La mouche allait mourir pour avoir osé le tirer de son sommeil ! Surtout que son rêve était fabuleux mais plus il essayait de s’en rappeler et moins il s’en souvenait. Il se rappelait juste qu’il était heureux et qu’il y avait quelqu’un auprès de lui. Il grogna encore, cette fois la mouche était tout près de son oreille. Il allait la stupéfixer, lui arracher les pattes une par une et découper ses ailes en tous petits morceaux car en effet, il n’était pas quelqu’un du matin.

Et comme tout le monde le sait :

« Mouche du matin,

Chagrin

Mouche du soir,

Va te faire voir »

Où quelque chose de ce genre…Bref comme vous pouvez le constater l’humeur de Draco n’était pas au beau fixe mais il faut le comprendre aussi, personne n’aime se faire réveiller par le bourdonnement d’une mouche. Ce que Draco ignorait c’est que ce n’était pas une mouche qui voletait près de lui…c’était une fée, la jeune fée Lation qui était dans le convoi que le serpentard avait sauvé sans le savoir.

La reine des fées, Licité, l’avait chargé de faire tout son possible pour que leur sauveur soit aussi heureux que sa majesté elle-même lorsqu’elle avait appris que son fils était saint et sauf.

C’est un dire un très grand, un immense, un absolu bonheur.

Et Lation avait été ravie de se voir confier une tâche si importante. Elle regardait le jeune humain dormir en volant tout autour de lui pour bien l’observer. Elle était contente car il était vraiment très mignon pour un humain, mais beaucoup trop grand et dépourvu d’ailes pour qu’elle soit intéressée par lui. L’humain se retourna en grognant dans son lit et Lation recula un peu avant de s’approcher de nouveau encore plus près.

Elle avait fait des recherches bien sûr avant de venir, elle savait que cet humain était un jeune sorcier et qu’il étudiait la magie dans la célèbre école de sorcellerie : Poudlard. Les fées connaissaient Poudlard de nom ainsi qu’Albus Dumbledore, le directeur de l’école qui était ami avec leur reine adorée.

Elle s’approcha encore du jeune homme allongé sur le ventre, la tête enfouie dans les coussins. Elle se mit sur l’oreiller juste à côté et l’humain tourna la tête dans sa direction. Elle sursauta un peu lorsque les paupières s’ouvrirent sur deux immenses yeux gris agacés.

L’agacement des yeux gris fit rapidement place à la surprise et la seconde d’après l’humain fit un bond hors de son lit en pointant un bout de bois tremblant sur elle.

Il y eut un silence alors que l’humain la regardait, essayant de comprendre ce qu’une fée faisait dans son lit de bon matin. Mais le silence fut brisé par une autre voix venant d’un lit voisin.

-Ben ça alors, disait la voix, regardez les gars, Draco a une fée sur son lit.

Lation se retourna pour voir un garçon assez charpenté la regarder avec étonnement et bientôt trois autres garçons la fixèrent. Ils semblaient tous sortir de nulle part et Lation se demandait, intrigué combien d’autres allaient apparaître devant elle. Mais comme au bout de plusieurs minutes à part les exclamations étouffés des jeunes hommes présents il n’y eu aucune nouvelle apparition, Lation décida de prendre la parole et de se présenter.

-Bonjour, commença-t-elle d’une voix enjouée, je me présente, je suis la fée Lation et je suis venue pour te rendre heureux !

Elle avait dit la fin de la phrase en se tournant vers l’humain que les autres appelaient Draco.

Et étrangement Draco qui était si pâle se mit à rougir en serrant les poings alors que ses amis ricanaient.

Elle n’avait pourtant rien dit de drôle ou de gênant…

-Tu es la Fée Lation, ne cessait de répéter un garçon noir, très mignon lui aussi, en souriant, et tu es là pour rendre Draco heureux ?

Et Lation acquiesçait trouvant l’humain qui ne cessait de rire, un peu long à la détente.

-La ferme Blaise ! s’exclama soudain d’un ton glacial celui qu’elle devait rendre heureux.

Les yeux gris et froids se posèrent sur elle et Lation ne put s’empêcher de frémir.

Draco regarda la fée en plissant les yeux. C’était sûrement une mauvaise blague. Potter et ses crétins d’amis avaient du réussir par un miracle quelconque à métamorphoser un truc anodin en cette fée presque parfaite mais avec un nom vraiment inconvenant. Non, plus il y réfléchissait et plus son argumentation ne tenait pas la route. La fée était réelle, il le sentait, il le savait. Mais réelle ou pas elle n’avait rien à faire ici. La fée ne détournait pas le regard et dans le dortoir le silence pesant était revenu.

Elle n’était pas plus grande qu’un pouce et vraiment très jolie, elle était brune, les cheveux lisses coupés au carré, et portait une étrange petite robe noire qui s’arrêtait à mi-cuisse ainsi que des ailes comme celles des libellules fines et délicates mais d’une transparence bleutée. En y regardant de plus près Draco s’aperçut que la robe semblait faite en toile d’araignée et il grimaça.

-C’est la dernière mode ! s’exclama Lation en voyant son regard dégoûté sur sa tenue. Même la célèbre Fée Rarie a la même robe que moi, sauf que la sienne est rouge !

Draco de plus en plus abasourdit regarda la fée se tourner pour bouder. Elle semblait assez susceptible. Il regarda ses amis quémandant de l’aide silencieusement mais Théo se contenta de siffloter, Vincent de regarder ses ongles, Greg de sourire innocemment et Blaise de fixer avec un intérêt certain un motif quelconque sur le tapis.

Le Serpentard soupira.

-Soit ! dit-il. Il est possible que les robes en toile d’araignée soient assez populaire chez les fées et je dois avouer qu’elle te va plutôt bien.

La fée eut un grand sourire.

-Mais, reprit Draco, je ne vois toujours pas ce que tu fais ici.

Il avait décidé d’y aller avec douceur, il n’était pas bon d’avoir une fée à dos. C’était petit mais vraiment puissant ces bestioles là.

-Je suis là pour te rendre heureux, la reine Licité elle-même m’a chargé de cette tâche, dit-elle en se rengorgeant fièrement.

-Et pourquoi ? demanda le serpentard un peu perdu qu’une telle autorité souhaite faire son bonheur.

La fée lui expliqua alors qu’il avait sauvé le prince des fées, elle-même et deux autres fées, il avait empêché un tueur de fée de s’approcher d’eux et la reine lui en serait éternellement reconnaissante.

Plus Draco écoutait l’histoire et plus il comprenait que c’était en se débarrassant du Chetur qu’il avait sauvé les fées. Ce sauvetage n’était pas du tout prévu, il n’était pas le type de personne qui sauve la vie des fées et il s’empressa de le dire à Lation d’un ton méprisant.

Il était un Serpentard méchant et sans cœur ! Pas un sauveur de fée donc Lation pouvait retourner dans son pays, il ne voulait surtout pas se la coltiner, et puis quoi encore, plutôt crever.

-Dommage, j’aurais pu exaucer tous tes vœux…dit la fée l’air de rien.

Draco cessa instantanément de la toiser avec mépris et une lueur de convoitise prit place dans ses yeux gris.

-Oublie ce que je viens de dire et sois bienvenue à Poudlard ! s’exclama-t-il soudainement très accueillant avec un sourire séducteur.

♫♪♫♪♫♪♫♪♫♪♫♪

La fée était assise sur unes des épaules de Draco et balançait ses jambes négligemment tout en parlant alors qu’il se dirigeaient, en compagnie des autres Serpentards, vers la grande salle pour le petit déjeuner.

Les amis de Draco étaient vraiment très marrants, même cette fille brune qui avait faillit faire une syncope en entendant son prénom. Bon, ils étaient moins marrants que ses amis à elle et ils avaient tous cette espèce d’air guindé mais sinon elle était sûre que dans le fond, ils étaient tous des braves types bien sous tout rapport…

Et puis elle vit du haut de son perchoir un groupe de jeune gens à peu près du même âge que Draco et soudainement son perchoir sembla se crisper.

-Que se passe-t-il, Perchoir ? demanda-t-elle.

Le perchoir lui envoya un regard noir.

Rhoo si on ne pouvait plus rigoler !

-Ne m’appelle pas comme cela, siffla Draco entre ses dents en essayant de la faire tomber de son épaule.

Mais bientôt il sembla se désintéresser complètement d’elle et il fusilla un des jeunes hommes du regard. Un brun avec les cheveux tout ébouriffés et des lunettes rondes.

Elle remarque aussi que la cravate des jeunes en face d’eux n’étaient pas verte et argent comme celles de Draco et de ses amis, mais rouge et or et qu’un écusson représentant un lion rugissant était brodé sur leurs capes avec en dessous marqué en lettre d’or « Gryffondor ».

Il y eut un drôle de silence et Lation pu même sentir l’air se charger de tension. Puis le groupe des autres s’arrêta devant eux, jetant des regards malintentionnés.

-Alors Weasley, tu bouges ou tu as besoin d’aide ? demanda Blaise d’un air mauvais.

-C’est toi qui va dégager, grogna le rouquin.

-Oh par pitié Ron, on les contourne et on se comporte comme des adultes pour une fois ! s’énerva une jeune fille brune avec une pile de livre sur les bras.

Le garçon roux grogna encore mais commença néanmoins à bouger, jusqu’à ce que Draco élève la voix d’un ton traînant.

-C’est cela Weasmoche, obéis à la-sang-de-bourbe comme le bon chien-chien que tu es.

Lation regarda Draco d’un air étonné, il n’avait plus l’air si gentil à présent. Le garçon brun aux cheveux en bataille s’énerva à son tour et insulta Draco qui eut un drôle de sourire et la tension dans son corps s’accentua.

Puis, alors que tout le monde commençait à s’injurier de toute part. La jeune fille brune avec des livres sembla s’apercevoir de sa présence puisqu’elle s’écria : « Mais Malfoy qu’est ce que tu as sur l’épaule ? »

Un étrange silence suivit cette exclamation et tous les regards se tournèrent vers elle.

-Je suis la fée Lation, s’écria Lation ravie d’avoir l’attention sur elle, et mon but est de rendre Draco heureux.

Les grands yeux verts derrière les lunettes s’écarquillèrent alors que tous les autres en face riaient franchement.

Harry toisa alors Draco d’un air dégoûté et le serpentard se crispa encore plus.

-Je te souhaite bon courage, dit-il à la fée avec un sourire narquois, toucher Malfoy, rien que d’y penser j’en ai la nausée.

-Merci ! répondit Lation avec un grand sourire alors que son Perchoir semblait hors de lui, mais tu sais, je suis assise sur lui depuis un petit moment déjà et il est vraiment confortable.

Harry regarda la fée avec des yeux ronds puis son regard revint au visage du blond.

-Confortable ? murmura-t-il en toisant les yeux gris. Tu ne sais pas de quoi tu parles, petite fée…

Il vit Draco ouvrir la bouche, sûrement pour répliquer quelque chose mais la fée se mit à lui crier dessus d’une voix stridente que pour une fée elle n’était pas petite, elle était dans la moyenne et que lui-même n’était pas un exemple de grandeur étant donné que Draco avait au moins une demi tête de plus que lui et elle ne parlait même pas de Weasmoche et de Blaise qui étaient encore plus grand ! Elle lui cria aussi en se mettant à voler avec frénésie en face de son visage que c’était lui qui ne savait pas de quoi il parlait ! A moins bien sûr qu’il soit déjà monté sur Draco !

Harry se mit à rougir brutalement, Draco à pâlir, Ron était outré que la fée l’appelle Weasmoche et ne cessait de lui dire que son nom était Ronald Weasley, à part cela le silence était complet dans le couloir. On aurait presque pu entendre une mouche , heu, une fée voler.

Harry répondit d’une voix atone qu’il n’était, en effet, jamais monté sur Malfoy mais son esprit, traître parmi les traîtres ne cessait de lui envoyer des affreuses images mentales, où il était en effet sur Malfoy mais nu et en sueur en train de le…chevaucher.

Harry aurait donné n’importe quoi pour se concentrer sur autre chose mais les yeux étrangement sombres du serpentard lui apprirent que lui aussi n’avait pas pris la phrase de la fée au premier degré et Harry avec horreur ressentit du désir pour le corps en face de lui.

Malfoy était vraiment dangereux. Et la fée ne savait pas de quoi elle parlait. La preuve elle avait dit qu’il était petit et elle semblait bien aimer le serpentard…

Elle aurait du s’appeler la Fée Lée, pensa Harry avant de se détourner du groupe avec un étrange pincement au coeur.

♫♪♫♪♫♪♫♪♫♪♫♪

-Je souhaite que Potter se fasse mal !

La fée soupira de lassitude et claqua des doigts. Au même instant Harry dans la grande salle poussa un cri de douleur alors que son plat chaud de Lasagnes lui tombait sur les jambes.

Draco souriait de toutes ses dents alors que les amis de Potter s’empressaient de l’aider à ôter la nourriture très chaude qui devait le brûler méchamment. Mais lorsque le gryffondor leva vivement les yeux sur lui, il s’empressa de prendre une expression impassible.

Cela faisait une semaine que la fée était là. Et Draco s’amusait comme un fou. Il faisait toujours le même vœu, que Potter se fasse mal. En fait il aurait bien voulu faire des vœux plus ambitieux mais la fée avait refusé catégoriquement, elle ne pouvait hélas tuer personne, ni ressusciter personne, encore moins infiltrer l’esprit des gens. Enfin, depuis une semaine, il arrivait toute sorte de petits malheurs à Potter et Draco en était très très content. L’autre problème de la fée c’était qu’elle ne pouvait réaliser que trois vœux par jour, c’était bien dommage.

Il se disait vraiment qu’il fallait qu’il trouve d’autre souhaits, mais il n’y pouvait rien, voir la tête de Potter en ce moment même n’avait pas de prix, alors il ne pouvait s’empêcher de vouloir toujours la même chose.

Potter lui lança un regard noir et se leva son pantalon taché. Draco déglutit. Depuis quelques jours il se demandait si Potter ne se doutait pas de quelque chose. Il le regarda sortir de la salle. Il valait mieux pour lui que Potter ne se doute de rien. Saint Potty pouvait devenir méchant et personne ne voulait cela.

Une fois Potter parti il se tourna vers ses camarades avec un grand sourire.

-Vous avez vu ça !dit-il très fier de lui.

Mais ses amis ne semblaient pas aussi contents que lui, ils semblaient plus ennuyés qu’autre chose.

-Honnêtement Draco, répliqua Blaise, tu devrais innover un peu tes vœux, c’était marrant au début mais là…

-Je suis d’accord avec lui, renchérit Lation, j’en ai marre d’être ici, cette histoire devrait être réglée depuis longtemps et bien non, ça dur encore et encore, il en faudrait pourtant de si peu pour que tu sois vraiment heureux.

-Mais je suis heureux ! J’ai tout ce que je veux, l’argent, la beauté, la gloire, le pouvoir et même la vue d’un Potter martyrisé !

La fée et les serpentards levèrent les yeux au ciel.

-Je devrais peut être demander que Weasley se fasse mal la prochaine fois, continua Draco pensivement, quoique non, ça n’aurait pas la même saveur…

Harry était parti en fulminant, son pantalon taché. Il devait encore se changer avant le début des cours. Il monta les escaliers très énervé. Il voyait encore le petit air innocent de Draco alors que son plat lui tombait dessus.

Harry était sûr que ce bâtard sexy était pour quelque chose dans ce qu’il appelait « sa malédiction ». En effet, depuis une semaine, toutes sortes de petits accidents lui arrivaient. Au début il avait juste pensé qu’il avait eu une sale journée mais la journée s’était allongée pour durer une bonne semaine et ça continuait jour après jour. Cette nuit il était tombé de son lit, lui qui ne bougeait jamais, hier il avait eu la fourchette de Neville planté dans sa main, et il avait glissé dans un couloir, se faisant mal aux fesses en atterrissant violemment dessus. Ce matin il avait reçu trois hiboux dans la figure lors de la distribution du courrier. Hermione avait soutenu que les oiseaux avaient mal visé …, mais lui savait que c’était la malédiction qui avait encore frappé. Il avait reçu des coups de serres et de becs sur les bras et la tête et en était ressorti avec de multiples petites griffures.

Et à l’instant son plat ultra chaud venait de lui tomber dessus. Même Ron commençait à le croire, au début il prenait Harry pour un parano mais il s’était enfin rendu à l’évidence.

Donc Harry et Ron était d’accord pour dire qu’il était sous le coup d’une malédiction. Hermione pensait encore que c’était le hasard et rien d’autre qui faisait que Harry avait tous ces petits ennuis.

Mais Harry était catégorique : s’il y avait une malédiction, cela voulait dire que quelqu’un l’avait maudit d’une manière ou d’une autre.

Il n’a pas eu à chercher bien longtemps pour que ses soupçons se posent sur Draco Malfoy. C’était soit lui, soit Snape. Mais Snape ne le regardait pas avec innocence si jamais il assistait à ses malheurs, au contraire il semblait jubiler sous son air mauvais. Malfoy s’était différent. Il aurait dû réagir comme Snape mais non, lui transpirait trop l’innocence pour que cela soit honnête et de plus il était étrangement la plus part du temps présent lorsque les « accidents » survenaient, comme s’il savait quand et où ils allaient arriver.

Oui, Harry était sûr que Draco était la source de tout cela.

Et puis qu’est-ce que c’était que cette fée qui le suivait partout ?

Peut être qu’il avait réussi par un stratagème des plus douteux de s’offrir les services de la minuscule créature ailée ?

Harry voulait savoir, il voulait que ce cauchemar cesse et que Malfoy se contente d’être un sexy-intouchable-et-mauvais et qu’il le laisse tranquille.

Car il y avait un fait que Harry n’arrivait plus à réfuter. Draco Malfoy le troublait vraiment. Harry se disait qu’il avait toujours le chic pour tomber dans des situations impossibles. Et le fait d’être attiré par Malfoy faisait parti d’une de ses fameuses situations impossibles et ingérables.

Mais il y avait des trucs qu’il se devait de voir en face, comme le fait que croiser les yeux gris le rende si bizarre au point que son estomac se torde mais pas de douleur, au contraire…, où le fait qu’il frissonne lorsque le serpentard le frôle. Il y avait aussi ce drôle de truc qui arrivait lorsqu’il laissait ses pensées vagabonder. Il s’était surpris plusieurs fois en train de contempler le serpentard d’une façon qui le faisait rougir, son regard s’attardant un peu trop sur les longues jambes et les fesses musclées pour être un regard innocent

Il s’était surpris à vraiment aimer ce qu’il voyait.

Il s’était surpris à le trouver beau, de plus en plus beau...

Si seulement Malfoy n’était pas aussi…Malfoyen !

Harry préférait se concentrer sur la Malédiction et c’est uniquement pour cela, qu’il décida après avoir reçu son plat de lasagne sur lui, qu’il allait suivre le serpentard comme son ombre et le prendre sur le fait et enfin se venger de lui.

Il ne serait pas dit que Harry Potter se laisse faire sans combattre !

♫♪♫♪♫♪♫♪♫♪♫♪

Lation de son côté commençait à en avoir marre de cette situation.

C’était pourtant tellement évident ! Elle le savait dès qu’elle les avait vu face à face. Draco était fou amoureux de Potter et vice versa. Seulement une bonne couche de mauvaise foi, d’orgueil et de préjugé les empêchaient de regarder la vérité en face.

Les humains étaient si compliqués.

A croire qu’ils aimaient souffrir inutilement.

Mais Lation avait comme mission de rendre Draco heureux, sinon elle l’aurait laissé depuis longtemps se débrouiller. Mais là, elle devait faire quelque chose. Le problème c’est que Draco s’entêtait dans ses souhaits idiots : « que Potter se fasse mal ». C’était ridicule ! Lation était sûr que si Potter se ferait vraiment mal, Draco serait le premier à être malheureux.

Ce qu’il le rendrait vraiment heureux c’est que Potter et lui s’avouent enfin leur amour et le vivent pleinement.

Et comme elle détestait passer ses vacances à s’ennuyer et que cette situation l’ennuyait, Lation concocta un plan et pour le réaliser elle avait besoin de ses amies.

Elle allait obliger Malfoy à comprendre ses sentiments pour Potter en le mettant devant le fait accompli, et si, pour cela, Potter devait souffrir, alors, il allait souffrir .

♫♪♫♪♫♪♫♪♫♪♫♪

Lorsque Draco se leva ce matin là, dix jours après l’arrivée de la fée une drôle de surprise l’attendait.

En effet Lation (maudit soit son nom) n’était plus seule. Elles étaient trois. Trois petites fées qui le regardait en souriant.

L’une d’entre elle était bonde aux longs cheveux souples et elle le regardait d’un air lascif, elle n’avait pas de robe en toile d’araignée mais en une matière dont Draco était sûr qu’il s’agissait de cuir noir, et elle avait des bottes faites de la même matière. Ce vêtement moulait le corps de la fée à la perfection et ses yeux verts luisaient d’une lueur sauvage en se posant sur le reste des garçon du dortoir.

-Je suis la fée Line, se présenta-t-elle d’une voix suavepresque ronronnante, tu dois être Draco ?

Draco acquiesça, entendant derrière lui la voix étouffée de Blaise qui demandait pourquoi donc les fées étaient si petites !

La troisième fée souriait de ce sourire spécial qu’ont quelques personnes, un sourire communicatif. Draco se surpris à penser que Harry avait le même genre de sourire. Cette fée avait les cheveux roux, courts, à la garçonne et coiffés en pétard mais un pétard qui semblait organisé. Elle portait une jupe longue d’un violet profond, sûrement confectionnée dans des pétales de fleurs, mais Draco était incapable de dire laquelle, peut être un iris...ainsi qu’un bustier blanc fait de lacets compliqués dans le dos, très féminin. Le bustier aussi devait être en pétale et Draco pensa qu’il suffirait de bien peu pour que son habit lâche. Il avait l’air très fragile.

-Et voici Tarde, dit Lation en présentant la rouquine.

-Enchanté, dit enfin le serpentard avec réserve. Mais que faites-vous ici ?

-Nous sommes venues aider Lation dans la lourde tâche de te rendre heureux, expliqua Tarde.

Cette fois Draco fronça les sourcils. Il aimait bien Lation, bien qu’elle soit un peu saoulante par moments , mais de là à se coltiner trois fées, si elles étaient toutes comme l’autre cela risquait d’être épuisant.

-Ce n’est vraiment pas la peine, commença Draco prudemment, votre amie se débrouille très bien. N’est-ce pas Lation ?

Mais Lation, au grand désespoir de Draco ne sembla pas approuver. Maintenant, Théo, Vincent, Grégory et Blaise étaient à ses côtés et ils écoutaient tous la conversation avec intérêt.

-D’après Lation, ronronna celle qui s’appelait Line, tu ne veux pas ouvrir les yeux face à tes sentiments.

-Pardon ? s’exclama Draco qui se sentait perdre pied face à cette conversation étrange.

-Enfin, on ne t’en veut pas, reprit Lation, vous les humains vous êtes comme ça. Toujours a vous laisser envahir par les mauvaises ondes.

-Mais de quoi parlez vous, demanda Blaise, quel sentiment Draco refuse-t-il de voir ?

La fée Tarde fit claquer ses doigts au même moment et une minuscule bouteille d’alcool apparut dans sa main. Sous le regard étonné des garçons elle la déboucha et commença à boire au goulot.

-L’amour ! C’est le sentiment amoureux que Draco refuse de voir ! s’exclama Lation comme si le fait que son amie soit en train de boire n’avait rien d’étonnant.

-Draco serait donc amoureux ? demanda Théo en détachant son regard de la fée qui buvait.

La fée toute de cuir vêtue sembla ronronner plus fort et ses yeux se plissèrent dangereusement tandis qu’elle ne quittait pas Théo du regard.

Ce jeune humain était vraiment appétissant avec ses cheveux bonds en bataille et ses beaux yeux noirs.

Elle vola jusqu’à lui avec une grâce féline et sensuelle et se lécha les lèvres avant d’atterrir sur son épaule. Elle chuchota quelque chose à son oreille et le serpentard se mit à rougir.

-Elle…elle a dit que tu étais sexuellement attiré par Potter, dit-il à Draco.

Draco ouvrit des grands yeux outrés.

-Je n’ai pas dit cela, répliqua la fée dans un soucis de justice, j’ai dit que Draco voulait que Harry Potter lui fasse voir des étoiles en enfonçant son sexe en lui encore et encore et encore et…

-QUOI ? MAIS QU’EST-CE QU’ELLE RACONTE ?

Draco était tout rouge et regardait la fée comme s’il était sur le point de la trucider. D’ailleurs il était sur le point de la trucider. Les garçons du dortoir étaient étrangement silencieux. On entendait juste Tarde boire encore.

-Line ne ment pas, affirma Lation, elle a le pouvoir de mettre à jour les désirs sexuels de chacun, moi je me fonde sur les sentiments mais la plus douée d’entre nous c’est sans aucun doute Tarde.

Le groupe, sceptique, se tourna vers la fée qui buvait.

-Elle lit le cœur et l’âme des gens et connaît toutes vérités mais seulement lorsqu’elle est bourrée.

-Ah alors c’est pour cela qu’elle boit ! s’exclama Vincent

-Et elle n’a jamais de gueule de bois ? demanda Blaise intéressé.

-Si hélas, c’est un des inconvénients, ça est le fait que quand elle est bourrée elle dit la vérité mais juste sur ce qu’elle veut, vous savez elle devient comme les gens saoulent qui ne parlent que sur ce qu’ils veulent. Le plus souvent elle raconte sa vie !

-Je vois, approuva Grégory , ce n’est en effet pas vraiment pratique.

Les autres garçons acquiescèrent sauf Draco qui pensait être tombé dans une autre dimension.

Une fée venait d’insinuer qu’il aimait Potter et pire qu’il voulait avoir des rapports sexuels avec lui et cela ne semblait choquer personne d’autre que lui.

-Je ne suis pas amoureux de Potter ! tenta-t-il d’une voix monocorde.

Mais personne ne fit attention à lui, ils étaient en plein débat sur la meilleur façon de devenir ivre.

Il avait soudainement très mal à la tête et une affreuse envie de se recoucher.

Amoureux de Potter. C’était ridicule ! Et pourquoi cela ne semblait étonner personne ? Lui il connaissait la vérité. Il n’aimait pas Potter. Il le détestait.

Il le détestait.

C’était Potter…

C’était impossible.

♫♪♫♪♫♪♫♪♫♪♫♪

Cela faisait trois jours que les amies de Lation étaient arrivées. Trois jours qu’elles n’avaient pas changé leurs insinuations ridicules. Enfin Line et Lation ne démordaient pas de leurs déclarations et l’autre, la saoularde était tout le temps ivre et passait ses journées à chanter et à essayer de saouler des pauvres élèves innocents. Elle n’avait jamais rien dit à propos de Draco et Harry et c’est ce qui rassurait le serpentard. Si elle, qui était sensé savoir la vérité, ne disait rien, alors c’est que les autres s’étaient trompées.

Elles le suivaient partout et Draco commençait sérieusement à en avoir marre. Elles papotaient constamment il avait l’impression d’avoir un bruit de fond perpétuel dans les oreilles et il se demandait si un jour il allait retrouver même un bref instant ce qu’on appelle le silence. Même la nuit dès qu’il se réveillait il les entendait parler.

Il savait tout d’elles. Ils savaient que leurs ennemies à l’école s’appelaient Tide et Roce. Que Lation était secrètement amoureuse de Nec le cousin du prince, que Tarde quand à elle hésitait entre Odal un beau et valeureux seigneur fée et Néant, qui avait assez mal tourné et qui était très puissant cependant. Et Line elle n’avait pas de proie pour l’instant.

Il connaissait aussi tout de la vie de leurs parents, leurs grands parents, leurs cousins, cousines, voisins ect ect. Ces fées parlaient tout le temps.

Draco n’avait pas fait un seul vœu depuis leur arrivée. De peur que s’il demandait que Potter se fasse mal, cela conforte les fées dans leur supposition ridicule.

D’ailleurs il évitait le gryffondor le plus possible. Il ne voulait surtout pas le croiser avec les fées à ses côtés. Il n’aimerait vraiment pas qu’elles lui racontent les idioties concernant ses hypothétiques sentiments envers lui.

Potter pourrait les croire et se servir de ça pour l’humilier.

Nous étions samedi et ce jour là, Draco revenait de Prè-au-Lard, à pied et tout seul, enfin avec les trois fées qui ne le lâchaient pas. Il avait laissé ses amis là bas, il n’avait aucune envie de boire un verre aux Trois Balais sachant pertinemment que Potter et les autres gryffondors allaient sans doute y être, comme tous les samedis.

Il n’avait aucune envie de voir Potter.

Et pourtant leurs affrontements quotidiens lui manquaient. Il était même un peu déçu que Potter ne cherche pas à le provoquer. Le gryffondor semblait très bien se satisfaire de cette distance que Draco avait mis entre eux et c’est précisément ça qui embêtait Draco.

Il avait pensé que Potter le forcerait à reprendre leurs éternelles disputes mais le survivant s’était contenté de l’ignorer aussi.

Il marchait donc sur un petit sentier désert en direction du château sans se douter que son ennemi le suivait sous sa cape d’invisibilité comme il l’avait fait si souvent au cours de ses derniers jours.

Harry avait les yeux fixés sur le dos de Malfoy, après plusieurs jours de filature il commençait à connaître ce dos par cœur et étrangement il ne se lassait pas de le regarder. C’était un dos d’homme, avec des épaules pas larges mais fortes, des épaules sur lesquels on rêverait de poser la tête juste pour se sentir moins fatigué. La taille de Draco était assez fine et indéniablement, positivement, complètement masculine. Harry, en regardant cette taille n’avait pas forcément envie de passer ses mains dessus, non ses mains il voulait les garder pour les hanches étroites et sensuelles. Il était sûr que la paume de sa main trouverait parfaitement sa place au creux des reins de Draco.

De tout ce qu’il avait pu « deviner » du dos de Draco, sa préférence allait sans aucun doute à cette fameuse cambrure au niveau de ses reins, cambrure qu’il discernait seulement lorsque, à de rares occasions, le Serpentard quittait son imposante robe de sorcier et se retrouvait en chemise et en pantalon. Il aimait aussi beaucoup la force qui émanait de ses omoplates et parfois, il pouvait deviner la façon dont roulaient ses muscles dorsaux au travers de sa chemise lorsque le serpentard étirait les bras ou lorsqu’il se baissait pour ramasser quelque chose.

Lorsque cela arrivait, Harry déglutissait.

Il avait donc une nouvelle fois les yeux fixés sur le dos de Draco, il devait avouer que parfois son regard s’égarait un peu plus bas ou au contraire remontait jusqu’à la nuque pâle mais en général il arrivait à rester concentré sur le dos.

Le problème de Harry c’est que son espionnage intensif du serpentard n’avait jusqu’à ce jour rien donné. Il savait juste qu’il avait envie de glisser les mains sur ce fameux dos, juste pour savoir si sa peau était aussi douce qu’il se l’imaginait.

Il savait aussi que Draco en compagnie de ses amis était un homme différent que celui qu’il connaissait. Sans se montrer d’un enthousiasme débordant de chaleur, il était très attentif à eux. Il y avait cette espèce d’estime mêlée d’affection qui circulait entre les serpentards qui semblait à Harry plus vrai que certaines amitiés plus tapageuses qui existaient chez d’autres personnes.

Draco semblait donc avoir une bonne bande d’amis et Harry ne pouvait s’empêcher de penser qu’il aimait bien ce Draco qui s’inquiétait pour Pansy, qui aidait Zabini en potion, qui plaisantait sur le quidditch avec Goyle, qui refilait discrètement son dessert à Crabbe et qui inventait avec Théo de nouveaux coups bas à faire aux gryffondors, oui, même cela Harry trouvait ça amusant.

Malfoy lui faisait un peu penser à lui et à ses amis, c’était assez déroutant même si cela restait quand même différent.

Et puis il y avait les trois fées. Harry cru à plusieurs reprises qu’elles le voyaient sous sa cape mais comme elles n’avaient jamais fait la moindre allusion, Harry décidaqu’elles ne le voyaient pas.

Line et Lation semblaient bien s’entendre et elles parlaient tout le temps, si bien que Harry fut plusieurs fois tenté de leur lancer un sort de silence mais il se retint à chaque fois juste à temps. Line quand elle le parlait pas avec Lation, s’amusait à draguer les élèves et Harry était sûr que son but secret était de faire rougir le plus de garçon possible que comptait la population de Poudlard.

Mais la plus étrange restait Tarde. Elle avait constamment une bouteille à la main et elle chantait très souvent et très faux. Harry n’aurait jamais cru que chez les fées aussi il y ait des alcooliques.

Il cessa de marcher à quelques mètres du serpentard qui venait lui aussi de s’arrêter et qui avait l’air de mauvaise humeur.

-Si je ne fais plus de vœux, c’est mon problème je crois ! Alors lâchez moi !

Une des fées répliqua quelque chose mais Harry était trop loin pour pouvoir l’entendre. Il vit juste que le serpentard avait l’air encore plus énervé.

-Quand allez vous donc arrêter avec ça ? Puisque je vous dis que je le déteste ce type !

Harry se rapprocha intrigué. Il était presque sûr que le serpentard parlait de lui.

-Dites à votre reine que je ne veux plus de sa « grande bonté » et que je peux me débrouiller sans vous pour être heureux !

-Tu nous renvoies !

Harry était maintenant assez près pour entendre la fée parler. Cette dernière avait l’air choquée.

Draco émit un ricanement.

-Oui car vous me fatiguez ! J’aurais du faire ça depuis longtemps !

-Tu ne peux pas nous renvoyer ! s’écria la fée, vexée. Nous avons une mission !

-Et pourquoi ne fais-tu plus aucun vœu ? répliqua la fée toute de cuir vêtu avec un grondement dans la voix. Tu semblait pourtant adorer que Potter se fasse mal !

Harry écarquilla des yeux alors que des lettres lumineuses et clignotantes en rouge dans son cerveau marquaient que « il avait enfin la preuve que Draco était la source de sa malédiction ».

Ni une, ni deux il enleva sa cape d’invisibilité d’un geste théâtral et se retrouva devant un Malfoy qui sursauta et trois fées qui souriaient de toutes leurs dents.

-Je savais que c’était toi ! s’écria Harry, oubliant d’un seul coup combien le serpentard lui avait paru sympathique et sexy durant sa filature.

En ce moment le serpentard n’était pas sympathique mais vil et cruel comme il l’avait toujours été aux yeux du gryffondor, pourtant il restait quand même incroyablement sexy.

Draco était étrangement pâle et il recula d’un pas.

Harry souriait d’un air mauvais, le serpentard semblait avoir peur de lui. Il avança encore et le serpentard recula aussi.

Draco regardait Potter, son cœur battait follement. Il n’était pas près à le voir surgir si soudainement. Il n’aimait pas être surpris. Son cerveau fonctionnait à toute allure. Potter l’avait suivi sous une cape d’invisibilité. Depuis combien de temps faisait-il ça ? Etait-ce pour cette raison qu’il ne le croisait plus, parce que Potter le suivait ? Il blêmit lorsqu’il comprit que le gryffondor connaissait le point de vu des fées. Potter savait que les fées racontaient qu’il l’aimait. Potter allait se moquer de lui. et putain ! Potter était beaucoup trop près maintenant !

Il recula encore avant de s’apercevoir qu’il arrivait contre un arbre de la forêt que traversait le sentier. Et Potter se rapprochait avec son sourire mauvais et Draco prit peur. Il avait peur de cette proximité, peur de faire quelque chose qu’il allait regrettait, comme se jeter sur les lèvres soyeuses et charnues de Potter pour les embrasser, les mordre, les sucer…Oh non ! Ce n’était pas lui qui venait de penser à ça, n’est ce pas ?

Draco fit alors la seule chose qui lui semblait logique pour à la fois pouvoir s’enfuir et pour prouver à Potter que sa version des choses différaient de celle des fées.

-Je souhaite que Potter se fasse mal ! cria-t-il à Lation.

Il vit Potter ouvrir les yeux de stupeur en face de lui avant que les yeux verts ne soient voiler par la douleur. Et dans un gémissement plaintif Potter s’écroula à ses pieds.

Draco sentit son cœur rater un battement. Cette fois-ci Potter venait d’être réellement blessé, il l’avait vu dans ses yeux. Il se précipita vers lui, Potter était allongé au sol. Il serrait les dents et fermait les yeux sous la douleur.

Draco eut l’impression de recevoir un coup de poing dans l’estomac. Mais qu’avait-il fait ? D’habitude ce n’était pas aussi fort !

Il leva vivement la tête vers les fées.

-Je souhaite que Harry aille mieux ! s’exclama-t-il dans un éclair de lucidité.

Lation se contenta de secouer négativement la tête.

-Tu viens d’user tes trois vœux, dit-elle d’un faux air désolé.

-C’est faux je n’en ai fait qu’un !

-Oui mais nous l’avons exécuté toutes les trois, minauda Line, donc ça compte comme trois vœux et c’est très puissant !

-QUOI ?

Mais avant que Draco ne puisse même cligner des yeux, les fées disparurent et il se retrouva seul avec un Potter mal en point qui gémissait de douleur et tout ça à cause de lui.

-Où as-tu mal ? demanda Draco, très inquiet.

Harry ouvrit un peu les yeux pour le foudroyer du regard.

-Putain Malfoy, siffla-t-il difficilement, j’ai l’impression d’avoir des milliers de petites épées aiguisées dans le dos. Je ne peux pas bouger sans avoir atrocement mal! Qu’est ce que tu m’as fait ?

-Je ne sais pas…Merlin ! Je suis désolé, rajouta-t-il en voyant le gryffondor grimacer sous une nouvelle vague de douleur. Je ne voulais pas ça ! Je suis désolé !

Harry ne répondit rien et Draco ne savait pas quoi faire. Il voulait aller au château pour chercher de l’aide mais en même temps il ne pouvait pas laisser le gryffondor, tout seul, dans l’herbe, si loin de tout.

Peut être pourrait-il le porter jusqu’au château ?

Il posa une main sur l’épaule de Potter et commença à glisser son autre main sous sa taille mais le gryffondor se mit un gémir.

- Ne me touche surtout pas ! cracha-t-il d’une voix de haine et de douleurs mêlées.

Draco recula immédiatement comme si le gryffondor venait de le frapper. C’est à ce moment là qu’il comprit que les fées avaient raison. Car Potter souffrait et lui-même souffrait aussi, car Potter avait raison de le détester, il se détestait aussi de lui avoir fait mal.

Potter le regardait en fronçant les sourcils, il avait mal et pourtant il ne le lâchait pas du regard et Draco comprit que le gryffondor s’attendait visiblement à ce qu’il profite de la situation, pour lui faire encore plus de mal. Comme pour confirmer ses pensées le regard de Potter se posa un fugace instant sur sa baguette magique dépassant de sa poche avant de revenir à ses yeux.

Draco décida de s’occuper de ça plus tard, l’important pour l’instant ce n’est pas ce qu’il ressentait mais de faire cesser la douleur de Harry. Il songea un instant à l’immobiliser et à le faire léviter jusqu’au château mais Potter risquait quand même d’avoir mal, durant le trajet. Par contre, s’il l’endormait et qu’il le faisait léviter, là, le gryffondor ne sentirait rien.

Il sortit sa baguette et les yeux du gryffondor se tintèrent de peur. Harry essaya de bouger pour échapper au sort mais il ne put pousser qu’un nouveau gémissement. Il se calma seulement lorsque la voix étrangement douce de Draco s’éleva.

-Ne t’inquiète pas, je vais t’endormir, c’est tout, pour que tu n’es plus mal…et je te ferais léviter jusqu’à l’infirmerie.

-Je ne veux pas !

Mais au même instant le sort toucha Harry qui s’endormit comme une masse. Draco soupira, tremblant un peu en regardant le gryffondor endormi. Il resta quelques secondes à le contempler. Il pouvait en profiter un peu, puisqu’il n’y avait personne.

Il eut un faible sourire, Potter était vraiment beau. Son regard brillant se posa sur la cicatrice célèbre entourée de mèches noires désordonnée et soyeuses, il contempla aussi les cils noirs qui reposaient sur sa peau délicatement, le nez droit, les joues un peu roses et la mâchoire masculine. Son souffle s’accéléra un peu lorsque son regard arriva sur les lèvres pleines.

Il secoua un peu la tête, ce n’était vraiment pas le moment.

Avec des gestes d’une tendresse qu’il ne se soupçonnait pas posséder, Draco prit Harry dans ses bras.

Il répugna à le faire leviter, il se sentait si bien avec son corps touchant le sien. Il jeta cependant un sort d’allégement sur Harry, parce que Harry n’était pas un poids plume et lui n’était pas musclor pour pouvoir faire tout le chemin en le portant sans à son tour avoir le dos en compote.

Mais là, c’était parfait, il pesait juste assez pour que Draco sente sa chaleur et un poids délicieux dans ses bras alors que son cœur ne cessait de battre la chamade.

Les fées avaient finalement raison, il était amoureux.

Il s’occuperait de ça plus tard…

L’important pour l’instant c’était Harry.

Lorsqu’il arriva, avec son étrange paquet dans les bras, il dut expliquer la situation à Dumbledore et aux gens qui se trouvaient aux alentours, il y avait la belette et Granger aussi. Il expliqua le vœu qu’il avait formulé qui avait été renforcé par trois fois.Bien sûr, il eut une punition, il allait devoir rester tous les samedis après midi en détention jusqu’à la fin de l’année.

Draco ne fit pas trop attention à la punition, il la méritait, ce qu’il voulait c’est savoir ce que Pomfresh allait faire. L’infirmière décida de laisser Harry dormir pour l’instant, elle l’ausculterait quand il serait réveillé, mais elle pensait que la colonne vertébrale avait été durement atteinte. Draco fut renvoyé dans son dortoir, il ne vit pas le regard stupéfait des deux gryffondors lorsque ses yeux inquiets se posèrent une dernière fois sur Harry.

Il entra dans son dortoir et s’allongea dans son lit, il ne devait pas être plus de seize heures mais il s’en moquait.

Les trois fées étaient là et le regardaient avec inquiétude, il leur tourna le dos et s’endormi pour ne se réveiller que plus de sept heures plus tard. Il était bientôt minuit, il n’avait même pas entendu ses camarades venir, ils dormaient tous à présent. Il soupira, soulagé en voyant que minuit n’était pas encore passé. Il réveilla Lation, qui pour une fois ne parlait pas mais dormait bel et bien, et dès que minuit arriva il fit son premier vœu de la journée.

-Je souhaite que Potter n’ait plus mal.

Et dans l’infirmerie de Poudlard, un jeune homme brun endormi poussa un soupir de contentement dans son sommeil, se sentant étrangement bien et ses rêves agitésfurent apaisés.

♫♪♫♪♫♪♫♪♫♪♫♪

Cela faisait une semaine que Malfoy avait demandé aux fées de le blesser et depuis cette fameuse journée, la malédiction de Harry semblait définitivement partie.

En gros, Malfoy avait arrêter de luinuire.

Harry lui en voulait toujours un peu pourtant. C’est qu’il avait eu sacrément mal.

Mais beaucoup de chose faisait que son courroux envers le blond n’était pas aussi fort qu’il aurait dû l’être.

Tout d’abord, il y avait les faits rapportés par Ron et Hermione, disant que Draco l’avait porté dans ses bras après l’avoir endormi et qu’il avait l’air très inquiet.

Et puis il y avait aussi le fait que pour lui, en ce moment tout allait parfaitement bien. Il avait amassé beaucoup de bonnes notes, réussit des potions au grand désespoir de Rogue et son équipe de quidditch avait écrasé les serdaigles. Il rapportait des tas de point à sa maison. Il était heureux, la vie lui souriait.

Alors forcément, quand tout va bien, on a la rancune moins tenace et puis Harry malgré tous ses griefs contre Malfoy ne pouvait s’empêcher de penser parfois que Draco était une belle personne.

Il avait toujours trouvé Draco beau.

Mais maintenant il trouvait que c’était une belle personne.

Il se disait aussi de plus en plus souvent qu’il aimerait savoir pourquoi Malfoy avait l’air si triste. Il n’aimait pas le voir comme cela.

Harry se demandait sans cesse s’il n’était pas amoureux du serpentard et étrangement cette question ne lui faisait pas peur. Au contraire, au fur et à mesure qu’il apercevait la réponse, il souriait.

♫♪♫♪♫♪♫♪♫♪♫♪

Il avait demandé aux fées si Harry pouvait tomber amoureux de lui

Elles avaient répondu que ce n’était pas en leur pouvoir.

Il avait demandé qu’elles ressuscitent ses parents, et son parrain.

Elle avaient refusé.

Alors il avait demandé un tas de petite chose pour que Potter aille bien.

« Que Potter réussisse sa potion »

« Que Potter ait son dessert favori à table »

« Que Potter ait un Optimal en métamorphose »

« Que Potter évite le saut de Peeves »…

Bref, tous ses souhaits étaient pour Potter. Mais cela ne satisfaisait pas les fées, Draco n’était toujours pas heureux et elles étaient encore coincées ici.

Pourtant leurs vacances étaient bientôt finies et elles devaient reprendre les cours, que Draco soit heureux ou non.

Alors Lation alla voir le serpentard. Il était à la bibliothèque et semblait rêvasser plus que réviser.

Il traçait de drôle de chose sur sa feuille de papier en même temps que ses cours.

La feuille parlait de potion diluée dans l’eau de mercure et au milieu de la phrase il y a avait le prénom « Harry » qui n’avait rien à faire là. Puis le brouillon continuait sur la potion mais toujours entrecoupé de petits mots comme « si beau », « je t’aime », « tes yeux sont ma perte », « Harry et Draco », « regarde-moi », « aime-moi », « mon amour », « embrasser tes lèvres », « je te veux », « je t’aime »…

Lation se racla la gorge et Draco leva vivement ses yeux vers elle, en froissant sa feuille de brouillon en boule. Soudainement conscient de ce qu’il faisait de son brouillon. Il avait encore laissé ses pensées s’égarer.

-Qui a-t-il ? demanda-t-il abruptement.

La fenêtre s’ouvrit.

-Je viens te dire au revoir, je m’en vais !

Le vent souffla.

Draco regarda la fée avec un peu de déception qu’il essayait de cacher.

-Oh, dit-il soudainement gêné, et bien au revoir…

La boule de papier roula et tomba de la table.

La fée sourit à Draco, cet humain un peu coincé allait tout de même lui manquer.

-J’ai été honorée de te connaître et mes amies aussi, Line est entrain de faire ses adieux à Théo et je ne sais pas où est Tarde, donc je te dis au revoir au nom de nous trois et du peuple des fées.

Draco acquiesça silencieusement. Le vent par la fenêtre souffla encore et la boule de papier roula à nouveau un peu plus loin.

-Le plaisir était partagé, répondit Draco poliment.

La fée sourit encore une fois.

-En gage de notre amitié, je t’accorde un dernier souhait.

La boulette roula encore et encore, jusqu’à atterrir près d’une table où révisait un groupe de septième année.

-Heu, je ne sais pas trop quoi choisir…

La feuille de papier attira l’attention d’un jeune homme dans le groupe. Le garçon brun regarda un instant la boule de papier avant de hausser les épaules et de se remettre au travail.

-Allez Draco, fais un vœu !

Draco poussa un soupir, pour son dernier vœu, il fallait quelque chose de bien, quelque chose qui le rendrait heureux. Il eut beau chercher, il ne voyait rien, toutes ses pensées se tournaient encore une fois vers Harry.

-Je souhaite que…

Le jeune homme leva la tête de nouveau, ce papier l’intriguait.

-Que Harry soit heureux..

La fée eut un sourire, claqua des doigts et s’en alla. Près d’une table, à l’autre bout de la salle, le jeune homme brun s’était levé et avait ramassé la boule de papier. Il ladéplia lentement et la parcouru de son regard vert et curieux.

Quelques secondes plus tard, il replia soigneusement ce qui semblait être le brouillon. Il leva la tête et chercha des yeux une tête blonde. Il la trouva, penchée sur un devoir, à une table près d’une fenêtre.

Il eut un vrai sourire, un de ces sourires que le serpentard aurait qualifié de communicatif et avança vers l’auteur du brouillon, le cœur battant à tout rompre mais ses pensées étant étrangement claires.

Il avait raison de sourire, c’est ce que l’on fait lorsqu’on est heureux et Harry Potter était heureux.

Car Draco Malfoy était amoureux de lui.

♫♪♫♪♫♪♫♪♫♪♫♪

Et voilà, encore un conte de fée qui s’achève. Je ne crois pas utile de préciser qu’ils vécurent heureux ensemble toute leur vie et pourtant ce fut le cas.

Il suffisait d’entendre la fée Tarde chanter encore bien des années plus tard que Draco aimait Harry et qu’il était heureux car Harry l’aimait aussi, pour en avoir la certitude.

Fin

Voilà c’est fini ! J’espère que cette histoire vous aura plu. Perso, j’ai cru comprendre que BlackNemesis n’avait rien vu venir.

A bientôt

Artoung (qui ignore et ignorera sûrement toujours de le savoir)

La fleur en bouquet fane et jamais ne renaît!

 
     
     
 
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