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au 10 Mai 20 :
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Ménage de printemps
Par heryas
Harry Potter  -  Humour  -  fr
One Shot - Rating : K (Tout public) Télécharger en PDF Exporter la fiction
    Chapitre 1     0 Review    
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Ben oui, je sais, j'ai presque un an de retard pour le concours. C'est la faute à Mémé. J'avais bien commencé, et puis plus rien.

Donc voilà, mieux vaut tard que jamais....

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En ce beau matin de mai, une bise légère faisait frissonner les jeunes feuilles des arbres. L'herbe tendre et drue prenait une revanche sur l'hiver si rude. Les oiseaux pépiaient gaiement, se poursuivant dans le ciel enfin limpide, tandis que de jeunes étudiants s'ébattaient près du lac.

Bref, pour faire court : le printemps était là, tout repoussait et les garçons et les filles cherchaient partout des coins tranquilles pour faire crac-crac !

Car, comme le disait si bien Mémé Dumbledore « avril pourri, tout p'tit kiki, beaux jours en mai, fête des jupettes ! ». Dans sa vraie version, jupette était remplacée par quéqette, mais Maman Dumbledore avait menacé de réduire Mémé en bouillie pour hibou si elle persistait à faire des vers pourris devant les enfants. Mémé avait donc du se résigner à édulcorer sa poésie.

Le professeur Dumbledore adorait sa grand-mère, et tous les ans, le printemps lui rappelait comme elle était jolie, ses cheveux relevés en chignon négligé, ses dents qu'elle pouvait enlever et remettre sans même prononcer un sort (un dentier piqué à un moldu qui avait juste voulu cueillir une fleur dans son jardin, et qui était reparti sans dents ni mémoire), et sa robe qui tenait toute seule debout quand elle l'enlevait ( une couche de crasse bien épaisse en garantissait la tenue parfaite).

Pour lui rendre hommage, en cette saison qu'elle affectionnait tant à cause des jupettes (le professeur n'avait jamais su pour la vraie version…), il eut une idée qui le réjouit particulièrement, et dont il décida de faire part à ses jeunes élèves.

C'est donc avec appréhension que les jeunes étudiants de Poudlard mangèrent ce soir là.

Le visage de leur vieux professeur semblait rayonner de l'intérieur, le sourire ne quittait pas ses lèvres, et le regard dans le vague ne présageait rien de bon.

L'année précédente, il leur avait annoncé avec le même air : une chasse à l'épouvantard dans le cimetière le plus proche pour halloween, une chasse aux œufs de harpie pour Pâques, et une chasse aux cadeaux de noël (offerts gracieusement à titre expérimental par les frères Weasley) dans la forêt interdite. Madame Pomfresh avait du faire appel à des intérimaires de Sainte Mangouste en urgence, un étage entier de l'hôpital était réservé en permanence pour les élèves de Poudlard depuis, et les apprentis psychomages étaient surchargés de travail pour tenter de faire surmonter les traumatismes psychologiques aux élèves terrorisés.

L'ambiance n'était donc pas à la fête, chacun épiant le moindre geste du professeur, suant à grosses gouttes et perdant l'appétit plus vite qu'un vampire devant un bol de soupe aux choux.

 

À la fin de ce repas où lui seul avait réussi à avaler plus de 3 bouchées sans ressentir de hauts le coeur, ( l'elfe de maison en charge de la préparation du repas avait tenté de se suicider en se pendant avec le chiffon de vaisselle en voyant tous les restes rapportés en cuisine) Dumbledore s'approcha de son lutrin, l'oeil humide, le sourire mélancolique et la voix chevrotante :

«  Mes enfants, commença-t il, en cette saison où tout revient à la vie, où la nature s'éveille après son long sommeil d'hiver, notre devoir est de rendre un hommage à sa beauté, son innocence et sa joie ! Débarrassons nous de nos idées noires, ramenons la lumière dans les recoins obscurs de notre belle école, faisons entrer la fraîcheur et l'air pur qui nous ont tant manqués ! »

Un grand silence répondit à sa vibrante oraison. Le directeur sembla alors sortir de sa transe et regarda d'un peu plus près ses chers élèves.

Les Serpentards ne reflétaient aucune émotion comme à leur habitude, mais n'en pensaient pas moins. Seul un observateur averti aurait pu détecter un très léger tremblement de la paupière droite du plus blond de tous. Les Pouffsouffle avaient pour la plupart la bouche ouverte et le regard vide, les Serdaigle semblaient fumer du cerveau à force de se demander quel était le sens caché de cette déclaration, quant aux Griffondor, ils s'étaient subrepticement munis de leur fourchettes et couteaux en prévision d'une future menace inconnue mais sûrement redoutable.

Le professeur sentit qu'une explication complémentaire était attendue et visiblement nécessaire.

« Ménage ! Voici en un mot ce que je voulais vous dire ! Il est temps de faire le ménage ! »

Un soupir de soulagement sembla soudain s'élever de la salle. Des murmures grossirent jusqu'à atteindre un niveau sonore faisant grincer des dents le professeur Rogue. Et pourtant lui aussi avait craint une autre idée terrifiante de leur directeur. Mais quand ce dernier s'apprêta à reprendre une nouvelle fois la parole, une angoisse le prit à la gorge. Qu'allait-il ajouter de plus ? Une équipe d'elfe de maison, quelques sorts par-ci par-là et on n'en parlait plus de son ménage !

Mais Albus Dumbledore semblait investi d'une mission pour laquelle quelques sorts n'étaient pas suffisants.

« Ce ménage doit être le symbole du renouveau, de la victoire de la lumière sur l'ombre, de la fin des années de terreur et de guerre que nous avons connues (applaudissements polis des auditeurs ), c'est pourquoi cette année, ce ne sont pas nos amis les elfes de maison qui devront s'en charger, mais vous ( départ d'un groupe d'elfes pour le haut de la tour d'astronomie afin de se jeter dans le vide ) ! Oui, mes chers enfants, vous allez être les vainqueurs de la poussière, le bras armé des plumeaux et les pourfendeurs de toiles d'araignée ! Tout à mains nues et sans magie ! Au corps à corps ! C'est comme ça que c'est le meilleur, comme disait ma Mémé ! »

En fait, Mémé Dumbledore avait un jour tenté d'expliquer à son petit-fils les bienfaits d'un corps à corps avec un autre corps viril contre soi, mais le pauvre enfant n'avait pas bien compris de quoi il s'agissait et il imaginait Mamie et Papi partant en tandem à travers la maison, pour nettoyer tous les petits coins sombres qui voyaient si peu la lumière et qui avaient droit eux aussi à leur dose d'attention comme elle disait…

Bref, il n'avait rien compris.

Mais comme la bouillie pour hibou attendait Mémé si elle parlait plus clairement, l'éducation sexuelle qu'elle avait souhaité transmettre à son rejeton préféré avait été légèrement incomplète et déformée.

Et c'est au nom de ces corps à corps et de ces tandems partant à l'aventure dans toutes les pièces, oubliées ou non, que Dumbledor décida de former des équipes, avec un plan d'attaque précis.

On retrouva ainsi Pansy Parkinson accompagnée d'Hermione Granger, errant dans les vestiaires masculins des différentes équipes de quidditch. Les deux jeunes femmes se découvrirent des goûts communs et s'avouèrent être assez déçues de se trouver seules dans des endroits si typiques. Elles se promirent d'y revenir ensemble, faire le ménage en plus charmante compagnie.

Neville Londubat et Gregory Goyle échappèrent de peu à la morsure d'un grimoire enfermé dans une armoire au fin fond de la bibliothèque, armoire qu'ils avaient ordre de ranger et nettoyer. Depuis, ils ne se quittèrent plus, ayant tous deux développés une lègère paranoïa pour les objets paraissant les plus innoffensifs ainsi qu'une tendance à la surprotection l'un de l'autre.

Blaise Zabini fit équipe avec Ron Weasley et tous deux furent envoyés dans les combles. Malheureusement, les très nombreuses araignées qui y proliféraient dans la joie et le bonheur depuis des siècles ne partageaient pas cet esprit de clarté et de propreté et entreprirent de le faire savoir aux deux élèves. On dit que Blaise resta sourd pendant 3 jours suite aux hurlements de Ron, et que celui-ci, tétanisé de peur ne le lâcha qu'au bout de 12 heures d'efforts intensifs des médecins pour lui faire relâcher son étreinte. On les surprit pourtant souvent depuis, se rejouant la scène, toujours dans des coins sombres, accrochés l'un à l'autre, et poussant d'étranges gémissements. Il se murmure qu'il s'agirait d'une nouvelle forme de thérapie….

Mais les plus atterés à l'annonce des groupes furent Drago Malefoy et Harry Potter. Ces deux derniers eurent pour mission d'aller nettoyer la remise de la salle de potion, là où s'entassait tout le matériel que l'on n'utilisait plus depuis des siècles. Réellement de vrais siècles. Cette remise servait aussi accessoirement de débarras à Dumbledore. Ce dernier était un sentimental et n'aimait pas jeter. Alors il gardait. Tout. De sa première dent de lait, à son premier papier de bonbon au citron. De sa première plume à papote, aux peintures magiques de ses ancêtres. Du dentier de sa Mémé, au portrait en pied de celle ci un jour de ménage. C'était le professeur lui-même qui avait exécuté ce portrait quand il avait 7 ans. Sa Mémé l'avait tellement aimé qu'elle lui avait dit avec une drôle de voix de le cacher bien vite avant que quelqu'un d'autre ne le voit : les autres seraient jaloux de ne pas avoir d'aussi beaux dessins d'eux...

C'est donc le coeur lourd et en se demandant ce qu'il avait bien pu faire comme atrocité dans une vie antérieure pour mériter cela qu'Harry Potter, grand vainqueur de mage Noir, se traînait derrière Drago Malefoy qui, lui, jurait entre ses dents.

Il allait lui faire bouffer par les trous de nez sa poussière au vieux sénile ! Il allait le découper en petits morceaux et les ranger bien comme il faut dans des jolis bocaux  ! Il voulait de l'air frais : il allait l'écarteler puis pendre en haut de la tour d'astronomie jusqu'à ce qu'il soit bien desséché ! Non mais ! Lui faire faire du ménage à lui, Drago Malefoy, héritier du nom, future élite de la nation ! Et sans magie ! Il venait tout juste de se faire faire une manucure ! En plus, il devait faire ce travail en « coopération, dans un esprit d'amitié et d'entraide » avec le balafré !

Bon, l'avantage, c'est que d'après ce qu'il avait entendu dire, le défiguré-du-front avait l'habitude de ce genre d'activité dans sa famille moldue. Avec un peu de chance, « dans un esprit de coopération et d'entraide » , il voudrait bien se charger des corvées les plus salissantes. Il n'est pas interdit de rêver. Et il fallait bien avouer que ce jean déchiré que portait son ennemi attitré lui allait particulièrement bien. Mais il faudrait le torturer pour qu'il le lui avoue. Potter, sachant ce qu'impliquait une corvée de ménage, s'était préparé en conséquence avec « des vêtements qui ne craignent rien, Malefoy ! Comment tu veux faire du ménage habillé comme si tu allais à une réception ? » Le Malefoy en question lui avait répliqué quelque chose contenant les mots « bon goût, détritus, sac poubelle et classe innée ». Puis ils s'étaient un petit peu tapés dessus, par habitude, mais sans entrain. Ils n'avaient pas le coeur à la rigolade.

C'est donc avec la mine sombre et l'air désepéré qu'ils entrèrent dans cette salle où les attendaient chaudrons explosés, cornues tordues et craquelées, grimoires aux pages arrachées, notes éparpillées de-ci de-là, et surtout, surtout, des tas et des tas de photos et de portraits de la famille Dumbledore.

La porte se referma derrière eux dans un grincement lugubre.

Lorsqu'ils en ressortirent 6 heures plus tard, les lunettes du brun étaient complètement de travers, son T-shirt aussi déchiré que son jean, et ses cheveux encore plus ébourrifés qu'auparavant, ce qui paraissait pourtant impossible. Quant au jeune Serpentard, il essayait de garder une attitude digne et froide malgré son costume froissé et poussiéreux, sa démarche hésitante, sa chemise qui pendait hors du pantalon, et sa coiffure qui semblait vouloir faire concurence à celle de son compagnon d'infortune.

Pourtant, ceux qui les croisèrent à la sortie de leur corvée notèrent qu'aucun des deux ne portait de trace de coup. Même si la lutte entre les deux ennemis semblait avoir été féroce, ils se portaient bien. Mais surtout, surtout le plus troublant était ces sourires niais et dans le vague, accompagnés de regards brumeux et fatigués.

Il se dit depuis qu'il n'y a pas une salle du château, même la plus petite et surtout la plus oubliée, qui n'ait vu Potter et Malefoy venir y faire du ménage. Il se dit aussi que quelque part sur une étagère, le portrait d'une Mémé n'arrête pas de chanter les louanges des deux jeunes étudiants qui ont su si bien profiter de ses conseils, eux…

Il est même devenu une tradition parmi les élèves de septième année d'aller faire du ménage dans la remise.

Albus Dumbledore n'a cependant toujours pas compris pourquoi le rangement du bazar de cette pièce n'avance pas….

 

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Merci à ceux qui ont survécu à la lecture juqu'à la fin. Un an pour écrire ça....

Eh bien, je crois que je vais aller me pendre un petit peu dans le grenier et m'enterrer un chouia dans le jardin maintenant....

 
     
     
 
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