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au 10 Mai 20 :
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Nous étions les serpentards
Par Artoung
Père Noël Surprise '07  -  Romance  -  fr
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    Chapitre 1     30 Reviews    
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Disclamer : Les personnages ne m’appartiennent pas, ils sont tous à JKR

Couple : Théo/Blaise

 

Cette histoire se passe après le tome 7 de Harry Potter mais ne prend pas en compte l’épilogue. Elle parle d’une relation homosexuelle donc si ça vous dérange, il vaut mieux ne pas lire ce qui suit.

 

Merci à Fanny qui a bien voulu me corriger, je lui fais un poutou de la mort !

A Morphine : Hello. C’est un peu nerveuse et assez en retard que je t’offre ce OS. Il faut dire qu’écrire cette histoire était un vrai défi car je n’avais aucune idée de ce que j’allais bien pouvoir faire pour caser Théo avec un de serpentard, comme tu le voulais. J’ai donc fait de mon mieux et j’espère que le résultat te plaira mais j’ai galéré et ce n’est peut être pas ce à quoi tu t’attendais. Quoi qu’il en soit je te souhaite une très bonne année 2008. On se retrouve en bas :p

 °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Nous étions les serpentards

 

 

-Quel endroit glauque ! lança Draco Malfoy d’une voix traînante tout en remontant le col de son manteau hors de prix.

 

C’est vrai que la rue dans laquelle il se trouvait avec ses amis n’avait rien de très rassurante. La nuit était tombée depuis longtemps, mais on entendait quand même des gens crier dans le noir. Sûrement des clochards ou des junkies. Mieux valait ne pas s’attarder. Enfin, il fallait quand même qu’ils restent un petit moment sous ce lampadaire, pour être vus.

 

-Tu es sûre qu’il est là ? demanda Blaise à Pansy en regardant le bâtiment usé qui servait de commissariat à cette partie de la ville.

 

-D’après mon informateur au ministère, la police moldue l’a enfermé ici pour la nuit, acquiesça la jeune femme. Les aurors vont venir le chercher demain à l’heure de l’ouverture.

 

-Se faire chopper par des moldus, Théo est décidément tombé bien bas, susurra Blaise en regardant autour de lui d’un air dégoûté.

 

-J’ai froid, se plaignit Pansy en jetant un regard d’envie au manteau de Draco.

 

Il n’en fallut pas plus à l’ancien serpentard pour le retirer et le poser sur les épaules de la jeune femme. Elle frissonna en sentant la pression de ses mains sur elle.

 

-Merci, murmura-t-elle.

 

-La prochaine fois qu’on doit transplaner une nuit de décembre en Croatie, pense à mettre autre chose qu’une chemise de nuit, répondit le blond froidement.

 

-Figure toi que je n’ai pas pris le temps de m’habiller, parce que je devais venir t’avertir dès que j’avais l’information, c’est ce que TU avais exigé !

 

-Tu veux un susucre peut être ? se moqua Blaise. À propos tu ne nous as toujours pas dit qui est le pauvre bougre qui te fait toutes ses confidences sur l’oreiller. Il ne va pas s’inquiéter en se réveillant tout seul dans son lit ?

 

-Elle sera rentrée à temps, coupa Draco, en avançant vers le commissariat. On peut y aller, je crois qu’assez de monde nous a vu à présent.

 

Blaise sortit sa baguette avec un sourire.

 

-Pansy, dit-il, n’oublie pas, tu préviens dès qu’il y a quelqu’un qui vient.

 

-Pas besoin de me le répéter, je ne suis pas stupide.

 

Blaise leva des sourcils étonnés d’un air moqueur avant de lancer un sort d’ouverture sur la porte. Il entra en compagnie de Draco dont le regard exprimait une sorte de jubilation intense. Lui ne trouvait pas du tout cette situation amusante. Il espérait que Théo n’allait pas être dans un sale état. S’il s’était fait prendre par des moldus, c’est qu’il n’avait plus sa baguette…

 

Il entendit un cri. Un policier de garde se trouvait devant eux, pointant son arme de service sur lui en hurlant des choses en croate que Blaise ne pouvait pas comprendre. Bientôt ils furent six à les encercler et l’ancien serpentard pensa que toute l’équipe de nuit devait être là, alors il jeta son premier sort.

 

°O°O°O°O°

 

Théodore Nott s’était réveillé en sursaut au premier cri. Il partageait la cellule avec trois moldus qui ne cessaient de murmurer entre eux des paroles incompréhensibles, se demandant visiblement comme lui ce qu’il se passait de l’autre côté du couloir. Il reconnut les noms des sorts qui étaient criés et su qu’il y avait des sorciers qui se battaient, vraisemblablement contre les policiers.

 

Son cœur se mit à battre plus vite et il rejeta une mèche de ses cheveux bruns et sales en arrière. Un espoir insensé venait de l’envahir. Si les sorciers présents de l’autre côté étaient des Aurors, jamais ils n’auraient attaqué les moldus. Non, ceux-là devaient être ses amis. Venus pour le chercher.

 

Blaise…Ça devait être Blaise.

 

Il se permit un sourire froid. Sourire qui se fana, lorsque la porte du couloir qui menait aux cellules de garde-à-vue, s’ouvrit enfin.

 

-Weasley ? murmura-t-il en reconnaissant son visiteur dont les cheveux roux étaient toujours aussi flamboyants. Et Potter …

 

Il comprit alors que les deux anciens gryffondors devaient êtres venus pour le tuer et il recula dans sa cellule, la gorge sèche.

 

-Nott, murmura Potter avec un sourire diabolique en s’approchant de la cellule. Depuis le temps qu’on te coure après…Tu nous as donné du mal, tu sais ?

 

Il y avait une sorte de jubilation intense dans les yeux verts que même le verre des lunettes rondes n’arrivait pas à atténuer et Théo frissonna. Cela faisait sept ans que Voldemort était mort, Potter était devenu auror avec son ami la belette. La rumeur disait que sa spécialité était de pourchasser les derniers mangemorts et de les tuer s’il ne pouvait pas faire autrement.

 

Apparemment, il y avait pas mal d’histoires qui racontaient qu’il lui arrivait souvent de ne pas pouvoir faire autrement.

 

Weasley semblait, lui, plus occupé à le transpercer de ses yeux bleus, son regard restait indéchiffrable et Nott pensa qu’il n’allait rien faire pour arrêter son ami fou furieux. Parce que s’il était venu en pleine nuit, s’il avait attaqué des policiers moldus, ce n’était pas pour l’amener bien sagement à Azkaban, il en voulait à sa vie.

 

-Allez, il faut qu’on parte d’ici, murmura alors Weasley. Les aurors ne vont pas tarder à se pointer.

 

Potter acquiesça silencieusement, il avait à présent les yeux rivés sur ses mains.

 

-Il ne reste qu’un quart d’heure, murmura-t-il comme pour lui-même.

 

Weasley jeta un regard aiguisé à son ami avant de faire face à Théo et d’ouvrir la porte de la cellule avec des clés qu’il avait dû prendre aux moldus.

 

-Allez, Théodore, murmura le rouquin en lui tendant la main, on s’en va. Puis on va te soigner aussi, tu n’es pas beau à voir…

 

Théo écarquilla les yeux. Il n’y avait qu’une seule personne qui l’appelait « Théodore » de cette façon. Il eut un petit rire lorsqu’il comprit enfin.

 

-Toi aussi, tu n’es pas beau à voir, sourit-il en attrapant sa main. Je suppose qu’il s’agit d’une idée de notre ami ici présent, demanda-t-il en pointant Potter du menton.

 

-Tu supposes bien, répondit son vis-à-vis et il l’entraîna vers la sortie.

 

 

°O°O°O°O°O°O°

Plusieurs heures plus tard, Draco prenait tranquillement son petit-déjeuner dans son manoir lorsque Harry Potter déboula chez lui, l’air furieux.

 

-Potter, on attend d’être invité chez les gens, avant de débarquer, dit le blond froidement, en faisant un geste d’apaisement en direction de l’elfe de maison qui se morfondait déjà en excuses inutiles.

 

Potter ne sembla pas l’entendre. Il frappa du poing sa table de déjeuner et les objets tremblèrent sous le choc. Il était vraiment énervé apparemment et son regard luisait de haine.

 

-Malfoy, cracha-t-il, où es Nott ?

 

-Aucune idée. Tu me parles d’une personne que je n’ai pas vue depuis Poudlard Potter. Et je déjeune là, alors si tu n’as pas de mandat tu dégages de chez moi avant que je ne t’attaque pour harcèlement.

 

-Laisse-moi t’expliquer ça plus calmement, susurra Harry en approchant la tête de la sienne. Ton ancien camarade de classe s’est évadé hier d’une prison moldue en Croatie.

 

-Tu m’en vois navré Potter. Ce mangemort est en liberté depuis trop longtemps, les prisons croates ne semblent vraiment pas sûres, n’est-ce pas ?

 

-Le problème Malfoy, fit Harry glacial, c’est qu’il n’avait plus sa baguette et plusieurs témoins affirment que deux personnes sont allées le sortir de là, alors qu’une troisième faisait le guet. Et tu vas rire, j’en suis sûr, mais tous les témoins pensent qu’il s’agit de l’auror Melly Davis, de Ron Weasley et de moi-même…

 

Draco ne put s’empêcher de sourire.

 

-Ceux qui ont fait se moquent vraiment de vous, ça doit être dur de se faire berner de la sorte.

 

-Tu n’as pas idée, répondit Harry mielleux. Tu sais Malfoy, Nott n’est pas le plus dangereux des anciens Mangemorts, ce n’est même pas le plus malin…Pourtant c’est celui qui nous donne le plus de mal. On a même mis la police Moldue sur le coup au niveau mondial, mais il arrive toujours à nous échapper. Je pense qu’il a de très bons amis…Assez riches et intelligents pour l’aider et qui se permettent en plus de se foutre de ma gueule.

 

-Serais-tu en train de m’accuser ? demanda Draco froidement.

 

-Je suis sûr que c’était toi, fit Harry avec un sourire menaçant. C’était ta putain de signature, le fait de prendre mon apparence…Dis-moi où il se trouve et je ne t’abîmerais pas trop.

 

Draco ne put s’empêcher de déglutir. Il passa une main dans ses cheveux couleur de lune tout en reprenant contenance.

 

-Ne me menace pas sans preuve Potter. Je t’avais prévenu, tu es allé trop loin, je vais t’assigner en justice. Depuis la fin de la guerre, tu me cherches des poux. Si tu m’as sauvé la vie dans la salle en flammes juste pour pouvoir te défouler sur moi le reste de ton existence, autant te dire que tu aurais mieux fait de me laisser crever.

 

-Je crois que c’est ce que j’aurais dû faire en effet, murmura Harry. Reste chez toi Malfoy, je vais revenir dans dix minutes avec un ordre de perquisition et fouiller ton putain de manoir ! Et je trouverais des preuves.

 

-Parfait, je pourrais enfin finir mon déjeuner en paix, sourit le blond mais le cœur n’y était plus.

 

« Je crois que c’est ce que j’aurais dû faire en effet » avait dit Potter. Draco soupira en entendant la porte d’entrée claquer. Trois secondes plus tard la porte de la cuisine s’ouvrait sur Théo.

 

-Je pense qu’il est temps que tu partes, annonça Draco à son ami tout en sirotant son thé.

 

Le jeune homme acquiesça avant de lui piquer un croissant.

 

-Merci, dit-il la bouche pleine, avec un clin d’œil. Je peux t’emprunter ta poudre de cheminette ?

 

-Fais comme chez toi.

 

Théo eut un sourire. Le Draco de vingt-cinq ans était toujours aussi nonchalant que l’adolescent qu’il avait connu, sauf en présence de Potter et ça aussi ça n’avait pas changé.

 

-À un de ses jours ! dit-il une fois dans la cheminée, tout en prononçant le nom de la maison de Blaise.

 

Draco ne répondit rien, semblant perdu dans ses pensées.

 

O°O°O°O°O°O

 

Blaise finissait de nettoyer le troisième étage de la clinique privée Albus Dumbledore lorsque son employeur, un petit homme moustachu, vint lui annoncer d’une voix froide et méprisante que des Aurors voulaient le voir.

Et pas n’importe lesquels, apparemment il s’agissait du grand Harry Potter et de son presque aussi célèbre coéquipier, Ronald Weasley.

 

-J’espère que vous n’avez rien fait de répréhensible, Zabini, ou je vais devoir me passer de vos services ! lança son patron alors qu’ils traversaient un des nombreux couloirs de la clinique.

 

-Ont-ils dit pourquoi ils voulaient me voir ? demanda le jeune homme, restant impassible.

 

-Ils enquêtent, répondit l’homme à moustache. …Sur des mangemorts.

 

Blaise pouvait voir à présent le visage de son employeur se colorer de rouge alors qu’il ruminait des paroles pleines de colère et de mépris tout en longeant les couloirs d’un pas de plus en plus saccadé.

 

« Mon établissement…Associé à une affaire de mangemort…C’est une honte…Je n’aurais jamais dû l’embaucher. On m’avait prévenu pourtant…Quand je pense que l’auror Potter, lui-même, s’occupe de cette enquête ! Ma réputation va en prendre un sacré coup…Saleté de mangemort, sales serpents… »

 

Blaise fut presque content que le trajet se finisse. Il n’aurait pas pu supporter bien longtemps le monologue de son patron.

 

Il savait aussi que la visite de Potter et Weasley sur son lieu de travail, pour une telle enquête, allait signer son renvoi de la clinique. Il n’était pas irremplaçable après tout, il n’était qu’un homme de ménage…Un cracmol pouvait très bien faire son travail. C’était mieux que d’employer un ancien serpentard, qui avait eu des amis pas franchement recommandables au cours de sa scolarité.

 

Oui, Blaise ne doutait pas un instant qu’il allait être viré. C’était comme ça que ça se passait à présent.

 

Il n’avait vu le bureau de son patron qu’une seule fois, le jour de son entretien d’embauche. Ce n’était pas lui qui nettoyait cette pièce, on ne faisait pas confiance aux anciens serpentards, même aux simples hommes de ménage. Pourtant, il remarqua immédiatement les changements qui s’étaient opérés dans ce bureau en huit mois. Il y avait deux tableaux en plus –et d’un goût médiocre- et un nouveau porte-stylo. Il n’avait aucun mérite, c’était inné chez lui, il avait toujours été le meilleur observateur de la bande. Draco disait toujours de lui qu’il était leurs yeux. Mais de toute façon il aurait fallut être aveugle pour ne pas remarquer à présent les deux choses qui stagnaient au centre de la pièce et autour desquelles son patron s’activait dans l’espoir d’être bien vu.

 

-Le voilà, messieurs, je vous assure que je n’avais aucune idée que Monsieur Zabini puisse avoir un lien quelconque avec des mangemorts en liberté. Il m’a certifié à son entrée ici, qu’il était innocent et comme la justice l’a disculpé, je…

 

-Ce n’est pas de votre faute, Monsieur Garden, coupa Potter en plongeant son regard dans celui de Blaise, il ne faut pas vous en vouloir. Les serpentards sont doués pour tromper leur monde…Certains plus que d’autre. Et malheureusement la justice aussi a aussi ses failles…

 

-Harry, c’est bon ! grogna Weasley qu’un tel discours ne semblait pas particulièrement plaire. Monsieur Garden, nous sommes ici, pour un simple interrogatoire, Monsieur Zabini, n’est accusé de rien…

 

-Pas encore, susurra Potter avec un grand sourire, ses yeux défiants toujours ceux de l’ancien serpentard. Est-ce que vous pouvez nous laisser avec l’accu…je veux dire avec Monsieur Zabini ? demanda Potter poliment au directeur de la clinique.

 

-Bien entendu, s’exclama le petit homme d’un ton empressé, prenez votre temps…Je…Je vais voir des malades.

 

-Faites donc, acquiesça Potter avec son sourire toujours aussi supérieur.

 

La porte se referma sur Monsieur Garden et Blaise se retrouva en face des deux aurors.

 

-Assis-toi, murmura Potter, en prenant lui-même place sur le fauteuil du directeur, en face de lui. Ron resta debout, un peu à l’écart. Il ne semblait pas trop à l’aise.

 

Blaise pensa qu’il ne devait pas aimer la façon de procéder de Potter ainsi que ce petit air supérieur qui ne le quittait plus.

 

Potter enleva ses lunettes un instant et se pinça l’arrête du nez en soupirant, comme s’il avait à faire à un problème ardu et qu’il ne savait pas par où commencer. Il les remit finalement et invoqua une théière et des tasses…Pour trois.

 

-Ce matin, je suis allé chez ton ami Malfoy, commença-t-il en servant le thé, je suppose qu’il t’a prévenu.

 

-Oui, admit Blaise, il m’a dit que vous aviez débarqué chez lui, mis tout sens dessus dessous parce que vous pensiez qu’il avait aidé Théodore Nott à s’enfuir d’une prison moldue. C’est cela ?

 

-Tout à fait, répondit Potter avec une courtoisie inquiétante. Je suis ravi qu’il t’en ait parlé, ça m’évite de tout répéter une nouvelle fois. Autant te dire aussi, qu’on en a profité pour fouiller ton appartement…

 

-Quoi ! s’insurgea Blaise. Vous n’avez pas le droit ! Je n’étais même pas présent !!!

 

-Le juge m’a laissé un ordre de perquisition, c’est tout selon j’avais besoin. Ça a été plus rapide que pour chez Malfoy, c’est tellement petit chez toi. Passer la serpillière et nettoyer les vitres, ça ne paie pas bien apparemment. Tu vis dans un véritable trou, en plus dans l’allée des embrumes…J’ai dû me boucher le nez pour arriver jusqu’à ton immeuble. Et à l’intérieur ce n’était pas bien mieux, je…

 

-Harry, ça suffit ! coupa Ron alors que Blaise serrait les poings.

 

-Enfin, soupira Potter un peu calmé, tout ça pour dire que ça doit te changer de ta vie d’avant. Ta mère ne t’a rien laissé ou plutôt le nouveau mari de ta mère ne t’a rien laissé…Pas comme Malfoy, il n’a même pas besoin de travailler, il vit dans le luxe alors qu’il a un passé beaucoup plus trouble que le tien. Ça doit être agaçant, n’est-ce pas ?

 

-Nous avons tous les deux étés mis hors de cause par la justice, siffla Blaise. Si tu as quelque chose à redire à ça, il fallait faire appel à l’époque. Mais si je me souviens bien, tu as toi-même témoigné pour Malfoy lors de son procès…Aurais-tu des regrets Potter ? Ou cherche-tu simplement à me monter contre Draco ?

 

-Aucun regret, puisque de toute façon, vous n’avez plus de droit de faire de la magie de second, troisième ou quatrième cycle. Vous êtes aussi inoffensifs que des cracmols ou des enfants…Je t’en prie, poursuivit Harry en lui tendant une tasse de thé fumante, sers toi…

 

-Non merci. Donc c’est la seconde solution, tu cherches à ce que je te raconte des trucs sur Draco…Désolé, mais je n’ai rien à te dévoiler. Comme tu l’as si bien dit, la situation dans laquelle il vit lui convient. Pourquoi mettrait-il tout cela en danger ? Pour Nott ? Nous n’étions même pas vraiment ami avec lui et soyons francs, aucun serpentard ne se mettrait en danger par amitié…Ce n’est pas notre truc.

 

-J’en connaissais qui l’ont fait, répliqua Harry sombrement. Peut-être pas par amitié…mais par amour…

 

Cette fois Blaise eut un sourire moqueur.

 

-Malfoy n’a jamais été amoureux de Nott, dit-il.

 

-Je le sais, ricana Harry, Malfoy a un bloc de glace à la place du cœur. Non je pensais à quelqu’un de décédé à présent…Rien à voir avec cette histoire. Dis-moi Zabini, tu n’as pas l’air de comprendre que toi aussi tu es accusé d’avoir aidé Nott à s’échapper.

 

-Moi ? s’étonna le serpentard. Mais pourquoi ?

 

-Malfoy ne t’a pas expliqué ?

 

Blaise secoua la tête négativement.

 

-Il ne m’a pas raconté les détails…Il parlait surtout du désordre dans son manoir, des meubles saccagés, des armoires vidées…Des trucs comme ça.

 

Potter parut un instant mal à l’aise et Blaise sourit intérieurement. Il n’était finalement pas si fort que ça pour se cacher sous l’apparence du grand méchant auror.

 

-Mes hommes ont juste fait leur travail, maugréa-t-il. De toute façon, il est coupable, je le sais. Et tu l’es aussi Zabini. Tu as pris du polynectar et sous notre apparence, plus probablement sous celle de Ron, tu as libéré ton ami Nott d’une prison Croate !

 

-As-tu des preuves de ce que tu avances ? As-tu trouvé quelque chose dans mon appartement ou au manoir Malfoy ? ça m’étonnerait beaucoup, vois-tu ? Hier soir, j’étais chez moi et j’y suis resté toute la nuit.

 

-Quelqu’un peut-il confirmer tes dires ? susurra Harry.

 

-Non, j’ai dormi seul.

 

-Comme c’est pratique.

 

-Ça dépend, on a certes plus de place, mais dormir à deux est très agréable aussi. Tu devrais essayer Potter, ça décoincerait peut-être le balai que tu as dans le cul. Tu n’as qu’à demander à Weasley ici présent, puisque la petite sœur ne t’a pas satisfait. C’est vrai, ce qu’on lit dans les journaux ? Tu sais, ceux qui disent que tu es gay ? Dans ce cas finalement, c’est aussi bien que tu aies un balai à cet endroit-là, je suppose que tu dois aimer ça, espèce de petite salope dévergon…

 

-TA GUEULE !! hurla Harry en se levant d’un bond.

 

En un instant il fut sur Blaise et l’attrapa par le col.

 

-Ecoute moi, Pourriture, siffla-t-il, tu n’es pas autorisé à m’insulter. Je trouverais Nott où qu’il se cache, et je vous ferais plonger, toi, Parkinson et Malfoy, pour complicité d’évasion de mangemort. Tu crois que tu as une vie misérable Zabini ? Attends seulement de voir à quel point elle peut l’être. Je mettrais en miette tout ce que à quoi tu tiens ! Je m’arrangerais pour qu’à Azkaban tu aies la cellule la plus miteuse, j’ai même le pouvoir de te la faire partager avec des types qui n’aiment pas beaucoup les grandes gueules et qui n’auront aucun remords à te défoncer si jamais ils ont besoin d’un trou pour se vider!

 

-HARRY, ARRETE CA !!!

 

Ron s’était interposé, rouge de colère et avait défait Blaise de l’emprise de l’autre auror.

 

-Vas te calmer dehors ! ordonna-t-il à son ami qui avait sur les lèvres un sourire de fou.

 

-Relax Ronald, fit Harry avec dans les yeux un éclair glacé, je ne vais pas l’abîmer…On parlait juste…

 

-Je vais finir l’interrogatoire ! répondit Weasley d’un ton sans réplique. Va prendre l’air s’il te plaît !

 

Les deux hommes se toisèrent un instant, puis finalement Harry eut un nouveau sourire inquiétant mais sortit tout de même, les mains dans les poches.

 

Blaise ne put s’empêcher de pousser un soupir de soulagement. Ce type était fou, sans Weasley, il ne sait pas ce qu’il serait devenu.

 

-La guerre l’a changé, soupira Weasley en s’asseyant à côté de lui. Il n’aurait pas dû te parler comme ça, je suis désolé.

 

-Ce n’est pas à toi de t’excuser, s’exclama Blaise encore un peu sous le choc. Ce type ne devrait pas être auror ! C’est un psychopathe ! Faut penser à l’enfermer !

 

Le rouquin resta silencieux, l’air préoccupé. Blaise le plaignit sincèrement. Ça ne devait pas être évident de gérer quelqu’un comme Potter.

 

-Finissons cet interrogatoire, tu veux ? soupira finalement Weasley. Ne perdons pas plus de temps…

 

-Tu…Tu me crois innocent ? demanda Blaise.

 

-Pour tout avouer je n’en sais rien. Harry semble persuadé que c’est vous mais il croit toujours que Malfoy est dans chaque mauvais coup, moi je pense juste que c’est plus compliqué. Rien n’est tout noir ou tout blanc et pour l’instant nous n’avons aucune preuve contre vous, donc...

 

-Je vois, répliqua l’ancien serpentard lentement. Que veux-tu savoir ?

 

Il sentait qu’il pouvait facilement faire face à Weasley et à son interrogatoire gentillet. Maintenant que le fou furieux était parti, il n’avait plus rien à craindre.

 

-Si tu as eu des contacts avec Nott, ces sept dernières années ? demanda l’ancien gryffondor en sortant un carnet de sa poche.

 

-Non.

 

-Est-ce que tu as déjà entendu parler de lui, de ce qu’il est devenu durant tout ce temps?

 

-Non, enfin si, j’ai dû voir son nom mentionné deux ou trois fois dans les journaux, dans la catégorie « mangemort en cavale », Blaise avait prononcé les derniers mots de manière ironique.

 

-As-tu une idée d’où il pourrait se cacher ? demanda Ron qui prenait les notes à l’aide d’une plume à parlote.

 

-Je ne sais pas, il n’a aucune famille. À l’école, il ne restait qu’avec notre classe et je ne crois pas qu’aucun d’entre nous ait gardé le contact avec lui. Il n’est déjà pas très bien vu d’être un ancien serpentard dans ce monde, alors crois-moi, on ne va pas en plus, aggraver notre cas en s’intéressant aux mangemorts.

 

Ron eut un sourire amical et Blaise le traita intérieurement d’imbécile. Les gryffondors étaient vraiment idiots. Il suffisait de se plaindre un peu et on leur mangeait dans la main…Potter était finalement peut être le seul d’un peu moins malléable, mais lui il était taré. Ce n’était pas mieux.

 

-Bien, fit Weasley, si je vois autre chose, je t’enverrais un hibou pour reprendre contact. Je te demanderais de rester soit chez toi, soit dans ton lieu de travail…Ne sors pas de la ville.

 

-Ça me va, répondit Blaise. J’ai appris que Granger était enceinte, mes félicitations…

 

-C’est Weasley, corrigea Ron. Merci, on attend une fille, elle s’appellera Rose. Passe une bonne journée Zabini.

 

Blaise hocha la tête silencieusement et le regarda partir. C’était étrange comme la guerre avait tout changé, c’était comme si le monde sorcier s’était scindé en deux. Il y avait ceux qui avaient combattu Voldemort, ceux-là vivaient à cent à l’heure, fondant leur famille, ayant des métiers intéressants, de l’argent, l’estime de leurs semblables. Leurs rêves étaient à porté de main, ils leur suffisaient de tendre le bras pour attraper.

 

Puis il y avait les anciens mangemorts, ou par amalgame les familles des mangemorts ou tout simplement les anciens serpentards. Ceux là, avaient vu pour la plus part leurs pouvoirs magiques brimés, leurs baguettes avaient été mises sous contrôle du ministère et ne pouvaient à présent exécuter que des sors mineurs.

Il était interdit aux fabricants de baguette de vendre leur produit à ces personnes dites « à risque ». Cette mention était même inscrite sur leur carte de sorcier. Blaise avait la sienne, comme la plupart de ses anciens camarades, écrite à l’encre rouge, juste en dessous de sa date de naissance. Personne ou presque n’acceptait de les embaucher, même pour faire le travail des elfes de maison.

Et à quoi bon former une famille ? Sans argent, sans logement décent ? Et quelle fille voudrait bien s’intéresser à un ancien serpentard ? Sa dernière petite amie en date, l’avait lâché pour un ancien serdaigle, employé de banque à présent. Pour. Un. Vulgaire. Petit. Employé. De. Banque.

Avant la guerre, Blaise était un des jeune homme les plus en vu de sa génération, à présent, il n’était plus rien.

Finalement il faisait ce que Potter avait fait toute sa jeunesse : il survivait.

Mais la roue avait tournée une fois, elle pouvait tourner à nouveau.

Encore faudrait-il que les aurors leur lâchent un peu la grappe…

 

 

°O°O°O°O°O°

 

Ron rejoignit Harry devant la clinique, juste après avoir quitté Blaise.

 

-Alors ? demanda le brun. A-t-il dis quelque chose d’intéressant ?

 

-Non, grimaça Ron, ce salopard n’a raconté que des mensonges ! Je savais qu’il était inutile de faire le coup du bon et du mauvais flic ! Je parie qu’il a pensé qu’il pouvait me mener par le bout du nez, j’ai horreur de m’écraser devant les serpentards !

 

-Il fallait tenter le coup, soupira Harry. On va interroger Parkinson et après on rentrera. Demain on épluchera leur passé. Nott est forcément planqué dans un endroit que l’un d’entre eux connaît. Je pense qu’on a une ou deux semaines devant nous pour le trouver. Il doit être lassé de s’enfuir constamment et pour les fêtes de fin d’année il va sûrement rester avec ses amis. Personne n’aime être seul à Noël, pas même un mangemort.

 

-J’espère qu’on le trouvera avant, moi aussi je veux passer les fêtes avec les gens qui me sont chers, grogna Ron, pas à pourchasser des serpentards. A ce propos, tu viens bien avec Teddy ?

 

-Bien entendu, il se fait une joie de revoir Victoire. Ça fait une semaine qu’il ne parle plus que de ça.

 

Les deux aurors gardèrent le silence un moment.

 

-On fait comment pour Parkinson ? demanda Harry, l’esprit à nouveau totalement occupé par l’enquête. Comme avec Blaise ?

 

-Il a du déjà l’informer de son interrogatoire, gardons la même stratégie…et puis je sais que tu adores te défouler sur eux.

 

-J’avoue que j’ai assez endossé le rôle du gentil au cours de ma vie, être méchant est bien plus palpitant. J’en viendrais presque à comprendre Malfoy et la jubilation qu’il ressentait à enquiquiner toute l’école ou presque

.

-Cette fois tu commences vraiment à me faire peur…

 

Harry se contenta de ricaner et ils transplanèrent devant le pub « Les Dentelles » où travaillait Pansy Parkinson, en tant que serveuse.

 

°O°O°O°O°O°O°O°

 

Blaise arriva chez lui avec l’envie de frapper quelqu’un. Son patron n’avait pas attendu pour le virer alors qu’il pensait qu’il aurait eu deux ou trois jours devant lui avant que la sanction ne tombe. Au moins Pansy ne risquait rien, le pub où elle travaillait n’était pas vraiment un endroit fréquentable et elle avait trop de succès auprès des clients pour que son patron la mette à la porte.

Les Aurors avaient mis l’appartement de Blaise dans un état effroyable et s’il y avait une chose que l’ancien serpentard n’aimait pas, c’était le désordre. En plus, il ne pouvait pas tout arranger d’un coup de baguette. Plus maintenant. Il avait bien, une autre baguette, achetée par Draco au marché noir, mais il ne pouvait pas s’en servir dans l’appartement sans risquer d’alerter dans la seconde le quartier général des aurors et les voir débouler ici.

 

Il allait lui falloir des heures pour que tout soit en ordre et il espérait qu’il n’y avait rien de cassé. Si Potter ou un de ses amis chargés de faire respecter la loi aurait été en face de lui, il l’aurait volontiers étranglé.

Il commença à ranger en maudissant le monde entier, Nott en particulier. Pourquoi avait-il fallut qu’il se fasse attraper ? Et par des moldus en plus ! Ils auraient dû le laisser se faire prendre. Nott avait toujours été celui qui n’en faisait qu’à sa tête.

 

Il avait fallu qu’il soit mangemort à la fin de la guerre, alors que son issue n’était même pas encore sûre. Pas parce qu’il croyait en Voldemort mais simplement pour « s’amuser » un peu. Faire comme les adultes, montrer son beau tatouage sur son avant bras, porter sa capuche noire et son masque blanc et baiser la robe du Maître des Ténèbres.

 

Nott était un imbécile et c’était lui qui allait jouer sa baby-sitter ce soir. Blaise était le seul qui possédait un «porte-loin amélioré ». Au lieu d’être programmé pour un seul endroit et à un moment précis, il pouvait fonctionner quand on voulait pour le lieu qu’on voulait, n’excédent pas pourtant les dix-huit kilomètres à la ronde. Même Draco n’avait pas un tel objet en sa possession. C’était un objet rare, qu’il gardait toujours sur lui, le ministère l’aurait confisqué s’il savait qu’il en avait un en sa possession, de plus leur détecteur de magie n’avait aucun effet sur son porte-loin. Il s’agissait d’un anneau très simple, qu’il devait simplement mettre à la main gauche au lieu de la droite pour qu’il fonctionne, tout en pensant au lieu de son choix. Ce n’était pas très différent du transplanage, mais au moins c’était indétectable par le ministère.

 

Il abandonna le rangement de sa maison au bout d’une heure et décida de prendre une douche froide, puisque à cette heure là le chauffe eau commun de l’immeuble devait être vide. Il avait l’habitude à présent, tous les soirs c’était pareil. Il aurait pu attendre le matin, mais il avait horreur de se coucher sale et en sueur. Il lui fallut dix minutes pour se laver et cinq pour s’habiller.

L’instant d’après il transplanait dans la maison que sa mère lui avait léguée…

Pour ça aussi Potter avait tort, sa mère avant de mourir avait prévu des choses pour lui. Elle ne l’avait pas laissé sans rien mais légalement, comme elle n’avait pas eu le temps de faire son testament, cette maison et tout ce qu’il y avait dedans appartenait à son dernier mari. Blaise avait donc tout intérêt à se taire…tant pis si pour cela il devait faire un travail ingrat et vivre dans un taudis…Un jour la chance tournerait.

 

Sa maison n’était pas très grande mais très agréable, il dut transplaner six fois pour s’y rendre puisqu’elle était située à plus de cent kilomètres de l’Allée des Embrumes mais ça ne lui prit pas plus de six minutes.

 

La cheminée laissait sortir de la fumée, Nott avait dû faire un feu.

 

Blaise frappa trois coups rapprochés et deux longs à la porte. Il attendit une minute et frappa encore deux coups secs. L’instant d’après la porte s’ouvrait magiquement.

 

Il fronça les sourcils parce que Nott n’était pas dans le hall d’entrée. Il jeta un rapide coup d’œil dans la cuisine avant de se diriger vers le salon.

 

-Tu devrais être plus prudent ! grinça-t-il, faisant sursauter l’autre jeune homme qui lisait tranquillement, sur le fauteuil le plus moelleux de la maison, près de la cheminée. On ne dirait pas que tu es recherché par tous les aurors du pays !

 

Théo se retourna enfin vers lui, demi-sourire aux lèvres et Blaise eut l’impression de recevoir un coup dans l’estomac. C’était comme avant…En prison, il n’avait pas bien pu se rendre compte mais maintenant…

 

-Blaise ! s’exclama-t-il joyeusement. Tu en as mis du temps ! Je commençais à m’ennuyer !

 

-Je ne suis pas à ta disposition ! rétorqua Blaise agacé par ses propres sentiments. J’ai dû, figure-toi, ranger mon appartement que tes amis chargés de faire respecter l’ordre et la loi, avaient saccagé.

 

Le demi-sourire de Théo s’agrandit un peu mais son regard avait pris une lueur glacée. Blaise se sentit frissonner et son agacement fit place à de la colère.

 

-Ils ont trouvé quelque chose ? demanda le mangemort en fuite.

 

-Bien sûr que non, tu nous prends pour des débutants ? siffla l’autre jeune homme. Mais ils trouveront la maison à un moment donné, ce n’est qu’une question de jour, de semaine tout au plus. Tu ne vas pas pouvoir rester longtemps.

 

-Je sais, soupira Théodore, c’est toujours comme ça…

 

-Tu veux peut-être que je pleure, railla Blaise.

 

-Non, ça me contrarierait beaucoup si tu le faisais, je déteste te voir pleurer.

 

Blaise fronça les sourcils mais ne dit rien. Théodore semblait perdu dans ses pensées.

 

-Alors tu as amené des filles pour la soirée ? demanda-t-il enfin.

 

-Pardon ?

 

-Ah…Je suppose que ça veut dire « non ».

 

-Tu te moques de moi ? Tu es en cavale et tu ne penses qu’à tirer ton coup ?

 

Blaise ne savait pas vraiment pourquoi il était tellement en colère. Il repensait à son appartement qui ne ressemblait plus à rien, aux menaces de Potter, à son licenciement…et l’autre enfoiré ne disait même pas un « merci ». Pire, il croyait qu’il allait pouvoir baiser chez lui !

 

-J’ai envie de sexe mon petit Blaise, répondit Théo sur le ton de la plaisanterie, c’est normal, vois-tu, les Croates ne se laissent pas si facilement emballer, barrière de la langue, que veux-tu ? Mon bagou ne fait aucun effet sur elles, autant parler à des murs…

 

Blaise serra les dents, imaginer Théo en train de coucher avec quelqu’un avait toujours été une source de mécontentement pour lui.

Théodore était, certes, moins beau que Draco mais il avait un charme dévastateur. Blaise le détailla essayant de trouver à quel point il avait changé.

Un peu plus grand qu’avant, ses yeux bleus foncés avaient toujours la même intensité. Il était ce genre d’homme grand et sec, sans un poil de graisse, il faisait parti de ces gens agaçants qui pouvaient manger comme quatre sans grossir d’un iota. Il souriait souvent mais toujours en coin, jamais un grand sourire, pourtant c’était suffisant.

C’était…Séduisant.

 

Ses cheveux d’un brun clair avaient poussé et ceux sur son front tombaient à présent devant ses yeux et semblaient à l’origine de cette nouvelle mimique qu’il avait de secouer la tête pour les chasser.

Oui, il avait beaucoup de charme et malgré près de sept années passé sans le voir, Blaise su qu’il était encore tombé sous sa coupe.

C’est pour cela qu’il maudissait Théo. Cet abruti était le seul, homme et femme confondus, à lui faire cet effet. Il ne s’en rendait même pas compte ou s’il le savait il faisait semblant de rien.

 

-Tu te serviras de ta main, répliqua enfin Blaise, je ne suis pas venu pour te fournir en femmes.

 

-Tu es toujours aussi froid Blaise. Tu n’as pas changé. Déjà à Poudlard, tu passais ton temps à observer les autres, cherchant leurs points faibles, tu ne t’es jamais vraiment amusé. Est-ce que au moins tu as une copine ?

 

Théo parlait toujours comme un dandy exalté, comme un aristocrate un peu déjanté, ce qu’il n’était plus depuis longtemps.

 

-J’en avais une, elle m’a quitté il y a trois semaines. Ça n’a pas duré longtemps…

 

-Tu sais ce qu’on dit ! Une de perdue…

 

-Va te faire foutre Nott, murmura Blaise d’une voix lasse. Je ne suis pas d’humeur à plaisanter. J’ai eu une dure journée.

 

-Tu dis ça mais…

 

-Ta gueule ! ordonna Blaise sèchement. Je vais me coucher. On se voit demain…

 

-Tu ne vas pas travailler demain ? demanda Théo pas démonter.

 

-J’ai été viré.

 

-Tant mieux, ce travail d’elfe de maison était vraiment dégradant. A croire que tu n’as plus aucune estime de toi ! C’est Draco qui m’a dit que tu faisais le ménage. Je n’en ai pas cru de mes yeux, tu…

 

Blaise n’écouta plus la suite et ferma un peu sèchement la porte du salon. Doucement il posa son front contre le bois. Il aurait peut être mieux valut pour sa santé mentale que Théo se fasse arrêter. Il avait oublié à quel point il était bavard et usant...au moins autant qu’il était séduisant et dangereux.

 

Théo se tu en voyant la porte se refermer et perdit son éternel demi-sourire. Hier soir, il n’avait vu Blaise que vite fait. Draco lui avait donné des potions fortifiantes et il avait pu se laver et dormir chez lui avant que Potter ne rapplique. Le plan était dès le début qu’il aille chez Blaise mais il ne pensait pas que l’ancien gryffondor interviendrait si vite.

Ils avaient toujours plus ou moins correspondu avec Blaise, Pansy et Draco durant ces sept années, du moins autant qu’un mangemort en cavale pouvait le faire et il n’avait que rarement reçu de réponse étant donné qu’il bougeait tout le temps.

 

Il savait pourtant que la vie sorcière avait changé. Que les gens qu’il appréciait étaient traités comme des moins que rien. À Poudlard, les serpentards étaient méprisés par les autres enfants. C’était devenu la maison dans laquelle il ne fallait pas tomber. Théo ne comprenait pas ça.

Pourquoi ses amis s’étaient-ils fait avaler par le système ?

 

Draco qui leur rabâchait constamment qu’un jour, il deviendrait quelqu’un, que son nom serait respecté et adulé, restait à présent cloîtré dans son manoir. Il était riche certes, mais c’était tout ce qu’il était.

 

Pansy, la fière Pansy, était devenue une serveuse dans un bar miteux qui se laissait peloter les fesses en serrant les dents, dans l’espoir de recevoir un plus gros pourboire.

 

Et il y avait Blaise, si intelligent, si sûr de lui. À l’époque de Poudlard disait sans cesse qu’il deviendrait avocat ou juge et sept ans plus tard, il nettoyait les chiottes des autres.

 

Et les autres serpentards avaient eu un avenir pareil, voir pire que le leur. Aucun d’entre eux n’était respecté dans ce monde. Ils étaient devenus des moins que rien. On les évitait dans la rue, on ne leur adressait pas la parole, ne leur donnait pas de métier important.

Théo avait cru être en plein rêve lorsque Malfoy lui avait parlé de tout cela. Ce ne pouvait pas être possible, ils ne pouvaient pas tous avoir plier l’échine !

 

Et il avait regardé le blond, si imbu de sa personne qui pour une fois avait la tête baissée, ça n’avait duré que deux secondes mais cela avait été suffisant pour horrifier l’ancien mangemort et il l’avait cru sur parole.

 

Draco tête basse, Pansy quasiment prête à vendre ses charmes et Blaise, fatigué par la vie, l’ombre de lui-même.

 

Théo lui avait dit qu’il n’avait pas changé mais il avait menti. Oh Certes, Blaise avait toujours cette beauté presque sauvage, mais il était devenu comme un de ces félins qu’il avait vu dans les zoos ou les cirques moldus. Emprisonné dans un monde qui n’était pas fait pour lui. Son regard était devenu trop sombre, ses mains abîmées, ses lèvres ne formaient que trop souvent cette ligne amère qu’il avait vue à plusieurs reprises ce soir.

En fait, Blaise semblait être entièrement devenu amer. Des pieds à la tête. Un Blaise d’amertume ! Cette image fit sourire Théo.

 

Finalement celui qui s’en sortait le mieux dans toute cette histoire, c’était lui. Il était libre, il était la plupart du temps heureux. Il avait juste ses arrières à protéger de temps en temps, mais c’était pareil pour les autres, catalogués « à risque » dans la nouvelle législation sorcière. Il préférait une vie de fuite à leur vie. De toute façon, lui n’avait pas le choix, c’était la prison qui l’attendait.

Pourtant, il ne regrettait rien. Il ne regrettait pas d’avoir été mangemort. Il avait fait des choses affreuses à cette époque sa vie, mais il était comme ça. Il avait comme tout le monde une part de ténèbres, sauf que lui, il aimait vivre avec.

 

Il savait aussi que Blaise le désirait, tout comme il le désirait déjà à Poudlard. Tout n’avait pas changé apparemment. Il était toujours bon de savoir sur qui on pouvait avoir un ascendant, Malfoy n’était plus là cette fois ci pour se mettre entre eux et protéger son meilleur ami.

 

-Merci Blaise, murmura-t-il dans la nuit ? Son sourire en coin était réapparu sur ses lèvres mais il n’avait rien de rassurant.

 

°O°O°O°O°

 

Blaise se leva à l’aube, il avait l’habitude de partir travailler tôt le matin et il se réveillait à présent naturellement à six heure trente, tous les jours…Même aujourd’hui, alors qu’il aurait pu dormir encore un peu.

 

Noël était dans cinq jours et il se retrouvait sans emploi. L’année finissait en beauté. Il fallait qu’il trouve un nouveau job et rapidement. Aujourd’hui, il allait éplucher la Gazette de l’Emploi et il resterait tranquillement à la maison avec Nott.

 

Nott…

 

Théodore.

 

Blaise soupira, d’ici une dizaine de jour, tout au plus, se sera fini. Nott sera reparti pour une destination inconnue et avec un peu de chance pour sept ans aussi. En attendant, Blaise était capable de gérer la situation.

 

Lorsqu’il descendit dans le salon, il grimaça à la vue qui s’offrait à lui. Théo était toujours aussi sans-gêne. Il aurait pu au moins aller dormir dans la chambre d’ami…ou à la rigueur garder son t-shirt, enfin il avait toujours son pantalon. C’était déjà ça.

 

L’ancien mangemort dormait sur le canapé, allongé sur le ventre, dévoilant son dos nu au regard curieux de Blaise. Ce n’était même pas un dos musclé, mais Blaise le trouva parfait.

Il eut un sourire sardonique et resta un instant à l’observer sans rien faire. Théo avait toujours été hétéro, coureur de jupon même, pourtant quelquefois Blaise avait eu l’impression qu’il l’observait. Qu’il s’était posé les mêmes questions que lui.

 

Quel effet cela peut-il faire de l’embrasser ?

 

Est-ce que c’est aussi bien qu’elles le disent ?

 

Pourquoi me suit-il parfois du regard, avec ce regard ?

 

Blaise pouvait ajouter une nouvelle question à sa liste commencée il y a près de dix ans de ça.

 

Quel effet cela ferait de poser mes mains sur son dos, de caresser ses flancs, de remonter lentement jusqu’à ses épaules ?

 

-Bonjour, murmura Théo.

 

Il avait les yeux à demi-ouvert et la voix plus rauque que d’habitude. Blaise eut envie de l’embrasser.

 

-Salut, répondit-il impassiblement. La prochaine fois dors dans ton lit. Je n’aime pas voir des types avachis dans mon canapé, ça donne un aspect négligé à mon intérieur.

 

-Je vois qu’on s’est levé du bon pied ! ironisa Théo tout en s’asseyant.

 

Il s’étira voluptueusement sachant pertinemment que ça ferait de l’effet à son ami. Il retint un sourire en voyant qu’en effet Blaise sembla un instant hypnotisé par ce qu’il voyait.

 

-Alors, demanda-t-il, quel est le programme d’aujourd’hui ?

 

-Draco et Pansy doivent passer, on va essayer de te sortir d’Angleterre le plus vite possible. On trouvera un plan.

 

-Pourquoi faites-vous ça ? interrogea Théo. Vous auriez facilement pu me laisser croupir en prison.

 

Blaise le dévisagea longuement avant de répondre.

 

-Draco a fait ça pour faire chier Potter, bien évidement.

 

-Bien évidemment.

 

-Pansy accourt au moindre claquement de doigts ou haussement de sourcils de Dray. Quand à moi, je m’ennuyais et je n’avais rien de mieux à faire alors…

 

-Alors tu t’es dit que jouer les Zorros serait une bonne occupation…

 

-Zorro ?

 

-Un type que tu ne connais pas répondit Théo joyeusement, mais qui adore lui aussi sortir ses amis du pétrin ! Qu’est ce qu’on déjeune ?

 

-Ton foie et tes intestins, annonça Blaise en imitant la voix traînante de son meilleur ami.

 

-Je ne sais pas toi, mais je n’ai pas très faim ce matin, grimaça Théo.

 

-C’est bien ce qu’il me semblait…

 

Blaise eut un sourire amusé qui charma positivement son vis-à-vis.

 

-Tu sais, annonça Théo, je ne comprends pas pourquoi un type aussi intelligent que toi accepte de mener une vie d’elfe de maison.

 

Le sourire de Blaise se fana.

 

-Tu n’as pas le droit de juger ma vie, Nott. Ce n’est pas toi qui vit dans ce monde, tu passes ton temps à le fuir. C’est facile de s’amener avec ses beaux conseils et un air désabusé. Les gens ont une peur bleue de la magie noire, la guerre les a traumatisés et ils ont pris des solutions drastiques pour éviter l’ascension d’un possible nouveau Voldemort.

 

-Ces solutions sont injustes !

 

-Je sais mais ce n’est pas ton problème…Contente-toi de jouer au chat et à la souris avec les aurors. On ne sera peut-être pas là éternellement pour te sortir du merdier.

 

-Mais vous n’allez rien faire pour changer ça ?

 

Cette fois Blaise eut l’air franchement agacé. Nott commençait à l’énerver avec tout ça ! C’était facile de la ramener ! Mais c’était à cause des gens comme lui, des mangemorts, qu’ils en étaient là.

 

-Nott et son sens de la justice pour le moins étonnant, tu ne trouves pas ça amusant Draco ? fit une voix féminine d’un ton glacial.

 

-Hi-la-rant.

 

Blaise et Théo se retournèrent d’un bel ensemble vers Pansy et Draco qui venaient d’arriver. La jeune femme s’avança vers Blaise et déposa une bise légère sur sa joue avant de détailler Théo d’un air contrarié.

 

-Tu pourrais t’habiller Théo, tu n’es pas chez les moldus ici.

 

-Je ne savais pas que vous veniez si tôt, répondit le jeune homme en fronçant les sourcils.

 

Cela le gênait qu’ils soient là, il aurait encore voulut jouer avec Blaise…Peut-être même qu’il aurait pu goûter ses lèvres ce matin. Cela faisait longtemps qu’il y pensait. Il enfila son T-shirt et un pull qu’il prit d’abord pour le sien mais qui se retrouvait être un peu large pour lui. Il eut un demi-sourire en comprenant qu’il s’agissait de celui de Zabini et la chaleur qui l’envahit soudainement n’eut rien à voir avec la qualité du lainage.

 

-Draco avait envie de venir plus tôt, leur apprit Pansy en enlevant son manteau, alors nous voilà.

 

Le blond haussa les épaules avant de s’ asseoir silencieusement sur un des fauteuils. Il ne répondit pas au coup d’œil interrogateur de son meilleur ami. Blaise n’avait pas besoin de savoir qu’il soupçonnait Nott de vouloir coucher avec lui. Certes son meilleur ami était assez grand pour se débrouiller seul mais Draco avait l’étrange pressentiment que s’il les laissait exprimer le béguin qu’ils avaient l’un pour l’autre alors il risquerait de perdre Blaise. C’était très égoïste de sa part mais il avait perdu trop de chose depuis la fin de la guerre pour se mettre à perdre les gens qui avaient toujours comptés.

 

Il supportait déjà très mal que Pansy ait une aventure avec un type du ministère, même si cela leur permettait d’avoir des informations importantes. Il n’était pas amoureux de la jeune femme mais il ne voulait pas qu’elle change. Il ne manquerait plus qu’elle se trouve un mec qui lui plaise vraiment et après quoi ? Un mariage ? Des gosses ? Et lui, il deviendrait quoi dans tout ça ?

 

Plus rien. L’éternel prince charmant de Pansy n’aurait plus lieu d’être.

 

Il refusait de laisser la moindre chance à Théo. Il l’aimait bien mais pas assez pour lui abandonner son meilleur ami.

 

Théo était constamment en cavale, Goyle s’était suicidé il y a cinq ans, les autres serpentards faisaient leur vie, le prince des verts et argent régnait désormais sur une cour de deux sujets.

 

Pathétique.

 

Potter devait bien se foutre de lui.

 

-C’est du grand n’importe quoi ! s’exclama Pansy.

 

Draco chassa de ses pensées le héros du monde sorcier pour se concentrer sur la conversation qui se déroulait devant lui.

 

-Elle a raison, approuva Blaise, personne ne peux cautionner une telle idée !

 

-Contente-toi de prévoir ta prochaine destination au lieu de vouloir organiser une soirée de Noël, renchérit Pansy avec une grimace en direction de Théo.

 

-Mais ça ne vous plairait pas ? s’indigna presque l’ancien mangemort. Une soirée, comme au temps de Poudlard, comme lorsqu’on comptait ! Draco a les moyens et son manoir est assez grand !

 

-Assez grand pour quoi au juste ? demanda Draco d’une voix traînante.

 

Il n’aimait pas trop lorsque Théo avait cette flamme dans les yeux. En un instant, il se retrouva, huit ans plus tôt, dans la salle commune des serpentards, regardant Nott qui leur racontait sa dernière blague envers les gryffondors. Oui, la lueur dans les yeux bleus était la même qu’à présent. Et comme avant Pansy secouait la tête d’un air las et Blaise plissait légèrement les yeux, semblant se demander si il devait aimer ou mépriser ce type un peu trop excentrique.

 

Les visages étaient ceux d’adultes à présent mais cela n’empêcha pas la vague de nostalgie de prendre Draco aux tripes.

 

-Noël chez toi Draco ! s’exclama Théo. Juste entre serpentard. On invitera tous les anciens… On refera le monde pour un soir !

 

-Personne n’acceptera de venir, objecta Pansy, les temps ont changé Théo. Les réunions de ce genre sont très mal vues par le ministère. Les anciens serpentards ne veulent pas de ce genre de publicité. On a déjà notre dose.

 

-Ce n’est pas interdit par la loi. Et même si on est que trois, tant pis, ce sera le dernier repas de cette sorte qu’on pourra faire avant longtemps.

 

-Parce que tu comptes venir ? s’exclama Blaise. Tu es recherché ! Tu…es stupide !

 

-Et qu’importe que je sois pris ! répondit Théo en se levant d’un bon. Je m’en moque tant que je passe une bonne soirée. Ce sera notre soirée ! Et puis crois-tu vraiment que Potter pense une seule seconde que j’ai assez de culot pour faire la fête sous les yeux de tout le monde alors qu’il veut me mettre en prison ?

 

-Si tu te fais prendre, on sera aussi dans la merde, maugréa Blaise.

 

-Je ne crois pas, je dirais que je me suis incrusté à la fête et comme c’est Noël, vous n’avez pas eu le cœur de me dénoncer tout de suite, mais vous comptiez le faire juste après. Draco pourrait préparer un hibou prêt à partir, comme preuve. Mais ça m’étonnerait qu’ils se donnent la peine de venir.

 

-C’est trop risqué, répliqua Blaise, je ne marche pas.

 

-Moi non plus, rajouta Pansy, et puis j’ai déjà autre chose de prévu pour Noël.

 

Nott poussa un soupir déçu. Cela ne servait à rien d’essayer de les bouger, à croire qu’ils aimaient leur nouvelle vie de moins que rien.

 

-Je marche, murmura alors Draco à la grande surprise de tout le monde. Je ne garantis pas ta sécurité Nott, j’en ai déjà fait beaucoup pour toi. Si tu veux jouer avec ta vie c’est ton problème. Il n’y aura probablement personne à cette fête mais je marche…Je vais montrer au monde qu’il me reste encore un peu de fierté. Que les Malfoys demeurent des sangs purs et des serpentards. L’illusion ne durera sûrement qu’une nuit mais ce sera la seule, alors autant le faire et bien le faire.

 

Et c’est ainsi que fut décidé le Noël des serpentards. Ce fut aussi facile que ça.

 

°O°O°O°O°O°O°

 

Quatre jours plus tard, Harry faisait les cent pas dans le bureau de son meilleur ami, un journal froissé à la main.

 

-Malfoy est complètement dépassé ! s’exclama-t-il. Tu as lu la gazette ? Il invite TOUS les anciens serpentards à passer Noël chez lui ! Qu’est ce qu’il prépare encore ce minable !?

 

-Calme-toi, répondit Ron en sirotant son second café de la matinée, Malfoy croit aux contes de Noël. Personne ne viendra à sa petite sauterie, ils auront trop peur qu’on apprenne qu’ils ont participé à cette soirée entre « eux ». La plupart de leur patron les vireraient à la moindre allusion d’une amitié avec Malfoy. Ils vont chacun passer bien sagement les fêtes chez eux, et on va faire de même

 

-Et si il y avait du monde ? S’il y avait Nott ?

 

-Nott n’est pas assez stupide pour se rendre à une soirée de ce genre…Enfin je crois. Et que veux-tu qu’ils fassent ? Le moindre sort de magie noire ou juste de magie de second cycle sera détecté dans la seconde. Le pire qu’ils puissent faire c’est parler du « bon vieux temps ». Malfoy doit juste avoir la nostalgie de l’époque où il pouvait être méprisant et abject sans que personne ne lui dise rien.

 

-Je n’aime pas ça, grogna encore Harry. Il prépare quelque chose !

 

Ron soupira et s’attira un regard noir de la part de son meilleur ami. C’était une source de désaccord entre eux. Le rouquin trouvait que son ami était beaucoup trop obsédé par l’ancien serpentard, à croire que de ce côté la guerre n’avait rien changé. Harry prenait Draco pour un Voldemort en puissance, mais le blond restait terré dans son manoir, ne cherchant même pas à se faire une place dans ce monde.

 

Il croyait, bien évidement, que Malfoy avait aidé Nott à sortir de prison –utiliser du polynectar pour prendre justement leur apparence était un véritable pied de nez à leur encontre- mais il ne le pensait pas assez stupide pour avoir laissé traîner des preuves. Le mangemort devait déjà être loin à présent. Ils avaient laissés passer leur chance de le coincer.

 

-Écoute, si ça peut te rassurer, on ira y faire un tour vite fait en milieu de soirée, proposa finalement Ron. Mais on dira à Mione qu’on sort simplement se balader une petite heure, elle a horreur que je bosse le soir de Noël.

 

-Ça me va, murmura Harry avant de se replonger dans le dossier de Draco Malfoy.

 

Les photos qui représentaient le blond dataient de l’époque de Poudlard. Harry se fit la note pour lui-même qu’il faudrait actualiser tout ça. Il avait les cheveux plus longs à présent…Enfin sans le gel qui les plaquait sur son crâne, ils avaient l’air plus longs. Et son visage avait mûri aussi, plus rien d’enfantin dans ses traits.

Malfoy avait grandi. Harry ferma les paupières de fatigue et se revit un instant dans la salle sur demande en feu, il rouvrit rapidement les yeux en sursautant.

Ron le regarda d’un air inquiet alors Harry lui fit un sourire rassurant avant d’aller se servir un café. Toute cette histoire avec Malfoy le fatiguait, passer ses journées la tête dans les dossiers le concernant était épuisant. Et puis il y avait les cauchemars qui étaient revenus...et qui raccourcissaient aussi sérieusement ses nuits.

Ceux dans lesquels il se retrouvait dans la salle sur demande en feu et il n’arrivait pas à attraper la main de Malfoy…il avait beau essayer, la main glissait de la sienne, alors il le regardait mourir et se réveillait en hurlant.

 

Il avait besoin de classer l’affaire Nott rapidement s’il voulait retrouver un semblant de sérénité.

 

°O°O°O°O°O°O°

-Je suis désolé, murmura Théo, je croyais que c’était une bonne idée.

 

Draco s’amusait à faire tourner son vin dans son verre. Il était près de vingt-deux heures.

 

-Il fallait s’y attendre, répondit-il impassiblement, les temps ont changé.

 

Ils étaient seuls, tous les deux, dans le grand manoir Malfoy qui avait été décoré pour l’occasion. Personne n’était venu.

 

-Ce n’a pas l’air de te toucher, reprit Théo.

 

-C’est parce que ça ne me touche pas, soupira le blond en s’asseyant sur un de ses fauteuils hors de prix. Qu’ils fassent leur vie, je m’en moque.

 

Théo resta un moment à dévisager son ancien camarade. Il n’arrivait pas à croire que ce jeune homme blasé de la vie soit Draco Malfoy, celui qui avait toujours voulu conquérir le monde.

 

-Je me mêle peut être de ce qui ne me regarde pas mais…

 

-Je ne suis pas Blaise, coupa Draco, je ne vais pas répondre bien sagement à tes trop nombreuses questions. Allez Nott, rentre chez lui, la fête est finie.

 

-Tu vas rester ici à cuver ton vin ? Viens avec moi.

 

-Je m’en voudrais de déranger, répondit Draco amer. Va le rejoindre Nott, c’est Noël après tout, il faut être avec les gens qu’on aime.

 

Théodore ne put s’empêcher de rougir et fut soulagé que Draco ait les yeux fixés sur les flammes qui dansaient dans sa cheminée. Il ne se savait pas si transparent. Il renonça à démentir les insinuations du blond. Peut-être que Malfoy avait raison. Il avait envie d’être près de Blaise. Bientôt il repartirait loin de lui mais ce soir c’était une parenthèse. Ce soir il voulait être heureux.

 

-Je vais y aller, abdiqua Théo.

 

Draco hocha la tête sans le regarder avec un sourire un peu triste.

 

-Écoute, reprit l’ancien mangemort avant de partir, je ne comprends pas pourquoi tu ne fais rien. Ce monde que j’ai quitté ne veut pas de vous. Les autres tentent de survivre, mais toi Draco tu as de l’argent. Tu peux, je ne sais pas moi, te mettre à ton compte, devenir avocat, défendre les autres auprès de la justice…Tu as les moyens de faire bouger les choses mais tu restes enfermé dans ton manoir, entouré de tes précieux bibelots à te morfondre sur la déchéance de ton nom ! Je t’ai connu plus courageux que ça.

 

Théo avait parlé d’une traite, il avait fallu encore qu’il l’ouvre. Ça avait été plus fort que lui. Draco l’avait pourtant aidé et lui n’avait rien de trouver mieux à faire que de lui dire ses quatre vérités alors qu’il semblait au plus bas. Il s’attendait d’une seconde à l’autre de recevoir les foudres du dernier des Malfoy.

 

-Tu as finis ? demanda simplement l’ancien Prince de sa maison d’une voix lasse.

 

Cette réaction déçut encore plus le brun que tout le reste. Il était bien content de ne pas vivre avec eux. Même la prison avait l’air d’être une vie plus joyeuse que celles que menaient ses amis.

 

La porte d’entrée qui claqua en se refermant fit cligner des yeux Draco. Il était à nouveau seul. Les mots de Théo avaient glissé sur lui et c’était bien comme ça. Il n’avait rien d’un pourfendeur des opprimés, il n’était pas un Potter version blond et élégant. Il avala son verre d’un trait en se souhaitant mentalement un joyeux Noël.

Finalement il avait jeté Théo dans les bras de Blaise et Pansy était avec son amant du ministère. C’était mieux comme ça. À présent, il n’y aurait plus personne qui allait compter. Ça ne le dérangeait pas d’être seul, ça ne devait pas être bien dur. Il serait tranquille dans son coin…

 

-Draco, regarde qui j’ai trouvé devant ta porte !

 

L’ interpellé sursauta et se retourna sans prendre le temps de se composer un masque froid.

 

Théo était là avec un sourire aux lèvres. Pas un de ses demi-sourires agaçants, non un vrai, un grand, un fabuleux sourire qui montait jusqu’à ses yeux.

 

Derrière lui se tenaient Blaise, Pansy, Millicent, Tracer Davis et Daphné Greengrass.

 

-On n’est pas trop en retard ? demanda Millicent qui avait pris dix bons kilos et Draco ne put que sourire à son tour.

 

°O°O°O°O°

 

Ils avaient continué de venir, par petits groupes. Ils étaient presque soixante-dix à présent et minuit n’allait pas tarder à sonner. Tous ou presque avaient répondu à l’invitation.

Blaise les regardait, sans trop parler, comme au temps de Poudlard. Ils y en avaient quelque uns qu’ils ne connaissaient pas mais Draco lui semblait tous savoir qui ils étaient.

Son ami présidait à table, comme au temps de Poudlard. Et comme à l’époque, un groupe de fille –femme à présent- riait à chacun de ses traits d’esprit sous le regard noir de Pansy. Marcus Flint parlait de quidditch avec Adrian Pucey et Terrence Higgs. Juste à côté, un autre groupe parlait politique et Blaise n’y reconnut que Malcom Baddock qui était à Poudlard en même temps qu’eux mais dans une classe de deux ou trois années de moins.

 

A côté de lui, Théo semblait rayonner. Blaise l’avait prévenu que la moitié des personnes ici risquait de le dénoncer dès la fin de la fête et que l’autre moitié n’attendrait sûrement pas si longtemps mais Théo s’était contenté de lui faire un clin d’œil et de lui murmurer « on verra bien » au creux de l’oreille, ce qui l’avait fait frissonner.

 

Ils étaient tous habillés avec élégance, à croire qu’ils avaient tous gardés dans leur garde-robe au moins une tenue de soirée. Blaise avait vraiment l’impression d’être revenu en arrière, à l’époque où on était fier d’être serpentard, où les sangs purs n’avait pas honte de la noblesse de leur famille. Il eut un mince sourire amer en pensant que tous ces faux princes et princesses allaient redevenir des moins que rien, peut être pas aux douzième coups de minuit mais quelques heures plus tard, lorsque la fête sera finie. Il se gavait de cette soirée avec ses yeux, ne voulant pas perdre une miette de ce qu’il voyait. Ne voulant pas revenir dans la réalité trop vite.

 

Il vit les sourires graves des gens, les masques que tous avaient mis –lui en premier- pour la soirée. Le masque des gens qui ont réussi. Cette fête n’était qu’une comédie, mais elle était aussi une bouffée d’espoir. Après tout, tous autour de cette table étaient vivants et aucun n’avait oublié d’où ils venaient.

 

« Nous étions les serpentards, pensa Blaise, les plus rusés et prêts à tout pour atteindre notre but…Nous étions respectés et maintenant nous ne sommes plus qu’un… »

-Allez viens danser, ordonna Théo en lui prenant la main et le sortant par la même occasion de ses sombres pensées.

 

-Je ne danse pas avec les hommes, répondit Blaise froidement mais son cœur avait accéléré sa cadence, bien malgré lui.

 

Théodore eut alors un de ses fameux demi sourire qui acheva d’inquiéter son vis-à-vis.

 

-Regarde autour de toi, les gens ici se moquent de ça…Demain je serais parti, j’aimerais danser avec un de mes meilleurs amis.

 

-Invite Draco dans ce cas. Moi je serais encore ici, grinça Blaise, et je n’ai pas envie qu’on marmonne qu’au Noël dernier que j’ai dansé avec toi.

 

Théo se retourna alors vers sa voisine de droite, Astoria Greenglass et lui demanda si elle trouvait ça choquant qu’il danse avec un homme.

 

-Non, murmura la jeune femme blonde, mais pourquoi cette question ? J’ai toujours pensé que Blaise et toi étiez ensemble…Enfin du moins du temps de Poudlard et quand je vous ai vu ce soir, il me semblait que…

 

-Bien entendu, nous sommes ensemble, sourit Théo sans se démonter, c’est juste que Blaise a un peu de mal à s’afficher. Ce n’est pas vrai, mon canard ?

 

Le canard en question foudroya son ami du regard.

 

-Arrête avec tes conneries, dit-il en serrant les dents et il se leva.

 

Il ne fit pas attention aux regards portés sur lui alors qu’il se rendait à l’extérieur. Il avait toujours dit que cette fête était une mauvaise idée. Elle donnait l’impression d’avoir ce qu’on aurait jamais. Et lui et Théo, ce n’est pas possible.

 

Il resta prêt d’une demi heure dehors, près de la fontaine au fond du jardin, lorsque l’objet de ses pensées vint le rejoindre.

 

-Je suis allé trop loin, je crois, murmura Théo en posant les mains sur ses épaules.

 

Blaise se recula et lui fit face.

 

-Tu vas toujours trop loin, murmura-t-il sombrement.

 

Il remarqua alors le sac à dos que Théo portait. Il s’était changé aussi. Il partait.

 

-C’est sympa de dire au revoir, siffla Blaise prit d’une colère sourde.

 

Il ne voulait pas que Théo s’en aille et qu’il le laisse encore !

 

-Je sais m’en aller quand il le faut, bien que j’aurais aimé avoir une dernière danse.

 

-Tu sais où tu peux te la mettre ta dernière danse, grogna Blaise.

Théo fit mine de réfléchir un instant.

 

-En fait je voyais plutôt une certaine partie de ton anatomie à cet endroit là…

 

Blaise eut un sourire mauvais. L’autre crétin commençait à l’agacer et il savait qu’il faisait exprès de le mettre hors de lui pour le déstabiliser. S’il pouvait partir et vite fait, sans faire toutes ses allusions qui le touchaient un peu trop. Et, avec un peu de chance il ne le verrait plus avant sept ans.

 

-NOTT ! cria une voix derrière eux. PAS UN GESTE !

 

Les deux anciens serpentards se crispèrent. Nott ne voyait pas qui venaient derrière lui mais il ne bougea pas, se contentant de regarder Blaise.

 

Ce dernier avait le regard qui allait de Potter à son ami avec une horreur croissante. Weasley et un groupe d’auror talonnaient le survivant.

 

-Enfin je te tiens et à la petite fête de Malfoy en plus…Parfait ! susurra Potter en s’avançant, il n’était plus qu’à deux mètres de Théo à présent et sa baguette était pointée sur son dos.

 

-C’est bon, admit Théo sans quitter Blaise des yeux, tu as gagné Potter, mais je t’assure, personne ne savait que j’étais ici…Je suis juste venu voir Blaise.

 

-C’est ça, ricana Potter, et moi je suis venu ici dans l’espoir de me faire Malfoy…Allez, lève les mains et toi aussi Zabini, je veux voir vos mains bien en évidence.

 

-Il dit la vérité, annonça Blaise en s’approchant de Théo. Il est venu pour moi, je l’aime et il voulait que je m’enfuie avec lui, le fou !

 

-C’est donc toi qui l’a sortit de prison ! jubila Harry. Qui était tes complices ? Malfoy ? Pansy ?

 

-Non, mentit Blaise, j’étais seul, les deux autres personnes n’étaient que des illusions. Vous n’avez qu’à faire votre enquête, je suis le seul à avoir jeté des sorts ce soir-là…

 

Potter sembla un instant décontenancé et lança un regard interrogateur en direction de Weasley qui haussa les épaules en signe d’incompréhension.

 

-On verra ça Zabini ! éloigne-toi de Nott et LEVE LES MAINS J’AI DIT !!!

 

-Je veux l’embrasser une dernière fois Potter, sois un gentil gryffondor et laisse-moi au moins lui dire au revoir…C’est Noël après tout.

 

Les yeux de Potter lancèrent des éclairs. Ainsi ces deux-là étaient amoureux…Ils pouvaient se rouler une pelle, s’ils voulaient, dans dix secondes, il embarquerait Nott en prison.

 

Blaise s’approcha de Théo sans sourire. Théo non plus ne souriait plus. Il se demandait à quoi son ami jouait et pourquoi il avait raconté tout ça à Potter. Il ferma les yeux en sentant les lèvres de Blaise se poser sur les siennes. Ce n’était pas leur dernier baiser, comme Blaise l’avait dit aux aurors, non c’était leur premier. Dommage qu’ils soient en si mauvaise compagnie.

 

Théo soupira, s’accrocha aux épaules larges et entrouvrit la bouche. Ce fut le moment que choisi Blaise pour transplaner.

 

Harry cligna des yeux en les voyant disparaître. La seconde d’après il se traitait d’imbécile et il renversa en criant un banc qui se trouvait là.

 

Ron donnait déjà des ordres pour les retrouver et les aurors transplantaient aux alentours du manoir, à l’aveuglette, encore et encore.

 

-Vous ! ordonna Harry furieux en désignant deux aurors, bouclez-moi le périmètre, je veux que personne ne sorte de ce putain de manoir ! Demandez des renforts et embarquez-moi tout ce beau monde en garde-à-vue. Il y a bien quelqu’un qui va savoir où ils sont partis !!!

 

O°O°O°O°O°O°O

 

-On est où là ? demanda Théo en avisant une affiche moldue sur un mur.

 

-Quelque part dans Londres, je suppose, répondit Blaise. Il faut qu’on sorte d’Angleterre rapidement. Je ne peux pas transplaner plus de dix-huit kilomètres à la ronde, on va devoir prendre le bateau.

 

-Tu es en cavale aussi à présent, remarqua Théo.

 

-A qui la faute !

 

-C’est si grave que ça ?

 

Blaise se retourna vers l’homme qu’il aimait, il n’avait pas lâché sa main. Il ne la lâcherait plus de sitôt.

 

-Je ferais avec, sourit-il, alors où veux tu aller ?

 

-Où tu veux, sourit Théo en retour. Draco va avoir des problèmes avec Potter…

 

-Oh tu sais, je crois que ce qui lui pose problème c’est justement quand il n’y a pas de problème avec Potter.

 

Les deux hommes eurent un regard de connivence, et Blaise les fit à nouveau transplaner.

 

°O°O°O°O°O°O°O°

 

Plusieurs semaines plus tard…Salle de jugement du ministère

 

-La justice va rendre son verdict, veuillez tous vous asseoir.

 

Draco s’assit essayant de ne pas faire attention au regard noir de Potter sur son dos.

 

Le juge reprit la parole dans un raclement de gorge.

 

-Dans l’affaire Théodore Nott. Monsieur Draco Malfoy est accusé de complicité d’évasion du mangemort recherché et il a choisit d’être son propre avocat. En l’absence de preuves conséquentes, Draco Malfoy est innocenté. Affaire classée.

 

La salle se leva, Draco eut un sourire et Pansy le serra dans ses bras.

 

-Tu as été brillant Dray ! Allons fêter ça !

 

-Pourquoi pas.

 

-Draco ! Draco ! héla quelqu’un dans la pièce.

 

L’ancien serpentard se retourna vers Marcus Flint avec un froncement de sourcil. Que faisait-il là ?

 

-Marcus, salua-t-il.

 

-Ecoute, commença l’homme, je sais que ce n’est peut-être pas le moment mais j’ai assisté au procès et tu as été fabuleux. Je suis moi-même accusé de vol par mon patron et aucun avocat digne de ce nom ne veut me défendre… Et je n’ai pas les moyens de les payer, ça doit jouer aussi. Je me demandais si tu ne pouvais pas être mon avocat…

 

-Je…Ce n’est pas mon métier, hésita Draco.

 

-Ça pourrait l’être ! s’extasia Pansy. Tu pourrais apprendre le droit et aider les gens comme nous !

 

-Je te laisse réfléchir, murmura Marcus, si tu as besoin de quoi que ce soit, je suis chez moi…

 

Draco serra la main de son ancien capitaine de quidditch avec un hochement de tête. Il se fit bousculer par quelqu’un, immédiatement après et se retourna vers la personne avec une insulte qui mourut sur ses lèvres.

 

-Tu ne t’en sortiras pas toujours aussi facilement, Malfoy ! siffla Potter et ses yeux verts n’avaient jamais été si brillants.

 

Draco se massa l’épaule et sentit une excitation bien connue faire vibrer son estomac. Une altercation avec Potter.

 

-Je crois au contraire Potty, que la roue est en train de tourner…

 

-Que veux-tu dire ?

 

Draco se pencha alors vers l’ancien gryffondor et murmura tout contre son oreille.

 

-Qu’il va falloir compter avec moi, à présent. Je reviens dans le jeu Potter.

 

Le jeune homme à la cicatrice frissonna et ses yeux verts s’assombrirent d’une façon qui mit Draco dans un état quelque peu gênant. Mais qu’importe, il avait pris sa décision. Il aiderait Flint, il aiderait les autres s’il le pouvait. Il allait redorer son nom. Il allait compter dans ce monde parce qu’il était Draco Malfoy, le prince des serpentards.

 

Lorsqu’il se rendit chez lui ce soir là, un hibou lui avait apporté une carte postale, vierge de toute écriture, mais la Statue de la Liberté qui y était représentée lui avait semblé tomber à pic.

 

Il eut un léger sourire.

 

II espérait que Théo et Blaise se plaisaient à New York.

 

 

Fin

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Re-salut ^^

Alors encore vivants ?

Z’avez étés sages cette année ? Vous avez eu de beaux cadeaux ? (moi j’ai un bébé chat…enfin je l’avais déjà mais je tenais à vous le redire :p Il roxx toujours à mort !)

Morphine j’espère que cette lecture n’était pas trop barbante. Tu pourras te venter de m’avoir fait écrire un autre couple que du hpdm (même si je n’ai pas pu m’empêcher d’insinuer certains trucs…ce qui m’a valut des moqueries de la part de Fanny comme quoi je serais une obsédée de ce couple…elle est miiichante avec moi ! C’est même pas de ma faute ! Mes doigts écrivent tous seuls !!! Je le jure votre honneur ! JE SUIS ZINNOCENTEUH !!)

Hum bref ^^

Bonne année et meilleurs vœux à tous.

Gros bisous à Morphine !

Et quand même un poutou à Fanny parce que je ne veux pas me faire virer de mon poste d’admin.

 

Artoung (Petiiiit chatoooon de noooeeel, quaaaand tu descennndraaas du ciiieeeel. Aaaaveeec tes jouuuuueeeets paar…ok ok je m’en vais :p)

 

 
     
     
 
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