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Quintessence Lycanthropique
Par Keridwen
Loup, y es-tu?  -  Fantastique  -  fr
2 chapitres - Complète - Rating : T (13ans et plus) Télécharger en PDF Exporter la fiction
    Chapitre 1     Les chapitres     3 Reviews    
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Routine désorientée.
Première participation à ce site et à un concours. N'hésitez pas à me dire vos impressions (aussi dures soient-elles ^^).
 
 

-          Qu’est-ce que vous avez à me reluquer comme un chien en cage ?

 

Ce moment là aurait pu être la fin de mon histoire. J’aurais pu –déjà- être embarqué par des scientifiques boutonneux puis enfermé dans une pièce blanchâtre de 5m². Ils m’auraient fait subir une série de tests –qui ne leur auraient fait que confirmer la théorie de ma différence-.

 

Mais n’allons pas trop vite en besogne.

 

Après tout, je venais seulement de servir à mes parents une de ces réponses provocantes et toutes faites -digne d’un adolescent- devant leur regard ahurit. Leur fils de dix-sept ans –et trois quart- qui engloutissait son second bol de céréales semblait être, pour eux, une image plus choquante que la vision matinale de sa frangine escort girl. Et pourtant, le décolleté de ma sœur cadette était comparable aux chutes du Niagara : abondant et découvert.

 

J’aurais pu expliquer la réaction de mes géniteurs si j’étais en train d’ingurgiter des Lion ou des Crunch. Mais je n’avais ni démolit l’immeuble d’en face, ni avalé une gazelle.

 

-          Depuis quand tu as des poils au menton ? Me lança mon père avec fierté.

 

Eux aussi avaient remarqué ! Je me surpris à me gratouiller ma nouvelle pilosité –que je devais sans doute au marchand de sable-. Bien qu’atteint de la maladie des yeux clos du matin, je pus facilement discerner les minuscules phanères pointant le bout de leur nez. Je crus d’abord à un miracle ! Ensuite -avec plus de rationalité- j’ai pensé que mon père, désespéré de voir son fils si imberbe, m’avait enduit en cachette une solution miracle. Une sorte d’engrais enrichissant, comme le crottin de cheval. Aux yeux de mon paternel, j’étais enfin devenu un homme ! S’il avait su à quel point il se trompait d’espèce…

 

Je ne sais pas comment cela a pu arriver…

 

On était vendredi. J’avais prévu de festoyer pour célébrer la fin de semaine –une fête très répandue de nos jours-. Dès le matin, je fis abstraction de mes trois heures de philosophie. Durant ce calvaire, je passais mon temps à me curer les ongles. Ils paraissaient étrangement longs et sales, à croire que la lotion de papa marchait aussi pour eux. D’autant que me questionner sur la temporalité du bonheur n’était pas ma tasse de thé.

 

Les deux heures de sport qui clôturaient cette longue semaine sont passées à une vitesse folle. Peut-être parce que nous avons mis une bonne raclée à l’équipe adverse. Je n’avais jamais couru aussi vite de ma vie, surtout après un ballon -qui somme toute dévalait le terrain avec plus de rapidité que les joueurs-. Les épinards dégustés dans le réfectoire devaient y être pour quelque chose.

 

J’étais enfin arrivé chez moi après quinze –interminables- minutes de marche à pied. Je grimpais les marches trois par trois pour arriver dans ma chambre. Après avoir hurlé sur ma sœur, qui tentait vainement de retrouver les 10€ que je lui avais fauchés, je remplis mon sac d’un caleçon propre, de ma brosse à dent, d’un déodorant et de la bouteille de vodka planquée sous mon lit. J’avais prévenu mes parents ce matin que je n’assisterai pas à l’éternel et ennuyeux repas du vendredi soir. J’avais été étonné de recevoir une réponse positive. Comme quoi, avoir un peu de poils au menton permet d’accéder à la socialisation –et à la débauche-.

 

Je m’apprêtais à dévaler les escaliers quand je fus figé dans mon élan. Quelque chose clochait. J’avais autre chose de prévu. Mon corps refusait de partir et ma tête était loin de le contredire. Je dus lutter férocement pour descendre les marches unes à unes. Il me fallut trente minutes pour arriver à destination. Une destination seulement à un pâté de maison. Rasséréné, à mon arrivée, je repris mon sourire habituel. D’ailleurs, les filles succombaient assez facilement quand j’ouvrais la bouche. Non pas que mes paroles les intéressaient outre mesure, mais je crois que mes dents les subjuguaient par leur linéarité. 

 

Les potes avaient programmé une soirée «Rambo, Pizza, Vodka ». Que demander de plus ? J’ai été désigné très rapidement comme le barman officiel de la soirée. Les autres étaient simplement trop fainéants pour le faire. Je secouais énergiquement le shaker quand j’eus plusieurs trémolos dans les bras -j’aurais pu mettre ça sur le compte de l’alcool si la soirée avait été bien avancée-.

 

Les copains s’inquiétèrent de ne pas voir revenir leurs boissons, si bien qu’ils ne trouvèrent rien de plus efficace que d’hurler sauvagement mon nom. Leurs rires rauques résonnaient dans tout le salon. La soif qui les animait n’était sans doute pas assez forte pour qu’ils en oublient leur nonchalance.

 

Je me surpris à engloutir une pizza royale pour quatre personnes. J’étais plutôt gringalet, mon appétit n’avait jamais dépassé la taille de mon estomac. Pourtant, devant les yeux éberlués de mes compagnons, je dévorais ma part. […] On avait commencé le troisième volet de Rambo depuis déjà vingt minutes. Tout le monde somnolait, les yeux mi-clos. L’euphorie était passée, la fatigue prenait place –enfin pour eux-. Mes muscles étaient continuellement en action ; je me sentais serrer les poings. Je me passais de l’eau froide sur le front, espérant que cela calmerait les ardeurs brûlantes de mon corps.

 

La cuisine était illuminée d’une douce lumière blanchâtre. Je fus happé dehors en quelques secondes. Je me sentais irrésistiblement attiré. Il était rare que la lune soit si haute. Bien souvent les lumières de la ville la cachaient. Lorsque je passais la porte vitrée de la cuisine, je sentis sur moi l’air frais se choquer à ma peau. J’assistais à une bataille féroce entre mes palpitations et le calme étrange qui régnait dehors.

 

Cela avait déjà commencé depuis deux jours, mais je n’en ressentis les effets que ce soir là. Et quels effets !

 

Hugo habitait en périphérie. Généralement, on entendait les soubresauts sonores de la ville sans trop de problème. Ce vendredi, il aurait fallut tendre l’oreille pour déceler le moindre croassement de voitures. Quelque chose n’allait pas, je le sentais. Sans pouvoir mettre un seul mot sur ce que je pressentais, je m’enfonçais dans le bois bordant la ville. Les natifs disent que notre forêt est aussi majestueuse que celle de Brocéliande. Néanmoins, pour en avoir une bonne approximation, il faut diviser par quatre Brocéliande.

 

Pieds nus, j’écrasais tout sur mon passage. Je me dirigeais droit devant moi, ne comprenant pas ce qui m’attendait. Quelle ne fut pas ma surprise lorsque je repris mes esprits et que je découvris avec stupeur que j’avais atteint la rivière. En été, les randonneurs mettaient plus d’une heure pour y arriver. Depuis combien de temps marchais-je sans savoir où aller ? Depuis quand me promenais-je seul en plein milieu de la nuit ? Malgré ma maigre constitution, je n’étais pas un peureux. Seulement, qui aurait pu être rassuré dans un endroit pareil ?

 
 
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