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au 31 Mai 21 :
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La douce folie qui m'accompagne.
Par Morphine
Harry Potter  -  Romance/Mystère  -  fr
6 chapitres - Complète - Rating : T+ (16ans et plus) Télécharger en PDF Exporter la fiction
    Chapitre 5     Les chapitres     5 Reviews    
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Hjartað hamast eins og alltaf, en nú úr takt við tímann.

Hjartað hamast eins og alltaf, en nú úr takt við tímann.

 

 

Lorsqu’il se leva le soir suivant, ses vêtements étaient prêts et pliés sur la chaise près de son cercueil.

Debout et nu, il les effleura du bout des doigts, devinant que c’était une attention de Léopold. Il ferma les yeux, écoutant attentivement le silence autours de lui… Un souffle lui parcourut bientôt la nuque et il frissonna.

_ Léopold, arrête

_ Qui est Léopold ?

Draco sentit le froid lui geler les entrailles, et une sourde colère poindre en lui. En un mouvement il se retourna pour faire face à Harry qui semblait perplexe.

_ C’est un nouvel amant ? Tu m’as déjà remplacé ?

_ Non…

Et avant qu’Harry ai pus faire un seul mouvement, Draco leva les bras et entoura le cou du brun avec douceur avant de le serre contre lui. Harry, ne s’attendant pas à ceci, mais plutôt à une bonne enguelade, ne fit tout d’abord aucun geste. Puis, finalement, il lui rendit son étreinte. Il n’y avait aucune chaleur, aucune… Harry lui caressa doucement les cheveux et releva la tête vers le miroir rond de la coiffeuse qui lui faisait face.

_ Heu, Draco…

 

Le miroir était brisé, rependu en millier de petits éclats, comme une fine couche de neige… Du sang maculait certains bout plus gros que les autres, ainsi que ce qui ressemblait à de l’eau, et que Draco savait être des larmes.  

 

Il se détacha de Harry et effleura les fins bouts de verre. Ils craquaient doucement sous ses attouchements, tintant imperceptiblement.

_ Casser un miroir, c’est tellement puéril, Draco.

_ Ce n’est pas…

 

Draco serra les dents, ferma les yeux et lorsqu’il les rouvrit ce fut pour se diriger vers les vêtements posés sur la chaise. Une jolie tenue crème, une costume trois pièces, sans cravate, avec une chemise blanche. Draco déglutit en remarquant que c’était exactement les mêmes vêtements que l’homme sur la photo. Il les enfila, souriant vaguement à la vue des portes chaussettes, et mit même les mocassins crème.

Il se retourna et Harry eu une légère grimace.

_ Je n’aime pas ces vêtements. Tu ressembles à ton père.

 

Draco eu un rire nerveux et un peu ironique.

_ Tu ne pourrais pas dire plus vrai et à la fois plus faux.

_ Comment ?

_ Je disais, oui, c’est vrai, tu as raison, je ressemble à Lucius.

 

Il se détourna et sortit de la chambre, s’asseyant sur un des tabourets de bar dans la cuisine…

 

_ Je vais me faire couler un bain… Draco !

_ J’ai entendu.

 

Harry soupira et se rendit dans la salle de bain…

Draco commença à trier des allumettes pour se changer les idées, peut être aussi pour se distraire, pour faire quelque chose avec ses mains… Pour trier les allumettes tout simplement.

Vingt minutes plus tard, Draco se leva.

Il avait entendus un bruit de chute venir de la salle de bain dix minutes plus tôt, et depuis rien. Ho ! Il ne s’inquiétait pas pour Harry Potter ! Apres tout, qu’est ce qui dans la salle de bain pouvait bien lui nuire, il était un vampire après tout… Non, c’était peut-être un peu de curiosité qui le poussa à jeter un coup d’œil par l’entrebâillement de la porte.

Il resta figé un moment et finit par rentrer. Harry était à quatre pattes, la tête et les avants bras dans l’eau, semblant lutter contre une force qui le maintenait en immersion… Draco se tourna vers le miroir et se frotta doucement le visage. Léopold, un air torturé sur le visage le regardait fixement, maintenant Harry sous l’eau. Draco considéra la situation et hocha la tête d’un air las. Il s’approcha d’Harry et caressa la main de Léopold qui était palpable sous l’eau.

_ Ne fait pas ça…

° Tu l’aimes plus que moi !°

_ Je ne l’aime pas Léopold. Lâche le maintenant.

 

Léopold serra les mâchoires et ôta sa main. Harry remonta lentement à la surface et écarta les mèches de cheveux de ses yeux. Il regarda Draco qui était adossé aux lavabos et sursauta. Il le voyait… Il voyait l’homme ! Il le voyait enlacer Draco, le visage enfouit dans son cou, les yeux fermés et les manches trempées. Draco le regardait à la fois d’un air las et victorieux.

_ Tu me crois maintenant ?

 

Depuis qu’il avait emménagé avec Draco, Harry s’était sentit étrangement insatisfait. Pourtant, ils avaient un très bel appartement, ils ne manquaient matériellement de rien et ils vivaient à Londres, riche en truands et autres nourritures possibles… La vérité, c’était qu’il ne voulait plus être là.

Il avait suivit Draco alors qu’il était perdu et étranger à ce monde qu’était celui de la nuit. Il remerciait d’ailleurs Draco de l’avoir veillé et protégé, un peu à sa manière. Et puis, comme un enfant trop gâté, comme il avait déjà du le faire des milliers de fois, Draco Malfoy s’était lassé de son jouet, lâchant Harry Potter comme une poupée de chiffon que l’on jette. Car il s’agissait bien de cela. Harry était une sorte de jouet que l’on éduque, à coup de ceinture s’il le faut, que l’on habille et à qui l’on fait faire tout ce que l’on veut.

_ Je veux retourner chez moi.

 

Draco s’adossa plus nonchalamment contre le dossier de son fauteuil en rotin et regarda Harry dans le canapé. Draco ressemblait à ces anglais du début du siècle, en costumes blanc en Inde ou en Afrique du sud.

_ Chez toi. Avec ceux que tu considères comme ta famille j’imagine…

 

Harry hocha la tête et Draco  la pencha vers la droite. Ses sourcils étaient froncés, il ne s’y attendait pas si tôt. Léopold dans la télévision murmura un méchant « bon débarras » et Draco soupira.

_ Bien sûr Harry, qui t’en empêche ? Retourne les voir. Fait juste attention, n’oublie pas le danger que tu représente pour eux. Et par pitié, ne leurs parle pas de moi.

 

Il se leva et alla s’assoire aux cotés d’Harry.

Draco le regarda dans les yeux pendant au moins dix minutes et finalement murmura.

_ Je crois oui, que c’est mieux ainsi. Il faut mieux que tu t’en aille. Loin de moi. En fait, nous n’aurions jamais du faire tout ça. Je n’aurais jamais du faire ça. C’était une erreur. Nous ne nous apprécions que trop peu si je puis dire.

 

Harry hocha la tête gravement et ils restèrent silencieux à se regarder, puis finirent par littéralement se jeter l’un sur l’autre pour se dévorer la bouche. Ils s’embrassèrent comme des possédés, décoiffant Draco, débraillant Harry, leurs langues se frottant l’un contre l’autre. Leurs lèvres étaient chaudes et insatiables. Ils finirent tout de même par se séparer, l’air hagard.

_ Bien… Je crois que ça sera tout.

 

Harry approuva d’un geste de tête et disparut dans la chambre pour faire sa valise. En moins d’une demi heure, il était partit. Plus rien dans l’appartement ne pouvait faire penser qu’un second locataire avait vécu ici.

 

Draco se retrouva seul. Il sentait son cœur battre doucement. Il avait toujours trouvé ça merveilleux d’entendre son cœur battre, son cœur mort. Il posa la main sur sa poitrine et ferma les yeux. Les pulsations résonnaient dans sa tête, dans sa mains, jusqu’au bout de ses doigts.

Il n’aimait pas Harry Potter. Il le désirait ardemment comme on souhaite une goutte de pluie au milieu du sahara. C’était un désir tellement fort et à la fois si fragile. Harry était partit maintenant, et la bête sournoise, tapie au creux de ses reins se mourrait. Plus rien bientôt ne le retiendrait plus à Harry Potter.

Son cœur battait si fort.

Son cœur battait, comme toujours.

Mais quelle importance. Il était mort, il aurait aussi bien put s’arrêter.

Le monde tournait sans Draco Malfoy. Pour le reste de la communauté sorcière, il était mort ce fameux jour où Darius l’avait sauvé, au bord de la rivière. Il était mort voila plus d’un ans, presque deux. Et nul ne le savait encore en vie, à part Harry Potter.

Parfait.

C’était parfait. Ainsi, il ne manquerait à personne, même si la mort, celle qui n’épargne pas deux fois venait à le faucher. Draco ferma les volets pour ne plus les rouvrir.

Il était hors du temps.

Se sortant de sa langueur, Draco retourna dans la salle de bain et décrocha le miroir pour l’installer dans le salon.

° Draco, que fais-tu ? °

_ Je te crois. C’est bon, j’arrête le déni. Explique moi maintenant.

 

Léopold le regarda gravement et s’assit sur un fauteuil, invitant Draco à prendre place sur l’accoudoir, ce qu’il fit. Ils étaient beaux dans le reflet.

 

° La première chose qu’il te faut comprendre tout d’abord, c’est que ta mère était une sorcière. Je vois que tu ne comprends pas. Disons qu’elle était deux fois sorcière. Une Black, une sang pure, mais aussi une sorcière au sens biblique du terme. Et je veux parler de la bible après le nouveau testament. Elle frayait avec le diable.

Elle se rendait aux Sabbats, invoquait les puissances démoniaques… Elle venait tout juste de se marier à ton père lorsque c’est arrivé.

Je ne sais pas si tu es au courant de ce genre de choses, mais les sorcières se donnent au Diables durant ce genre de manifestation. Elle venait d’avoir vingt ans, elle était belle. C’est sur ses reins que fut consacré l’hostie ce soir là. °

 

Léopold ferma les yeux, semblant se remémorer certains détails.

 

° L’hostie a été distribuée aux autres, et le prêtre a continué la cérémonie. Le ‘’diable‘’ est arrivé et a prit ta mère. Ho, elle n’était certes plus vierge, et ce n’est pas vraiment le diable qui apparaît lors de ces soirées. C’est un homme, ou une femme, revêtus d’un costume, et arborant une verge en bois. Les sorcières évitaient donc tout risque de grossesse. Seulement, quelque chose de démoniaque, si tu veux appeler ça comme ça, s’est mis en route cette nuit là. Je pense pour ma part que c’est un acte absolument merveilleux et plein d’amour.

Lucius savait qu’il n’était pas le père mais il concevait un tel sentiment pour ta mère que ce fut tout comme.

Huit mois et demi plus tard, le cinq juin 1980, tu es né. °

 

Draco semblait avoir avalé des serpents. Il fixait Léopold dans le miroir, ses lèvres entrouvertes, il semblait avoir du mal à parler.

_ Je suis… Le fils du Diable ?

° Non. Tu as été conçu grâce à un amour extra sublimé pour lui. Tu lui appartiens. °

_ Ma…MERE, m’a voué au Diable ?

°Oui !°

 

Devant le sourire radieux de Léopold, Draco eu un hoquet hystérique et ses yeux se révulsèrent.

Dans un mouvement très élégant, il tomba dans les pommes.

 

A suivre.

 
 
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