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au 31 Mai 21 :
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Plic, plac, ploc
Par Dorujiki
Originales  -  Général  -  fr
One Shot - Rating : K (Tout public) Télécharger en PDF Exporter la fiction
    Chapitre 1     0 Review    
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Plic, plac, ploc…


Les arbres sans aucune pudeur affichaient leur nudité. Qui cherchaient-ils donc à provoquer ? À cette époque de l’année, la vie semblait avoir quitté le parc. Alors, dans quel but se mettre en une si petite tenue si personne n’est là pour vous observer ? Peut-être symbolisaient-ils ainsi un abandon du lieu comme un abandon de ce qui sert à les couvrir. Peut-être cherchaient-ils à interloquer les autres êtres vivants, à les choquer pour qu’ils reviennent enfin. Mais rien, le parc était à ce moment précis, un désert de désolation.

Plic, plac, ploc…


Le chant des oiseaux avait disparu. De même qu’avait disparu le chant du vent soufflant sur l’herbe. Les bruits de pas, les rires, mais aussi les pleurs. Tous ses sons qui forment la mélodie de la vie avaient disparu.

Plic, plac, ploc…


Le seul son que l’on pouvait entendre n’était qu’un martèlement violent, et monotone. Il ne servait à rien d’autre qu’à troubler l’état de paix qui régnait en ce lieu. Il éloignait aussi les formes de vies d’origines diverses et variées qui auraient pu vouloir se rendre au parc. Mais si même le climat se mettait contre la nature, alors que faire ? Attendre que des organismes ayant une conscience tels les êtres humains se décident à venir repeupler cet endroit ? Il faudrait que cette personne soit complètement folle pour venir au parc et y rester au risque de tomber malade.

Plic, plac, ploc…


Finalement, tout ceci n’est pas un bruit, mais bien un chant. Qu’importe s’il n’est pas joyeux. Et ses ondes qui ne disparaissent plus de la surface de l’eau. N’est-ce pas là un des charmes que peut offrir la nature ? Tout n’est pas forcément tout vert et fleurit dans un parc. Il faut savoir aussi apprécier quand la nature se meurt. Si le printemps nous parait si beau, c’est bien parce qu’il est éphémère non ?

Plic, plac ploc…


Les Hommes sont devenus bien égoïstes à notre époque. Qui sait si un jour ces parcs ne disparaitront pas ? Ils ne sont pas en sucre, alors un petit passage par le parc ne peut pas les tuer si ?

Plic, plac, ploc…


Et si la nature devait-elle aussi égoïste ? Égoïste au point de se plaindre, au point de pleurer en silence, sans voir qu’un être un peu perdu et aussi triste qu’elle, se tient sur un ponton à l’observer. À observer cette eau, celle qui en tombant forme un tableau mouvant, et celle qui sert de toile.


Plic, plac, ploc…


Le parc est vide, la nature en a décidé ainsi. C’est l’hiver, il fait froid, elle hiberne, elle se fait vieille et capricieuse. Elle aimerait être remplie de monde qui vienne sauter dans les flaques d’eau, courir, s’amuser, ou juste l'apprécier à sa juste valeur. Mais elle aimerait aussi être soignée, préservée, être sûre d’être là plus longtemps qu’elle n’a mis pour atteindre la hauteur du plus grand des arbres. La folie des Hommes a tout emporté. Ils préfèrent la regarder en photo, bien au chaud dans leur lit, leur ordinateur sur les genoux. Mais, le jour où elle n’existera plus qu’en photo, il sera trop tard.

Plic, plac, ploc…

Délaissée elle aussi, mais cette fois par la nature dont elle fait partie, la jeune fille relève son visage. Une perle présente sur son front vient glisser par ce mouvement de manière rapide jusqu’à son nez avant de tomber dans l’eau trouble. Ça y est, elle est entrée dans la mélodie. Indirectement certes, mais un peu d’elle est en train de faire un long voyage. Peut-être échouera-t-elle dans une rivière, dans un fleuve, puis dans la mer et enfin l’océan avant de remonter dans le ciel et de tout recommencer. Peut-être, peut-être pas finalement. Qui sait, comme les humains, les gouttes d’eau peuvent se perdre en route. Elles peuvent n’atterrir nulle part, ou au contraire se perdre totalement et prendre une autre route. Et elle ? En changeant, croyant suivre le bon chemin, n’a-t-elle pas fermé les yeux au moment de choisir entre à gauche, et à droite ? Ne l’a-t-on pas poussé vers une certaine direction ?

Plic, plac, ploc…


Comme pour répondre à sa question, un vent violent souffle sur elle et vient soulever sa jupe et chatouiller sa peau nue. Le froid commence à se faire ressentir par la jeune fille et sans le vouloir, elle se met à trembler légèrement. Elle prend de nouveau conscience de son existence en même temps que la nature la reconnait.

Plic, plac, ploc…


Elle s’arrête à la fin du ponton et regarde derrière elle. Est-ce le bon chemin ? Elle n’en est plus si sûre désormais. Mais la nature semble vouloir déverser sa colère sur elle. Après tout, il faut bien un bouc émissaire dans chaque histoire, pour chaque personne, pourquoi pas elle ? De l’autre côté du ponton se dresse une flaque énorme, et la terre semble très boueuse. Passer par là c’est un risque certain pour elle et de se salir, et de tomber en se faisant sûrement mal, après tout, n’est-ce pas une petite pierre non loin de cette flaque ? Impossible de faire demi-tour, à quoi bon regarder en arrière et se torturer. Mais, à voir cette accumulation d’eau, l’état du terrain, la jeune femme a dû rester là, inerte sans bouger, sans se manifester depuis bien longtemps. Un peu comme mère nature. S’il est impossible de faire marche arrière, alors il faut avancer.

Plic, plac, ploc…


Après quelques pas et aucun regard jeté derrière elle, la pluie semble vouloir se calmer peu à peu. Percevant ce léger changement, la jeune fille s’approche d’un arbre et pose sa main contre celui-ci. Ce n’est malheureusement pas le printemps, et il ne peut lui apporter la protection qu’elle demande. Elle est de nouveau inerte, elle ne tremble plus, sa respiration semble être inexistante tant le son de celle-ci est faible. Et la pluie se remet à tomber de manière plus intense.

Plic, plac, ploc…


Puis, un mouvement de tête à gauche, à droite, mais pas derrière. Elle connait bien ce parc pourtant, mais elle se sent perdue. Elle a besoin d’aide, elle a besoin d’être au calme, de réfléchir. Mais elle ne peut pas. Cet endroit commence à lui faire peur. La nature veut-elle la garder prisonnière ? En faire une observatrice éternelle ? Aucune idée, tout ce qu’elle sait, c’est que finalement, ce rôle-là, elle n’en veut pas.

Plic, plac, ploc…
 
     
     
 
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