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au 8 Juil. 19 :
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Mille et une Nuit(s)
Par Cloe Lockless
Harry Potter  -  Mystère/Fantastique  -  fr
4 chapitres - Complète - Rating : T+ (16ans et plus) Télécharger en PDF Exporter la fiction
    Chapitre 2     Les chapitres     18 Reviews    
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Princes et Princesse

Récidive : Imaginez un concours qui approche et 1001 pages d’Histoire contemporaine à réviser. Certes, ça change de l’allemand. N’empêche qu’ils ne cessent de se tapèrent dessus et s’allièrent pour se trahir aussitôt, et les tensions furent à leur maximum dans la Chambre haute jusqu’à la coexistence pacifique… J’ai donc dépoussiéré le magnétoscope et enfourné Princes et Princesses de Michel Ocelot. Et je me suis aperçue que ce que j’avais parodié dans Mille et une Nuit était en fait mon souvenir d’un des contes de Princes et Princesses (Le Manteau de la Vieille Dame) ! …Voilà. Je vous recommande ce film avec une télécommande d’avance rapide dans la main^^

L’idée de départ et les personnages ne m’appartiennent pas, ni les paroles insérées en songfic (chantées par Natasha St-Pier mais je vous déconseille d’écouter la musique en lisant, ce ne serait pas la bonne ambiance. J’écoutais Tout reste à faire de Kyo et l’intro de The Poison de Bullet for My Valentine. Mais bref. Les paroles font partie du texte.)

Tant que je suis lancée, je vous raconte une histoire :

Il était une fois un royaume avec une Sorcière. Celle-ci vivait enfermée dans son immense château, où nul n’avait jamais mis les pieds. Le roi offrait la main de la princesse sa fille, à quiconque — un prince — parviendrait à pénétrer l’antre de cette effroyable créature ; comme une épreuve de courage sans doute… ?

Figures Libres
————



Harry se releva. Il n’eut pas besoin de s’habituer à la pénombre, le clair de lune inondait la pièce à travers l’unique fenêtre ; elle était entièrement vide, étrangement propre, pas une toile d’araignée alors que le plancher semblait vermoulu. Il n’y avait qu’une chaise près de la fenêtre, et Ginny y était assise, inconsciente, la tête appuyée au mur. Ses mains tenaient un sablier, trop incliné pour que le sable puisse s’écouler. Harry resta quelques instants à contempler sa princesse.

« Figures libres », c’était le nom de leur jeu. Un jeu de mot un peu pitoyable. Une invention de deux frères un peu givrés pour s’évader du réel. Cela ressemblait à une figue, cela en avait le goût, se mangeait tout comme. Mais chaque fibre était imprégnée d’une substance qui faisait rêver, et le noyau contenait un petit sablier, pour le pittoresque. C’étaient trois minutes de conte de fées, qui semblaient durer tout une nuit, jusqu’à l’aube. Il suffisait de partager le fruit, se dire « à tout de suite » et retourner le sablier.

Ils avaient dix-sept ans, et ils en avaient terriblement besoin.

Les cheveux roux masquaient le visage de l’adolescente. Harry s’approcha, s’accroupit devant elle, serrant doucement la cheville. Les yeux étaient fermés, le souffle imperceptible. Il appela son nom, mais elle ne bougerait pas. Il aurait voulu tendre le bras et la toucher, le front, la joue, les lèvres, mais elle était trop belle, trop pâle, trop froide.

Il sortit, referma la porte derrière lui très doucement, comme si elle dormait. Il lâchait la poignée, songeait « à tout à l’heure », dans le couloir il faisait vraiment sombre.

Un signe, une larme, un mot, une arme,
Nettoyer les étoiles à l'alcool de mon âme,
Un vide, un mal, des roses qui se fanent,
Quelqu'un qui prend la place de quelqu'un d'autre…


Dehors, assis sur une branche de l’arbre, Harry observait la scène. Le manoir ressemblait à n’importe quel manoir hanté, une façade victorienne dégradée de gris et d’ombres, indemne, alors que les grilles et la haie avaient été rasées par l’air du temps. De temps à autre apparaissait une silhouette, brièvement à l’une des fenêtres, lueur chinoise sur cet intérieur tellement noir.

Il fallait entrer.

C’était absurde, comme un jeu. Et pourtant le monde en dépendait ; cette porte était le mal à abattre, c’était le seul moyen — pour que tout s’arrange. Epouser la princesse et ils vécurent heureux.

Harry descendit de la butte et franchit ce qui n’était plus le portail. Des « princes » défilaient sous ses yeux, des inconnus le dépassaient en courant, souvenirs nés de traces brûlées au sol, de pierres fendues sous ses pas. Ils lançaient des sorts pour briser les fenêtres, crever un mur, mais les gerbes rouges rebondissaient vers eux, ils fuyaient, en riant, de peur, d’adrénaline, sans un cri de douleur, mais toujours blessés. Un garçon roux, qui devait avoir l’âge de Harry, traînait une grosse salamandre dans le jardin. Le feu se déversait le long des gouttières, embrasait les ruines de buissons et les parterres de ronces.

« - Il faut entrer dans le manoir, pas le détruire, souffla Harry. »

Il ralentit, fixant une vitre au premier étage et les langues de suie.

Un ange frappe à ma porte, est-ce que je le laisse entrer ?


Quelqu’un ricanait, au pied de l’arbre qui avait pleine vue sur le théâtre, un Serpentard peut-être, le manoir flambait. Mais un gros nuage s’amassait dans le ciel clair, et il plut au-dessus des toits. La salamandre soudain se tordait de douleur, le garçon poussait un cri, la pluie rongeait la peau. Harry plissait les yeux, comme aveuglé par les projections, le fantôme repassait furtivement à la fenêtre. Il s’était enfui, la salamandre n’était plus qu’une vague tache de cendres, et le nuage s’évanouit.

Harry s’arrêta devant la porte. Le vent lui amenait les voix de gens dans son dos, des chuchotements sarcastiques, pourquoi réussirait-il, lui, ce gosse maladif qui n’avait plus rien, qu’une baguette volée et des idéaux ravagés dans la tête. Il n’entendait pas.

Il sortit la baguette de sa poche, la laissa tomber sur les trois marches du perron. Un pas en avant, il posa les deux mains sur la porte, puis frappa. Elle s’ouvrit, il entra.

Ce n'est pas toujours ma faute si les choses sont cassées


Il referma derrière lui et le silence revint. Il y avait de petites bougies allumées sur la commode qui éclairaient leurs siamoises dans le miroir. Quelqu’un était assis dans l’escalier.

« - C’est la première fois que quelqu’un frappe.
- …
- Très fort. Bravo.
- La sonnette n’avait pas l’air de marcher. »

L’hôte hocha la tête, un masque de fer noir au profil de fourmi lui cachait le visage.

« - Tu peux enlever ton masque, tu sais…
- Je te fais visiter ?
- Comme tu veux. »

Ils montèrent les escaliers.

Le diable frappe à ma porte, il demande à me parler
Il y a en moi toujours l'autre, attiré par le danger…


La silhouette vêtue de blanc marchait devant, rapide, enleva le masque. Il se passait la main dans ses cheveux en désordre, ouvrait les portes une à une sur son passage, d’un coup sec, sans s’arrêter, nommant les pièces avec des mots qui n’avaient pas de sens. Harry voulut ralentir pour jeter un œil à l’intérieur, mais l’autre avait déjà disparu à l’angle du couloir.

« - Draco ?
- Je suis là. »

Harry se retourna. Draco était accoudé à la rambarde face à lui, ses deux yeux le fixaient sans ciller, perçants comme ceux d’un chat, sa tête était légèrement penchée de côté. Harry retraversa le couloir. Les rais de lumière sur le pas des portes faisaient naître en lui une sale impression ; claustrophobe de toutes ces lueurs à l’extérieur, il atteignit l’ombre de Draco avec soulagement.

« - Alors ? dit-il. Ça te plaît ? »

Harry tendit la main. Il effleura son visage, hypnotisé, découvrant pour la première fois cette beauté de porcelaine, ses doigts suivaient des traits longtemps imaginés, et la douceur purement diaphane qu’il croyait déjà pouvoir toucher de ses lèvres… Le regard de Draco se fit plus froid.

Soudain des cris retentirent en bas, ils couraient dans toute la maison à l’intérieur des murs, des cris de victoire, effroyablement bruyants. Les deux garçons se dévisageaient.

« - C’est dehors, fit Draco lentement. Félicitations, tu as pénétré l’impénétrable demeure. Tu vas pouvoir épouser la princesse.

Harry eut un rire laconique.
- Mais ce qu’ils ignoraient, c’était qu’il y avait une autre épreuve…
- Car ce n’était pas le conte de la Sorcière, mais celui de la Reine Cruelle.

- Celle qui tue ses amants ; il faut rester caché jusqu’à l’aube.
- Non, c’est le coucher du soleil.
- Mais ce qu’ils ne savaient pas, c’était dans quel conte ils se trouvaient.
- Et la princesse, qu’est-ce qu’elle voulait ?
- « Dormir »

Sa mâchoire tremblait un peu.
« - Pour toujours et qu’on lui foute la paix. »

Draco se redressa, et il vint déposer ses mots tout contre les lèvres du prince.
« - Alors vive la princesse. »

Un filtre, une faille, l'amour, une paille,
J’me noie dans un verre d'eau, me sens mal dans ma peau
Je ris, je cache le vrai derrière un masque,


Et le prince embrassait la sorcière, mais la sorcière était un prince. Et ils s’embrassaient, délaçaient la trame du conte de fée. Harry embrassait Draco, la courbure de sa nuque jusqu’à l’épaule, et Draco se serrait simplement contre Harry, il souriait.

Il en voulait plus, reprenait ses lèvres, passait les bras autour de son cou, plantait les doigts dans sa nuque, pour se serrer, encore plus, jusqu’à ce que le tumulte des souffles coupés éclipse les voix du dehors, toutes.

Et il en voulait toujours plus.
Bien sûr.
Il avait dix-sept ans.
Un sourire grisé, empoisonné.

Le soleil ne va jamais se lever


Et la nuit, je ne dors pas,
Tous ces rêves ça me met mal…

Un enfant frappe à ma porte, il laisse entrer la lumière,
Il a mes yeux et mon cœur, et derrière lui c'est l'enfer


La clé tomba sur le parquet, égratignant sa propre silhouette dans la poussière. La fenêtre était sale, des doigts avaient dessiné des traits dans la pellicule grisâtre, de l’autre côté c’était du givre. Mais les étoiles passaient.

Ils étaient trois inanimés.

Il y avait un garçon, brun, aux bras griffés de bleus, assis contre le mur. Et un autre, blond, étendu à ses côtés, la moitié du visage masquée par des bandages de fortune. Et il y avait une fille, rousse. Sa main serrait un casse-noisette, le sable s’étalait parmi les débris de coquille de verre.

Et l’on tambourinait violemment derrière la porte.

Ce n’est pas toujours ma faute
Si les choses sont gâchées





Pour Mathy
 
 
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