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au 31 Mai 21 :
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Un voyage d'où le passé surgit !
Par Tobby
Harry Potter  -  Humour/Action/Aventure  -  fr
25 chapitres - Complète - Rating : K (Tout public) Télécharger en PDF Exporter la fiction
    Chapitre 11     Les chapitres     23 Reviews    
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Gryffondor contre Serpentard
Chapitre 11 : Gryffondor contre Serpentard

Il faisait étrangement noir dans cette petite pièce très simple, uniquement composée d’un lit, d’une petite commode et d’une fenêtre qui donnait un aperçu sur une forêt.
Dans cette petite chambre se trouvait un homme allongé, sans connaissance et cela depuis maintenant plusieurs jours.
Depuis dix jours qu’il était là, son état ne s’était pas amélioré, mais il n’avait pas empiré non plus. L’homme délirait la plupart du temps, il parlait de sorciers et autres fabulations enfantines, ce n’était pourtant plus de son âge. Mais quel âge pouvait-il bien avoir ? Diane, la maîtresse de maison, pensait qu’il devait avoir à peu près vingt ans, mais elle n’en était pas sûre. Elle l’avait trouvé dans une maison abandonnée, il gisait là par terre sans connaissance et elle ne savait pas depuis quand.

Son esprit était embrouillé, il n’arrivait pas à ouvrir les yeux. Pourtant il le voulait vraiment, il voulait savoir où il se trouvait et si tout cela n’avait été qu’une vaste plaisanterie destinée à le tester. Si cela avait été le cas, alors il devait l’avoir déçu, il n’avait pas été digne de lui. Pourtant il ne croyait pas en ses idées, il aimait sa vie et il aimait vivre, mais il n’avait pas eu le choix.
Du jour au lendemain tout l’avait dérouté de sa propre voie. Il voulait devenir médicomage, il était devenu mangemort.

Tout ce dont il se rappelait parfaitement était la soirée d’anniversaire. Cela avait été mémorable, il avait même rencontré une femme des plus intrigante, comment s’appelait-elle déjà ? Ah oui, c’est vrai, il s’en souvenait maintenant… elle s’appelait Bellatrix.

Il l’avait cru et avait beaucoup trop bu. Tout lui revenait petit à petit, elle l’avait directement amené vers Lui, il lui avait apposé cette affreuse marque et il ne pouvait plus reculer. Etant très bon à l’école, les entraînements lui semblaient plaisants, mais il ne savait plus pourquoi il s’était entraîné.

Soudain l’image d’une haute bâtisse noire et inamicale se dressait devant lui, un des lieux les plus craint, la prison pour sorcier… Azkaban. Il avait aidé à libérer d’anciens mangemorts pris pas les Aurors, mais on les avait trompés lui et ses ‘copains’. Tout cela n’avait été qu’un changement de place, rien de plus, il avait été épargné, mais sa punition n’avait-elle pas été des plus cruelles ?

Il n’était pas d’accord avec les idées du mage noir et ce dernier le savait. Il s’était servi de lui tout du long et l’avait jeté dans ce portail, que devait-il faire déjà ? Tuer ? Oui, il avait pour mission de tuer deux petits êtres innocents, deux bébés, James Potter et Lily Evans. Pourtant le portail n’avait pas bien fonctionné, il était arrivé dans le passé, certes, mais James Potter et Lily Evans avait seize ans et comble du désespoir, Voldemort commençait des attaques de grandes envergures. C’était cette année là, que les gens commençaient à comprendre l’ampleur du problème, c’était à partir de ce moment là que tout le monde eut peur de Lord Voldemort.

Il s’était déplacé jusqu’à Lui et le mage noir ne l’avait pas cru. Voldemort n’avait pas cru son histoire, même s’il en avait su que la moitié. Voldemort était sans pitié, on ne laissait pas quelqu’un en vie quand ce dernier venait de le critiquer, et il avait fait cette erreur impardonnable.

Pour le mage noir il était mort, mais l’était-il réellement ? Il sentait encore son corps qui lui hurlait sa douleur et de temps en temps il entendait une voix, une belle voix féminine, mais ses yeux refusaient toujours de s’ouvrir, pourtant il essayait.

Ce ne fut qu’après cette très longue méditation qu’il parvint enfin à ouvrir l’un de ses yeux doucement.  La pièce était plongée dans le noir. A présent il se souvenait de tout, sauf du comment il était arrivé dans cet endroit.
Il parvint enfin à ouvrir les deux yeux. Il analysait la pièce, ce n’était pas du tout la même pièce où il s’était effondré, où était-il ?
Mais cette question n’allait pas rester sans réponse puisqu’une jeune femme entra à son tour dans la chambre.

« Qui êtes vous ? demanda David.
-Je m’appelle Diane et ça fait maintenant quinze jours que je vous soigne.
-Quinze jours ? Tant que ça ?
-Oui, vous avez beaucoup souffert, en tout cas votre corps, je pense que vous aurez sûrement beaucoup de courbatures.
-Effectivement, dit David en essayant de se relever.
-Oh, ne bougez pas, essayer de vos reposer encore un peu.
-Merci Diane. »

David se recoucha. Quelque chose n’allait pas. Cela faisait quinze jours qu’il était là, dans ce cas là, elle avait sûrement pu apercevoir la Marque des Ténèbres. Pourtant elle n’avait rien dit puisqu’il n’était pas encore en prison, mais surtout il n’était pas non plus à Ste Mangouste.

David en avait déduit qu’il était chez une Moldu.

Il passa encore trois à quatre jours couché puis il décida de prendre sa vengeance. La seule personne qui pouvait lui donner un semblant de vengeance était Dumbledore. Il avait donc décidé de se faire engager par Dumbledore sans lui dire qu’il avait la Marque des Ténèbres sur lui.
Puis enfin, début septembre Dumbledore l’avait engagé. Sa vengeance était en marche, il était à Poudlard depuis.



La nuit avait été merveilleuse et tellement agréable, une nuit entière !
Harry avait du mal à croire qu’il avait réussi à tenir toute une nuit sous sa forme d’animagi. C’était pourtant la première fois qu’il essayait dehors et aussi longtemps. A croire que passer le temps avec les Maraudeurs avait sûrement aidé.
Il se leva cette fois avant Severus et alla prendre sa douche. C’était samedi et tout le monde dormait dans son dortoir.

Il descendit dans la grande salle et n’y trouva pratiquement personne, mis à part deux ou trois Gryffondors ainsi que quelques Serdaigles. Il alla s’installer seul à sa table et déjeuna tranquillement. Enfin du moins jusqu’à ce que Dumbledore entre à son tour dans la grande salle et se dirige vers lui.

« Mr Praott, j’aimerais que vous me rejoigniez dans mon bureau une fois que vous aurez fini de déjeuner.
-Bien, professeur. »

L’échange avait été court, mais maintenant Harry se demandait ce que lui voulait le professeur, il n’avait pourtant rien fait de mal. Il déjeuna plus vite et se dirigea vers le bureau du professeur. Les deux Gryffondors n’avaient pas perdu une miette de la conversation entre Dumbledore et Praott, ces deux là n’étaient autres que Nicolas et Alec.

Harry se retrouva de nouveau devant cette gargouille et mit cinq bonnes minutes à se décider à entrer dans le bureau. Il se tenait sur le seuil de la porte et se décida à le franchir.

« Harry, je t’attendais.
-Que me voulez-vous professeur ? dit-il sur un ton un peu trop dur.
-Oh, seulement que tu n’oublies pas la mission pour laquelle tu es ici. Le Dumbledore de ton année n’a pas précisé quelle était la nature de ta mission, je ne sais que très peu de chose.
-Qu’est-ce que cela fait d’être dans cette situation professeur ? De ne pas tout savoir ou plutôt de savoir qu’on vous cache des choses ?
-J’avoue que ce n’est pas une sensation très agréable, dit-il avec un sourire moqueur.
-Je n’ai pas oublié ma mission, mais il faut que je puisse sortir de Poudlard et cela me semble quand même plutôt compromis.
-Dans ce cas, il faut que vous trouviez quelqu’un qui veuille bien de vous pendant les vacances. Vous pourrez ainsi faire ce pourquoi vous êtes là.
-C’est en effet une excellente occasion, mais je pensais que vous seriez contre.
-Je l’aurais été pour un autre élève, mais si j’ai bien compris, il faut que tu appliques ta mission, l’avenir en dépend.
-Oui, je sais, mais j’aimerais maintenant  aller me promener dans le parc un petit moment.
-Sans problèmes. Si j’ai de nouveau besoin de toi Harry je t’enverrais Fumseck. »

Harry hocha de la tête. Il se précipita chez Mme Bibine, le professeur de vol. C’était sa première année et elle semblait tellement jeune que Harry ne faillit pas la reconnaître.

« Bonjour, professeur, j’aimerais avoir l’autorisation de prendre un balai pour m’entraîner au Quidditch.
-Vous faîtes partie de l’équipe des Serpentards ?
-Oui, j’ai été engagé par Mr Malfoy et j’aimerais savoir si je suis toujours rouillé, si vous voyez ce que je veux dire.
-Oui, je vois, dit-elle en lui faisant un large sourire, attendez-moi là, je reviens avec un balai. »

Harry sortit de sa poche le vif d’entraînement que Ron lui avait offert. Il était tellement beau, il le rentra dans sa poche lorsqu’il entendit le professeur revenir.

« Voilà, il  me reste une belle comète, vous avez de la chance, c’est l’un des derniers modèles.
-Merci beaucoup professeur. »

Harry sortit du bureau et alla directement sur le terrain. La comète n’était pas tout à fait une nouveauté pour lui, c’était même une antiquité, mais pour cette époque, cela devait être pas mal.
Il enfourcha son balai et s’élança dans les airs. Que cela pouvait être agréable, décidément il adorait voler.
Il était même un peu déçu de savoir que son animagi n’était pas un oiseau, mais pour le moment plus rien n’avait d’importance, il volait et tous ses soucis étaient à terre.
Au bout de quelques vrilles et feintes, il se décida à lâcher le vif de Ron, et il ferma les yeux pour ne pas voir quelle direction ce dernier prenait.

Il les rouvrit cinq secondes plus tard. Il survola le stade comme à son habitude pendant les matchs, il fit de nouveau des vrilles et des accélérations impressionnantes.
Il décida même de faire un piqué, c’était une figure qui consistait à descendre pratiquement à la verticale et à s’arrêter le plus près possible du sol. Autant dire que c’était une figure pour les casse-cou, mais cela Harry y arrivait assez bien.
Son premier piqué n’avait pas été si beau. Puis au bout de dix minutes il était parti de trois cents mètres et s’était arrêté à cinq mètres du sol, le tout à une vitesse impressionnante.

Le jour commençait maintenant à se lever et Harry se mit une bonne fois pour toute en quête du vif, qu’il trouva sans difficultés. Il fit une bonne descente, rasant presque le sol, tendit sa main qui se referma finalement sur la petite boule dorée.
Harry regarda sa montre, il était 10h30. Cela faisait maintenant deux bonnes heures qu’il s’entraînait. Il reposa le pied par terre et repris instinctivement tous ses problèmes ainsi que son magnifique visage de glace.
Il rentra dans son dortoir et pris une douche chaude, ce qui lui fit du bien. En sortant du dortoir, il remarqua que Severus dormait toujours, il n’allait pas laisser passer ça.

Il s’approcha du lit en essayant de trouver une belle blague pour que Severus se réveille en sursaut.
Il prit une voix beaucoup plus aiguë, pratiquement la même voix si détestable de Bellatrix et s’approcha de l’oreille de Severus.

« Debout Severusichounet, dépêche-toi ou je te fais pleins de bisous dans le cou. »

Cette phrase fut radicale pour le réveil de Severus. Ce dernier bondit de son lit et regarda la chambre avec un regard de dégoût profond.
Il comprit exactement ce qu’il se passait quand il vit Herry qui se pliait de rire, et à son grand étonnement, il éclata lui aussi de rire, c’était tellement ridicule.

« Allez dépêche-toi Severus, il faut que tu ailles déjeuner, il est déjà presque 10h45.
-Déjà ? Tu es réveillé depuis quand ?
-Depuis très longtemps allez dépêche-toi. »

Severus ne posa pas de question et alla prendre une douche. Il en ressortit un quart d’heure après, mais il était déjà trop tard pour aller déjeuner. Il décida donc de suivre Herry à la bibliothèque pour faire les nombreux devoirs qu’ils avaient.




Du côté des Gryffondors, les ronflements incessant de Peter avaient fini par réveiller Alec et Nicolas très tôt pour un samedi matin, mais ne pouvant se rendormir, les deux garçons allèrent déjeuner.
Ils étaient bien sûr les premiers dans la grande salle. Uniquement Dumbledore était levé et semblait prendre son déjeuné avec quelques professeurs, celui d’astronomie, de soin aux créatures magiques et celui de défense contre les forces du mal.
Mais au bout de cinq minutes Dumbledore et les professeurs quittèrent leur table.
Entre temps un petit groupe de Serdaigle était arrivé, il semblait être composé uniquement de premières et secondes années.

Puis enfin à leur grande surprise Praott débarqua dans la grande salle…seul.

« Tu as vu ça ? Il est déjà levé lui aussi, et en plus il a l’air d’être en pleine forme.
-Tu peux me dire à quoi tu remarques ça, parce que moi tout ce que je vois c’est un regard glacial et aucune émotion sur son visage.
-C’est vrai qu’il est très fort pour cacher ses émotions, mais personne n’est infaillible.
-Sans doute… Oh regarde Dumbledore revient. »

Les deux garçons observèrent la discussion entre Dumbledore et Praott. Vu le calme qui y régnait, il n’était pas difficile d’entendre ce qu’ils disaient.

« Waouh, il a un rendez-vous dans le bureau du directeur, que crois-tu qu’il ait fait ?
-Aucune idée, tu crois que ça intéresserait James ? dit Nicolas.
-Ce que je sais c’est que si tu le réveilles Nicolas, il te tuera.
-Mais non, je suis sûr que non.
-On parie ?
-D’accord, si je gagne, tu dois aller draguer une fille de Serpentard.
-Très bien, mais si c’est moi qui gagne, c’est toi qui doit aller draguer une fille de Serpentard. Pour te tuer, je pose seulement qu’il t’envoie un sort ou un polochon dans la figure ça te va.
-On est d’accord. »

Les deux garçons quittèrent la table et allèrent directement dans le dortoir des sixièmes années.
Bien sûr Nicolas alla réveiller James.

« James, allez bouge-toi j’ai une bonne nouvelle pour toi !!
-J’espère que c’est une excellente nouvelle sinon tu passe la fin de ta vie dans le lac…Mince Nicolas il est 8h, on est samedi !!
-Ouais, ouais je sais, mais écoute, Praott est allé dans le bureau du directeur…
-…
-James bouge, dit quelque chose.
-TU M’AS REVEILLE POUR ME DIRE UNIQUEMENT QUE PRAOTT EST DANS LE BUREAU DU DIRECTEUR ? !
-Bah ouais, mais crie pas trop fort il y en a d’autre qui dorment.
-Ouais, et pourquoi tu les a pas réveillé eux au lieu de moi hein ?
-Bah… »

Nicolas se prit six oreillers en pleine figure, les oreillers de tout le dortoir pour être exact. Ce qui réveilla Remus et Sirius.


« Non, mais ça va pas la tête ? ! James c’est encore ta faute ça je suis sûr… il est que 8h en plus, vous n’avez pas honte ! s’écria Sirius
-Tu dois t’en prendre à Nicolas, répondit James qui reprenait son oreiller et se recouchait.
-Alors là Nico, tu vas mourir. Sirius sortit sa baguette et un immense sceau d’eau se déversa sur Nicolas, tandis que Remus et Alec étaient morts de rire. Peter quant à lui continuait de dormir paisiblement, il ronflait toujours autant. »

Alec s’avança jusqu’à Nicolas.

« Prépare toi pour te mettre en mode ‘Drague des Serpentard’ tu risques d’en avoir bien besoin.
-Très drôle. »

Le problème c’est qu’une fois qu’on est réveillé, il est très dur de se rendormir. Mais quand en plus on entend les ronflements de Peter, c’était mission impossible pour James.

Il se leva de très mauvaise humeur. Il n’avait pas réussi à se rendormir et il devait faire quelque chose pour se mettre de bonne humeur. La seule chose qui puisse le satisfaire c’était le Quidditch.

Il fallait qu’il aille voler. Il prit une douche et alla déjeuner sans les trois autres maraudeurs, Remus préférant lire un gros livre et Sirius avait réussi à se rendormir.
Il constata bien sûr qu’à 9h, très peu de monde était debout, mais la salle semblait quand même légèrement animée.

Lors de son déjeuner, plusieurs filles allèrent le voir pour simplement lui parler, ou rougir et glousser dès qu’il disait quelque chose. C’était quelque chose qu’il aimait beaucoup, être un vrai tombeur. Mais depuis l’arrivée de Praott dans sa vie, cela lui semblait tellement ennuyant et sans intérêt.
Il alla prendre son balai et fila jusqu’au terrain de Quidditch. Son seul problème était qu’il y avait déjà quelqu’un sur le terrain et ce quelqu’un n’était autre que Praott lui-même !!

James avait envie de lui crier dessus pour lui avoir pris son idée, mais il se ravisa. Il préféra observer le spectacle qui se déroulait devant ses yeux.
Praott était vraiment doué sur un balai, quiconque disait le contraire ne pouvait être qu’un menteur. On lui avait toujours dit qu’il était un joueur exceptionnel, voir même le meilleur que Poudlard ait vu… mais à côté de Praott, c’était un bon joueur seulement.

James se surprit même à retenir sa respiration quand Praott faisait des piqués, chose que lui, James Potter, n’avait jamais osé faire. Trop dangereux. Pourtant Praott lui n’avait pas peur. C’était vraiment impressionnant à voir, ce garçon n’avait aucune peur, comme s’il pouvait mourir… après tout peut-être qu’il voulait mourir…
Pour la première fois, James n’était pas énervé quand il parlait de Praott. Ce garçon l’intriguait au plus haut point, ce garçon l’attirait d’une certaine façon, une façon qu’il n’arrivait pas à définir.

Il décida de ne pas se manifester. Pour la première fois de sa vie, il retourna dans son dortoir l’air bien songeur. Il croisa un groupe de filles de Gryffondor en rentrant dans la salle commune.

« Alors Potter, tu as bien fait joujou son ton balai ?
-Euh… non je n’ai pas volé aujourd’hui, répondit-il les yeux dans le vague.
-Tu n’as pas volé ? Redemanda Lily, mais elle n’obtint pas de réponse. »

James remonta dans son dortoir.

« Eh bien Lily tu as l’air songeuse, dit Gabrielle.
-En fait c’est le comportement de Potter, il ne m’a pas agressé.
-Ah enfin ! Peut-être que vous allez finir par vous entendre finalement.
-Ne compte pas là-dessus Anne, fit Lily. Il restera toujours aussi immature que débile, seulement là il était complètement perdu dans ses pensées.
-Ah bon ?
-Oui, il revenait sûrement du terrain de Quidditch puisqu’il avait son balai mais il m’a dit qu’il n’avait pas volé, c’est étrange.
-A propos d’étrange, commença Anne, j’ai fait quelques recherches sur le nom de Praott, ne me regarde pas avec ses yeux là Lily, ce nom n’existe pas.
-Et alors, il m’a dit qu’il avait été élevé par des Moldus.
-Oui, mais pour être à Serpentard, il faut être né de parents sorciers, or Praott n’est pas un nom de sorcier que ce soit en Russie ou partout dans le monde.
-Et s’il ne veut pas qu’on sache son vrai nom, est-ce si catastrophique que ça ? S’énerva Lily.
-Imaginez une seconde que c’est un témoin en fuite parce qu’il a démonté tout un réseau de mangemort et…
-Gabrielle je t’arrête tout de suite, arrête de raconter des bêtises !
-Bah quoi, ce n’est pas ma faute si j’ai de l’imagination, n’empêche ça pourrait être vrai…
-Mais bien sûr… »

La conversation ne continua pas puisque les maraudeurs au grand complet descendaient les escaliers et retenaient toute l’attention de la salle commune, sauf celle de Lily qui était exaspérée.
Gabrielle et Anne allèrent les saluèrent.

« Salut, lança Gabrielle aux maraudeurs.
-Salut Gabrielle, commença Remus, tu as bien dormi cette nuit ?
-Oui, et toi ? Tu es bien rentré à ce que je vois…
-Oui, merci. Remus tenta de changer vite fait de sujet.
-Tiens Remus, j’aimerais savoir si tu pouvais peut-être m’aider à travailler sur le devoir de potion, enfin si ça ne te dérange pas, demanda timidement Gabrielle.
-Mais pas du tout, on travaille cet après-midi ça te va ?
-Pas de problème. »

Les deux personnes s’étaient légèrement décalées du groupe.

« Combien je vous parie qu’ils finiront ensemble ces deux là, lança James.
-Je suis d’accord avec toi, répliqua Anne.
-Alors Anne, comment vas-tu pour ce premier week-end ? demanda Sirius
-Bien.
-Bon excusez-moi je dois parler à Aline, dit James pour tenter d’en savoir plus sur le lion.
-Pourquoi ? demanda Anne
-Oh laisse tomber Anne, je ne cherche plus à comprendre l’attitude de James.
-Je croyais qu’il était toujours sur Lily.
-Bah faut croire que non, lança Sirius sachant très bien pourquoi James allait voir Aline. »

La matinée ainsi que l’après midi se déroula tranquillement sans accros entre les Serpentards et les Gryffondors.

Remus de son côté questionna gentiment Gabrielle sur les animagi mais cela ne donna rien du tout, il n’avait rien pu lui faire avouer. Quand à Sirius il n’avait carrément pas pu approcher de Lily et James savait qu’Aline n’était pas une animagi.

Il restait quand même à enquêter mais les devoirs s’étaient faits de plus en plus pressant et les maraudeurs préparaient une nouvelle blague. L’enquête fut repoussée, de toute façon rien ne pressait.

Les entraînements de Quidditch reprenaient, les équipes se reconstituaient et tous voulaient gagner cette année la coupe de Quidditch. L’équipe la plus favorable était comme toujours celle des Gryffondors, puisque James Potter était considéré comme un prodigue.
Seulement peu de personnes connaissaient les fabuleuses aptitudes du nouvel attrapeur des Serpentards. L’entraînement avait commencé mardi soir pour les Serpentards et Harry était passablement déçu de l’entraînement. Il était quasiment inexistant. Malfoy leur avait fait un discours des plus pitoyables, disant qu’il fallait gagner la coupe à tout prix.
Il fallait le comprendre comme ‘tous les coups étaient permis’ et cela Harry était vraiment contre. Pour lui plus vite il aurait trouvé le Vif, plus vite ils gagneraient et il y aurait moins de personnes à l’hôpital à la fin du match.

Les batteurs n’étaient autres que Grabbe et Goyle, deux grosses brutes sur des balais. C’était vraiment quelque chose de comique, un peu comme un cochon sur une branche.
Pour eux, il n’y avait pas d’entraînement. Leur but était de lancer des cognards sur les équipes adverses et faire le plus de blessés possibles, c’était vraiment pathétique.
Pour Harry le Quidditch était un sport, pas un abattoir ou une quelconque récompense, et voir Malfoy détruire le Quidditch lui était insupportable.

De son côté l’équipe des Gryffondors donnait tout ce qu’elle avait dans les entraînements, le premier match étant Gryffondors contre Serpentards, le match le plus détonant de toute l’école.
James s’entraînaient quasiment tous les soirs et faisaient subir à son équipe un entraînement très dur, même Sirius pensait qu’il en faisait beaucoup trop à son goût.

« James, il faudrait quand même qu’on se repose tu sais, et là je ne parle pas pour moi mais pour toute l’équipe. Si on est crevé pour le match, ce n’est même pas la peine d’y participer. En plus c’est bien nous qui avons gagné tout nos matchs et cela depuis notre seconde année, depuis que tu es entré dans l’équipe. Franchement je suis persuadé qu’on va gagner, pas la peine de s’entraîner aussi dur.
-Je ne suis pas aussi sûr que toi Sirius, je pense qu’il faut être vraiment prêt. Les Serpentards vont comme d’habitude nous faire des coups bas, surtout depuis qu’ils ont quelqu’un de fort de leur côté. Ils vont vraiment se venger, j’en ai bien peur.
-Mais non, tu es beaucoup trop défaitiste. Je te parie que premièrement, tu attraperas le Vif juste sous les yeux de Praott et deuxièmement on gagnera la coupe.
-Si tu le dis.
-Ca veut dire que les entraînements seront moins durs ?
-Absolument pas Sirius, tu rêves mon pauvre frère.
-Oui, j’ai toujours été un grand rêveur. »

Les équipes de Serdaigle et de Poufsouffle s’entraînaient dur aussi et l’atmosphère devint très vite compétitive entre les maisons. Cela se reportaient énormément en classe, où chacun essayait d’avoir plus de point que les autres maisons.
Poudlard n’était pas habitué à tant de compétition, puisque d’habitude, Gryffondor était déjà considéré comme gagnant, pourtant cette fois les Gryffondors avaient du souci à se faire.




Les semaines défilèrent à une allure folle. Personne ne voyait défiler les jours, tout ce qui comptait c’était le match Gryffondor contre Serpentard.
Du côté des maraudeurs, la deuxième pleine lune approchait et ils n’avaient toujours pas deviné qui se cachaient derrière le lion, enfin si c’était un animagi.

Sirius avait tenté d’approcher Lily mais sans jamais parvenir à lui faire dire quelque chose, Remus avait parlé à Gabrielle et celle-ci ne semblait pas être une animagi. Quand à Aline, James savait depuis longtemps que ça ne pouvait pas être elle. Mais alors qui ?

Il ne restait plus que Lily dans la liste des maraudeurs et tout concordait, puisque c’était une excellente élève, très forte en métamorphose. James était persuadé qu’elle pouvait être le lion.
Mais ils attendirent la pleine lune pour avoir une confirmation.

Elle arriva bien sûr beaucoup trop vite au goût de Remus, mais les trois autres étaient impatients de revivre une soirée avec leur nouvel ami.
Remus eu donc une excuse pour pouvoir quitter Poudlard, soit disant que son vieux père le réclamait à son chevet ou une veille tante qui venait de décéder. C’était toujours un peu les même excuses, mais personne ne semblaient comprendre.
Il alla donc dans la cabane hurlante et attendit que la transformation se fasse.

Pendant ce long mois qui venait de s’écouler, Harry avait vraiment remplit toutes ses journées. Dès qu’il avait un instant de libre, il allait s’entraîner pour la magie sans baguette et il la maîtrisait de mieux en mieux, même s’il n’arrivait toujours pas à soulever le gros livre noir. Cependant, il pouvait faire voler des livres plus petits. Il était assez content.
Lui aussi était impatient d’être à la pleine lune, parce que l’ambiance entre lui et les maraudeurs s’était encore plus dégradée. Après avoir subi une petite humiliation de la part des maraudeurs, il les avait fait payer.
C’était une sorte de guerre des blagues, ainsi qu’une guerre de points et bientôt une guerre de Quidditch. Ce château ne connaissait que la guerre Praott contre les maraudeurs, la guerre Serpentard contre Gryffondor.

C’était aussi pour cette raison qu’il était tellement pressé que cette guerre cesse en cette soirée de pleine lune.
Lorsque la soirée tant attendu fut enfin arrivé Harry lança un sortilège de confusion sur la carte des maraudeurs et se lança dans les couloirs pour se cacher dans la forêt.
Une fois parvenu dans la clairière, il alla saluer la licorne avec laquelle il conversait toujours autant, lui racontant tout ses problèmes et la licorne semblait toujours l’écouter.

Il faisait aussi souvent la course avec les poulains les dépassant, lorsqu’il était sous sa forme d’animagi. Puis la lune se leva éclairant la sombre forêt, un cri déchira le silence et la licorne rassembla le troupeau.
Harry alla donc à la rencontre des maraudeurs. Il se cacha, tout comme la première fois, dans les arbres et les attendit. Il les vit sortir de l’arbre et partir joyeusement dans la forêt.

Il les suivit à travers les branches, ce qui s’avéra quand même légèrement difficile, puis arrivé dans une petite clairière qu’Harry ne connaissait pas du tout, le chien et le loup se remirent à jouer ensemble.

Harry les regarda un instant et décida de faire son entrée parmi ce petit groupe.
Il décida de surgir jute à côté du cerf, histoire de faire un peu plus peur à Peter qui était toujours sur les cornes du cerf.
Il bondit et atterrit lestement à côté du cerf, qui sembla s’effrayer un instant, puis comme la première fois s’inclina devant lui. Le rat, lui par contre, n’arrêtait pas de couiner.
Le loup et le chien s’arrêtèrent un instant de jouer et s’élancèrent sur le lion.

Harry était heureux, il n’y avait pas d’autre mot. Il jouait allègrement avec son père, et ses deux parrains.
Puis une idée folle germa dans son esprit, il avait toujours voulu courir plus loin et plus vite, oserait-il aller à Pré au lard ? Remus lui avait bien dit qu’ils y étaient allés, alors pourquoi pas ce soir ?

Il les entraîna dans une course folle. Au début les quatre maraudeurs le suivirent sans aucun problème, mais Sirius et James comprirent bientôt où se dirigeait le lion et ils commencèrent à ralentir.
Remus ou plutôt le loup, sentait que cette direction pouvait être très intéressante et suivait le lion sans histoire, il sentait l’odeur des hommes…

Voyant que Sirius et James avaient ralenti, le lion fit de même et les observa. Peut-être que ce soir c’était encore trop tôt. Il décida de s’arrêter, James et Sirius firent de même, mais le loup avait senti l’odeur humaine et il continuait de courir.

Harry sentit immédiatement qu’il perdait le contrôle. Le loup-garou courrait à perdre haleine vers le village, il fallait l’arrêter.
Harry s’élança et sauta sur le loup, il l’immobilisa sans problème. Il plongea ses yeux émeraude dans les yeux jaunes du loup, il montrait sa dominance sur le loup qui ne put qu’accepter de suivre le lion. Ils retournèrent donc dans la forêt, Harry était déçu, le loup aussi, mais les trois autres étaient rassurés.

Ils retournèrent dans la petite clairière et recommencèrent leur jeu. Harry les emmena ensuite dans une partie de la forêt qu’ils ne connaissaient pas, la partie où à son époque habitait Graup.
C’était aussi une clairière, sauf qu’elle était beaucoup plus profonde dans la forêt que celle où ils jouaient. Seul le rat n’était pas du tout content de cet enfoncement dans cette dangereuse forêt, le loup, le cerf et le chien semblaient curieux.

L’expédition, n’avait pourtant pas pu aller plus loin puisque l’aurore menaçait de se lever. Les quatre maraudeurs entrèrent donc dans la cabane hurlante sous les yeux attentifs du lion.
Harry avait décidé de rester devant l’arbre et d’attendre que les trois garçons en sortent. Lorsque le chien, le cerf et le rat en ressortirent, ils attendirent que la porte se referme et se transformèrent.
Harry sauta de sa branche et se planta devant eux. Les trois garçons étaient figés sur place.

« James, tu as une idée là ?
-Non Sirius, là je ne sais pas quoi faire, tu crois qu’il pourrait nous reconnaître ?
-J’en sais rien du tout, en tout cas, ça aurait vraiment été le moment d’avoir une bonne idée.
-Les gars, me laissez pas…
-Peter, tais-toi je réfléchis, lança James.
-Parce que ça t’arrive ?
-Tu pourrais rester sérieux quand on est en danger Sirius s’il te plaît ?
-Tu me demandes l’impossible là ! »

James s’approcha du lion les deux mains en avant, montrant qu’il n’était pas dangereux et Harry trouva son père vraiment courageux. Il s’avança et se laissa caresser par James. Ce dernier était rassuré.
Les garçons passèrent donc devant le lion, Peter beaucoup plus paniqué que les autres et filèrent en direction du château, sous la cape d’invisibilité de James.
Harry, quant à lui, prit la direction de la clairière, ramassa ses affaires et fila dans son dortoir. Comme le mois dernier, il se coucha pour dormir le peu d’heures de sommeil qu’il pouvait avoir.



Le lendemain, tout comme le mois précédent, le réveil fut extrêmement difficile et Harry dut bénir une nouvelle fois Snape qui lui fit boire une potion revitalisante.

« Merci Severus, tu ne sais pas à quel point tu me sauves.
-Ca me servira sûrement plus tard, faudrait quand même que tu me dises ce que tu fais la nuit au lieu de dormir comme tout le monde.
-Je me promène, je découvre ce château encore si mystérieux.
-Et tu m’expliques comment tu fais pour ne pas te faire remarquer ?
-Je suis très prudent, mais c’est vrai qu’éviter la chatte du concierge est vraiment très dur.
-A qui le dis-tu !! Moi je n’arrive jamais à la semer.
-Alors je te retourne la question, qu’est-ce que tu fais dans les couloirs toi ?
-Rien de spécial, en tout cas ce ne sont pas tes affaires. »

Harry n’aurait jamais du se sentir peiné par ce que lui disait Severus, pourtant il le fut. Il avait trouvé en Severus une ébauche d’ami et finalement il s’était attaché au seul être au monde, derrière Voldemort, qu’il détestait.

Du côté des maraudeurs, c’était toujours aussi dur la journée du lendemain de la pleine lune, mais ils tentaient tant bien que mal de le cacher. Ce qui ne marchait pas toujours, surtout en potion où c’était flagrant par leur manque d’attention.
Mais ce qui désolait encore plus les trois maraudeurs, c’était l’énergie de Lily, par son attitude et par son attention. On voyait bien qu’elle avait passé une ‘bonne’ nuit, ou du moins elle avait eu pas mal d’heures de sommeil. Cela voulait donc dire que leur théorie s’effondrait complètement, il n’y avait personne à Gryffondor qui avait un animagi lion.
Par de simple déduction, ils en avaient conclu que c’était un vrai lion et non un sorcier.

Uniquement James n’était pas d’accord avec cette théorie, mais il se refusait à admettre qu’un sorcier d’une autre maison puisse avoir un animagi exactement pareil que celui de leur maison. Pourtant il se promit de continuer à enquêter de son côté, peut-être trouverait-il enfin le mystère qu’était encore ce lion.

Mais ce n’était plus tout à fait le temps d’y penser. Le match de Quidditch occupait maintenant tous les esprits des premières aux septièmes années de toutes les maisons.
Plus on avançait dans octobre, plus la tension montait, surtout entre les deux maisons rivales. On pouvait dire que l’atmosphère était à couper au couteau.
C’était l’une des premières fois que les Serpentards agressaient maintenant les autres élèves, avant ils avaient bien trop peur des maraudeurs mais maintenant il y avait Herry.
Tous les Serpentards étaient persuadés que si les maraudeurs se vengeaient sur eux, Herry les défendrait.
Ils avaient tort, mais ils ne le savaient pas encore.

Les cours étaient toujours aussi inintéressants, en tout cas en Défense contre les forces du mal. Le professeur était toujours sur les Détraqueurs et personne n’avait encore sorti un patronus concluant. Le meilleur était celui d’Herry au grand désespoir du professeur.

Les potions se déroulaient toujours de la même façon. Harry avait deux professeurs et il constatait qu’il devenait vraiment meilleur et cela lui faisait vraiment plaisir. En contre partie il aidait Snape en métamorphose.
Harry avait décidé de montrer enfin à la classe qu’il savait changer l’oreiller en oiseau et il leur fit une magnifique démonstration.
L’oreiller s’était métamorphosé en un magnifique aigle royal, ce qui étonna toute la classe et plus encore le professeur. Pour l’occasion, McGonagall lui donna trente-cinq points, ce qui dégoûta James qui se débattait toujours avec son oreiller volant.

En enchantement, Harry s’apercevait qu’il devenait de plus en plus fort à force de s’entraîner seul avec la magie sans baguette. Les cours lui semblaient beaucoup plus simples.

Les cours de soins aux créatures magiques étaient vraiment un délice. Après avoir étudié les fées, le professeur leur proposa d’étudier les Sombrals.

« Donc j’aimerais que quelqu’un me dise ce qu’il sait sur les Sombrals, demanda le professeur. Oui Mlle Evans ?
-Ce sont des créatures mythiques, il paraît qu’on peut les voir uniquement si on a vu la mort de près.
-C’est à peu près exact, cinq points pour Gryffondors. Oui Mr Praott ?
-Ce sont des chevaux noirs avec d’étranges yeux blancs, d’aspect plutôt hideux. Ils se nourrissent de chair fraîche d’animaux, ils peuvent aussi être très pratique puisqu’ils sont très dociles et peuvent nous emmener partout où l’on souhaite. Et bien sûr comme l’a dit Mlle Evans, seul ceux qui ont vu la mort d’un proche peuvent les voir.
-C’est une description tout à fait exacte, dans les moindres détails. Je suppose que vous pouvez les voir ?
-Oui, je peux effectivement les voir.
-Je peux vous demander qui vous avez vu mourir ?
-Non, vous ne pouvez pas me le demander. »

La classe ne dit mot pendant un très long instant. Personne n’osait briser le lourd silence qui c’était installé.

« Bien, Hagrid sait où se trouve les Sombrals et nous y emmène. Je souhaite que vous me suiviez moi et Hagrid et je vous demande expressément de ne pas sortir du sentier. »

Tous suivirent le professeur à travers l’épaisse forêt. Certains avaient peur, d’autres étaient excités, et un n’avait aucune émotion lorsqu’il entra dans cette forêt.
Ils s’arrêtèrent devant des cadavres d’animaux. Certains étaient carrément dégoûtés, d’autres semblaient ne pas comprendre…
Bien sûr toute la classe comprit ce qu’il se passait lorsque Herry s’avança parmi les cadavres et… caressa quelque chose mais que peu de monde voyait.
Les seules personnes qui pouvaient voir les Sombrals étaient Sophie, Alec, Ashley, Herry et Peter, ce dernier d’ailleurs semblait être réellement en panique. James le regardait bizarrement.

« Ils sont si horribles que ça Peter ?
-Pires… vous ne pouvez pas imaginer la taille de leurs dents, et... Praott qui semble les apprécier ! Il n’est vraiment pas normal ce gars, il est aussi effrayant que ces chevaux. Il me fait vraiment peur vous savez, il a une façon de me regarder, pire que lorsqu’il vous regarde.
-Si tu le dis Peter, dit James sans trop y croire. »

La séance se termina et on pouvait remarquer que ceux qui pouvaient voir les Sombrals étaient vraiment horrifiés par ce qu’ils venaient de voir, enfin tous sauf Praott.

« Tiens où est passé Praott ? demanda James.
-Je ne sais pas, il était derrière nous il y a à peine un instant, dit Sirius.
-Professeur, dit James en rattrapant le professeur, je crois qu’il manque un élève, Praott n’est plus là.
-Ne vous inquiétez pas pour votre camarade je sais où il est et il ne risque rien. »

James s’arrêta interdit. C’était pourtant bien le professeur qui leur avait dit de rester groupés et là il manquait un élève et il ne s’inquiétait pas ? C’était vraiment bizarre.
James constata cependant que Praott était là pour les cours de l’après midi.

Les cours de botanique avec Mme Chourave étaient un vrai enfer pour Harry. Elle lui en voulait, même s’il avait bien fait ses deux semaines de retenue à replanter toutes sortes de plantes plus pestilentielles les unes que les autres. A chaque fois qu’il y avait une question c’était pour lui, et s’il avait le malheur de ne pas répondre, Serpentard perdait des points. Harry retrouvait en Mme Chourave son ancien professeur de potion, qui n’était autre que Snape, mais en plus agréable tout de même.
Les cours d’astronomie étaient vraiment ennuyants. Le professeur était très motivé mais lire la carte des étoiles n’était pas bien passionnant, il avait même l’impression que le professeur le regardait d’une manière bizarre.

En tout cas ce qu’Harry bénissait par-dessus tout était son anonymat le plus complet pour le monde sorcier. Pratiquement personne n’avait remarqué qu’il possédait une cicatrice. Les seuls qui l’avaient vu étaient Severus et Sophie, et il leur avait juste dit que c’était un accident de balai, ce qu’ils avaient bien voulu croire.

Depuis maintenant deux semaines Sophie reparlait franchement à Harry et il retrouvait l’amitié qu’il avait perdue en début d’année. Ce qu’il n’aimait pas par contre c’était l’intérêt soudain de Nicolas pour Sophie, il sentait le coup fourré.
Il savait que les Gryffondors ne draguaient pas les Serpentards, il se promit donc d’enquêter sur Nicolas et savoir pourquoi il s’intéressait à elle.

Harry avait de bons résultats, il en était le premier étonné, sauf en défense contre les forces du mal bien sûr. Cette matière était vraiment sa favorite, il avait une facilité déconcertante pour apprendre de nouveaux sorts et les pratiquer.
Même en potion, il obtenait des bonnes notes à ses écrits ce qui le surprenait grandement puisque Snape était habitué à le rabaisser.
Il avait des excellentes notes en enchantement et en métamorphose, McGonagall semblait beaucoup l’apprécier, même si c’était un Serpentard.

Pendant tout ce long mois, il c’était énormément détaché des Gryffondors et restait constamment avec les Serpentards, pas par plaisir mais surtout pour mieux les infiltrer. Il devait d’ailleurs trouver un endroit où passer Noël, les vacances approchait, mais par-dessus tout Halloween approchait encore plus vite et Dumbledore leur avait proposé un grand bal pour fêter l’évènement.
Voldemort agissait toujours mais comme il ne participait pas aux attaques Harry ne sentait pas sa cicatrice le brûler. Par contre il se sentait coupable quand il voyait certains matins des visages tristes, d’autres en pleurs et il se disait que si sa cicatrice l’avait brûlé il aurait pu avertir Dumbledore.

Deux semaines, il ne restait plus que deux petites semaines avant le premier match de Quidditch. La tension était à son paroxysme, chaque élève était sous tension et beaucoup de monde allait consulter Mme Pomfresh pour des blessures ou des sortilèges vraiment hideux. Les élèves qui y allaient étaient d’ailleurs le plus souvent les Serpentards et les Gryffondors, cependant les sixièmes années semblaient calmes, mais ce n’était qu’une apparence…

James tuait le temps qui passait en jouant avec son vif d’or où en se promenant le long du lac, Sirius quant à lui se renfermait sur ses blagues et suivait James lors de ses balades autour du lac. Remus jouait aux échecs et Peter regardait le feu sans grande conviction.

Harry s’entraînaient de plus en plus dur sur la magie sans baguette. Il commençait vraiment à bien maîtriser le sortilège de lévitation, il décida donc de passer à un sortilège beaucoup, beaucoup plus dur, le sortilège de désarmement sans baguette. Il s’entraînait principalement seul, mais c’était difficile sans quelqu’un pour l’aider.

Il parlait toujours autant à Lunard, le loup qu’il réussissait à métamorphoser. Il rendait toujours autant de visite aux licornes qui étaient toujours aussi heureuses de l’accueillir parmi elles, tout comme les fées.
Harry se sentait en sécurité dans la Forêt Interdite, pourtant il savait qu’il ne devait pas se fier à ce sentiment.



Le temps défilait inexorablement et le match tant attendu arriva enfin !

Le matin du grand match, Harry ne mangeait pas. Il ne le pouvait pas, rien à faire, rien ne voulait rentrer. Du côté des Gryffondors c’était la même chose, personne n’avait vraiment faim, tous préféraient lancer des regards assassins aux Serpentards qui leur rendaient leurs regards.
C’était ce qu’on appelle une guerre silencieuse. Herry n’y participait pas, il trouvait cela trop puéril. Il voulait tout d’abord parler à Lily, cela faisait si longtemps qu’il ne lui avait pas adressé la parole, sauf de temps en temps à la bibliothèque.
Lily était une fille vraiment intelligente et cela lui faisait du bien de parler à sa mère, lui qui la connaissait si peu.

Il sortit de la grande salle en même temps que plusieurs élèves et au détour d’un couloir il surprit une conversation entre deux garçons. Leurs voix lui étaient familières mais il n’arrivait pas à les identifier.

«  Alors comment ça avance notre pari ?
-Sophie mort tout à fait à l’hameçon, il y a aucun problème de ce côté-là. Par contre Praott est vraiment très protecteur, si tu voyais les regards qu’il me lance, du coup je n’ose pas trop m’approcher. Tu sais qu’il est aussi fort que James et je n’aimerais pas me retrouver face à lui lors d’un duel… »

Harry ne voulait pas en savoir davantage. Nicolas jouait avec les sentiments de Sophie et il en était écoeuré, elle ne méritait vraiment pas cela. Elle était tellement charmante et gentille, généreuse et attentionnée quand on la connaissait bien.
Harry se surprit lui-même en dressant un tel tableau de Sophie, qu’est-ce que cela cachait ?
Il n’avait jamais été vraiment doué pour analyser ses sentiments quand il s’agissait des filles.

Il rejoignit la bibliothèque où il retrouva Lily plongée dans un très gros grimoire poussiéreux. Cela lui rappela Hermione, il n’y avait qu’elle qui pouvait lire ce genre de grimoire, et bien maintenant il savait que non.

« Salut Lily, quoi de neuf aujourd’hui ?
-Oh et bien à part le match, rien de spécial.
-Dis-moi est-ce que tu accepterais de venir au bal avec moi ? Harry avait un léger tremblement dans la voix qui trahissait son malaise.
-Avec plaisir répondit-elle toute souriante. Tes ‘compagnons’ ne diront rien ?
-Ils n’ont rien à dire, c’est ma vie que je sache.
-Entièrement d’accord. Tu retournes dans ta famille à Noël ?
-Euh non, je reste ici, seul…
-Oh !! Tu ne vas pas trop t’ennuyer ?
-J’ai l’habitude d’être seul pendant les fêtes. »

Ce n’était pas tout à fait faux. Avant Poudlard il passait Noël dans son placard pendant que les Dursley recevaient de la famille. Il n’avait compris qu’une fois à Poudlard que Noël était une fête pour tous.

« Bon, je vais devoir aller me préparer pour le match, tu seras présente ?
-Oui, ne t’inquiète pas, je te regarderais.
-Je n’en demandais pas tant, il lui fit un clin d’œil et partit en direction des vestiaires des Serpentards. »

Dans le vestiaire, les joueurs avaient une expression mauvaise sur leur visage et Malfoy faisait un très beau sourire machiavélique, ce qui donna l’envie de vomir à Harry, mais il se retint. Il enfila son uniforme de Quidditch, qu’il avait toujours associé à de mauvaises rencontres sur le terrain, il avait même failli le refuser, il voulait son uniforme rouge et or et pas ce vert et argent, qui devenait vraiment indigeste !

Il était devant les portes de bois, celle qui lui barrait l’accès au terrain, il pouvait déjà entendre la foule qui hurlait, sûrement pas pour leur équipe d’ailleurs, il entendait légèrement la voix du présentateur, une voix qu’il ne connaissait pas très bien.
Harry était concentré sur son mal de ventre, il avait l’impression que tous ses boyaux fusionnaient, lui donnant un mal de ventre phénoménal. On aurait pu penser qu’il s’habituerait à cette nervosité avant un match, mais non, c’était toujours pareil.

Il entendit le présentateur hurler les noms de l’équipe de Gryffondor. Tout le monde applaudissait, le stade en tremblait presque, il était vraiment de plus en plus nerveux…
Il sursauta quand il entendit le présentateur dire le nom de Potter et de Black. Son père était bien sûr le capitaine de l’équipe.
Il entendit le présentateur annoncer leur équipe, les applaudissements étaient beaucoup plus retenus, en fait seul les Serpentard applaudissaient.
Harry était habitué aux applaudissements, il était presque vexé d’en avoir si peu, son orgueil en était blessé, il n’avait jamais eu conscience qu’il aimait ces applaudissements, lui qui détestait la foule et l’attention.

Il entra sur le terrain et se plaça au centre, mais en retrait par rapport aux équipes, l’attrapeur était quelqu’un à part.
Potter et Malfoy se serrèrent la main, enfin se l’arrachèrent serait un mot beaucoup plus juste.
Harry décolla et se retrouva au-dessus de l’équipe, en face de James qui lui lançait un regard glacial. Cela le fit rire intérieurement mais il ne savait pas bien pourquoi.

Lorsqu’il avait senti le vent lui fouetter le visage il s’était de nouveau sentit complètement libre. Il ferma les yeux pour inhaler l’air et les senteurs qu’il pouvait respirer.
Il resta dans cette position pendant quelques secondes. Le vol était vraiment fait pour lui. Il ouvrit soudain les yeux et tomba sur le regard de James. Harry lui fit un sourire assez mystérieux, un peu comme ceux de Remus et commença à tourner autour du terrain, le match ayant commencé.

« Ah, voilà enfin les attrapeurs qui se mettent en quête du fameux Vif d’or, il faut rappeler quand même qu’il vaut cent cinquante points pour l’équipe. Rappelons aussi que l’équipe de Gryffondor n’a jamais perdu depuis l’arrivée du meilleur des attrapeurs de tous les temps, j’ai nommé James Potter…
-Mr Potédia, j’aimerais un peu moins de favoritisme s’il vous plaît.
-Bien professeur McGonagall. »

Cette fois Harry réagit au nom de famille. C’était Alec, le frère d’Anne qui était le présentateur, et bien sûr, il chouchoutait légèrement son équipe favorite…
Tout d’un coup les commentaires de Lee lui manquaient !
Il continuait de voler tout en observant le match. Les Gryffondors avaient un jeu presque parfait, l’équipe des poursuiveurs étaient soudés et progressait le plus vite possible pour ne pas se faire intercepter par des brutes de Serpentards.
Malfoy était le gardien et il n’arrivait pas à arrêter le souaffle, Harry en était mort de rire.

« Et, c’est encore un nouveau but pour Gryffondors, ces derniers mènent maintenant de 40 à 0, allez les Gryffondors, vous êtes les meil…
-Potédia !
-D’accord professeur… Et c’est encore un nouveau but pour les Gryffondors ! 50 à 0 ! »

Malfoy regarda ses deux gardes du corps et ces deux-là semblèrent comprendre quelque chose. Pour une fois dans leur vie, ils s’attaquèrent sauvagement aux poursuiveurs, Harry en était outré.
Il était particulièrement en colère, ce que remarqua James d’ailleurs, Harry redoubla d’effort pour trouver le vif, il fallait qu’il le trouve, pour la survie de l’équipe de Gryffondor.

Il fit plusieurs plongés dans lesquels il embarqua James, ils faisaient la course tout les deux, c’est à savoir lequel des deux remontera le premier. Bien sûr à ce jeu là Harry était le grand gagnant. Le plus amusant était sans doute les commentaires du public et ceux du présentateur.

« Praott se lance à nouveau dans un piqué vertigineux, suivi de près par James Potter, lequel des deux va remonter la premier ? Comme toujours c’est Potter…
Je n’en reviens pas, on a l’impression que Praott cherche à se tuer, mais non il s’en sort toujours, et les voilà repartit à nouveau… »

Pendant ces commentaires, le public retenait son souffle, il n’y avait plus de bruit, puis lorsque Praott finissait par remonter tout le monde hurlait à nouveau pour l’équipe de Gryffondor.

Harry tenta à nouveau un piqué, sauf que cette fois un léger éclair doré apparut devant ses yeux. Il accéléra d’autant plus.

« Eh Praott fonce à nouveau vers le sol… il ne s’arrête toujours pas… oh mon dieu je ne veux pas voir ça… il n’est plus qu’à quelques mètres du sol… je peux plus regarder. »
 
Effectivement la plupart des élèves avaient fermés les yeux. Lily, elle, était beaucoup trop horrifiée pour fermer les yeux, tout ce qu’elle voyait c’était Praott et Potter foncer vers le sol à une vitesse beaucoup trop rapide à son goût.

James fonçait toujours, il commençait à voir le sol approcher beaucoup trop vite. Il regarda Praott et tout ce qu’il vit était de la joie, une immense joie qu’il n’arrivait pas à cacher.
Le sol était maintenant beaucoup trop proche. James releva son balai à cinq mètres du sol seulement.
Harry vit son père s’arrêter, le vif était là juste devant lui, juste à tendre la main, allonger ses doigts. Il frôla la balle, l’attrapa et pila d’un coup.

Il était à cinquante centimètres du sol, le brusque arrêt l’éjecta de son balai… il était sonné… mais tellement heureux… le public avait toujours les yeux fermés, soudain ils entendirent… un rire.

Harry riait, il pleurait de rire, cette descente avait été tellement magnifique ! Encore une fois il avait presque vu la mort en face.
Il était là, étalé par terre et il pleurait de rire. Certains élèves rouvrirent les yeux, ils virent James complètement abasourdie par Praott qui était par terre et qui riait.
Praott leva sa main et montra le Vif.
Les Serpentards explosèrent tout d’un coup.

« Il semblerait que Praott ait attrapé le Vif, ce qui fait 150-50 pour l’équipe des Serpentards. »

Ces derniers mots étaient jetés à regret. L’équipe toute entière sauta sur Harry, qui riait toujours, c’était nerveux.
Snape se précipita sur Herry.

« Non mais tu es complètement malade ! Complètement cinglé, qu’est-ce qu’il t’a pris de faire un piqué comme ça ? Franchement tu es complètement inconscient ? !
-Calme-toi Severus, on a gagné non ?! »

Harry se releva et alla en direction des vestiaires où une personne l’attendait. C’était Lily.

« NON, MAIS CA VA PAS LA TÊTE !! TU ES COMPLETEMENT MALADE !! »

Lily ne continua pas sa phrase et serra Herry dans ses bras devant les yeux extrêmement réprobateurs de son équipe.

« Ne t’inquiète pas Lily, c’est le jeu…
-Justement, j’ai toujours dit que c’était un jeu de fou ! Tu ne te rends même pas compte que tu as failli mourir et moi j’étais morte de peur et… »

Lily ne continua pas, elle se mit à pleurer. Harry la prit dans ses bras pour la calmer et la berça tendrement.



Du côté de l’équipe des Gryffondors ce n’était pas vraiment la joie. Déjà deux poursuiveuses étaient à l’infirmerie, soi disant qu’un cognard s’était accidentellement trouvé sur leur passage, mais la défaite les acheva.
James était furieux, contre lui-même d’une part, parce qu’il n’était pas aussi bon que Praott et de la défaite d’une autre part.
Son orgueil en avait pris un sacré coup, lui le meilleur attrapeur que tout Poudlard ait jamais connu, lui s’était fait battre par un nouveau et comble de tout c’était un Serpentard.

« Ca va James, tenta Sirius.
-Non ça ne va pas du tout, je savais que j’aurais du m’entraîner beaucoup plus et…
-James, tu n’y es pour rien, regarde-moi, dit Sirius le plus sérieusement du monde. Tu n’y es pour rien, des entraînements de plus n’aurait rien fait. Enfin ouvre les yeux James, ce type est complètement fêlé, tu te rappelles le livre que Remus nous a trouvé la dernière fois ? Il est mentalement dérangé, toi non James. Il est fou et n’a aucune notion du danger, enfin tu as bien vu, faire un tel piqué ! La seule chose qui motive ce type c’est la mort. A ton avis pourquoi crois-tu qu’il voit les Sombrals ?
-Tu as raison, dit James reprenant un peu d’assurance et par ailleurs cet air arrogant. »

Ils allèrent entrer dans le vestiaire quand une voix se fit entendre. C’était celle de Lily. James se retourna et regarda une scène qu’il n’aurait jamais du voir.
Tout ce qu’il vit était Herry qui berçait Lily beaucoup trop tendrement à son avis. Il fallait qu’il fasse quelque chose ! Il commença à avancer vers eux quand Sirius le retint.

« Ne va pas empirer la situation, s’il te plaît.
-Mais… il… il… il me prend la seule fille que j’aime ! dit-il en explosant de rage.
-Je sais mais… tu sais… beaucoup de filles voudraient sortirent avec toi et…
-Mais je m’en contrefiche Sirius, je veux Lily, je la veux et je l’aurais, est-ce que tu m’as bien compris ?
-Je ne crois pas que c’est comme cela que tu l’auras.
-Alors toi aussi tu te retournes contre moi ?
-Mais non, arrête, je n’ai jamais…
-Je m’en vais, je vais prendre une douche et ne compte pas sur moi pour apparaître ce soir au dîner. »

James partit furieux contre Sirius, contre Praott et surtout contre lui-même… c’était la première fois, la première fois qu’il avait un obstacle dans sa vie, la première fois que quelqu’un était meilleur que lui en Quidditch, la première fois qu’il se faisait marché sur les pieds, la première fois…
James rumina sa rage autour du lac, il lançait frénétiquement des cailloux dans le lac… au bout du dixième caillou, le lac les recracha tous d’un coup.
James était d’abord surpris puis retenta quelque chose. Il relança à nouveau un caillou, celui-ci revint quelques secondes plus tard.
Pour s’amuser, il lança un caillou beaucoup plus gros, comme les autres il revint sur le rivage, mais cette fois une tête émergea de l’eau.

Quelle était cette nouvelle créature que James ne connaissait pas ?

A suivre...
 
 
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